Nos ministres sont des modèles exemplaires en matière de négociation, de concertation, et autres dialogues qui tournent au monologue.
Il n’y aurait pas à s’étonner dès lors que leur chef de file soit le plus fort de tous !
Notre Seigneur a en effet convoqué (peut-on dire cela autrement ?) un sommet social, ce 18 Février.
Pour discuter ? Sans doute !
Mais les décisions semblent avoir d’ores et déjà été prises… et une intervention médiatique de notre président déjà prévue…
Pourquoi, alors, ce sommet en trompe l’oeil, où, au passage, seuls certains syndicats (les représentatifs…) étaient représentés ? Une simple mise en scène ?
Je ne vais pas me lancer dans une analyse des propositions (résumées ici : Les principales propositions de Nicolas Sarkozy au « sommet social » de l’Elysée), ce que d’autres feront bien mieux que moi !
Quelques réflexions cependant :
– un cadeau fiscal pour les classes moyennes… Curieux tout de même cette manie de jouer sur les réductions d’impôt, à l’heure où la solidarité nationale devrait prendre tout son sens. Impôt mal-aimé = mesure démagogique ? Sans compter que ce petit présent est sans proportion aucune avec le contenu de la loi TEPA, ou la suppression (diminution) de la Taxe Professionnelle.
– plusieurs mesures semblent aller dans le bon sens (services à la personne, emploi précaire, fonds d’investissement social…)… mais restent sans doute trop timides
– on peut craindre que les intentions affichées sur le chômage partiel restent un voeu pieu
– mais surtout, surtout, il n’y a pas grand chose pour les plus précaires d’entre les précaires, les plus pauvres d’entre nous, les plus exclus, qui, bien sûr, n’étaient pas représentés.
Et ces mesurettes, comme disent certains, semblent en tout cas manquer d’ampleur et d’ambition face à ce qui nous attend. Nous seriner à l’envi que 550 milliards d’euros sont déjà consacrés à la protection sociale n’y changera rien !
Parce que le tout manque visiblement d’une vision globale, qui pourrait dessiner les contours d’un véritable projet de sortie de crise et de préparation de l’avenir.
Réactions politiques et syndicales à chaud…
Et, comme Thomas Legrand est d’accord avec moi (!!!) :
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