Crédit et surendettement : aubaine ou catastrophe ?

Le crédit à la consommation est soutenu en France, au prétexte qu’il faut soutenir la croissance (qui dans notre pays repose essentiellement sur elle).
Un soutien qui s’inspire du modèle américain… dont on a vu les effets de cette logique poussée à son extrême (les subprimes), allant jusqu’à proposer très volontairement des crédits à des accédants à la propriété dont on savait pertinemment qu’ils n’en avaient pas la capacité de remboursement.
Un mécanisme éminemment pervers, puisque reposant sur l’idée que les prêteurs pourraient toujours se rembourser sur le logement en question… en mettant bien sûr accessoirement les emprunteurs à la porte, donc souvent à la rue.
Une vision très humaniste du prêt !

Cela n’existe pas (encore !) en France.

Mais la France se refuse, comme pourtant d’autres pays européens l’ont fait, à créer un répertoire des crédits aux particuliers pour des besoins non professionnels, autrement appelé fichier positif.
Deux propositions de loi ont pourtant été présentées au parlement. L’une en Janvier 2005 par Jean-Christophe LAGARDE et Hervé MORIN (UDF), l’autre en Février 2007 par Elisabeth GUIGOU (PS).
Sans que ni l’une ni l’autre ne soit adoptée…

Ce qui laisse les coudées franches aux divers organismes de crédit, qui sont loin de toujours respecter leur Obligation de Conseil et d’Information des établissements bancaires et assimilés !
Ou alors tellement rapidement ou de manière tellement embrouillée que c’est incompréhensible par le commun des mortels !
Ou écrit en tout petit en bas du contrat…

Reste que les situations de surendettement sont souvent dramatiques pour ceux qui les subissent, et enrichissent la précarité (!).
La protection des plus vulnérables est toujours préférable à leur marginalisation, voire à leur exclusion.
Mais il semble bien que le lobbying des organismes de crédit soit beaucoup plus fort que ces basses considérations humaines.

Alternatives Economiques a publié dans son n° de Février 2008 un article intitulé Une dette envers les surendettés qui fait le point de la situation.

Extraits et commentaires :

700 000 ménages bénéficient d’une mesure destinée à remédier à leur état de surendettement […]
Au total, selon l’Observatoire de l’endettement des ménages, 1 million, soit 4 % des ménages français, auraient un niveau d’endettement excessif au regard de leurs capacités de remboursement. […]

Quelqu’un a-t-il pensé à évaluer le coût social de cette situation… donc son coût économique ?

Dans 73 % des dossiers, le surendettement est dû à une diminution des ressources consécutive à un accident de la vie. […]
près de 50 % des foyers surendettés se rencontrent parmi les 10 % à 15 % de ménages dont les revenus nets sont inférieurs ou égaux au Smic.
Au-delà de l’évolution du pouvoir d’achat, qui au mieux stagne, voire régresse, depuis 1998, la précarisation des emplois accélère le développement de ce recours contraint au crédit. […]
« Le développement du surendettement est lié à celui de la précarité professionnelle et familiale », résume Georges Gloukoviezoff, doctorant en économie à l’université Lyon 2.

Et il ajoute un autre facteur explicatif : la monétarisation des rapports sociaux (la garde payante des enfants, etc.) et la bancarisation de la population (99 % des foyers ont un compte) avec leur corollaire, la banalisation du crédit. Le problème, c’est que la relation commerciale n’est pas équilibrée, la plupart des clients n’ayant pas les compétences pour évaluer une offre de crédit complexe à décrypter. Surtout que le conseil est réduit à sa plus simple expression, […]
quasiment les deux tiers des dossiers en commission en comportaient au moins un [crédit revolving, NDLR], et même souvent plusieurs (six en moyenne). […]

Survivre… à tous prix, et même à crédit ! Dont les taux frôlent souvent ceux de l’usure.

crédits et ressources

Et les pouvoirs publics ne sont pas trop regardants, le crédit étant un moteur de la croissance : les 131 milliards d’euros de crédits à la consommation souscrits représentent plus de 13 % des dépenses des ménages (soit plus de 7 % du produit intérieur brut). […]
CQFD

« L’effacement des dettes doit intervenir en tout dernier recours, afin de préserver la confiance des créanciers dans le principe du paiement des sommes dues », justifie Philippe Flores, coprésident de l’Association nationale des juges d’instance. Georges Gloukoviezoff avance, lui, une explication complémentaire : «Les personnes surendettées sont trop souvent considérées comme uniques responsables de leur situation. Elles ne doivent donc pas s’en sortir à trop bon compte, sinon elles risqueraient de recommencer. » La réalité est pourtant tout autre, comme le montre l’analyse des causes économiques et sociales du surendettement. […]
On atteint ici les limites de toute démarche juridique qui a pour objet de traiter les conséquences et non les causes d’un phénomène qui reste avant tout de nature économique et sociale », reconnaît Frédéric Ferrière, chargé de mission à la Banque de France. […]

Pour Georges Gloukoviezoff, la prévention doit, entre autres, passer par « la pédagogie personnalisée en matière de budgets, de crédits et de services bancaires ». Il faudrait donc multiplier les structures d’accompagnement qui aident les ménages n’ayant pas encore basculé dans le surendettement, en établissant un diagnostic budgétaire complet, en assurant leur suivi et en les aidant à trouver des solutions. Parmi lesquelles, le microcrédit social, une réponse alternative plus adaptée aux besoins des ménages fragiles que le crédit revolving. Ces prêts, à taux réduit, sont accordés, sous conditions de ressources, par certains établissements qui ne prennent pas grand risque, puisqu’ils sont garantis à 50 % par des fonds publics et que les emprunteurs sont suivis par ces structures d’accompagnement. […]
Sauf que qui, parmi les utilisateurs de crédits à la consommation, connaît le micro-crédit social ?

Le Conseil économique et social propose par ailleurs de mieux encadrer la promotion, « particulièrement agressive », du crédit revolving, de rendre obligatoire la remise au client d’un cœur de contrat « lisible et clair », etc

A suivre !

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Alerte comptable !

Excusez-moi pour ce titre, mais il correspond à une réalité, et je lance une bouteille à la mer, en forme de SOS !!!

Je suis présidente d’une association, qui emploie des salariés, et qui fait depuis plusieurs années effectuer ses bilans comptables par… un comptable !
Il se trouve que nous n’arrivons pas à récupérer ce bilan… pour l’exercice 2006 !
Courriers, communications téléphoniques, mails, lettres AR… rien n’y fait.

Nous avons même informé l’Ordre des Experts Comptables… qui visiblement ne connait pas ce monsieur.

Quelqu’un a-t-il une idée sur ce qu’il serait possible de faire pour obtenir enfin ce bilan ?

Je précise que, bien sûr, les honoraires ont été versés à ce « comptable ».

Note: pardon s’il y a des maladresses d’expression… je ne suis pas du tout une « pro » de la chose.

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Le Bâtiment : une précarisation assumée ?

Quand le bâtiment va, tout va, nous dit l’adage… et les experts économiques.
Sauf que le bâtiment, et autres acolytes du marché immobilier, donne lieu en ce moment à une inflation des loyers plus que galopante, et asphyxiante !

En parallèle, le travail précaire se développe, s’émancipe, se banalise… et risque de devenir la règle !
Une précarisation du travail qui va vers une paupérisation de la population.
Qui va aussi vers un ségrégationnisme croissant, dont sont victimes en priorité les travailleurs pauvres, parmi lesquels les sans-papiers.
Une société qui se crée sous nos yeux, bien loin du pouvoir d’achat de ceux qui en ont besoin… et qui en ont besoin d’extrême urgence, de ce pouvoir-là !

Entendu donc ce matin sur France-Inter, une courte présentation de l’ouvrage Chantier interdit au public. Enquête parmi les travailleurs du batiment, de Nicolas Jounin – Je vous réveille (04/03/2008).


Travailleurs précaires dans le bâtiment (fichier Real Player)

L’auteur, qui s’est immergé durant une année dans le monde du béton armé parisien, en tant qu’ouvrier, retrace ici l’itinéraire de son enquête. Au fil des expériences et des rencontres, il expose les conditions d’emploi et de travail liées au recours croissant à la sous-traitance et à l’intérim : division des collectifs ouvriers, intériorisation et culpabilisation des sous-traitants et des intérimaires, pratiques illégales d’employeurs, contradictions pesant sur la sécurité au travail, recours massif une main-d’oeuvre étrangère fragilisée et parfois sans papiers, racisme et discriminations… [extrait présentation d’ouvrage]

Les grandes Entreprises externalisent de plus en plus. […]
L’idée c’est d’essayer de traiter le travail comme une marchandise. […]
Un certain nombre de jeunes viennent sur les chantiers, mais les quitte, les fuit.

Chantier Interdit au Public - travailleurs pauvres, travail précaire

Bien sûr, ce bouquin dépeint l’univers du bâtiment. Tant d’autres sont concernés !
Mais le bâtiment (comme la restauration ou le commerce, entre autres) n’est pas concerné par le risque des délocalisations. La mondialisation, argument prétexte souvent ressorti quand il s’agit de rémunérations, de gestion optimale, de précarisation, n’a rien à voir dans ce domaine.
Alors, quoi ?
Sinon la règle du profit à tout prix !

A méditer !

Edité le 23/03/2008 :
Voir aussi : Cette vie de chantier invisible pour le public (ou résumé ici)
l’intérim n’est qu’une organisation, très organisée d’ailleurs, de la précarité.

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Déontologie ? Le Droit des Affaires en question !

Je m’étais inquiétée l’été dernier (eh oui, déjà !) de la dépénalisation du droit des affaires (voir Une justice… sur mesure ?).
Cette mesure devrait favoriser la libre entreprise d’après Nicolas Sarkozy… la délinquance en col blanc et la corruption selon Eva Joly, et tant d’autres avec elle.

N’empêche que Rachida Dati est bel et bien chargée d’un projet de loi à ce sujet.
Un projet qui ferait passer la compétence juridique du côté des tribunaux de commerce, et exonèrerait les responsables de toute peine personnelle.

A l’heure du débat sur la rétention de sûreté, cela fait rire un peu jaune !
La dangerosité économique ne serait rien vis-à-vis de la dangerosité criminelle (et en particulier sexuelle, parce que ça, c’est très vendeur !). Et la protection des victimes ne concernerait que ces derniers, alors que des milliers de salariés et autres sous-traitants (voire même la fiscalité, donc l’Etat), sont les victimes des premiers !
La comparaison est un peu rude, mais le discours, quand il est aussi démagogique et populiste, vaut bien quelques réponses exagérées, voire extrêmes… Le sont-elles tant que ça d’ailleurs ?
Mais il est certain que les deux domaines ne touchent pas de la même façon la fibre compassionnelle prompte à s’émouvoir.

Bref, cette idée de dépénaliser les affaires (donc, les délits d’initiés, abus de bien public, détournement de fonds… ??? Je ne sais pas, je me fie à certaines réactions, et n’ai pas trouvé de textes probants.) suit son cours, sans que personne ne semble s’en inquiéter, et alors qu’un bras de fer oppose l’UIMM à Laurence Parisot, Patronne des Patrons (amen).
En soulignant au passage qu’il est tout à fait étonnant que le représentant de l’UIMM soit un salarié… d’une grande entreprise (PSA) ! Un salarié à la botte des patrons ? Et il est payé combien pour cela ?

J’ai découvert, grâce à Jachri, l’existence de l’association AntiCor (Cor pour corruption), regroupant des élus de toutes tendances politiques décidés à combattre la corruption et à réhabiliter la politique.
Sur le site de laquelle on trouve ce communiqué (Vers la banalisation des affaires ?) :
Alors qu’il prétendait moraliser le capitalisme financier, le gouvernement s’apprête à dépénaliser le droit des affaires. A cet égard, le rapport de la commission “Coulon” prévoit de déclasser des délits financiers vers des juridictions civiles. […]
Le choix d’éviter le recours à une procédure pénale constitue un formidable encouragement à déresponsabiliser les entreprises, car le risque d’une amende n’aura jamais le même effet dissuasif que le risque d’une peine de prison.
L’affaiblissement de la justice penale est d’autant plus alarmant qu’elle seule peut repondre au defi des grands dossiers de corruption internationale !
De plus, la modification de la date de départ du délai de prescription en matière d’abus de bien social, malgré son allongement, pourrait freiner la recherche d’autres délits liés à la corruption.
Sous couvert d’une simplification de la vie des entreprises, cette dépénalisation ressemble à une banalisation sournoise des affaires, sonnant le glas des efforts militant pour un accroissement de la responsabilité des entreprises.

Ce qu’explique autrement la Présidente de l’association, Séverine Tessier, dans cette vidéo :

Olé !

Voir aussi :
Dépénalisation: vers la banalisation des « affaires »? – Rue89

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Revue de Presse et de blogs : rétention de sûreté, SDF, culture…

rétention de sûreté – SDF et Rama Yade – culture

¤ Rétention de sûreté :
Très intéressante tribune d’Olivier Duhamel, professeur agrégé de droit public à Sciences-Po, dans Libération: Populisme constitutionnel. Voir aussi un résumé ici.
Olivier Duhamel parle de 3 erreurs et 1 faute…
un extrait: Ces trois erreurs relèvent donc d’une absence de lecture de la Constitution, ou, à tout le moins, d’une lecture des plus contestables de cette dernière.
… et la conclusion : Voilà pourquoi il paraît légitime, par-delà toute préférence politique, d’y voir une triste combinaison entre le populisme pénal qui a dicté l’adoption d’une telle loi et le populisme constitutionnel qui veut l’appliquer par-delà les principes supérieurs de notre droit.

et un appel pour un sursaut citoyen :


Appel pour un sursaut citoyen (fichier Real Player) – Décroissance

voir aussi : Rétention de sûreté : le SM (Syndicat de la Magistrature, NDLR) dénonce la « surenchère du pouvoir »

.
¤ SDF, Rama Yade et droits de l’homme :
Rama Yade, secrétaire d’état aux Droits de l’Homme, après s’être plaint des attaques racistes de la gauche, approuve l’utilisation de répulsifs (Malodore) pour éloigner les SDF, au prétexte qu’il faut tout tenter dans une ville… Ca nous en promet de belles !!!
Razzy Hammadi, secrétaire national du PS et candidat à Orly, s’offusque, et réagit ainsi: Cacher les SDF, les faire disparaître : voilà la méthode UMP pour résoudre le problème de la précarité.
En refusant de voir la réalité en face et en stigmatisant ceux qui vivent dans la rue, la majorité pratique la politique de l’autruche. Quand l’escalade du mépris s’arrêtera-t-elle ?

De gauche, de droite, UMP ou LCR, les pratiques du maire d’Argenteuil sont inacceptables.
Et il est inadmissible qu’une responsable des Droits de l’Homme puisse tenir de tels propos… qui pourraient justifier l’injustifiable !

.
¤ Manif pour la Culture :
Les acteurs culturels sont descendus dans le rue le 29/02, sans doute sans grand espoir d’être entendus…
Une mobilisation qui nous concerne pourtant tous, et l’accès de chacun à la culture (comme aux soins). Un accès que l’on ne saurait négliger quand on prône une politique de civilisation, et qui semble pourtant se diriger inexorablement vers un désengagement de l’Etat… en dehors des actions les plus rentables.
Une rentabilité qui, en l’occurrence, s’accommode mal d’une vision strictement gestionnaire ! Car l’accès à la culture du plus grand nombre garantit une instruction à chacun, et est porteuse d’une promesse d’évolution pour tous. C’est trop facile d’accuser les jeunes des cités de rester « out », quand rien ne leur est offert…
Lire :
¤ La grogne en sourdine des artistes – Libération – l’article, en très résumé, dénonce un manque de solidarité et de cohésion entre acteurs culturels… A bon entendeur !
¤ La culture dans la rue – Le Monde – ou ici
Le « désengagement de l’Etat » en matière culturelle n’est pas qu’un slogan. […]
Même s’il reste encore et toujours des améliorations à apporter, l’accès au théâtre, à la danse, à toutes les musiques et aux arts plastiques s’est ouvert à une population qui en était privée.

¤ Le monde de la culture interpelle Nicolas Sarkozy – Nouvel Obs
On nous tient un double discours: d’un côté on parle d’ambition pour la démocratisation culturelle, de l’autre on sacrifie le peu d’argent qui reste pour ce travail.

Pour une vision de l’acculturation au sens large du terme… quand le foot peut (ou pourrait) se révéler cultivant !


Du foot mais pas seulement (fichier Real Player) – Périphéries – 02/03/2008) – France Inter

Je passe sur le conflit entre le patronat et l’UIMM, qui doit nous en cacher de bien bonnes !
Pauvre Laurence, elle a été obligée d’écourter ses vacances…

UIMM - Parisot - Sauvagnac
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Chronique d’un surendettement – épisode 15 – nouveau report

Kafka, reviens-nous !

Je me posais la question, dans le précédent épisode, de savoir si les reports d’audience, manifestement volontaires, étaient dûs à une crainte de la part des créanciers, ou au « paufinage » d’une défense béton.
Voici la réponse: les 2, mon capitaine. Plus une troisième, que je n’avais pas envisagée: simplement faire traîner, dans l’espoir sans doute d’un abandon des poursuites !

Dernière péripétie en date, donc.
La veille de l’audience prévue, je reçois une lettre de Maître Tello Soler m’informant qu’il demande un report de l’audience…
Pourquoi donc ?
C’est assez simple, en fait…
Un des cabinets d’avocats en charge de la défense des organismes de crédit vient enfin de lui envoyer son argumentation et ses conclusions. Trois jours ouvrables avant l’audience.
Je n’ai reçu l’autre lettre de l’avocat que quelques jours après la date prévue de l’audience. Et pour cause, l’envoi de l’argumentation date de la veille du jour de l’audience.
Nous sommes en Février 2008. L’assignation date du mois de Juillet 2007 !
Et l’avocat avait demandé les documents détaillant les contrats et les sommes dûes au mois de Juin. Documents qu’il n’a jamais reçus.

Comment comprendre ces agissements autrement qu’en y voyant une intention délibérée de faire durer la procédure ?

Ces pratiques doivent malheureusement être habituelles, et les acteurs judiciaires s’en font certainement une raison.
Comment le citoyen ordinaire peut-il, lui, supporter cela, avec des délais qui s’allongent d’étape en étape, et le laissent dans l’incertitude ?
Je trouve cela révoltant !

D’autant que cela doit coûter cher à la Justice et à la Société.
D’autant aussi que j’avais moi-même posé un jour de congé (un jour où je n’ai donc pas pu faire mon travail), de même qu’Arthur. Et que la tutrice s’est déplacée pour rien. Tout comme l’avocat.

Un prochain post pour vous donner les détails des différentes argumentations….

.
« Chronique d´un Surendettement » :
– début – épisode précédent
   – les faits : 1 – 2
   – la banque : 1 – 2
   – les organismes de crédit
   – les associations : 1 – 2
   – la Commission de Surendettement
   – l’Aide Juridictionnelle
   – l’avocat
   – Assignation
   – Tutelle
   – reports
– liens utiles

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Handicap, maladie, et revenus…

Tout d’abord quelques nouvelles de l’appel contre les franchises médicales, et la mobilisation autour de Bruno-Pascal CHEVALIER.

La mobilisation continue, et de nombreux élus, ou candidats aux municipales ont rejoint le mouvement.
De nombreuses initiatives ont lieu dans toute la France.
La pétition en ligne contre les franchises a recueilli 119 753 signatures à ce jour. Le site Grève des Soins comptabilise 37 729 signatures papier. Au total (autres associations et syndicats), le nombre de signatures atteindrait les 450 000.
Ne lâchons rien !


Mort à Crédit – Les Pieds sur Terre – France Culture – 29/02/2008
De nombreux témoignages qui donnent à réfléchir… et ne font pas désespérer de la solidarité !

Par ailleurs, une mobilisation se prépare pour le 29 mars 2008 pour réclamer un revenu décent pour les handicapés et les malades, ni pauvres, ni soumis.
Il est également possible de signer le pacte de soutien au mouvement « Ni pauvre, ni soumis » !
Plus de 11 000 signatures à ce jour…

Pour la dignité humaine, et un véritable choix de société.
Une idée de la civilisation ?


Franchises sur les soins; interview Christian Lehmann, FR 2
envoyé par manifestesante

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Saint Monsanto, que les OGM et autres produits phyto-sanitaires soient sanctifiés…

Je ne peux pas résister: après avoir fait un peu de pub à Kokopelli, j’en fais un peu pour Monsanto.

Monsanto, ce bienfaiteur de l’Humanité, de ses paysans, et de l’auto-suffisance alimentaire.

Ce grand pape de la terre propre et sans insectes, à grands coups de désherbants comme le Roundup et autres insecticides.
Ce grand missionnaire qui envahit des pays qui ne lui ont rien demandé, imposant ses semences stériles (donc ne pouvant se renouveler), et appauvrissant encore les plus pauvres d’entre nous.
Ce généreux donateur d’OGM, sur lesquels n’ont pas encore eu lieu d’études réellement sérieuses, mais qui se disséminent sans vergogne, s’attaquent aux abeilles, colonisent les champs voisins.
Ce confiscateur désintéressé du « Bien Commun », du patrimoine de l’humanité, de la biodiversité, qui s’approprie (s’accapare ?) des variétés végétales (du moins leurs semences) en déposant des brevets, qui privent l’agriculteur de tout choix et de toute autonomie.
Cet apôtre du développement scientifique à sa botte, et de l’innovation sur la base de connaissances ancestrales.

Bref !
Marie Monique Robin a pu faire un reportage sur cette firme, sans pour autant avoir pu rencontrer les représentants de Monsanto…
Elle en a tiré un livre (Le Monde selon Monsanto) et un film (même titre), qui sera diffusé sur Arte le 11 Mars.
Edité le 21/03/2008 : extraits ici : Le monde selon Monsanto, de Marie-Monique Robin

Ce qui a donné lieu à quelques articles, dont je cite quelques extraits, au hasard… !
(références en fin d’article)

les campagnes de marketing viral que, dans l’ombre, Monsanto a mises en branle pour décrédibiliser et déstabiliser ses détracteurs. Cette politique de harcèlement a coûté leurs carrières à des chercheurs, des fonctionnaires et des journalistes.De quoi alerter sur les failles et les irrégularités des procédures de validations des grandes revues scientifiques pourtant internationalement reconnues – Mediapart
les lanceurs d’alerte n’ont qu’à bien se tenir !

C’est une mission de salut public qu’a accomplie Marie-Monique Robin. […]
Outils destinés à imposer un nouvel ordre agricole mondial en assurant l’hégémonie de quelques firmes agrosemencières, les OGM menacent la diversité génétique planétaire et privent les paysans de leur indépendance et du droit ancestral d’échanger les semences. […]
Comment des êtres humains comme moi peuvent-ils consciemment courir le risque d’empoisonner leurs clients et l’environnement sans penser un instant qu’eux-mêmes ou leurs enfants seront peut-être victimes de leurs négligences?
– Libération
Comment ça, ils menacent la diversité génétique planétaire ? Ils ne sont pas en train de l’enrichir ? Ah bon ? Mais s’ils brevètent, c’est que c’est nouveau, non ? Et innovant ?
La grande différence, c’est que ce sont eux qui attaquent les malheureux paysans contaminés par leurs cultures en plein champ pour utilisation illégale… alors que Kokopelli se fait traîner en justice pour concurrence déloyale, et utilisation illégale de semences inoffensives et ancestrales, au seul prétexte qu’elles n’apparaissent pas dans un catalogue à la botte des grands semenciers…

Ce que confirme Vandana Shiva, présidente de la fondation Navdanya en Inde
Dès lors que chaque paysan dépendra de cette firme pour chaque grain semé, pour chaque champ cultivé, non seulement l’entreprise empochera quantité de royalties, mais, plus puissante qu’une bombe, elle contrôlera les populations du monde. – Bakchich Infos

le documentaire montre comment, derrière l’image d’une société propre et verte décrit par la propagande publicitaire, se cache un projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde, mais aussi l’équilibre écologique de la planète. – Attac

Le Monde selon Monsanto - M-M Robin - ed La Découverte

Sources : (par ordre d’apparition)
¤ Marie-Monique Robin : «Ne pas prendre les informations scientifiques pour argent comptant» – Mediapart
¤ Enquête accablante sur le leader des OGM, Monsanto – Libération
¤ Monsanto : SOS entreprise mortelle – Bakchich Infos
¤ Le monde selon Monsanto : documentaire de Marie-Monique Robin – Attac

Voir aussi :
– le très bon article (déjà cité) de Rue89 : OGM: quand Monsanto sème la terreur
– le site La firme Monsanto responsable de crimes contre l’humanité

Ecouter Marie Monique Robin, invitée de l’Humeur Vagabonde (France Inter – 25/02/2008)

Voir + sur Dailymotion : Monsanto

Sans oublier l’excellent résumé de la problématique fait par le film « Le Bien Commun »
et à voir également la privatisation du cochon (le porc, en termes scientifiques), dont une série débute ici (Monsanto pur porc).

Edité le 21 Mars 2008 :
Voir article Retour sur Infos : Le monde selon Monsanto, de Marie-Monique Robin, et les deux « extracts » qu’il a tirés du film et de l’émission

A quand de véritables politiques publiques de la recherche et de la certification indépendantes ?
A quand un véritable Grenelle de l’Environnement, qui prendrait réellement en compte les intérêts de la planète et de ses habitants ?
A quand une véritable réflexion sur la rentabilité et l’économie, qui dépasserait les visions économiques à court terme des lobbies, des multinationales, des industries pharmaceutiques et agro-alimentaires ?
Saint Monsanto, venez-nous en aide…

A vos prières, bonnes gens !

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La PAF se modernise… vive Air-France !

On n’arrête pas le progrès !

La PAF (Police de l’Air et des Frontières) distribue maintenant un tract (peut-on appeler cela autrement ?) aux passagers des vols d’Air France pour les mettre en garde contre toute manifestation de solidarité avec les sans-papiers qui sont expulsés via ces vols.
Laquelle PAF semble aussi se montrer plus sévère à l’égard des passagers récalcitrants… ou solidaires, suivant le point de vue que l’on choisit.

Le tract en question stipule que :
le fait d’entraver de quelque manière que ce soit la navigation et la circulation des aéronefs et d’empêcher le départ de cet aéronefs en incitant les passagers à faire débarquer une escorte policière ainsi que l’étranger non admis sur le territoire national […] est un délit prévu et réprimé […] Ce délit sera puni d’une peine de 5 ans d’emprisonnement et d’une amende de 18.000 euros.
l’outrage et la rébellion […] pourront également être retenus à l’encontre de l’auteur, qui encourra une peine de 6 mois d’emprisonnement et d’une amende de 7.500 euros.

Il parle ensuite de dégradations éventuelles. Nous n’irons pas jusque-là.

Avis aux amateurs: vérifiez votre compte en banque avant de prendre l’avion !!!

L’article précise par ailleurs que lors du vol Paris – Casa du 27/02/2008 L’avion a donc décollé sans 6 passagers (deux sont partis et 4 ont été arrêtés), le reste des passagers était terrifié…
Prenez le bateau !

Je n’arrive pas à accéder au site Indymedia qui est à l’origine de cette info, mais vous pouvez le retrouver sur le site RESF (Expulsion sur le vol Paris -Casa du 27/02/2008) ou sur le site Torapamavoa (Un beau papier à en-tête pour mettre la pression dans l’avion).

Voir aussi :
Une relaxe… pour la solidarité !
Les expulsions via Air France…

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Les Droits de l’Homme en danger ?

Oui, bien sûr, me répondrez-vous. Partout. En Chine, en Russie, au Tchad, à Guantanamo… et même en France !
Une petite pensée au passage pour Ingrid Betancourt et ses proches, en espérant que l’appel lancé par un des otages récemment libéré par les FARK sera entendu, et surtout suivi d’effet…

Mais bref.
Je découvre aujourd’hui cet article de la LICRA Ligue Internationale Contre le racisme et l’Antisémitisme): L’ONU CONTRE LES DROITS DE L’HOMME.

Comment l’ONU pourrait-elle être contre les Droits de l’Homme ?
Ils ont dû se tromper, c’est un trait d’humour, une erreur de frappe…
Pas du tout. Il semble bien que pour se moderniser (c’est décidément très à la mode en ce moment !) cette digne institution internationale ait créé un Conseil des Droits de l’Homme (CDH), censé remédier aux dérives passées…

Lequel conseil, par la voix d’un rapporteur de l’ONU, affirme qu’énoncer une critique contre le port de la Burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste et que la loi française contre le port des signes religieux à l’école participe du racisme antimusulman, renommé « islamophobie occidentale ».

Ce qui peut donner à méditer sur la civilisation post-coloniale, et la trouille qui s’empare des dirigeants occidentaux face à des revendications qui n’ont de sens que dans le prisme de la suprématie qu’ils veulent imposer.
Le Bushisme et la guerre en Irak, aussi injustes et stupides soient-ils, ne peuvent permettre de laisser une place internationale à ce genre de propos, de dogmatisme, de fanatisme !
Mais d’après la LICRA, il s’agirait plutôt de questions économiques. Ah ? Alors, dans ce cas…

La LICRA poursuit ainsi: si le blasphème devait être assimilé à du racisme, si le droit à la critique de la religion devait être mis hors la loi, si la loi religieuse devait s’inscrire dans les normes internationales, ce serait une régression aux conséquences désastreuses, et une perversion radicale de toute notre tradition de lutte contre le racisme, qui n’a pu et ne peut se développer que dans la liberté de conscience la plus absolue.
Mr Sarkozy, vous entendez ?

Mais bien sûr la question dépasse largement le cadre de la politique franco-française…
Laisserons-nous faire ???

A suivre de très très près !

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