De la maltraitance (inter)-institutionnelle

La résilience, terme souvent utilisé de manière inappropriée, semble être un peu moins à la mode qu’il y a quelques années.
Qu’en est-il de la bientraitance, elle aussi portée au pinacle pendant une certaine période, et dont tout « service » rendu aurait dû se réclamer ?

bientraitance-maltraitance

Tout le monde connaît désormais la terminologie, et ses impacts, des déserts médicaux : impossibilité d’obtenir des rendez-vous, perte de chances concernant des maladies qui auraient pu être endiguées plus rapidement, attentes interminables aux urgences. J’en passe… beaucoup !

Qu’en est-il lorsque différents services publics, chacun tentant de faire au mieux, se tirent dans les pattes, égarent leurs utilisateurs, les entraînent dans des méandres insondables, chacun faisant au mieux avec la pénurie des moyens qui lui sont attribués, dans une absence totale de coordination institutionnalisée ?

Qu’en est-il des familles frappant à toutes les portes en ne se sentant jamais accueillies dans leur souffrance, ne se voyant offrir aucune solution, voire devant faire le tri entre des réponses contradictoires ?

Tel est pourtant le cas d’un nombre de plus en plus effarant de familles où un ou plusieurs enfants sont en souffrance psychique, au sens le plus large du terme !

Ces familles s’épuisent. Ces enfants ne sont pas accompagnés comme ils le devraient. Leurs frères et soeurs pâtissent de la situation, et compromettent leur propre épanouissement.

Ces « délaissements » auront à n’en pas douter des conséquences désastreuses dans quelques années, avec des conséquences indéniables sur la société toute entière…

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