Des causes du surendettement… ou des parcours de vie

Il est souvent dit, par nos très hauts, que le surendettement survient au décours d’un accident de la vie.
Et il ne fait pas de doute que la situation de crise actuelle, en aggravant la précarité plus ou moins momentanée des personnes et des foyers, entraîne une hausse exponentielle des dépôts de dossiers de surendettement.

Mais j’ai aussi souvent dit qu’il me semblait (et je persiste et signe !) que ces accidents de la vie (comme si la vie pouvait se dérouler sans imprévus ni « accidents »…) ne venaient en fait que révéler une situation de surendettement avérée… mais méconnue ! Dès lors, le moindre grain de sable peut venir enrayer la mécanique infernale…
Parce que quand on a pris l’habitude de jongler avec les réserves d’argent, les crédits renouvelables, le rachat de crédits, et autres découverts, utilisés à outrance, on ne sait même plus ce que l’on doit, ni ce que l’on rembourse… et qu’il est par contre fréquent que le reste de sa vie, quel que soit l’âge, ne suffise pas à combler les dettes…
Le site crédit propre parle d’addiction. Je parlerais plutôt d’engrenage, ou de spirale…
Parce que quand l’on se sent piégé, on fait tout pour maintenir sa tête hors de l’eau ! Il faudrait dans ce cas (sauf, sans doute pour des exceptions qui doivent exister) d’addiction provoquée… et entretenue !

Les sociétés de crédit, fortes du faible taux d’incidents de remboursements, se prévalent de cet argument pour faire valoir que ces crédits revolver ne sont pas si nuisibles, voire toxiques, argument que font valoir à leur tour nos gouvernants et décideurs pour ne pas réellement limiter la possibilité d’usage de ces crédits matadors, dans la mesure où ils jouent un rôle bénéfique sur la consommation des ménages, et donc sur l’économie française. A force de peindre des trompe l’oeil sur des faux semblants, tout cela commence à ressembler à un gigantesque miroir aux alouettes, mais passons !
Toujours est-il qu’en ce domaine la loi de réforme du crédit à la consommation se contente d’un petit lifting, qui, même s’il va dans le bon sens, ne fera que parfaire le maquillage…

Et je reste persuadée que les chiffres réels du surendettement sont bien supérieurs à ceux des statistiques (au demeurant bien chiches) annoncées par la Banque de France, comptabilisant le nombre de dossiers de surendettement en cours ou déposés…

J’avais lu, il y a quelque temps, un témoignage qui décrivait fort bien cette spirale dont il est difficile de sortir.
L’article comporte quelques erreurs d’appréciation, et quelques incongruités sur la procédure, mais me semble bien décrire le parcours assez commun.
Faites vous une idée en le lisant : Le surendettement , mode d’emploi
Je vous invite par ailleurs à lire le témoignage d’une sortie du surendettement réussie ici : Un désendettement réussi. Eh oui, ça arrive !

Mais j’en viens à mon propos…
La vie est un accident perpétuel dont il faut se rétablir à chaque pas.
Mais elle est aussi, bien sûr, une somme de joies accumulées, un trésor de réussites (aussi minimes soient-elles), un balluchon de bonheurs partagés… et tant d’autres choses !

Et il ne fait pas de doute que ces deux faces de la médaille de la vie sont très inéquitablement réparties, certains accumulant les déboires, tandis que d’autres thésaurisent les réussites…
Que cela soit le fait du doigt de Dieu, de la chance, de la destinée, du karma, ou de que sais-je encore, ne change pas grand chose au constat…
Il ne fait par contre pas de doute que ces pile-ou-face sont plus ou moins faciles à gérer en fonction de sa situation financière, et de ses aléas. Lesquels aléas peuvent être plus ou moins importants, mais surtout avoir des conséquences tout à fait différentes en fonction du budget de départ et/ou d’arrivée…

crédit facile, surendettement, abus, réforme revolving
dessin « piqué » ici

Et j’en reviens aux accidents de la vie…
Je suis en effet surprise, en suivant assidument le forum entraide surendettement, de découvrir, au détour d’un commentaire, en cati-mini, l’air de rien et de ne même pas le dire, le nombre de personnes qui font mention d’un accident de la vie… dans leur vie passée !
Je ne me permettrai certainement pas de citer les cas en question, ni de les répertorier.
Mais il y est question de blessures d’enfance (non reconnaissance, rejets divers et variés, exigences hors de portée…), de mauvais traitements physiques ou psychologiques, d’abus sexuels (viols ou incestes), de pertes prématurées d’un ou des parents… de violences, en bref, sous toutes leurs formes…
Un peu comme si l’envie de se sortir de ce piège-là pouvait conduire à succomber (pour de bon !) aux sirènes de la société de consommation, et augmenter l’attrait du « crédit facile ».

Il est bien évidemment impossible d’extrapoler à partir d’un forum (fût-il très sérieux ! :D)…
Reste que le surendettement, s’il n’est pas volontaire, n’est pas anodin.
Et qu’il entraîne et entretient des situations de désespérance… que le crédit soit-disant facile n’a fait qu’aggraver.

Partir de ce constat serait sans doute bien plus utile, sur le long terme, que de continuer à se voiler la face, non seulement sur un fait de société (devenu mondial et supra-économique), mais aussi sur le coût que peut représenter la souffrance : des populations au niveau macro-économique, des personnes au niveau sociétal… quand la société en question peut se permettre ce genre de questionnement.
Or je ne doute pas que la France fasse partie de ces dernières !

La liste des liens serait trop longue…
Je ne vous renvoie qu’à cet article :
Surendettement & crédit à la consommation : les chiffres et la lettre
et à celui-ci :  Surendettement et accidents de la vie…

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Les gérontechnologies: vers une meilleure gestion de la dépendance ?

Le Centre gouvernemental d’analyse stratégique a publié un dossier spécial (’Note de veille’) consacré au développement des gérontechnologies et à l’influence de ce secteur sur la gestion à long terme de la prise en charge d’un nombre croissant d’aînés dépendants. Chargée des questions sociales au CAS, Virginie Gimbert dresse dans ce document un état des lieux détaillé du domaine des « technologies pour l’autonomie » en France. Cette analyse propose également divers solutions face aux obstacles qui retardent l’expansion des gérontechnologies tels que les coûts élevés, le manque de structuration et les réticences des professionnels de santé.

Les gérontechnologies: vers une meilleure gestion de la dépendance ? - Source de l'image: http://www.strategie.gouv.fr

Des technologies utiles peu développées en France
Le développement des gérontechnologies en France est assez tardif comparé à d’autres pays tels que le Japon et les Etats Unis, constate le document du Centre d’analyse stratégique (CAS).  Ceci en dépit du fait que les technologies pour l’autonomie offrent de nombreuses solutions  pratiques pour faciliter la prise en charge des personnes dépendantes et améliorer leur qualité de vie. Parmi les nouveaux outils cités dans cette analyse on peut citer la visiophonie, offrant un meilleur contact avec les proches, les dispositifs de rappel des tâches pour les malades d’Alzheimer ainsi que les systèmes de télésurveillance utiles pour sécuriser les aînés dépendants et alléger la tâche des aidants. Virginie Gimbert souligne l’apport critique de ces technologies dans le prolongement du maintien à domicile des personnes dépendantes face au nombre insuffisant de places en maisons de retraite. Le document recommande à l’Etat de promouvoir ces innovations qui permettraient également de réduire les investissements publics dans le secteur des EHPAD et maisons de retraite.

Les obstacles au développement des gérontechnologies

De multiples facteurs sont à l’origine du retard dans l’expansion des technologies pour l’autonomie en France. Le Centre d’analyse stratégique fait état d’une situation paradoxale: les projets de recherche et les expérimentations dans ce domaine foisonnent, tandis que la commercialisation de produits opérationnels pour les personnes dépendantes demeure très réduite. Cette situation est attribuée entre autres à la participation insuffisante des chercheurs français aux projets européens en gérontechnologie. Les équipes de chercheurs ne sont également pas assez multidisciplinaires, ce qui a pour conséquence de créer des prototypes techniquement bons mais fréquemment inadaptés aux utilisateurs. D’autre part, ce sont essentiellement de très petites entreprises qui produisent les technologies pour l’autonomie, un inconvénient qui limite sensiblement les débouchés industriels pour la recherche académique. Le coût des produits de gérontechnologie est aussi très élevé: cela constitue une difficulté supplémentaire pour séduire les aînés dépendants déjà peu enclins à utiliser les nouveaux outils ultramodernes. De leur côté, les aidants professionnels expriment certaines réticences concernant ces techniques, parfois pour des motifs d’éthique mais surtout par crainte qu’elles se substituent à leur rôle.

Des recommandations pour accélérer l’expansion des gérontechnologies
Pour améliorer l’efficacité de la recherche et la création de nouveaux produits,  le Centre d’analyse stratégique préconise entre autres de renforcer la création de gérontopôles (lancée en 2006), destinés à canaliser la recherche et les formations en gérontechnologie. Les pouvoirs publics devraient également encourager les différents acteurs concernés – ingénieurs, chercheurs, aidants professionnels… – à coordonner leurs efforts afin d’élaborer des produits plus adaptés aux utilisateurs. En outre, il est recommandé au gouvernement de structurer ce marché en définissant des normes spécifiques au domaine des technologies pour l’autonomie. D’autres considérations que l’aspect médical (telles que l’amoindrissement de l’isolement social et l’amélioration de la mobilité) devraient être pris en compte afin d’élargir les subventions de la Sécurité sociale pour l’achat de ces produits. Pour surmonter les réticences des aînés ou des professionnels, le document du CAS suggère également de lancer des campagnes d’information pour le grand public. Virginie Gimbert conclut ses propos en soutenant la mise en place d’une politique de prévention pour la perte d’autonomie fondée sur une perspective globale des mesures nécessaires pour faire face au vieillissement de la population.

http://blog.capretraite.fr

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Du crédit responsable au crédit propre… des espoirs nés de la réforme ?

La loi portant réforme du crédit à la consommation a été publiée au JO le 2 Juillet… et entre donc en application !

Laquelle a peut-être des effets inattendus, voire inespérés, par anticipation…
A moins qu’il ne s’agisse de la crainte de la concurrence de l’entrée sur le « marché », dont il y aurait par ailleurs tant à redire, de la Banque Postale.

Reste que j’émettais quelques réserves sur les limitations qui vont désormais encadrer la publicité sur les crédits… tout simplement parce rien ne limite l’inventivité des publicitaires, et que je leur fais, par contre, la plus grande confiance pour contourner ces limitations dans leurs slogans !
Et cela a donc déjà commencé…

J’ai innocemment fait la requête suivante sur un moteur de recherche : crédit responsable.
Et suis donc tombée (sans me faire mal !) en premier lieu sur un site nommé, mais si, mais si, Mon Crédit Responsable. Waouh !
Je me précipite… et tombe sur un site… de Cetelem !!!
Mais je ne suis pas au bout de mes surprises, car non seulement Cetelem (en toute transparence cette fois) figure à nouveau, en 4ème position, sur la même page, mais BNP Paribas (dont Cetelem est une filiale) y figure aussi… pour une campagne de pub assumée. Du 15 juin au 5 juillet… comme c’est bizarre… campagne démarrée juste avant la lecture définitive au Sénat… et qui se termine juste après la promulgation de la loi…
Bingo ! loto gagnant !
Et je suis tout de même (presque..) tombée de ma chaise en lisant ceci :
Une équipe de conseillers dédiés (sans aucune vocation commerciale)
Ca veut dire quoi ? Qu’ils ne sont pas rémunérés à la consultation, ou qu’ils ne font pas de démarchage ?
BNP Paribas et Cetelem voudraient-ils nous faire croire qu’ils agissent en toute philanthropie ? Et rémunèrent pour cela du personnel ?
T’as qu’à croire ! …
Et ils n’hésitent pas, dans leurs mentions légales, à affirmer que les informations diffusées sur le site n’ont pas pour objet de solliciter la souscription ou la vente de produits. Ah? C’est quoi l’objet, alors ? La pédagogie ?
Le site de Cetelem (le vrai) ose même cette litote : Vous vous sentez protégé tout au long de votre crédit
Avis aux surendettés !

Rassurez-vous, les autres ne sont pas en reste, et figurent aussi sur la 1ère page, mais je le fais plus court, car c’est moins intéressant :
– mediatis (filiale de Cofinoga, elle-même filiale de BNP Paribas… le monde est petit !): Un organisme de crédit sérieux étudiera minutieusement la situation de son client avant de lui accorder un crédit.
Lequel précise cependant à une autre page : Si vous ne savez pas encore à quel achat sera affecté l’argent ou si vous souhaitez juste disposer d’un montant disponible « au cas où », optez pour la réserve de crédit. Ils ont juste oublié une mention : « ou si vous ne savez pas comment faire pour rembourser les mensualités des autres crédits »
– Cofidis : Il n’y a aucun intérêt pour l’organisme de crédit à accorder un crédit à une personne qui n’a pas la capacité de le rembourser. On se demande pourquoi ils les accordent, alors…

crédit renouvelable : crédit menteur ?
image piquée à ANR

J’ai en tout cas découvert aussi un beau florilège du « marketing adapté » à lire ici : La communication dans la secteur Bancaire.
Ca date un peu (octobre 2009), mais c’est très instructif !

Ma navigation m’a par ailleurs fait découvrir, ou plus exactement redécouvrir, ce site fort instructif : Coalition européenne pour le crédit responsable… et salutaire !

Mais aussi celui-ci : creditresponsable.com… où il y a du bon et du moins bon…
Mais quelle n’a pas été ma surprise de découvrir une page consacrée au surendettement, qui reprend, avec ses termes (et peut-être de façon plus efficace, d’ailleurs !), une démarche construite au fil du temps, et pas à pas, et qui figure dans ce billet : vous n’arrivez plus à gérer votre budget : que faire ?.
Le plagia devient manifeste dans les modèles de lettres cités, concernant la révocation de prélèvement auprès de la banque, et plus encore celle-ci, informant les créanciers de la révocation des prélèvements… seul changement : le vert est devenu rose !
Ce blog, comme le forum de surendettement cité, se veut ouvert, et vise surtout à un partage d’informations.
Mais il cite toujours ses sources… et je reste toujours surprise que cela ne soit pas forcément le cas ailleurs…
Messieurs du crédit responsable, essayez de l’être aussi dans ce domaine…
(note : il a été répondu à ma remarque faite sur le blog lui-même, et les sources citée… point de polémique, donc !)

J’essaie de terminer sur une note positive…
J’ai enfin découvert (et là, c’est pour de bon !) ce site : moncreditpropre.
Lequel met en garde contre les failles que pourraient comporter les décrets de la loi de réformer du crédit… de Mme Lagarde !
C’est à la fois instructif et inquiétant, et ne fait que rajouter à mes autres scepticismes…
C’est à lire ici : A PEINE VOTÉE PAR LE PARLEMENT, LA LOI LAGARDE EST MISE EN DANGER PAR LES LOBBIES FINANCIERS
L’auteur de ce blog a également commis un article très intéressant sur un offre promotionnelle de crédit renouvelable (où l’on revient à nos premiers moutons…)… Pendant les travaux parlementaires, le massacre continue !, dont je ne cite que cette phrase, qui rejoint tout à fait mon raisonnement : Si vous avez aimé la crise des Subprimes, vous allez sans aucun doute adorer sa petite soeur, la crise des crédits revolving

Mais la vie reste belle !
Il n’y a plus qu’à attendre l’avènement des crédits recyclables, qui contribueront à l’avenir de la planète…

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Projet de loi portant réforme du crédit à la consommation adopté – surendettement

Je poursuis mon analyse du texte adopté par le Sénat, commencée ici : Projet de loi portant réforme du crédit à la consommation adopté – crédits, par les changements intervenant dans le traitement des situations de surendettement.

En soulignant en 1er lieu que le texte tient compte (en partie seulement, malheureusement) des critiques et suggestions de la Cour des Comptes, émises lors de son rapport sur le surendettement des particuliers.
C’est ainsi que la loi va désormais exiger que les Commissions de Surendettement rédigent un Règlement Intérieur précisant la manière dont chacune calcule le reste à vivre, et donc la capacité de remboursement, sachant que Cette part de ressources ne peut être inférieure, pour le ménage en cause, au montant forfaitaire mentionné au 2° de l’article L. 262‑2 du code de l’action sociale et des familles, et que cet article concerne donc le montant du RSA. (art L331-2)
Le mode de calcul du reste à vivre et de la capacité de remboursement (tous deux inspirés, donc, du montant du RSA, et de la quotité saisissable) ne sera donc pas harmonisé au niveau national, contrairement à ce que préconisait la Cour des Comptes, mais au moins la méthode de calcul sera publique, et les surendettés pourront savoir un tant soit peu à quoi s’attendre…
Par ailleurs, obligation est faite à chaque commission de surendettement d’établir un rapport d’activité annuel (art L331-12), repris par le rapport, lui-même annuel, que doit remettre le gouverneur de la Banque de France au Président de la République et au Parlement. (art L143-1 du Code monétaire et financier)

Les délais de traitement des dossiers de surendettement vont par ailleurs être nettement raccourcis… en espérant que les moyens suivront, et que cette volonté ne s’apparente pas à un voeu pieux ! Les Commissions de Surendettement sont en effet (et hélas !) déjà débordées… (voir La crise crée des emplois !, ainsi que Etat du surendettement des particuliers en France en Avril 2010 et L’évolution du surendettement en France)
En effet, selon l’article L331-3, une orientation devra être donnée au dossier [de surendettement] dans un délai de 3 mois (au lieu de 6 auparavant), et si ce n’est pas le cas, le taux d’intérêt applicable à tous les emprunts en cours contractés par le débiteur est, au cours des trois mois suivants, le taux de l’intérêt légal.
Nul doute que cette disposition incitera les créanciers à un peu moins traîner la patte pour l’élaboration d’un plan de redressement amiable ! Et qu’en tout état de cause, les surendettés seront moins pénalisés par les délais de traitement. Sachant que jusqu’alors, les taux d’intérêts « originels » (et usuriers) étaient appliqués pendant 9 mois…

Autre bonne nouvelle concernant les délais (voir De l’utilisation du “traitement des situations de surendettement” par les sociétés de crédit) : les sociétés de crédit disposeront désormais de 30 jours pour faire l’état de leurs créances, faute de quoi ce sera la seule déclaration de l’emprunteur qui sera prise en compte. (art L331-3-II)

Cette nouvelle disposition est sans nul doute la plus rassurante et la plus protectrice envers les débiteurs… quelques sources d’angoisses en moins !
La décision déclarant la recevabilité de la demande emporte suspension et interdiction des procédures d’exécution diligentées à l’encontre des biens du débiteur ainsi que des cessions de rémunération consenties par celui‑ci
Ouf !!!
D’autant que l’article comporte un petit complément intéressant :
La décision déclarant la recevabilité de la demande emporte rétablissement des droits à l’aide personnalisée au logement.
Re-ouf !
Enfin, la demande de suspension des procédures d’exécution peut être faite avant-même que la décision de recevabilité intervienne… (art 331-5)
Re-re-ouf !

Autre bonne nouvelle :
Si la commission déclare le dossier du débiteur recevable, elle peut saisir le juge de l’exécution aux fins de suspension des mesures d’expulsion du logement du débiteur.
… ce qui n’était pas le cas jusqu’alors, sauf en cas de Procédure de Rétablissement Personnel (PRP)…

Une petite limitation qui a tout son intérêt (et certains « bénéficiaires » d’un plan de surendettement en savent largement quelque chose !) :
Les créances figurant dans l’état du passif définitivement arrêté par la commission ou le juge ne peuvent produire d’intérêts ou générer de pénalités de retard jusqu’à la mise en œuvre du plan.

Il est à noter que les périodes de moratoire (suspension) ne pourront plus se succéder (art L331-7). La commission de surendettement sera dans l’obligation de proposer un plan de désendettement, ou de prononcer une PRP.
De même, la commission de surendettement peut par elle-même solliciter une PRP, ce qui risque (a des chances…) d’alléger un peu le travail des JEX, de désencombrer un peu les tribunaux civils, et d’accélérer les procédures. (art L330-1)

Les délais de traitement sont raccourcis, mais il en va de même des délais de remboursements, et autres fichages, au FICP notamment.
Ainsi, la durée d’un plan ne pourra pas, désormais, excéder 8 ans (au lieu des 10 imposés par la loi Borloo). [art L331-6, L331-7 et L332-10]
Cette mesure me semble cependant être une arme à double tranchant, et risque de multiplier les contestations, en raison du remboursement moindre qu’elle implique de fait, et dans la mesure où la réforme ne prévoit rien de nouveau en matière de « contestation de bonne foi », contrairement aux recommandations faites par la CAS (Commission des Affaires Sociales).
(Lire le post suivant pour les délais de fichage au FICP)

En plus des articles cités dans le précédent billet, il est intéressant de lire aussi ceci : Le Surendettement des Particuliers – rapport et avis du CES – extraits. L’article, et le rapport, datent certes de 2007, mais ils restent pleinement d’actualité !

surendettement et crédits
image piquée à le petit poucet du crédit, dont, exceptionnellement, je ne fournis pas le lien…

Enfin, il est intéressant de savoir que ces différentes mesures entreront en application le premier jour du quatrième mois suivant celui de la publication de la présente loi au Journal Officiel, ce qui, si tout va bien, devrait nous amener à Novembre 2010.
Une mise en oeuvre qui devrait être relativement rapide, donc !

En espérant, pour le bien de tous, que cela diminuera un peu les « abus » des Sociétés de Crédits concernant leur « utilisation » des procédures à leur avantage !
Voir : De l’utilisation du “traitement des situations de surendettement” par les sociétés de crédit

Autres aspects de la réforme :
¤ Projet de loi portant réforme du crédit à la consommation adopté – crédits
¤ Projet de loi portant réforme du crédit à la consommation adopté – FICP
résumé :
Adoption du projet de loi de la réforme du crédit à la consommation – FICP, surendettement, crédits

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Projet de loi portant réforme du crédit à la consommation adopté – FICP

Dernière partie de l’analyse de la réforme du crédit à la consommation, qui concerne le FICP (Fichier national des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers)… qui se voit ma foi tout chamboulé par cette réforme ! (article 33-4 du Code de la Consommation)
Un chamboulement aux conséquences concrètes multiples.

En effet, en son I, il est précisé (c’est maintenant écrit, alors que c’était auparavant tacite) :
l’inscription d’une personne physique au sein du fichier n’emporte pas interdiction de délivrer un crédit
Etant entendu que ce fichier est destiné à donner aux établissements financiers un élément d’appréciation :
– de la solvabilité des personnes qui sollicitent un crédit
d’une part
– des décisions d’attribution des moyens de paiement d’autre part

Il est à noter que, comme précédemment, les frais afférents à l’inscription au FICP ne peuvent être facturés aux personnes physiques concernées.
Et que, comme précédemment, la personne doit être radiée du fichier dès que l’incident est régularisé, et qu’en tout état de cause, l’inscription ne peut excéder 5 ans.
Et qu’enfin, tout dépôt d’un dossier de surendettement donne lieu à l’inscription au FICP du déposant.

Mais c’est sur ce dernier point que les changements intervenus sont indéniablement les plus importants.
En effet, si, comme précédemment, les mesures du plan conventionnel de redressement y sont recensées, la durée de cette inscription ne peut désormais excéder 8 ans (au lieu de 10, comme la durée d’un plan de désendettement).
Mais ce délai peut encore être ramené à 5 ans lorsque les mesures du plan conventionnel […] sont exécutées sans incident.
Cette même durée de cinq ans sera celle retenue dans le cas où la personne aura bénéficié d’une procédure de rétablissement personnel (au lieu de 8 auparavant).

Il est à noter que, comme pour les chapitres concernant la procédure de surendettement, ces dispositions devraient entrer en vigueur en Novembre 2010, et qu’elles s’appliqueraient aux personnes pour lesquelles des informations les concernant sont inscrites, à cette date, au fichier mentionné à l’article L. 333‑4 du code de la consommation (qui concerne donc le fichage au FICP).
Une bonne nouvelle pour les surendettés qui voient leurs moyens de paiement limités, ou sont interdits de crédit, même en cas de nécessité absolue, et même s’ils respectent scrupuleusement leur plan de désendettement.

fichage FICP - interdiction de crédit
image piquée à le petit poucet du crédit, dont, exceptionnellement, je ne fournis pas le lien…

Le projet adopté entérine par ailleurs, et c’est une bonne chose, la création d’un comité chargé de remettre au gouvernement, dans un délai d’un an, un rapport concernant la création d’un registre national des crédits aux particuliers (autrement et ailleurs dénommé fichier positif).
Deux réserves majeures sur ce point :
– la composition de ce comité doit être fixée par décret… nul doute que de celle-ci dépendra l’orientation du rapport
– le texte ne mentionne pas le délai au terme duquel le gouvernement devra tenir compte dudit rapport…

Il institue également une commission temporaire d’évaluation, chargée d’évaluer les effets de la mise en place de cette loi, de la transcription de la directive 2008/48/CE du Parlement européen et du Conseil, du 23 avril 2008, concernant les contrats de crédit aux consommateurs, et les conséquences de l’entrée en application de la loi sur la distribution du crédit aux particuliers et la prévention du malendettement, ainsi que les effets de la réforme de la procédure de traitement du surendettement des particuliers, qui devra remettre un premier rapport avant le 12 Mai 2011.
A suivre !

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Précédentes analyses et autres liens utiles :
¤ Projet de loi portant réforme du crédit à la consommation adopté – crédits
¤ Projet de loi portant réforme du crédit à la consommation adopté – surendettement
résumé :
Adoption du projet de loi de la réforme du crédit à la consommation – FICP, surendettement, crédits

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Projet de loi portant réforme du crédit à la consommation adopté – crédits

Après différents amendements et remaniements, le projet de loi a donc été définitivement adopté par le Sénat le 21 Juin, et les décrets d’application devraient voir le jour début juillet.

Rappelons que ce projet comporte indéniablement des avancées, mais reste aussi un peu sur le reculoir pour certains points.

C’est ainsi que les crédits renouvelables (revolving) seront davantage encadrés, et la publicité les concernant réglementée.
Mais le taux d’usure qui leur est appliqué demeurera… mais sera surveillé !!! Quel humour…
Un comité […] est chargé de suivre et d’analyser, notamment au regard du mode de fixation des taux de l’usure, le niveau et l’évolution des taux d’intérêt des prêts aux particuliers.

Quant à la publicité, et à la manière dont sont accordés les crédits revolver, les dispositions prêtent à sourire… un peu jaune !
Le taux global devra ainsi être écrit dans des caractères aussi gros que les autres informations ! C’est bien le moins…. (art L311-5)
Un certain nombre d’interdictions voient également le jour, comme celle de laisser entendre que le prêt améliore la situation financière ou le budget de l’emprunteur…
Ca va pas être très facile, de contrôler les pubs et la taille des différents caractères utilisés… La DGCCRF risque d’avoir du boulot !
Mais la plus mignonne, à mon humble avis, c’est quand-même celle-ci :
Les personnes chargées de fournir à l’emprunteur les explications sur le crédit proposé et de recueillir les informations nécessaires à l’établissement de la fiche prévue à l’article L. 311‑10 sont formées à la distribution du crédit à la consommation et à la prévention du surendettement. (art L311-8) Vont avoir du boulot, les organismes de formation !!!

Reste que la responsabilité demeurera du côté de l’emprunteur :
Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
Bon, j’exagère ! L’art L311-9 précise que Avant de conclure le contrat de crédit, le prêteur vérifie la solvabilité de l’emprunteur à partir d’un nombre suffisant d’informations… Reste à savoir quel est le « nombre suffisant » de ces informations.

Enfin, et j’en arrête là avec cet aspect de la réforme, l’article L311-8-1 impose que le consommateur doit disposer de la possibilité de conclure un contrat de crédit amortissable à la place d’un contrat de crédit renouvelable.
Mais le montant au-dessus duquel cette obligation intervient doit être fixé par décret… attendons donc sa publication !
Idem pour cet alinéa : Si le montant du crédit accordé est supérieur à un seuil défini par décret, la fiche doit être corroborée par des pièces justificatives dont la liste est définie par décret.
Soulignons qu’un droit de rétractation (art L311-12) est introduit, ce qui est une bonne chose, et que chaque échéance devra rembourser une partie du capital (art L311-16) !
Et j’en termine : les cartes de crédit devront, par défaut, proposer une option d’achat au comptant (art L311-17), et il sera plus facile de demander une déchéance du droit aux intérêts (art L311-48).

Une petite insertion intéressante concernant le rachat (regroupement) de crédits :
Lorsque l’opération porte sur la totalité du montant restant dû au titre d’un crédit renouvelable, le prêteur rappelle à l’emprunteur la possibilité de résilier le contrat afférent et lui propose d’adresser sans frais la lettre de résiliation signée par l’emprunteur. (art L313-15)

Voir aussi :
¤ Propositions d’amendements de la Commission des Affaires Sociales (réforme du crédit à la consommation)
¤ Réforme du crédit à la consommation – évolutions au Sénat et autres réflexions
¤ Réforme du crédit à la consommation – le Sénat amende le texte
¤ Surendettement & crédit à la consommation : les chiffres et la lettre
¤ La réforme du crédit à la consommation vu par Mme Lagarde… un revolver désarmé ?

L’ensemble des nouvelles dispositions est résumé dans ce billet : Adoption du projet de loi de la réforme du crédit à la consommation – FICP, surendettement, crédits
et plus détaillé dans ces deux autres articles :
¤ Projet de loi portant réforme du crédit à la consommation adopté – surendettement
¤ Projet de loi portant réforme du crédit à la consommation adopté – FICP

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Parkinson : lorsque la maladie et la créativité se rencontrent

Le Musée grenoblois des sciences médicales a exposé durant deux mois une exposition intitulée “Parkinson, créativité, dopamine”. Cette exposition a présenté les œuvres de treize artistes atteints de la maladie de Parkinson. La passion créative développée par ces patients traités au CHU de Grenoble semble liée au traitement dopaminergique qu’ils reçoivent pour soigner leur maladie de Parkinson.

lorsque la maladie et la créativité se rencontrent - Source de l'image : http://www.24hsante.com

“Parkinson, créativité, dopamine”, une exposition pas comme les autres
Dans l’esprit du grand public, la maladie de Parkinson est généralement associée à la déchéance physique et morale. L’exposition “Parkinson, créativité, dopamine” qui s’est déroulée au Musée grenoblois des sciences médicales, démontre que ce devenir n’est pas inéluctable. Treize malades, suivis à la clinique de Neurologie du CHU de Grenoble dirigée par le Pr Paul Krack, ont présenté leurs œuvres dans le contexte de leur maladie et de leurs traitements. Sont au rendez-vous tant la peinture, que la sculpture, la photographie et le conte. L’exposition a été réalisée avec le soutien du Conseil Général de l’Isère, de la Ville de Grenoble et du CHU de Grenoble et la vente du catalogue était au profit de l’association France Parkinson.

Des malades de Parkinson qui renouent avec l’art
La maladie de Parkinson est une pathologie neurologique qui provoque des troubles moteurs progressifs (hypertonie musculaire, tremblements au repos et lenteur des mouvements appelée akinésie). C’est pourquoi elle semble synonyme de dégénérescence motrice et certainement pas de créativité. Pourtant, l’équipe du Pr Paul Krack a découvert que le traitement dopaminergique que reçoivent les malades de Parkinson qui fréquentent la clinique de Neurologie leur permettait de retrouver une vie enrichissante pendant de nombreuses années. L’équipe de psychologues et de médecins de la clinique de Neurologie de Grenoble, et de son unité des Troubles du Mouvement dirigée par le Pr Pierre Pollak, assurant le suivi de ces patients, a en effet constaté que le comportement et la motivation des patients parkinsoniens pouvaient être influencés par la maladie et par le traitement dopaminergique utilisé.

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Opération 1er juillet: aider les ménages à faible revenu

La ville de Montréal a lancé hier son «Opération 1er juillet». Opération 1er juillet, c’est un service d’aide pour les familles montréalaises à faible revenu qui doivent trouver un nouveau logement d’ici le 1er juillet.

Il s’agit d’un service téléphonique où les familles et personnes qui craignent de se retrouver sans domicile à compter du 1er juillet peuvent s’inscrire. L’année dernière, c’est 70 ménages montréalais qui avaient profité de ce service selon les statistiques enregistrées. Continuer la lecture →

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assistante sociale contractuelle

stop à la multiplication du travail précaire dans la fonction publique territoriale ! assistante sociale contractuelle (catégorie B ) je viens d’effectuer un remplacement en service spécialisé RSA rémunéré 1000 euros/mois pour 80% de temps de travail ! sachant que mon métier est d’accompagner et de soutenir les précaires et personnes  démunies,  comment mener à bien sa mission sans y voir une once de cynisme de la part de l’employeur ?

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PETITION

PETITION

Bonjour,

Je m’appelle Martine LORIN, j’aurai 58 ans en octobre prochain.

J’ai perçu le RMI à compter du 1er septembre 2008 puis, fin Mai 2009, il a été suspendu par un contrôleur du Conseil Général d’Eure et Loir avec la complicité d’une des responsables des services sociaux rue Gouverneur à Nogent le Rotrou.

Qu’il y ait 1 contrôle du RMI/RSA, je l’accepte, mais plus d’un an après, c’est un véritable « viol » de mes droits fondamentaux. Il en résulte que je ne peux prétendre à aucun soin médical..

Imaginez-vous ne pas recevoir durant un an, ni salaire, ni retraite, ni aucune ressource.

Je suis dispensée de recherche d’emploi depuis deux ans.

J’ai fait tous les recours auprès des services compétents, aucune réponse ou justificatif ne m’a été fourni à ce jour.

Cette situation est intolérable, parfaitement injuste et véritablement scandaleuse et je pèse mes mots.

J’ai passé des fêtes de fin d’année terriblement difficiles. Je n’ai pas pu me rendre chez mon fils et mon petit fils afin d’y passer les fêtes en famille.

Depuis 1986 et l’institution du RMI, l’Etat a le devoir de secours envers les personnes qui n’ont pas de ressource pour vivre.

Le contrôleur du Conseil Général d’Eure et Loir est, à mon égard, au-dessus des Lois, pour le versement du RSA institué par la loi du 1er juin 2009.

Je vous remercie d’avance d’être nombreux à faire savoir autour de vous, proches et amis, ma situation et de m’apporter votre aide et votre soutien en signant la pétition ci-dessous et en la diffusant en grand nombre à tout vos contacts.

Quant j’aurai atteint un très grand nombre de signatures, je transmettrai cette pétition au Conseil Général d’Eure et Loir.

Je vous remercie très vivement de votre soutien et je vous tiendrai informé de ma situation.

Martine.

NOM

PRENOM

PROFESSION

VILLE

ADRESSE MAIL

Formery

Nathalie

commerçante

St Pierre la bruyère

nathalie.grandeshaies@orange.fr

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