Une « autre » évaluation pour les enseignants-chercheurs ?

La mode est aux médiateurs…
La réforme des universités a la sienne : Claire Bazy-Malaurie.
Une énarque bon teint (quand on sait que la grogne dans les universités tient entre autres aux énormes disparités existant entre la fac et les grandes écoles !), présidant la chambre de la cour des comptes concernant l’éducation (!), et ayant en particulier participé à des travaux sur la gestion du système éducatif (sic !) et l’immobilier dans les universités (re sic !).

Nul doute que cette dame connaît bien les problématiques particulières des enseignants-chercheurs, que celles-ci soient du côté de l’enseignement (avec comme enjeu la formation et le statut des futurs chercheurs) ou de celui de la recherche.
Nul doute aussi qu’elle les abordera autrement qu’en termes comptables.
Mais n’anticipons pas… Elle a promis d’écouter, et semble en effet avoir quelques capacités pour cela. Reste à savoir si elle saura tenir compte de ce qu’elle entend, à la différence de quelques autres ! (voir la concertation)

Mais Notre Seigneur, sans doute pris de remords, ou soudainement visité par quelque esprit divin lui octroyant quelques soupçons de clairvoyance, essaie lui-même de désamorcer la bombe qu’il a posée le 22 Janvier, lors de son allocution ainsi dénommée : Discours à l’occasion du lancement de la réflexion pour une Stratégie Nationale de Recherche et d’Innovation.
Le titre est en lui-même une provocation, d’autant que le lancement de la réflexion donne déjà lieu à des conclusions. Mais c’est à coup sûr le contenu qui a mis le feu aux poudres dans le monde universitaire, tant celui-là est méprisant pour celui-ci !

Méprisant et oublieux, en particulier de toutes les propositions faites à l’issue d’une réflexion globale menée à l’occasion des Etats Généraux de la Recherche… en 2004 !
Propositions dont il n’a semble-t-il guère été tenu compte…

Voilà qu’hier (vendredi 13, donc), Notre Seigneur demande que soient explorées de nouvelles pistes pour l’évaluation des enseignants chercheurs et l’organisation de leurs services !
Le même qui, le 22 Janvier, affirmait que c’est consternant mais ce sera la première fois qu’une telle évaluation sera conduite dans nos universités, la première, ce qui est faux, et que S’il n’y a pas d’évaluation, il n’y a pas de performance, ce qui est un curieux renversement de proposition (en termes linguistiques), et supposerait que l’universitaire et le chercheur, tels l’âne, n’avancent que vers la carotte.
Pour poursuivre la métaphore, et à la lecture du décret suspendu, l’on pourrait craindre que l’enseignant-chercheur, tel l’âne de Buridan, se trouve aux prises avec un tel choix cornélien entre ses missions d’enseignement et de recherche, qu’il ne remplisse plus correctement ni l’une ni l’autre.

Au-delà de ce nouvel effet d’annonce, Notre Seigneur fait semblant d’ignorer que cet aspect, certes emblématique de la réforme en cours, est très loin d’être le seul concerné par la grogne des universités.
La disparition annoncée du CNRS, entre autres, ainsi que la réorganisation proposée de la recherche dans son ensemble, et de l’enseignement universitaire dans son ensemble, sans parler des nouvelles modalités de sélection et de recrutement des futurs enseignants, sont aussi largement en cause.
Parce que là comme ailleurs (je caricature) la crainte est grande d’un enseignement à deux vitesses, et d’une recherche au rabais pour certains, tandis que certains domaines seraient exagérément mis en avant et financés.

L’évaluation, au-delà de sa nécessité, est un processus délicat, qu’il convient de prendre le temps de soupeser. En essayant par ailleurs de faire en sorte qu’il ne paralyse pas le système par la multiplication des procédures afférentes.
L’enseignement et la recherche représentent de tels enjeux qu’il convient d’y réfléchir sans idéologie réductrice, en étant bien conscients qu’ils sont des investissements à long terme, même si certains résultats concrets peuvent être obtenus à court terme.

Ces choix cruciaux méritent mieux que le mépris et le dogmatisme.
Or la mobilisation actuelle semble largement dépasser les habituels clivages et autres orientations politiques (en termes de droite ou gauche) des différents protagonistes (Présidents d’Universités, enseignants-chercheurs, étudiants…).
Un enjeu de taille !

réforme de l'université et évaluation : la valse de Valérie et Nicolas
dessin de Placide

Eléments de réflexion(s) :
¤ un bon argumentaire sur les enjeux, synthétique malgré sa relative longueur, et chiffré : UN COMMENTAIRE DE TEXTE DU DISCOURS DE NICOLAS SARKOZY
¤ Réponse à la provocation présidentielle du 22 janvier : « La provocation que constitue le discours du 22 janvier de N. Sarkozy vient couronner des mois de travail de sape »
¤ Université et Recherche : le Nobel de physique Albert Fert critique sévèrement Sarkozy et Pécresse
¤ d’autres textes sur Sauvons l’Université et sur Universités et Universitaires en lutte

Edité le 15/02/2009 :
Bien intéressant aussi, avec humour : De la réalité de l’enseignement supérieur et de la recherche en France…… une belle tirade sur l’absurdité !

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Nouvelles de la Psychiatrie…

Le discours sécuritaire de Notre Seigneur à Antony le 2 Décembre 2008 aura au moins eu un effet positif : une mobilisation sans précédent du monde de la psychiatrie, et de ses acteurs de terrain !
Une réaction, en forme de réflexions et d’actions, qui regroupe tous les corps de métier concernés (des psychiatres, bien sûr, aux infirmiers, en passant pas les éducateurs et les psychologues), ainsi que les familles, et tous ceux qui, de près ou du loin, ont à faire avec les malades mentaux.
Une riposte enfin qui réunit professionnels, syndicats, associations… de tous bords.

Une unité inespérée, une mobilisation exemplaire… un effet sans doute im-prévu par notre grand manitou !
Sans compter que cette intervention présidentielle semble avoir réveillé les frustrations nées de la non prise en compte des propositions issues des Etats Généraux de la Psychiatrie. Alors même que jusque-là la frustration avait plutôt rimé avec résignation.
Bravo, Mr le Président !

J’exagère ? Jugez-en par vous-même…

¤ Création d’un site : La Nuit Sécuritaire : 7919 visites à ce jour (pas mal en si peu de temps !) – et qui commence à être bien fourni en informations, réflexions, témoignages et propositions diverses
¤ L’appel des 39, aussi dénommé la Nuit Sécuritaire, qui a recueilli au moment où j’écris 20 268 signatures, en à peine 2 mois
¤ 1 789 (!) personnes ont participé au meeting du 7 Février dernier.

Je ne sais pas s’il y a encore lieu de parler de révolution, même si le chiffre retenu par les organisateurs pour le nombre de participants semble, avec humour, l’espérer !
Il s’agit en tout cas, pour un petit monde souvent cloisonné, isolé, voire quelque peu honteux, et en tout cas incompris, d’un mouvement sans précédent !

La réunion du 7 Février a abouti à un MANIFESTE POUR UN MOUVEMENT POUR LA PSYCHIATRIE, qui préconise entre autres :
¤ D’interpeller les préfets représentants de l’Etat chaque fois qu’une de leurs décisions concernant nos patients nous paraîtrait arbitraire.
¤ D’appeler à la création d’un collectif d’avocats pour défendre les droits des patients.
¤ De refuser toute participation au processus de rétention administrative (de l’expertise à la création de centres).
[référence à la Rétention de Sûreté – NDLR]
¤ De refuser les modalités actuelles de certification ou de les critiquer auprès des enquêteurs.
La certification, menée sous l’exclusive d’une évaluation telle qu’elle est pratiquée dans l’industrie et donc sans rapport avec nos pratiques, s’emploie à mettre celles-ci à la norme selon des critères où la complexité et la singularité de chacun n’auraient plus leur place et où la dimension relationnelle ne serait pas prise en compte.
[la certification est la démarche permettant d’accréditer ou non un hôpital ou un service hospitalier – NDLR]
¤ qui appelle également à écrire une lettre à Nicolas Sarkozy sur le sujet…

Deux autres extraits de ce manifeste :
Ce qui fait l’injustice, ce n’est pas tant la loi injuste que l’obéissance à la loi injuste. [phrase elle-même extraite de ce texte : Désobéissance civile – NDLR]
entrer dans cette pensée, c’est agir déjà. C’est être dans la praxis par laquelle se produit un sujet transformé plutôt qu’un produit conformé, un sujet infini plutôt qu’un objet fini [extrait de Jean-Luc Nancy « Vérité sur la démocratie » – éditions Galilée – cité dans Un essai bien utile en cette rentrée – NDLR]

Banco !

A lire aussi :
¤ Commentaire de Claire Gekiere sur la circulaire n°DHOS02F2200923 du 22 01 09… une mise en apllication très (trop ?) rapide !!!
¤ Communiqué de l’USP du 14 janvier 2009 : Non à la psychiatrie bling-bling !
¤ Lettre ouverte d’un ETP à Madame la ministre de la santé [Mme Bachelot – NDLR] et a Monsieur le rapporteur Couty. (ETP, équivalent temps plein, quantité comptable de minerai humain)
¤ Rendez-vous, le secteur est bouclé !

et sur le discours de Nicolas Sarkozy au Centre Hospitalier Erasme d’Antony, le 2 Décembre 2008 : Psychiatrie et enfermement : épistémologie, réforme… rhétorique et concertation

sans oublier l’Appel des Appels !

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Tous Ensemble le 18 Février ?

Je viens de recevoir un tract de Tous Ensemble appelant à une mobilisation le 18 Février, jour prévu de la rencontre entre Notre Seigneur et les représentants des syndicats… représentatifs !

J’avais signé Lettre Ouverte aux Etats Majors syndicaux, parce qu’il me semblait en effet qu’il fallait essayer de globaliser un peu la pensée syndicale, et de se rapprocher d’un projet de société alternatif à celui proposé et mis en oeuvre par nos gouvernants.
Il me semblait aussi qu’un peu plus de solidarité entre les différentes catégories de citoyens, en dépassant donc les intérêts catégoriels… voire ceux des différents syndicats !
Il me semblait enfin que cela pouvait peut-être ouvrir la porte à de nouveaux moyens d’action, et rendre le discours un peu plus audible, lisible et compréhensible.

Ce n’est pas tout à fait le ton de ce nouvel appel à mobilisation, ce que je regrette.
Cette appellation, en particulier, me semble s’éloigner des idées de départ : Collectif pour un Front Syndical de Classe.
Reste que le mobilisation du 29 Janvier a été un succès, rendant nos gouvernants un peu plus humbles, et en tout cas moins péremptoires et arrogants, et qu’il serait dommage de laisser retomber le soufflet.

Reste que l’appel unitaire à une nouvelle mobilisation le 19 Mars, donc à une date qui paraît bien lointaine, et après la rencontre avec le Président semble un peu vain.

Reste enfin qu’en tout état de cause il n’y a aucune nouvelle proposition, hormis celle de la suppression de la taxe professionnelle, qui sonne un peu comme un hochet agité devant les chefs d’entreprise, et risque fort de se retourner contre le plus grand nombre de citoyens ! Les autres propositions ébauchées par Notre Seigneur lors de sa prestation télévisuelle, comme des ballons d’essai, semblent bien modestes face aux besoins, et pas des plus justes socialement (suppression d’une tranche d’imposition, augmentation des allocations familiales…) ! D’autres ressemblent tout simplement à des voeux pieux… (la règle des 3 tiers pour le partage des profits)… voire faux ! (à lire sur les chiffres : Bêtisier présidentiel)

Et ce n’est pas la (feinte ?) colère de Laurent Wauquiez contre les opérateurs téléphoniques (voir par exemple Pôle emploi: Wauquiez met en garde les opérateurs en téléphonie) qui changera fondamentalement la situation !

montée du chômage... jusqu'où ?
dessin de Chimulus

Voici donc. A méditer et critiquer… [c’est moi qui grasse – NDLR]

Se mobiliser Tous ensemble le 18 février et après pour gagner sur nos revendications

Les militants syndicaux (CGT et FSU) réunis à Paris le 7 février à la suite de la démarche initiée par la « Lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux » affirment la nécessité, plus actuelle que jamais, de construire le « tous ensemble en même temps » durable, alors que la crise capitaliste et la casse sociale pilotée par Sarkozy, le Medef et l’UE du capital menacent l’écrasante majorité de la population. Non seulement les travailleurs ne sont pas responsables de la crise et refusent d’en faire les frais, mais ce sont les contre-réformes euro-néolibérales, l’écrasement des salaires au profit des actionnaires, les attaques contre les services publics… qui sont responsables de la crise, et auxquels il faut mettre un terme.

Cette convergence des luttes contre la régression sociale tous azimuts ne peut s’accommoder d’aucun attentisme. Il est indispensable de prolonger le 29 janvier et la très forte mobilisation à la base, sans laisser les états-majors entrer une fois de plus dans un jeu de rôles avec Sarkozy et mener les luttes dans l’impasse, selon le souhait de Chérèque : que penser de leur décision de remettre au 19 mars une nouvelle journée de mobilisation, si ce n’est qu’elle reproduit la tactique perdante des journées d’action dispersées et le refus d’établir un rapport de force de haut niveau, tout en laissant la main au gouvernement ?
Le « rendez-vous du 18 février », en particulier, ne peut pas être une journée de discussion à froid entre « partenaires sociaux », mais devrait être une journée nationale d’action pour gagner sur les revendications populaires : augmentation des salaires et SMIC à 1600 euros nets, non aux licenciements et aux délocalisations, contrôle par les travailleurs des milliards donnés par le gouvernement, défense des services publics (Education Nationale, Hôpital,…), arrêt de la casse des acquis sociaux (sécu, retraites après 37,5 annuités)…

Dans cette optique, toutes les formes d’action permettant l’élargissement du mouvement méritent d’être impulsées et soutenues, à l’image de la lutte exemplaire en Guadeloupe et en Martinique, et contrairement à ce qu’expliquait B.Thibault en 2003, affirmant que « la CGT n’a pas vocation à bloquer le pays ». Car c’est bien le capitalisme, son OMC, son UE, son gouvernement et son MEDEF qui bloquent le pays et les travailleurs.

Face au gouvernement et au patronat, nous n’avons pas d’autre choix que de nous battre tous ensemble et en même temps, comme en 36, en 45 et en 68, en renouant avec l’héritage du mouvement ouvrier de classe et de masse et en unissant les travailleurs, les enseignants et la jeunesse étudiante et lycéenne.

Le grassage, le grassement, la grassation pour dire qu’avec ce constat on peut difficilement être en désaccord… qui rejoint l’idée de la mutualisation des pertes et de la privatisation des profits.
Pour le reste…

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Fragments de Vieillesse – la montée des eaux

La goutte d’eau avait fait déborder le vase. Voici qu’il se remplit à nouveau.

J’ai donc laissé Ama dans le service de géronto-psychiatrie, en me demandant bien ce qu’il pourrait en advenir…
Je n’ai pu retourner la voir que 3 jours après, en prenant cependant chaque jour des nouvelles par téléphone. Lesquelles nouvelles n’étaient pas bonnes.

Elles étaient loin cependant de vraiment me préparer à ce que j’allais découvrir à ma visite suivante !

J’ai en effet trouvé une Ama murée, cadenassée, cuirassée, fuyant le regard. Une bête traquée, acculée, tendue dans la plus petite parcelle de son être.
Une Ama qui à force de patience et de chaleur humaine a fini par lâcher-prise… en s’effondrant dans des sanglots d’enfant.

Une fois qu’elle a été un peu apaisée, je l’ai accompagnée dans sa chambre. Histoire d’être un peu à ses côtés pour prendre ses nouveaux repères…
Une chambre qui est fermée à clé, et à laquelle elle n’a donc accès que si quelqu’un l’y accompagne.

Le placard était moins vide, mais contenait le strict nécessaire. De quoi se changer pendant 2 jours. Pas de quoi choisir comment s’habiller, donc.
Y étaient déposés également 2 cadres, de photos familières. Lesquels cadres n’égayaient donc pas le moins du monde sa chambre.
Vous me direz, de toutes façons, elle ne peut pas y aller !
Quant aux affaires de toilette : brosse à dents, brosse à cheveux, savonnette et dentifrice. Point.

Je suis donc allée dans son ancienne chambre (qui est toute proche) lui chercher quelques affaires supplémentaires.
Elle les a rangées avec moi, enfin un peu détendue.

L’infirmière, quant à elle, m’a confirmé qu’Ama était agressive, et qu’elle essayait régulièrement de prendre l’ascenseur.

Agressive ? Quand on l’enferme dans un service où elle n’a même pas librement accès à sa chambre, et dont, bien sûr, elle ne peut pas sortir.
Agressive ? Quand, encore une fois, aucune transmission n’a été faite, que le personnel découvre une problématique complexe (et dont il est bien compréhensible qu’ils aient du mal à y réagir positivement), alors que le service antérieur (MAPAD) est à 2 pas, et que les équipes auraient pu se transmettre des informations ?
Agressive ? Quand on essaie de lui imposer des actes quotidiens, alors que jusque-là elle les assumait de manière plus ou moins autonome ?
Agressive ? Quand tous ses repères sont changés (alors même que certains auraient pu être facilement préservés), et qu’il est clair (et connu) que c’est difficile pour elle d’en prendre des nouveaux ?
Agressive ? Quand dans ce contexte difficile elle ne peut rien dire de ce qui la dérange, la perturbe, la bouscule ? Rien dire non plus de ce qu’elle voudrait ?

Il est évident que des comportements agressifs posent tout un tas de problèmes, difficiles à gérer, voire à résoudre. Et qu’ils mettent aussi en difficulté le personnel qui s’occupe d’Ama, dont l’incompréhension ne peut que renforcer l’agressivité d’une part, l’agacement de l’autre, générant un cercle vicieux difficile à contenir.
Nul doute aussi que certains éléments de l’adaptation possible d’Ama auraient largement pu être facilités.

Deux détails pour finir, dont il n’a pas été suffisamment tenu compte :
– l’ascenseur de ce nouveau service est celui-là même qu’empruntait Ama plusieurs fois par jour à la MAPAD. Seule différence : à cet étage-là, il ne fonctionne qu’avec un code, détenu par le seul personnel. Est-il étonnant qu’Ama essaie de le prendre plusieurs fois par jour ?
– Ama n’a pas vu Nesca depuis son « transfert ». C’est la seule « réponse » concrète que j’ai pu obtenir de sa part : elle lui manque, et je suppose qu’elle ne comprend pas le moins du monde pourquoi il lui est interdit de la voir. Et d’ailleurs, pourquoi cela lui serait-il (leur serait-il) interdit ?

La dérive commence à ressembler à un naufrage.
N’y avait-il vraiment aucun moyen d’adoucir un tant soit peu une situation déjà douloureuse et compliquée ?

Je suis bien sûr persuadée du contraire, et ce au travers de moyens simples, faciles à mettre en oeuvre, mais tenant un minimum compte de la personne.
Il semble bien que seules les difficultés conséquentes pour les services, et le niveau strictement médical (et encore !), aient été pris en considération.
Les dégâts collatéraux, eux, sont pour tout le monde, y compris le personnel…

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Aide aux Parsonnes Agées : le feuilleton

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trouver une solution à mon surendettement

Je suis prise dans une spirale de crédit et je ne sais pas comment faire pour y remédier je ne suis pas bdf merci de tous vos conseils cela devient très très urgent

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Université, justice, santé, logement… la concertation, toujours !

Par-delà ce qui se passe dans nos îles lointaines, où l’on peut à tout le moins affirmer que l’unité a payé au point de laisser le gouvernement un peu désemparé, la semaine sociale et politique va être chaude.

Au parlement, d’abord, où le Projet de loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion (sic !) de Mme Boutin devrait être voté.
Où va commencer l’examen du projet de Mme Bachelot, dénommé Projet de loi portant réforme de l’hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires. Celui-ci nous promet de belles prises de bec et autres grandes envolées. Car si ce projet contient indéniablement quelques bonnes idées (en particulier sur les territoires, et la couverture médicale mieux répartie entre public et privé, il n’est pas douteux non plus qu’elle creuse le sillon de la marchandisation de la santé, en proposant par exemple un intéressement (??) aux médecins. La carte hospitalière risque par ailleurs de faire réagir de nombreux élus, de droite comme de gauche, à l’images des cartes précédentes, qui ont concerné la justice et l’armée.
Nous aurons sans doute l’occasion d’y revenir !

Les enseignants-chercheurs, quant à eux, poursuivent leur mobilisation, alors même que Valérie Pécresse fait un geste d’ouverture… en nommant une médiatrice !
Mme Pécresse atteindrait-il les limites de ses capacités de concertation et de négociation ?
Une concertation pourtant mise en exergue par ce ministère, comme par bien d’autres…
A tel point que tant la ministre que Notre Seigneur soi-même se sont prévalu du soutien sans faille des Présidents d’Université. Lesquels sont de plus en plus nombreux à soutenir le mouvement de leurs ouailles… Ah ?

Allez, quelques images des manifs à Toulouse :

Sans oublier celle du lancer de chaussures !

Les syndicats, quant à eux, commencent à parler d’une nouvelle mobilisation le 19 Mars. Pourquoi, ils n’ont pas été entendus ?

Enfin, continuant à fouiller un peu sur le site Quel futur pour les jeunes délinquants ?, je retrouve (eh oui, je les avais « perdus » lors de la rédaction de Jeunes délinquants : mesures et avenir, ordonnance de 1945) ces extraits du COMMUNIQUE DU SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE à propos du rapport Varinard et intitulé « une vision réactionnaire et répressive de l’enfance » :
Les conséquences de telles orientations n’ont manifestement pas été évaluées, pas plus qu’il n’a été tenu compte de l’avis très majoritaire des professionnels entendus. […]
A l’évidence, la commission Varinard n’a pas travaillé dans un esprit de véritable concertation mais a surtout souhaité répondre à la commande politique exprimée sans fard par la Garde des Sceaux lors de l’installation de cette commission le 15 avril dernier.

Ah ?

Cette semaine chargée a-t-elle quelques chances d’infléchir la méthode, voire le fond ?
Sans doute pas…

Je finis par cette citation de Serge Portelli dans « à chaque jour son atteinte aux libertés » :
La majorité de ces commissaires et rapporteurs s’engage de bonne foi dans ces travaux. Certains même, conscients de l’enjeu, pensent pouvoir limiter les dégâts, voire renverser le cours des choses. Illusion! Ils ne servent qu’à fournir un vernis de pensée, un argumentaire formel, un habillage mondain à des idées simplistes.
A méditer !!!

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Hommage aux immigrés, expulsés et autres sans-papiers

A l’heure où Eric Besson reprend le flambeau de Brice Hortefeux, tentant de marquer sa différence, tout en ne remettant nullement en cause les quotas et autres objectifs chiffrés en termes d’expulsions, Vincent Roca se livre à un petit numéro poético-humoristique…

Il a eu fait mieux, mais c’est tout de même instructif, divaguant, et délicieusement absurde.
Un contrepoint à l’absurdité de la politique affichée et menée en la circonstance !

Deux petits extraits :
Pour le retour, le billet est offert (bonnes vacances !)
Retour à l’envoyeur à la cage départ. En sachant que bien souvent, la cage, c’est le meilleur des cas !

Une pensée émue pour Costa Gavras, invité de cette émission du Fou du Roi du 5 Février, qui semble identique à lui même, et ne rien perdre de ses engagements !


fichier RM

sans-papiers, expulsions, droits de l'homme... et absurdité !
dessin piqué à Libé Lyon

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Agent Orange, Roundup : recherche, science et journalisme

Alain Baraton est je jardinier de Versailles.
C’est aussi le farouche opposant de la taille des rosiers… et en fait de beaucoup de tailles !
Mais il est surtout le défenseur et promoteur d’un jardinage, au sens large du terme, qui tente d’optimiser les ressources naturelles, et donc de minimiser (sinon exclure) le recours aux produits chimiques.

Il est également chroniqueur et donneur de conseils (et non de leçons !) sur France Inter.
A l’occasion d’un 7/9 consacré à « Les guerres sans images » (cf en particulier celle de Gaza), Mr Baraton a rendu un hommage appuyé aux scientifiques et aux journalistes qui essaient de réellement remplir leur devoir d’information, dans une chronique intitulée magnifiquement L’agriculture peut être une arme de guerre…

Où l’on apprend que le principal expert (?) chargé d’évaluer le roundup était payé par les firmes qui le fabriquaient et le commercialisaient !!! Nul doute que cet « expert » devait être parfaitement impartial.

Une histoire qui n’est pas sans nous rappeler la nécessité d’une recherche indépendante (publique ?), à l’heure où les enseignants-chercheurs se mobilisent dans les universités (voir Universités en grève – Pécresse rejoint le club, mais aussi les différents articles sur la loi LRU ou sur la recherche).
Mais elle nous rappelle aussi la grande utilité des lanceurs d’alerte, dont certains ont pourtant risqué des condamnations, arce qu’ils sont les rares contre-pouvoirs des lobbies.
Les journalistes participent aussi de ce contre-pouvoir (et, bien sûr, pas que dans la « science » !). Ainsi, Marie Monique Robin a fait un magnifique travail sur Monsanto, qui ne peut que laisser dubitatif sur les vertus réelles ou supposées des OGM, ainsi que sur leurs dangers, potentiels ou avérés. Lequel Monsanto a été à plusieurs reprises condamné pour publicité mensongère… quand-même !
Quand je pense que j’en ai eu utilisé (certes, il y a bien longtemps !), du Roundup !!!

Alain Baraton conclut ainsi son intervention : Lorsque la presse ne prend pas le parti d’informer librement, les conséquences peuvent être dramatiques.
Qu’on se le dise !

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En savoir plus :

¤ Monsanto condamné pour publicité mensongère sur le Roundup (29/10/2008 )
¤ Roundup : publicité mensongère !
¤ Le Round Up de Monsanto
vidéo de la pub :

à lire ?

¤ Nous pouvons nous dépolluer ! – Gilles Eric Séralini

¤ Pesticides : Révélations sur un scandale français – Fabrice Nicolino et François Veillerette

Pesticides : Révélations sur un scandale français

Voir aussi : Agro Paris Tech et EcoLib TV

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Jeunes délinquants : mesures et avenir, ordonnance de 1945

L’ordonnance du 2 février 1945 a instauré les fondements du droit pénal applicable aux jeunes délinquants.
Elle a bien sûr été actualisée de nombreuses fois depuis, pour l’adapter aux réalités du terrain et aux évolutions de la société.

Comme dans bien d’autres domaines, cet empilement conduit parfois à un manque de clarté, rendant l’outil judiciaire touffu et peu performant.
Une remise à plat de cette ordonnance et de ses amendements était sans doute nécessaire, autant qu’une réflexion globale sur la meilleure façon d’accompagner ces délinquants et de favoriser leur insertion socio-professionnelle et plus globalement sociale d’une part, de protéger la société d’autre part.

Une réflexion qui pourrait (devrait) bien sûr s’étendre à l’ensemble de la politique judiciaire…

Laquelle connaît cependant une tendance de plus en plus marquée au tout répressif, faisant mine de croire que l’emprisonnement serait la solution, et laissant de plus en plus de côté l’accompagnement à la réinsertion, voire la possibilité de rachat, non au sens commercial, mais du côté de celui de la rédemption.
C’est ce dont témoigne de manière presque caricaturale la Rétention de Sûreté.

Cette dérive est d’autant plus grave pour des jeunes.
Des jeunes qui de tous temps ont inquiété les sociétés bien pensantes et conformistes (ce n’est pas un jugement de valeur, c’est ce vers quoi tend toute société établie), voire leur ont fait peur.
Une crainte alimentée au plan individuel par l’oubli (dont il y aurait beaucoup à dire, mais je ne vais pas me lancer dans une analyse psychologisante !) de sa propre jeunesse.
Or heureusement (et je fais très court !) que la jeunesse conserve cette capacité de remise en cause, parfois de révolte, et en tout cas de renouvellement, car autrement aucune civilisation, aucune organisation sociale, aucun modèle de société, n’aurait pu tenir dans la durée !
Le monde serait sclérosé… voire mort-vivant.

Bref !
Une réforme de la justice applicable aux jeunes citoyens en devenir était donc sans doute nécessaire.
C’est pour cela que le gouvernement, et en particulier la Garde des Sceaux, a demandé un rapport sur le sujet, qui lui a été remis le 3 Décembre 2008.

La proposition la plus médiatisée de ce rapport a été sans nul doute celle d’abaisser à 12 ans l’âge minimum pour une mise en détention.
Ce qui, dans l’esprit, signifie donc qu’un jeune de 12 ans peut être reconnu comme responsable, du moins pénalement. En poussant la logique jusqu’au bout, on devrait abaisser pareillement le droit de vote…
Mais passons sur le sarcasme ! Au-delà de cette mesure particulière, c’est tout le texte et ses propositions qui remettent en cause l’esprit (mais aussi la lettre) de l’ordonnance de 1945, en favorisant outrageusement la répression, aux dépens de la prévention, de l’accompagnement, de la spécificité de la prise en charge des mineurs.
L’on peut d’ailleurs s’étonner, dans ce contexte, de la mise en exergue qui apparaît sur le site du Premier Ministre dans l’article consacré à cette actualité (Le rapport Varinard sur la réforme de la justice des mineurs): l’éducation primera désormais sur la sanction. Ah ?

J’avais déjà cité la Lettre Ouverte au Président de la République Française, écrite par un éducateur.
Je découvre aujourd’hui (à vrai dire hier !) ce blog, créé tout spécialement : Quel futur pour les jeunes délinquants ?.
Au-delà de la pétition qu’il contient, ce site fournit des informations assez complètes sur tous les tenants et aboutissants de cette nouvelle réforme annoncée.

Sans faire dans la monomanie bornée, je me permets de relever ces quelques phrases, qui témoignent une nouvelle fois de l’étrange conception du dialogue, de la consultation, de la concertation, de nos gouvernants !
Extraits du très intéressant et instructif texte écrit par l’association française des magistrats de la jeunesse et de la famille : L’avenir de la justice des mineurs après la commission Varinard: L’éducation en trompe l’oeil pour une véritable accélération de la répression.
– Un tel projet ne peut se construire qu’à partir d’un constat et d’une analyse fiable et sérieuse. Or, les conclusions de la commission ne s’appuient sur aucune étude sociologique mais reprennent sans les démontrer les affirmations d’un discours dominant qualifiant la délinquance juvénile de plus violente, plus jeune et plus nombreuse.
– Mais une lecture complète du rapport conduit au constat d’une contradiction constante entre les mesures proposées et les affirmations liminaires, lesquelles sont soit détournées, soit infirmées.

Il y a bien sûr de nombreuses autres infos sur ce site…
J’ai relevé pour ma part dans ce même texte ces phrases, qui résument bien la situation et la problématique :
La primauté éducative et la spécialisation de la justice des mineurs sont aujourd’hui consacrées par les conventions internationales et par la jurisprudence constitutionnelle.
Le défi d’un projet de réforme du droit pénal des mineurs devrait consister à réaffirmer ces principes essentiels puis à aller plus loin en définissant un nouveau projet pour la jeunesse dans un contexte historique différent de celui de l’après guerre mais semé aussi d’incertitudes pour les plus jeunes.

Souhaitons que l’hypocrisie, ou le contournement, comme le dit Isabelle This Saint-Jean à propos de la réforme des universités et de la recherche (voir Universités en grève – Pécresse rejoint le club) ne seront pas les grands vainqueurs de cette réforme, qui concerne un sujet essentiel pour notre société… et qui risque de coûter, dans tous les sens du terme, très cher dans les années à venir !

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En savoir plus :
¤ Rapport Varinard
¤ Note statistique de (re)cadrage sur la délinquance des mineurs – Laurent Mucchielli
¤ Rapport Varinard : danger pour les mineurs et la démocratie – Rue 89
¤ Un consensus impossible sur le droit pénal des enfants ? – Jean Pierre Rozenczeig
¤ Délinquance des mineurs, l’intox des chiffres du gouvernement – Libération
¤ un bon (?) résumé : Est-ce bien raisonnable ? – Journal d’un Avocat (par Dadouche)

¤ autres liens suggérés ici : Réaction au rapport Varinard : « la prison n’est pas une réponse adaptée pour ces enfants… » – Mehdi Yazi-Roman
et ce dernier, plutôt du côté du soutien : Rapport Varinard : faut-il avoir peur de réformer la justice des mineurs ? – Brigitte Bré Bayle

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aide moi

bonjour il et 3h 49 du matin encore une journee qui  s anoncer encore difficile j ai 3 enfants deux garcon et une fillee ils ont entre  15ans 12 ans et 4 ans je fait appel a vous mes garcon ont perdu leur pere il a 6 mois . je croule sur les facture j ai peu de ne plus savoir payee mon loyee nous touchon a peine le smic je sais tres bien qui na pas que moi dans ce car la je ne sais plus quoi faire je suis malade ci je tient le coup c est pour mes enfants . allors ci je vous adresse ce courrier en esperant qui soit lui par des personnes je vous demande de m aide j aimerais que mes enfants retrouve une vie stable qui ne me vois plus pleurre j espere qui a des gents sur terre qui pourrons me comprendre et qui pourrons m aide meme ci c est 1 euro ou un colis alimentaire sa m aiderais beaucoup vous allez dire que je peu avoire des aide etbien non je touche le smic donc pas aide de personne ci vous avais des question laisser moi un mesage et je vous repondrai

je vous remerci d avoire prix le temps de lire ce petit message

ps escusez moi pour les fautes

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