Manifestation sans-papiers 21/12/2007

Ce vendredi 21 Décembre, des sans-papiers et diverses associations et syndicats ont défilé, de la place Saint Germain des Prés à Matignon.

Cette manifestation était destinée à faire valoir les droits des travailleurs sans-papiers qui paient des cotisations et des impôts… sans aucun droit en retour !

Des travailleurs qui entendent faire valoir leurs droits en regard de l’article 40 de la loi Hortefeux du 20 novembre 07 « relative à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile », qui envisage une régularisation de travailleurs sans-papiers au cas par cas.
Laquelle loi a également pondu des listes de métiers accessibles à l’immigration (parce que manquant singulièrement de main d’oeuvre, soit par excès de spécialisation, soit par… manque de qualification, assorti d’une pénibilité importante, et d’une rémunération un peu chiche !)
La majorité des travailleurs sans-papiers actuels appartiennent bien sûr à la seconde catégorie (bâtiment, nettoyage, restauration, aide à la personne…), .

Or cette loi, qui est un modèle du genre, prévoit d’ouvrir les métiers de la seconde catégorie à l’immigration… venue des pays de l’est qui viennent d’intégrer l’Union Européenne !
Racisme ? Mais non, pragmatisme.
Une loi assortie de conditions de ressources et de logement de plus en plus drastiques et inatteignables pour les régularisations, y compris celles du regroupement familial…

Un mouvement qui s’accompagne d’une multiplication des licenciements des travailleurs sans papiers.

La mobilisation à l’origine de la manifestation d’aujourd’hui remonte au 26 Septembre, et tente d’interpeler les différents ministères sur la question (Travail, Affaires Etrangères, Economie et Finances..).

Rien trouvé ce soir sur le Net quant à la mobilisation d’aujourd’hui, mais j’espère qu’elle a été massive !

manifestation sans papiers du 30 Novembre au ministère de l’Economie et des Finances

Sources :
– LES TRAVAILLEUR(SE)S SANS-PAPIERS A MATIGNON – Droits Devant
– Régularisation des travailleurs « sans papiers » – CGT Massy
quelques sites reprenant l’info :
– RESF
– demosphere
– indymedia
– Alternative Libertaire

une vidéo de la préparation :

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et le Quotidien des Sans Papiers, avec articles, agenda, contacts, extraits audio, etc…

et puis parce que la mobilisation ne date malheureusement pas d’hier, et que celle-ci me semble joyeuse :

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Les Prisons en France – rapport du CPT

Je m’étais contentée de relayer l’information sur l’OIP, dénonçant la diminution des subventions, et faisant appel à un financement privé, c’est à dire à dons…

Je vous livre ici quelques extraits du rapport du Comité pour la prévention de la torture et des peines ou traitements dégradants (CPT) :

¤ préoccupation sur des questions qui touchent à la vie quotidienne carcérale, depuis les fouilles corporelles et celles des cellules jusqu’aux violences entre détenus
¤ des détenus en attente d’une hospitalisation psychiatrique, en situation de « souffrance aiguë », peuvent être « obligés de rester nus » dans leur cellule d’isolement, « soumis à un contrôle visuel régulier du personnel pénitentiaire »

¤ la lutte contre la criminalité et la délinquance doit commencer par la fin des prisons écoles du crime – DjP

Et si la politique du tout-répressif continue, qu’en sera-t-il en 2010 ??? Il semble en tout cas de plus en plus urgent de soutenir l’OIP (Observatoire International des Prisons) !

Sources :
– Le Comité anti-torture du Conseil de l’Europe publie un rapport sur la France – le rapport

A lire aussi:
– Prisons françaises: Un nouveau rapport européen met en relief une honte et une irresponsabilité – Le Droit pour la Justice
– Prisons : la situation française restera un scandale européen – RELATIO

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Françoise Degois édito… les SDF et la lune !

Françoise Degois, remplaçant temporairement Hélène Juan pour l’édito du 7/10 sur France Inter, était très en verve cette semaine… Si, si, je vous assure !

J’ai retenu en tout cas son billet sur les SDF, et les politiques et autres acteurs sociaux qui découvrent régulièrement la lune à la mi-décembre, quand les frimas de l’hiver ne sont pas plus précoces !

Une lune sans Pierrot, sans espoir, sans compassion, dans le sens étymologique du terme…
Une lune qui s’éloigne de l’humanité, sur la planète capistalistique et politiarde.
Une peau qui donne du chagrin…

Et ce soir un député UMP (Pierre Lellouche) osait s’insurger contre l’inhumanité de la mort d’un SDF sur la place de la Concorde !
Il a raison, ça fait mauvais genre.
Et pourquoi pas à Neuilly, aussi !
Ils exagèrent, quand-même, ces SDF ! Ils pourraient aller mourir dignement à Villiers le Bel, à Vaulx en Velin ou à La Reynerie…

Tandis que ce pauvre Jean-Paul Bolufer, directeur de cabinet de Christine Boutin, est obligé, lui, de démissionner…
Mais pas encore de quitter son petit appartement de 190 m².
Et prévoit d’entamer une démarche judiciaire…
Un droit opposable au logement, en quelque sorte.

Un droit que les SDF n’ont guère la possibilité d’utiliser…
Et qui vont l’avoir d’autant moins que les tribunaux vont s’éloigner de leur non-domicile !

Bref, je vous laisse écouter Françoise…
Edito du 18/12/2007 – le 7/10 de France Inter
Je reprends juste la conclusion:
Hugo n’aurait pas manqué de faire le parallèle, dans un manichéisme parfaitement assumé, entre la tente bédouine installée dans les jardins de Marigny pour un ami si cher à la France et les tentes qui n’ont jamais pu fleurir sur l’ile de la Cité.


fichier rm : SDF, Degois et la lune
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Qu’allons-nous faire de nos… vieux ?

En marge du feuilleton aide aux personnes âgées, cette émission sur France Inter: J’ai mes Sources – Colombe Schneck – 03/12/2007.

Ses invitées du jour: Jeanne Thiriet, rédactrice en chef du magazine « Pleine Vie », et Laëtitia Moreau, réalisatrice du documentaire « Qu’allons-nous faire de nos parents ? » diffusé le 4 décembre sur Canal +.

Il y est question du silence qui entoure les vieux, de la peur que nous inspire la vieillesse, de la dépendance, de leur isolement, et parfois de leur dénuement…
De leur nombre aussi: plus de 5 millions de français de plus de 75 ans, dont 850 000 personnes dépendantes, et des prévisions qui estiment que dans un peu plus de dix ans, il y aura en France plus de 2 millions de personnes très âgée (au-delà de 85 ans).

Les questions sont posées.
Quant aux réponses…

Je découvre ce même jour cet article dans Cap Retraite:
APA : la réforme à laquelle nous avons échappé !…
qui explique comment un amendement visant à faire rembourser l’APA par les héritiers des personnes dépendantes a été évité de justesse…
… et comment cet amendement aurait évité de se poser les questions « sur le fond » !

Edité le 23/12/2007:
voir aussi le dossier Sécu de Viva, et en particulier cet article : Quelle prise en charge pour la dépendance  ?

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L’OIP en danger !

Après la réforme pour une justice de proximité qui va mettre nombre de justiciables à plus de 3 heures de leur Tribunal d’Instance (TI), la réforme des peines planchers pour les mineurs (qui risque fort d’encombrer des prisons déjà pléthoriques), la dépénalisation des affaires, voici que le gouvernement envisage de diminuer les subventions à l’OIP (Observatoire International des Prisons) !

Alors que la France se fait régulièrement épingler par l’Europe pour traitements inhumains et dégradants.
Et alors que de nombreuses associations, et de nombreux ministères, voient leurs budgets et subventions se rétrécir comme peau de chagrin… tandis que notre omnipotent se fait voter une augmentation substantielle… et continue à toucher son salaire de Ministre de l’Intérieur !!!
Sans parler bien sûr des mesures pour l’augmentation du pouvoir d’achat… des plus riches !

Bref !

Je recopie cet article qui risque fort de disparaître sous peu, repris par l’OIP, et extrait du Canard Enchaîné:
« L’Observatoire international des prisons (OIP), qui dénonce inlassablement suicides, absence de soins, tabassages et autres brimades en détention, a reçu la monnaie de sa pièce. Il vient pour la première fois de se voir refuser sa subvention annuelle par Matignon. Tout un symbole : cela fait dix ans que cette bande d’empêcheurs d’enfermer en rond recevait des services du Premier ministre une modeste somme (ramenée) à 10 000 euros par Raffarin en 2003, sur 40 000 demandés). Et ce au titre de la « défense des droits de l’homme », comme Villepin l’avait encore spécifié le 10 juillet 2006…

Alors , plus rien à signaler dans les taules surpeuplées de France depuis l’élection de Magic Sarko ? Un nouveau rapport du Comité de prévention de la torture du Conseil de l’Europe vient pourtant de dénoncer des « traitements inhumains et dégradants », en pointant les hospitalisations menottes au poignets, le manque de soins psychiatriques, l’abus du placement à l’isolement ou les transferts disciplinaires. Du coup, Patrick Marest, le délégué général de l’OIP, a interpellé, le 10 décembre, Rama Yade, la très remuante sous-ministre aux droits de l’homme. Il n’y a pas que les geôles de Khadafi, celles de France aussi mériteraient un peu d’attention… Coïncidence, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et la toxicomanie, qui dépend également de Matignon, vient aussi de sucrer à l’OIP une subvention annuelle de 40 000 euros, tout comme elle a coupé les vivres à Act Up et à d’autres associations engagées.

La reprise en main est en marche : le futur contrôleur général des prisons (fonction que va créer Rachida Dati) sera heureusement indépendant, pas vrai ? »

David Fontaine, Le Canard enchaîné, 12 décembre 2007

OIP sans ressources - Canard Enchaîné

Et vous renvoie à cet article L’Observatoire international des prisons (OIP) est en danger, dont j’extraie quelques citations:
[…] Les pouvoirs publics entendent littéralement faire payer à l’Observatoire international des prisons (OIP) ses prises de position dénonçant la politique pénale. […]
[…] il est manifeste que les pouvoirs publics entendent « faire payer » à l’OIP ses prises de position dénonçant la politique pénale mise en œuvre par le gouvernement et ses conséquences sur les conditions de vie des détenus et le respect de leurs droits élémentaires. […]

Sources :
– L’Observatoire international des prisons (OIP) est en danger
– Pas un sou de Matignon pour les trublions des prisons

édité le 29/12/2007 :
Le Syndicat de la Magistrature soutient l’OIP : Solidarité avec l’OIP


– Nicolas Sarkozy perçoit toujours son salaire de ministre de l’Intérieur

double salaire Sarkozy - Canard Enchaîné

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Articles connexes sur ce blog :
– Une justice… sur mesure ?
– Une justice sans pilier ?
– La Concorde: non à la surpopulation des prisons
– Une justice aux enchères… ou les challenges de la justice ?
– Visite guidée d’un centre de rétention administrative
– Voyoucratie et “bandes”: une question sociologique ?

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Surendettement et référencement = colère !

Bien sûr, si vous faites une petite recherche dans un moteur sur surendettement, crédit, ou autres joyeusetés, vous tombez sur une liste d’établissements financiers, dont beaucoup proposent des « rachats de crédit« , dont il est prudent de se méfier.
Sans compter bien sûr les liens sponsorisés, qui renvoient inévitablement à des solutions miracles.

La chronique de ce blog ne vient que très loin derrière, tout comme les sites qui proposent une réelle information, voire un accompagnement et des solutions. (voir à ce sujet Chronique d’un surendettement – liens utiles, où toutes vos suggestions sont les bienvenues !).

Mais aujourd’hui, la rage m’a étouffée !

J’essaie de faire en sorte que les informations données, sur le surendettement ou les aides aux personnes âgées, soient utiles… et donc visibles.
Ce qui passe par des efforts de référencement, qu’il serait top long et inutile de vous expliquer…

Mais quelle n’a pas été ma surprise de découvrir aujourd’hui sur Technocrati, qui est un bon référenceur de « mots clés » ou « tags », cette page : tag=surendettement !
33 blogs référencés… soit grosso modo 15 pour lerachatdecredit.info (avec des noms d’url pour le moins mensongers !), 5 pour guide-credit.fr, 5 pour vofinance.com et 3 pour solutions-credit.blogspot.com… le reste pour quelques égarés !

Comment appeler cela autrement que du spam, et de la publicité mensongère ???
Comment accepter que ces « organismes » aient une telle audience ?

Je n’ose même pas citer ce blog -mais si, je vais quand-même le faire !- intitulé (il fallait oser !) commission de surendettement (commission-de-surendettement.blogspot.com), qui ne fait référence qu’à des organismes de crédit !!!

Bref ! La lutte ne fait que commencer…

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« Chronique d´un Surendettement » :
– début – épisode précédent
   – les faits : 1 – 2
   – la banque : 1 – 2
   – les organismes de crédit
   – les associations : 1 – 2
   – la Commission de Surendettement
   – l’Aide Juridictionnelle
   – l’avocat
   – Assignation
– liens utiles

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Polémique Dasquié – Meyssan

Je me suis inquiétée de l’état de la liberté de la presse en France à propos de l’affaire Dasquié (La France et la Liberté de la Presse).

Tentant de me tenir informée sur ces faits, je découvre qu’une vive polémique oppose Guillaume Dasquié à Thierry Meyssan, initiateur du Réseau Voltaire (Réseau de presse non-alignée).

Je n’ai aucune compétence pour prendre parti dans ce débat.
Il me semble cependant que je ne peux pas faire moins que de relayer les positions de Meyssan.

En précisant qu’il me semble aussi qu’il ne faut pas se tromper de débat !
La bataille idéologique et informative entre Dasquié et Meyssan me semble saine, indispensable à la démocratie et à l’information.

Celle-ci ne justifierait pas que l’on abandonne celle qui consiste à lutter pour que les sources des journalistes soient protégées !

Copie de la note rédigée par Meyssan à propos de la mise en examen de Dasquié:
Un « journaliste » mis en examen pour espionnage
Le journaliste français Guillaume Dasquié a été arrêté par la Direction de la sécurité du territoire (DST) et son appartement perquisitionné. Il a en définitive été relâché et mis en examen pour « détention de documents classés secret-Défense » et « divulgation de fichiers ou de renseignements classés secret-Défense ».

Selon le journaliste, la procédure viserait certains de ses articles sur les attentats du 11 septembre et l’affaire Borell, ainsi que son site Internet. Sous la menace d’une détention prolongée, il aurait livré aux enquêteurs le nom de sa source, un fonctionnaire de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), qui aurait été interpellé à son tour. Cependant, selon un enquêteur, il n’est pas d’usage de poursuivre un journaliste pour ce type de motif et, au demeurant, la jurisprudence de la Convention européenne des Droits de l’homme autorise les journalistes à conserver le secret de leurs sources. En réalité, M. Dasquié est soupçonné d’entretenir des relations avec un service étranger avec lequel il aurait échangé des documents classés secret-Défense. L’affaire serait directement suivie par Michèle Alliot-Marie, ancien ministre de la Défense, aujourd’hui ministre de l’Intérieur.

Propagandistes du « choc des civilisations », Guillaume Dasquié et Jean-Charles Brisard avaient publié en 2002 un ouvrage à succès dans lequel ils accusaient des personnalités saoudiennes d’avoir financé les attentats du 11 septembre 2001. Ils devaient par la suite admettre avoir inventé cette piste de bric et de broc [1] [2].

Simultanément, ils avaient intoxiqué la mission d’information parlementaire sur le blanchiment d’argent, laquelle avait été contrainte, une fois la supercherie découverte, de passer au pilon son rapport fraîchement édité. Il apparaissait bientôt que, dans cette affaire, M. Brissard était rémunéré par un cabinet états-unien.

Toujours en 2002, sur l’aimable suggestion d’une ambassade étrangère, Guillaume Dasquié avait publié avec son confrère du Point Jean Guisnel un pamphlet pour tourner en dérision L’Effroyable imposture de Thierry Meyssan et défendre la version bushienne des attentats.

En 2006, Guillaume Dasquié avait été imposé par de puissants protecteurs comme expert auprès de la chaîne France 3 pour commenter le bombardement du Liban par Israël, au grand dam de la rédaction. Il y avait multiplié les intoxications appelant de ses vœux la victoire de l’État hébreu.

Et pour tenter d’être complète, sans épuiser la question, un article de Politis sur le même Thierry Meyssan: Meyssan l’imposteur, par Fabrice Nicolino

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Non à la pénalisation du travail social !

Et une de plus !

Je m’efforce, à ma modeste mesure, de relayer les infos qui dénoncent les détournements de fonction (pardon pour le néologisme !) qui guêtent les fonctionnaires ou assimilés, toutes les pratiques qui tendent à la délation, ou à l’utilisation de certains professionnels en dehors de leur mission première.

En voici donc une nouvelle, à l’initiative entre beaucoup d’autres de France Terre d’Asile et de la CIMADE:

Le lundi 19 novembre 2007, deux intervenantes sociales travaillant pour France Terre d’Asile, dans le cadre d’un dispositif de protection de l’enfance financé par l’Etat, ont été interpellées au petit matin à leur domicile parisien. Fouille au corps, perquisition, saisie de l’ordinateur personnel, transfert menottées à Coquelles dans le Pas-de-Calais, maintien en garde à vue pendant plus de 12 heures pour l’une et 24 heures pour l’autre ; ce traitement musclé avait pour but de vérifier, selon le Procureur de la République de Boulogne-sur-Mer, si elles s’étaient rendues complices ou non d’aide au séjour irrégulier. Il conclura à une générosité « mal placée ». Ces méthodes témoignent pour le moins d’une dérive répressive et inacceptable.

Cet incident n’est pas isolé. Les organismes signataires ne peuvent accepter que ces pratiques détestables se généralisent à l’ensemble du territoire national. Ils sont décidés à s’y opposer par tous moyens de droit.

De plus en plus de travailleurs sociaux se trouvent confrontés, dans leur exercice professionnel, à la situation des « sans » : sans papiers, sans domicile, sans emploi… au final, sans existence.

Parmi ces personnes, que certaines politiques publiques veulent rendre invisibles, les migrants sont particulièrement visés à plusieurs titres : celui d’être précaires, étrangers et éventuellement en situation irrégulière.

Dans ce contexte, les intervenants sociaux tentent, conformément aux missions du travail social, de venir en aide à tous, indépendamment de leur origine et nationalité. Ce faisant, ils participent au maintien du pacte social et républicain de notre pays fondé sur la liberté, l’égalité et la fraternité.

En 2003, la loi sur la maîtrise de l’immigration a introduit une immunité humanitaire pour protéger les associations et leur personnel. Dans une décision du 2 mars 2004, le Conseil constitutionnel a rappelé que « le délit d’aide au séjour irrégulier d’un étranger en France commis en bande organisée ne saurait concerner les organismes humanitaires d’aide aux étrangers ».

Cette décision s’applique à l’ensemble du secteur social dont les missions s’inscrivent, pour l’essentiel, dans un cadre normatif défini par le Code de l’action sociale et des familles.

Les organismes du secteur social sont comptables des actes accomplis par leurs agents dans l’exercice de leur contrat de travail. Dès lors, pour les organisations soussignées, l’interpellation de travailleurs sociaux en raison de leur activité professionnelle constitue une entrave caractérisée à l’exercice de leurs missions. Les travailleurs sociaux, dans l’accomplissement de leurs missions, n’aident pas au séjour irrégulier d’étrangers mais assurent le respect du droit de toute personne à une vie décente et à la dignité.

Sur le même thème :
– ANPE – ASSEDIC : appel à la délation
– Appel Médecins du Monde – médecine et immigration
– Les Inspecteurs du Travail inquiets
– Les expulsions via Air France…
– Une relaxe… pour la solidarité !
– France Terre d’Asile et La Poste
– Une justice aux enchères… ou les challenges de la justice ?
– Enfants fichés ?

Et ailleurs :
– Sans-papiers : Communiqué de Sud Education Alsace
– Les élèves sans-papiers bientôt fichés à l’école?
– Comment concilier témoignage et obligation de secret professionnel ?
– Aide à une personne « sans-papiers » et secret professionnel : Une garde à vue inacceptable !
– Dernière minute : Pas de poursuites contre notre collègue Assistante Sociale !
– Solidarité avec les délinquants du travail social !
– La question des sans-papiers déborde sur le secteur social
– Criminalisation de l’aide aux sans-papiers
– la Solidarité ne doit pas devenir un délit
– APPEL DE LA CIMADE : L’implacable course au chiffre : quand l’administration place des enfants en rétention

en espérant que la liste ne s’allongera pas indéfiniment !!!

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Universités: questions – réponses sur la loi LRU

La loi relative aux libertés et responsabilités des universités (dite loi LRU ou loi Pécresse) a donné lieu à une mobilisation plus ou moins forte et cohérente.

Pas très facile en effet de se faire une idée précise sur les implications de cette réforme, ses atouts, ses dangers…
Je me posais déjà la question fin Août des cet article: La Réforme de l’Université : une libéralisation ?, avec quelques références à des articles parus dans la presse, ainsi qu’à une émission qui y était consacrée sur France Inter, et au film « Université en Danger », prélude à « Universités, le grand soir ».

Comme cette réforme me semble d’importance, en ce qu’elle risque de déterminer le profil de la recherche, de la science, du savoir et de l’innovation en France pour les prochaines années, je refais un petit tour d’horizon…

– Rue89 y consacre un dossier, où les débats sont instructifs: La Loi sur l’autonomie des Universités
– Le site « Sauvons l’Université ! » tente de rassembler des infos sur la réforme, sur l’actualité des mobilisations, et de faire le point des propositions alternatives
– Le site « Sauvons la Recherche » (SLR), avec en particulier « La CPU expression du milieu ou rouage du pouvoir ? » et « Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche »
– Le site « L’autre Campagne« , qui propose en particulier une vidéo de réflexion: Universités, le Grand Soir
– diaporama explicatif, un petit résumé « Loi LRU : (1) la démocratie en danger« , et le dossier « Dossier de snesup.fr pour la bataille contre la loi portant organisation de la nouvelle université » proposés par le SnesUp

Je ne résiste pas par ailleurs à vous copier les réponses de Jean-Yves Coquelin – MCF université Michel de Montaigne Bordeaux 3 à un étudiant sur Rue89, parce qu’elles me semblent claires, synthétiques, pragmatiques…

– « sélection et frais d’inscription »
si les frais d’inscription ne devraient effectivement pas augmenter dans l’immédiat, les universités vont être inévitablement tentées d’augmenter massivement les frais de scolarité (liés à l’inscription à un diplôme et non à l’université) pour rejoindre les niveaux actuels des écoles (de 1000 à 6000 euros) en particulier pour les formations professionnelles (master pro et licence pro).

– « financement »
le risque majeur du recours au financement privé comme palliatif au non-rattrapage budgétaire public observé depuis 20 ans est que les entreprises investiront prioritairement dans des formations préparant à des métiers qui les concernent directement au détriment des formations généralistes (licences) qui, elles, continueront de se paupériser gravement. Les universités de lettres et sciences humaines craignent légitimement d’être les parents pauvres d’un système sans instance de régulation et de redistribution permettant de conserver la diversité des disciplines actuellement enseignées.

– « démocratie universitaire »
Passer d’un CA de 60 membres à 30 membres semble intéressant sur le papier (mobilisation plus active des élus et resserrement des débats). Pourtant, en réduisant à 5 le nombre d’étudiants élus et à 3 le nombre de membres du personnel administratif, le risque est majeur de réduire leur représentativité. De nombreuses sensibilité ne seront pas représentées. La diversité des opinions exprimées est une garantie de la confiance dans les instances démocratiques.

– « statut des personnels »
L’une des réformes à venir est la transformation du corps des maîtres de conférences qui sont actuellement enseignants-chercheurs et peuvent enseigner de la licence au master. Les universités devraient rapidement se scinder en deux avec d’un côté des « instituts universitaires » centrés sur les formations de licence et de l’autre l’enseignement lié à la recherche (master, doctorat). Les Maîtres de conférences cesseront d’être des chercheurs pour se contenter de leur fonction d’enseignant. Leur service statutaire passera des 192h actuelles à 288h (le chiffre est déjà arrêté dans le projet gouvernemental et connus par les syndicats). Cette solution a l’avantage pour le gouvernement de réduire les coûts et d’absorber le déficit de postes non créés depuis des années.

– « méthodes de recrutement des enseignants chercheurs »
En quoi la nouvelle loi vous gêne-t-elle?
La loi LRU ne simplifie pas la procédure de recrutement qui fonctionnera selon le même principe de l' »oral ». C’est la composition du « jury » qui change. Plus de spécialistes élus, mais un comité de sélection composé de membres désignés par le président avec seulement une « majorité » de spécialistes de la discipline. Qui plus est, le président a droit de véto sur le choix du comité, au cas où la personne recrutée ne lui convienne pas. Le risque est grand du clientélisme et de l’arbitraire.

– « gestion immobilière »
« Les facs ont le droit d’aquérir leurs locaux. Et alors? Purement technique non? Quels sont les enjeux, qui m’échappent totalement? »
A partir du moment où les universités deviennent propriétaires de leur bâti, elles en auront aussi la charge « autonome » quant à leur rénovation. Beaucoup de facs n’auront pas les moyens d’entretenir des bâtiments souvent vétustes. La Loi LRU, dans ses articles enchaîne d’ailleurs le transfert de propriété aux université et la possibilité qui leur est désormais offerte de vendre leurs biens. Là encore, c’est une solution économique à l’asphyxie financière dont souffrent les universités. Certaines universités (les plus riches ou celles qui ont déjà bénéficié de dons en biens immobiliers de la part d’anciens riches étudiants sans descendance) voient dans cette nouvelle possibilité une solution pour récupérer de l’argent frais. Mais celles qui n’ont rien à vendre (comme celle dans laquelle j’enseigne : Bordeaux 3) n’y voient qu’un leurre.

– « missions de l’université »
la 3e mission ajoutée est ainsi formulée : « orientation et insertion professionnelle ». Là encore, sur le papier, pourquoi pas ? Tous les enseignants se préoccupent de l’employabilité de leurs étudiants. La question qui n’est jamais posée est la suivante : quel lien de subordination entre les deux premières missions (formation et recherche) et cette troisième nouvelle venue ? Jusqu’à quel point l’insertion professionnelle ne va-t-elle pas conditionner l’évolution de l’offre de formation au risque de voir disparaître des filières que nous regretterons peut-être dans vingt ans d’avoir enterrées trop vite sans être capables (faute de spécialistes formés) de les enseigner à nouveau (langues rares ou anciennes, histoire antique, médiévale, arts…). L’adaptation stricte au marché de l’emploi est un piège à moyen terme. La seule vraie garantie de former des étudiants capables de s’insérer professionnellement est de leur offrir une formation de haut niveau. Pour cela, pas de miracle : des heures de cours. Or, en quinze ans, un quart au moins des heures de cours a été supprimé de réforme en réforme, pour alléger les coûts.

Voilà quelques-uns des éléments que je pouvais livrer à votre réflexion. D’autres encore ne manqueraient pas de vous convaincre que si l’enseignement supérieur a besoin d’une réforme profonde et d’un plan de financement à la hauteur, il ne peut s’agir de ce que met en place et que prépare le gouvernement.

Edité le 14/12/2007 :
trouvée aujourd’hui, cette « lettre ouverte » de Jean-Pierre Gesson, Président de l’Université de Poitiers, retranscrite dans le blog Dominique GAMBIER, dont je vous livre quelques extraits :
– nous sommes nombreux à attendre depuis des années une loi donnant aux universités des capacités accrues de développement. Des capacités accrues, c’est-à-dire une organisation d’un autre ordre, un mode de fonctionnement différent, mais aussi des moyens financiers et humains renforcés,
– cette loi ne modifie rien quant au principe de la non sélection à l’entrée à l’université.
– cette loi ne modifie rien quant à la fixation des droits d’inscription,
– Les spéculations sur des recrutements « massifs » de contractuels sont donc fort peu fondées.
– il nous appartiendra de définir les modalités de mise en place des comités de sélection qui devront, bien naturellement, être majoritairement constitués (comme la loi l’indique) de spécialistes de la discipline, et pour moitié d’extérieurs (et cela dans le respect de deux exigences : que le dispositif garantisse la compétence scientifique des membres de ces comités et que leur mode de désignation soit pluriel pour éviter tout arbitraire).
– nous sommes tous bien d’accord sur un point : l’ « autonomie » ne doit pas se traduire par un désengagement de l’Etat et nous devons continuer de tenir un discours soulignant la nécessité de mener en parallèle le chantier de la réforme et le renforcement des moyens publics attribués aux universités.

Suite : Universités: questions – réponses sur la loi LRU (2)

Autres articles sur ce blog :
– La Réforme de l’Université : une libéralisation ?
– Pour une politique de service public pour l’enseignement supérieur et la recherche
– Université : la Sorbonne et la censure

… et quelques sites qui restent vigilants:
– Problème de vision
– Sud Etudiant
et HNS Info, qui s’en fait le relais…
– et Rue89, qui publie plusieurs reportages sur les « répressions« 

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Chronique d’un surendettement – épisode 12 – assignation

Me revoici donc, avec Arthur, chez l’avocat, maître Tello Soler, pour ne pas le nommer.

Aucun Organisme de Crédit ne lui a répondu…
Il ne peut donc pas se faire une idée plus précise de leurs responsabilités respectives !
Une attitude pour le moins désinvolte et méprisante de la FINAREF et de COFINOGA !

Vous m’objecterez qu’il leur faut peut-être un peu plus de temps pour répondre…
Il doit leur en falloir beaucoup en effet, puisqu’à ce jour (13/12/2007) l’avocat n’a toujours pas les documents demandés en Juin !!!

Comment peut-on appeler ça ?

Bref !

Toujours est-il que nous décidons ce jour-là d’une Assignation devant le Tribunal d’Instance de la FINAREF, de COFINOGA, et de la Banque Polpulaire, pour les motifs suivants:
L’analyse de l’état détaillé des dettes fait ressortir que la situation de surendettement de Arthur est directement corrélée avec l’octroi abusif de crédits à la consommation par les établissements COFINOGA, FINAREF et la BANQUE POPULAIRE.
Arthur est fondé en l’état à s’adresser à la justice pour mettre en cause la responsabilité contractuelle des établissements bancaires et obtenir leur condamnation à réparer les préjudices causés par l’octroi abusif de crédits à la consommation.
En application de l’article L. 111 1 du Code de la Consommation, le banquier, comme tout professionnel, a l’obligation d’informer le consommateur sur les risques encourus en souscrivant l’opération proposée.
Le banquier est tenu de vérifier les capacités financières de remboursement du consommateur avant d’apporter son concours financier.
A ce titre, la loi met à sa charge une obligation de mise en garde de l’emprunteur profane sur les risques d’endettement né de l’octroi excessif des prêts

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« Chronique d´un Surendettement » :
– début – épisode précédent
   – les faits : 1 – 2
   – la banque : 1 – 2
   – les organismes de crédit
   – les associations : 1 – 2
   – la Commission de Surendettement
   – l’Aide Juridictionnelle
   – l’avocat
   – argumentations : FINAREF – COFINOGA – Banque Populaire
   – le jugement
– liens utiles

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