Réforme de la Justice des Mineurs : une régression ?

Je me suis déjà fait l’écho de la réforme en cours de la Justice des Mineurs dans cet article : Jeunes délinquants : mesures et avenir, ordonnance de 1945, évoquée aussi ici : Université, justice, santé, logement… la concertation, toujours !.

Article qui a donné lieu à un commentaire de GP, émanant du site cité : Quel futur pour les jeunes délinquants ?.
Je lui ai proposé d’écrire lui-même un article, mais il me propose une version corrigée du commentaire… que je publie donc !

Prison à 12 ans ? Impunité ? Responsabilité pénale ? Juger des mineurs comme s’ils étaient des majeurs ? Bon sens ?…
Face à ces questions, nous sommes un groupe pluridisciplinaire de professionnels (avocats, enseignants, magistrats, pédopsychiatres, travailleurs sociaux et responsables de services de protection de l’enfance) qui avons décidé de témoigner, chacun de notre place, de la complexité des phénomènes de délinquance chez les mineurs.
Et nous sommes prêts à expliquer combien, pour être efficaces, les réponses mises en place par la justice et ses partenaires doivent être complexes et complémentaires.

L’action est urgente car les dernières informations montrent que le processus de réforme s’accélère.
Nous commençons à être sollicités par les acteurs politiques nationaux dans le cadre des préparations aux discussions parlementaires. Soyons plus nombreux encore à soutenir l’initiative pour que nos convictions portent : 10 400 citoyens ont déjà apporté leurs signatures.

Le NewsBlog lancé au début février est un forum qui tentera de vous informer au jour le jour des orientations du groupe de travail mais aussi des manifestations envisagées dans toutes les régions de France autour de la réforme de l’ordonnance du 2 février 1945. Il sera régulièrement mis à jour (différentes possibilités d’abonnement pour rester en lien), comme la page média.

AGISSONS ENSEMBLE ! SIGNONS LA PETITION !
Diffusons l’information et le site auprès de nos réseaux personnels et professionnels, auprès de nos partenaires et nos fédérations !
Alertons nos élus locaux et nationaux.

Le Groupe pluridisciplinaire,
Quel futur pour les jeunes délinquants ?

enfants en prison - justice et jeunesse

L’avenir de nos enfants ne pourra-t-il rimer qu’avec chômage et prison ?
Voici en tout cas ce qu’en dit le Syndicat National des Personnels de l’Education et de la Justice – Prévention Judiciaire de la Jeunesse (SNPEJ – PJJ) dans ce communiqué (version intégrale) :
– une commission qui s’inscrit dans une idéologie populiste et sécuritaire
– des chiffres manipulés pour justifier une politique
– des déclarations d’intention démenties par les propositions
– la disparition des mesures éducatives au profit d’un durcissement de la réponse pénale

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Le Sommet de la négociation ?

Nos ministres sont des modèles exemplaires en matière de négociation, de concertation, et autres dialogues qui tournent au monologue.
Il n’y aurait pas à s’étonner dès lors que leur chef de file soit le plus fort de tous !

Notre Seigneur a en effet convoqué (peut-on dire cela autrement ?) un sommet social, ce 18 Février.
Pour discuter ? Sans doute !
Mais les décisions semblent avoir d’ores et déjà été prises… et une intervention médiatique de notre président déjà prévue…
Pourquoi, alors, ce sommet en trompe l’oeil, où, au passage, seuls certains syndicats (les représentatifs…) étaient représentés ? Une simple mise en scène ?

intervention TV de Nicolas Sarkozy, prévue avant le grand sommet social !
dessin de Chimulus

Je ne vais pas me lancer dans une analyse des propositions (résumées ici : Les principales propositions de Nicolas Sarkozy au « sommet social » de l’Elysée), ce que d’autres feront bien mieux que moi !
Quelques réflexions cependant :
– un cadeau fiscal pour les classes moyennes… Curieux tout de même cette manie de jouer sur les réductions d’impôt, à l’heure où la solidarité nationale devrait prendre tout son sens. Impôt mal-aimé = mesure démagogique ? Sans compter que ce petit présent est sans proportion aucune avec le contenu de la loi TEPA, ou la suppression (diminution) de la Taxe Professionnelle.
– plusieurs mesures semblent aller dans le bon sens (services à la personne, emploi précaire, fonds d’investissement social…)… mais restent sans doute trop timides
– on peut craindre que les intentions affichées sur le chômage partiel restent un voeu pieu
– mais surtout, surtout, il n’y a pas grand chose pour les plus précaires d’entre les précaires, les plus pauvres d’entre nous, les plus exclus, qui, bien sûr, n’étaient pas représentés.
Et ces mesurettes, comme disent certains, semblent en tout cas manquer d’ampleur et d’ambition face à ce qui nous attend. Nous seriner à l’envi que 550 milliards d’euros sont déjà consacrés à la protection sociale n’y changera rien !
Parce que le tout manque visiblement d’une vision globale, qui pourrait dessiner les contours d’un véritable projet de sortie de crise et de préparation de l’avenir.

Lequel projet ne pourra voir le jour que si la concertation devient enfin une réalité !

Réactions politiques et syndicales à chaud…

Et, comme Thomas Legrand est d’accord avec moi (!!!) :


fichier RM
Les partenaires sociaux réunis à l’Elysée
Edito Politique – France Inter – 18/02/2009

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DGCCRF : vers le démantèlement de la protection des consommateurs

J’avais écrit un post (eh oui, il y a déjà longtemps !) sur La protection des consommateurs en danger ?, qui alertait sur le possible (prévisible ?) démantèlement de la DGCCRF, dans le cadre de la RGPP.
Lequel article renvoyait bien sûr à une pétition… Laquelle a recueilli plus de 10 000 signatures.

Mais je découvre aujourd’hui que cette pétition est devenue obsolète, et que la réforme est bel et bien en cours !
Il y en a donc une nouvelle…

Les enjeux ?
La DGCCRF va devenir un simple service local de contrôle chargé de mettre en œuvre les « arbitrages » des Préfets entre les entreprises et vous, consommateurs. […]
Et demain, que se passera-t-il si la France connaît un nouveau scandale ESB (vache folle) ? Poulet à la dioxine ? Lait infantile empoisonné à la mélamine ?… […]
Consommateurs, ne laissez pas le gouvernement, sous prétexte de réformes, casser le service public !!
Ne laissez pas le gouvernement sacrifier la sécurité de tous !

Mais c’est pas grave ! On aura toujours l’AFSSA pour nous pondre de bons rapports au bon moment !!! (voir Un rapport de l’Afssa sur les OGM révélé en pleine négociation entre Bruxelles et Paris)

La vigilance est de mise !

Dossier Complet : La DGCCRF menacée de disparition

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Crédit Revolving : l’engrenage

J’ai écrit la chronique d’un surendettement, bien sûr parce qu’elle concernait Arthur, mais aussi, et même surtout, parce que ce que j’ai découvert à cette occasion m’a révoltée, tant dans le processus inexorable qui mène à des situations inextricables, que dans les pratiques des uns et des autres.

Aussi parce que malgré mes recherches tous azimuts la principale réponse que j’ai entendu a été que le consommateur est responsable de ses actes. (voir en particulier épisode 9 – Indecosa)
Mais en poussant un peu plus avant, j’ai aussi compris que l’obligation de conseil, d’information et de mise en garde était loin d’être toujours respectée par les banques et autres organismes de crédit. A tel point que dans le cas d’Arthur elles ont été condamnées pour cela (voir épisode 19 – le jugement).

J’ai appris également que plusieurs projets de loi avaient été déposés pour mieux défendre les consommateurs et mieux encadrer ces crédits… qui sont restés lettre morte ! (voir la dernière en date : Crédit et surendettement : proposition de loi, ainsi que Crédit et surendettement : aubaine ou catastrophe ? et fichier positif)
Le lobbying des organismes de crédit n’y est sûrement pour rien !

J’ai appris enfin que les incidents de paiement étaient globalement peu fréquents, et que les situations réellement litigieuses ne représentaient que 2 à 5% des dossiers.
Si ces 2 à 5% vivent des situations parfois dramatiques, la manne est sans proportion avec ces petits chiffres !
Or les populations les plus touchées par les méfaits de ces crédits permanents, ou renouvelables, sont historiquement les familles mono-parentales… mais sont de plus en plus rejointes par les personnes âgées ! Des personnes donc, a priori fragilisées.

Or les crédits revolving creusent souvent le sillon des situations de surendettement, et sont accordés avec une facilité déconcertante !
Un piège redoutable, si l’on n’y prend pas garde…

L’UFC Que Choisir vient de mener l’enquête, dans différentes régions.
Des révélations ? Que nenni ! Des confirmations.
Avec des chiffres qui laissent cependant rêveur…

Principe : un consommateur souhaite un crédit de 1 200 à 2 500 € pour renouveler son électroménager…

Dans le Bas-Rhin :
· 63% des distributeurs sollicités ont orienté le consommateur vers un crédit revolving.
· 74% des établissements n’ont donné aucune information claire et lisible sur les caractéristiques du prêt (coût total, taux à long terme…)
· 93% des établissements n’ont pas vérifié la solvabilité de l’emprunteur (une pièce d’identité et un RIB suffisait pour 20 d’entre eux!)

Dans le Morbihan :
– 75% des distributeurs sollicités ont orienté le consommateur vers un crédit revolving.
– 82%n’ont donné aucune information claire et lisible sur les caractéristiques du prêt, notamment sur son coût et sa durée.
– 75% n’ont pas vérifié la solvabilité de l’emprunteur

En Haute-Garonne :
– sur 9 lieux de vente sollicités, 7 magasins (grandes surfaces et magasins spécialisés), ont proposé leurs cartes magasin, avec derrière du crédit revolving
– 68 % des établissements n’ont donné aucune information claire et lisible sur les caractéristiques du prêt
– 94 % n’ont pas vérifié la solvabilité de l’emprunteur ni la réalité du projet

et il semble que sur Internet ce ne soit pas mieux…

Voici ce que dit Michel Knoell, Directeur Honoraire de Cresus, à ce propos :

L’UFC Que Choisir propose, pour éviter ces abus :
Pour ne pas que la situation s’aggrave, une loi instaurant un crédit responsable s’impose. La réforme passe par des mesures simples et concrètes : interdiction du démarchage, amélioration de la clarté et de la lisibilité des publicités et des contrats de crédit, obligation pour les conseillers de vérifier la solvabilité de l’emprunteur et son projet avant de lui proposer un crédit adapté à sa situation, interdiction du crédit revolving sur les lieux de vente, interdiction d’associer une réserve d’argent avec une carte de fidélité ou de paiement.
Ca me rappelle vaguement quelque chose !
dossier complet : CREDIT PERMANENT ET MALENDETTEMENT

crédit revolving : qui veut gagner des millions - dessin de SaT
dessin de SaT

A lire aussi :
¤ Le crédit revolving… sur la tempe
¤ Le revolving, le crédit « révoltant »
¤ Malendettement, une urgence sociale – SENSIBILISER ET RESPONSABILISER TOUS LES ACTEURS DE LA CHAINE DU CREDIT – Médiateur de la république – communiqué de presse du 3 Novembre 2008

et sur ce blog :
¤ Surendettement – liens utiles
¤ Crédit et surendettement : proposition de loi
¤ Petits compléments sur la proposition de loi sur l’encadrement du crédit
¤ Banques : obligation de conseil et d’information… et de mise en garde !
¤ Des frais bancaires plafonnés…
¤ Crédit et surendettement : aubaine ou catastrophe ?
¤ Crédit revolving et surendettement
¤ Chronique d’un Surendettement

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Sauver le service public de La Poste ?

Le gouvernement s’apprête à modifier le statut de La Poste, pour en faire une Société Anonyme.
Au motif invoqué de la mise en concurrence exigée par les traités européens.

Une mise en concurrence renforcée par le traité soit-disant simplifié de Lisbonne.
Qui n’oblige cependant en aucun cas à cette privatisation rampante de ce service public qui rend tant de services à la population française.

Même si, au fil du temps, et sans doute au nom de la rentabilité et de la RGPP, les dits services sont de moins en moins bonne qualité !
Je ne sais pas ce qu’il en est chez vous, mais dans ma campagne cette optimisation rime avec fermeture de bureaux, files d’attente de plus en plus longues, tarifs en hausse, levées du courrier de plus en plus précoces…
Mais il est à craindre que la modification du statut ne ferait qu’amplifier ces réductions de services…

Toujours est-il que le site Appel à la mobilisation contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal, après une pétition : Signer l’appel, publie UNE LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE LE 12 FEVRIER 2009.

A lire et à méditer !

privatisation des sevices publics : La Poste - dessin de Charmag
dessin de Charmag

Autres Infos :
¤ Privatisation de la Poste Danger pour le courrier danger pour le Réseau fin du Statut de fonctionnaire
¤ Vers la privatisation de la Poste?

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Bye Bye Darcos…

Le titre va un peu vite en besogne… et est sans doute trop optimiste !

Parangon de la concertation et du dialogue réussi, de la réforme, et de l’ineptie, mais aussi de la boutade, de la provocation, voire de la gaffe, et en tout cas du mépris, notre Ministre de l’Education Nationale vient d’en commettre une nouvelle (vous choisissez le terme qui vous convient…).

Invité des Grandes Gueules (RMC) le 12 Février, Xavier Darcos s’est en effet permis d’affirmer ceci :
Il n’y a aucune raison aujourd’hui objectivement de repousser cette réforme. D’ailleurs, on me dit « les universités ne voudront pas préparer les étudiants à cela » ; vous savez, moi je recrute 14 000 personnes ; on va les trouver les gens pour passer nos concours. Et aujourd’hui, un professeur sur deux qui est recruté par moi, il n’est déjà pas passé par des systèmes de formation des maîtres. Il a tout simplement une licence ou une maîtrise, et il se présente à nos concours et il les a. Donc moi je n’ai pas absolument besoin d’entrer dans des discussions sibyllines avec les préparateurs à mes concours. Je suis recruteur. Je définis les concours dont j’ai besoin. Je garantis la formation professionnelle des personnels que je recruterai. Après, chacun nous suit, ou pas.

En d’autres termes, les préparateurs sont des imbéciles, leur avis ne compte pas, et les préoccupations soulevées par les protagonistes du monde de l’éducation sont nulles et non avenues.
Notre cher ministre de l’Education Nationale omet par ailleurs de dire comment il assure la formation professionnelle des nouvelles recrues, et d’évoquer la précarité croissante de celles-ci.

Mais le problème est plus grave et plus profond, et touche aux fondements de la démocratie et de la République.
C’est ce que souligne cette pétition, que je ne peux que vous inviter à signer !

Extraits :
Votre indifférence proclamée […] est inadmissible. […]
Surtout, il est inadmissible que vous prétendiez être le recruteur, inadmissible que vous asséniez neuf fois en quelques phrases l’idée que c’est vous qui recrutez, vous qui définissez, vous qui avez besoin, et que ces concours sont les vôtres. […]
Mais vous n’êtes pas chef d’entreprise, l’école n’est pas une société par actions dont vous seriez le président-directeur général. Vous êtes vous-même au service du recruteur et de l’employeur […] le recruteur et l’employeur, c’est l’Éducation Nationale, c’est l’école de la République, c’est l’école de tous les citoyens, de tous les contribuables, de tous les électeurs, de tous les parents d’élèves, de tous les habitants de ce pays. […]
Monsieur, ces propos vous disqualifient et vous déshonorent. Ils révèlent une confiscation de la res publica, de la chose publique, par un individu. […]
Vous ne tenez votre légitimité de Ministre, Monsieur, que de l’expression de la volonté populaire. La volonté populaire ne vous a pas donné mandat de détruire au nom de la république un système fondé sur les valeurs de la république. […]
L’école n’est pas votre propriété. […]
En tant que citoyens, électeurs, contribuables, parents d’élèves, habitants de ce pays, nous ne reconnaissons plus la légitimité morale et républicaine de la position que vous occupez.
Nous exigeons votre démission.

Xavier Darcos - Chimulus - Ministre ?
dessin de Chimulus

Encore un petit effort, Monsieur Darcos !

Autres Infos et Réactions :
¤ Réactions au discours de Xavier Darcos sur RMC
¤ Darcos : propos «insultants» et «indignes» selon les syndicats
¤ Réforme de la formation des enseignants : Xavier Darcos reste ferme et focalise les critiques

sur la précarisation : Recherche profs non qualifiés désespérément
sur la mastérisation :
¤ Formation des professeurs : parents d’élèves, si vous saviez… ou ici
¤ Masterisation: la réforme la plus bête d’un ministre à bout de souffle

… et sans doute plein d’autres !

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Chronique d’un surendettement – épisode 19 – le jugement

Il y a bien longtemps que je n’ai plus rien rédigé dans cette chronique…

Non par désintérêt, non que ce soit fini (et non !), mais tout simplement par ce que je me suis imposée un certain devoir de réserve… Dans l’attente de la décision de justice, d’abord, puis… parce que ça devient une histoire sans fin !
Mais n’anticipons pas.

Nous en étions donc restés aux arguments des uns et des autres.
Et j’ai fait un petit billet sur ma visite au tribunal.

La décision devait être rendue en Juin.
Il y a ensuite un délai, qui permet aux uns et aux autres de faire appel du jugement.
Un délai ramené à un mois à partir du moment où l’une des parties fait procéder à la signification par huissier de la décision.

Ce que l’avocat d’Arthur a recommandé de faire dans les plus brefs délais, estimant que malgré quelques récriminations de ma part (eh oui, encore !) le jugement était assez avantageux pour Arthur.
Il a précisé par ailleurs que si Arthur faisait appel de la décision cela risquait de reporter le dénouement final de 24 à 36 mois !

Le jugement, donc…
La juge, contrairement à la demande de l’avocat d’Arthur, a estimé qu’il n’y avait pas lieu de traiter cette affaire avec solidarité entre les 3 parties. Elle a donc rejeté la demande de jonction des 3 instances. Le jugement a par conséquent été rendu indépendamment pour chaque partie.

En très résumé :

¤ FINAREF et COFINOGA ont été condamnées à des dommages et intérêts en réparation du préjudice économique et financier,
– pour défaut d’information concernant les risques inhérents à la souscription et au fonctionnement d’un contrat de crédit à la consommation
– pour non respect du devoir de conseil et de mise en garde, en particulier l’obligation de s’informer afin d’être en mesure d’octroyer un crédit adapté aux capacités financières de l’emprunteur
voir sur ces arguments : Banques : obligation de conseil et d’information… et de mise en garde !

¤ les deux mêmes sont également condamnées à payer une somme de 400 € en application des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 Juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle. 800 € d’économies pour l’Etat, donc !

¤ la BANQUE POPULAIRE, elle, a été blanchie ! J’y reviendrai, tant les attendus de la décision me semblent surréalistes !

¤ enfin, la FINAREF a été déboutée de ses demandes reconventionnelles de paiement.
Vous ne comprenez pas ? Moi non plus, je n’ai pas compris !!!
Eh bien c’est en fait très simple (et c’est la raison principale pour laquelle l’avocat d’Arthur a choisi de ne pas faire appel) : dit en termes très familiers, Arthur ne doit plus rien à la FINAREF ! La dette est tout simplement effacée.

Mais l’histoire n’est donc pas finie…
A suivre !

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Chronique d’un Surendettement :
   – les faits : 1 – 2
   – la banque : 1 – 2
   – les organismes de crédit
   – les associations : 1 – 2
   – la Commission de Surendettement
   – l’Aide Juridictionnelle
   – l’avocat
   – Assignation
   – Tutelle
   – reports
   – argumentations : FINAREF – COFINOGA – Banque Populaire
   – le jugement et la banque
– liens utiles

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Une revue de presse… de la télé !

Inénarrable revue de presse de Frédéric Pommier, le jeudi 5 Février sur France Inter !

Oubliant un peu son obsession pour les sangliers, celui-ci se livre en effet à un exercice de style monomaniaque sur le programme TV du soir, tout en parcourant les éditos et autres articles des journaux.

Le 5 Février… le 5 Février… ah, mais c’est bien sûr ! Il y avait Rambo III sur NRJ 12 !

Un régal !

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Mais que fait la police ???

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N’ayez pas peur madame, on est pas de la police (Coluche)

L’humour est bien souvent une manière de dire les choses rapidement, et, quand on veut s’en donner un tant soit peu la peine, d’y réfléchir.
Mais qui souhaiterait vraiment que cette boutade (?) devienne une réalité vraie ! Ou une vraie réalité, au choix…

Sans être pour un état sécuritaire, il serait difficile d’imaginer une société sans police, au sens étymologique du terme.
Une mission étymologique que celle-ci a parfois tendance à oublier, ou dont elle se dédouane pour des raisons multiples.
Etant entendu que dans ce cadre j’amalgame les policiers et les gendarmes.

Les erreurs humaines, les débordements, les outrecuidances et autres négligences, semblent là comme ailleurs inévitables…
Sauf que dans ces cas-là elles portent souvent le nom de bavures ou de dérapages.
Et qu’une démocratie digne de ce nom ne peut que se montrer exigeante à l’excès avec ses représentants de l’ordre public.
Il est en effet indispensable que ceux-ci se montrent exemplaires. Et nul doute que cela représente une gageure…

N’empêche !
La répétition des hors pistes nuit gravement à une crédibilité de la France des Droits de l’Homme, de sa démocratie, de sa liberté d’expression.

De mémoire, parmi les événements récents, l’interpellation musclée, et n’en déplaise à certains, hors de proportion, du journaliste Vittorio de Filippis, les descentes dans quelques classes du Gers, et une toute récente dans un établissement scolaire près de Pau (Arthez de Béarn), quelques interventions musclées lors des manifs lycéennes, ainsi que celle repoussant manu militari Bruno Pascal Chevalier lors d’une manifestation défendant l’accès aux soins pour tous (voir vidéo, vers 6’30 dans Santé => NON à la casse de l’Hôpital et aux Franchises Médicales).
La liste n’est bien sûr pas exhaustive !
Je n’évoque même pas le cas de Julien Coupat…

Des exagérations qui ne peuvent qu’être encouragées par les réactions très médiatisées de Notre Seigneur face à l’occupation de la villa de son ami en Corse (Christian Clavier), ou face à des manifestants trop bruyants à Saint Lô.
Où quelques limogeages pour quelques sifflets font oublier les interpellations et autres coups de matraques… (voir Coups de matraques pour finir la journée à Saint-Lô)
Il ne semble pas, en tout cas au visionnage de la vidéo, et vu le périmètre de sécurité, que l’intégrité du chef de l’Etat ait été en quelque manière menacée… Celle des manifestants, par contre…
Une pensée émue pour Philippe Bourgade et Jean Charbonniaud. Sans parti pris aucun. Simplement parce qu’il ne semble pas que ces commis de l’Etat aient en quelque façon manqué à leur(s) devoir(s).

De nombreuses dérives, donc…
J’en apprends deux aujourd’hui.
Elles ne sont pas « fraîches du jour », mais me semblent, l’une comme l’autre, exemplaires.

L’une est donc devenue presque courante, comme si les policiers, et surtout leurs donneurs d’ordre, avaient oublié quelques faits dramatiques du passé… Malek Oussekine est resté dans les mémoires, mais il y en a malheureusement eu d’autres depuis…
Je précise en préambule que cet épisode semble vouloir être monté en épingle par les protagonistes, histoire de se faire un peu de pub, et de promouvoir leur cause. Je ne me prononce ni sur celle-ci, nie ne soutient la mise en scène.
N’empêche que cette dernière est peut-être devenue indispensable pour se faire entendre… ce qui ne manquerait pas d’inquiéter !
Et n’empêche aussi qu’un homme s’est fait tabasser, et à été abandonné sur le bitume, pour la seule raison qu’il manifestait sa colère et son opinion, et que cela est inacceptable… quelles que soient l’opinion et les raisons de la colère !
voir :
¤ Mon agression par les gendarmes le 29 janvier 2009
¤ vidéo : Dîner CRIJF Abdelaziz Chaambi : Agressé par les gendarmes

L’autre est encore moins glorieuse… et a failli coûter la vie à un homme !
J’ai découvert ce fait divers un peu par hasard, et grâce à ce post : bavure policière: c’est toi qui est responsable et tu lâches ce malade
Un peu interloquée, j’ai un peu cherché sur le Net…
En très résumé, un homme reçu aux urgences et accompagné par des policiers (procédure normale en cas d’ébriété sur la voie publique), est emmené en cellule de dégrisement, le médecin ayant estimé qu’il n’y avait pas de risque vital.
Quelques heures plus tard, cet homme montre des signes alarmants, qui conduisent les policiers à interpeller le SAMU.
Il se trouve que c’est le même médecin qui est à la tête de l’équipe qui intervient alors, et essaie de réanimer l’homme en détresse.
Le médecin est alors interrompu dans son action par un policier… est est soumis à un interrogatoire, une vérification de son identité et de ses papiers…
Trois questions se posent alors :
– de quel droit un policier peut-il interrompre une intervention médicale ? Fût-ce pour le bien du médecin en question, argument trouvé ici ou là…
– de quel droit un policier se permet-il de tutoyer qui que ce soit, mais surtout quelqu’un qui lui-même est dans l’exercice de sa fonction ?
– et tout de même celle qui fait sujet à polémique : ce même policier aurait-il réagi de la même façon si le Dr Mupapa s’était appelé Dupont (ou Dupond), et ne devait la couleur de sa peau qu’aux bienfaits des ultra-violets ?
Coup de chapeau en tout cas au Directeur de l’hôpital, venu à la rescousse de son médecin !
Et je vous laisse vous faire une idée par vous-mêmes (outre l’article déjà cité) :
¤ Château-Thierry – Polémiques autour d’un dégrisement qui tourne mal
¤ Un médecin complètement noir

Où va la police ? Et où va la cité ?
Drôle de civilisation…

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Menaces sur le Planning Familial…

Vous ne connaissez pas le Planning Familial ?
C’est donc que soit vous, ou votre entourage élargi, n’en avez pas eu besoin.
Ou que vous n’étiez pas suffisamment informé(e) pour connaître ses multiples missions.

Laquelle information risque fort de circuler de moins en moins bien… si tant est que le Planning Familial vienne à perdurer !

Voilà portant une association vieille de 50 ans, qui a su développer un réseau de proximité, voué à l’écoute, au conseil, et à l’accompagnement dans les domaines de la sexualité, du couple, de la violence, de la contraception, de l’avortement… et bien sûr de la famille.
Une mission d’information qui a su prendre des relais au niveau local, auprès des établissements scolaires, des communes, des associations.
Un maillage qui a sans doute pu éviter quelques drames, mais, surtout, qui a permis d’informer des populations qui restaient inévitablement à l’écart d’un savoir dont il est commode de feindre qu’il est partagé par tous.
Et n’insistons pas sur le travail de fond et de proximité réalisé, souvent en partenariat, sur l’information sur le VIH, et la prévention du SIDA et autres maladies sexuellement transmissibles (MST).

Or le Planning Familial, qui accueille suivant ses dires (mais pourquoi les remettrait-on en cause ?) 450 000 personnes par an, risque de voir un grand nombre de ses antennes fermer, voire son existence-même être menacée.
En effet, le Projet de loi de finances pour 2009: Solidarité, insertion et égalité des chances prévoit une diminution des sommes allouées au conseil conjugal et familial… qui risquent même de disparaître, à terme (les sommes allouées).

Le désengagement de l’Etat touche ce domaine, comme tant d’autres.
Un domaine il est vrai futile et mineur… On en reparle dans quelques années, y compris sur le coût financier qu’aura eu cette absence de prévention et d’information…
Mais au-delà, il déroge aussi à une obligation, faite par la loi Neuwirth (1967), qui consiste à veiller sur l’éducation à la vie, au droit à la sexualité pour toutes les femmes, en aidant financièrement les associations agréées.

A lire aussi :
¤ Tous les acquis féministes sont toujours menacés
¤ La rigueur budgétaire ne passe pas au Planning familial
¤ Coupe budgétaire au Planning Familial
¤ Défendre le planning familial
¤ Quand l’Etat abandonne le conseil conjugal et familial – Le Planning Familial se meurt !

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