EFL : un remède contre la malnutrition ?

Etait sur la route ce soir (17/09), et ai entendu sur France-Info (mais je ne retrouve rien sur leur site…), une information qui m’a semblé incroyable !

Une petite chronique parlait donc de quelques hurluberlus qui se sont mis en tête de promouvoir la luzerne, très prisée par les adeptes de la macrobiotique… mais c’est sûr que ça ne doit pas représenter un marché colossal !
Le bétail est quant à lui un gros consommateur, mais pour des résultats nutritionnels à l’arrivée, qui, comparés à leur coût, sont modestes en regard de ce que j’ai entendu.

Car figurez-vous que l’on peut tirer de cette petite merveille de la nature (la luzerne, donc) des EFL (Extraits Foliaires de Luzerne), capables, en complément alimentaire, de protéger de la malnutrition un enfant pendant un an, pour la somme exorbitante de… 4 € !

La petite chronique parlait ensuite de ce savant fou, qui s’il était écouté pourrait mettre en péril toute une industrie agro-alimentaire et pharmaceutique – le professeur Eric Bertin, nutritionniste au CHU de Reims, pour ne pas le nommer.
Et le pire, c’est qu’une société (PROLIVIM, mais ne le dîtes à personne) a le culot de tenter de promouvoir ce produit, au risque de concurrencer Nestlé et tant d’autres. Heureusement qu’on n’a plus de surplus laitiers à écouler !

N’ayant rien trouvé sur France-Info, je me suis tout de même livrée à une petite recherche sur le net, où je lis, cessant mon ironie:
Plus riche que le lait en acides gras, il (l’EFL) apporte aussi trois nutriments essentiels : les protéines, le fer et la vitamine A.
Avec 5 à 10 grammes par jour et par personne de cette poudre verte mélangée à l’alimentation de base, l’anémie disparaît en trois mois, et la santé des femmes et des enfants est renforcée.
– l’Europe est vache avec l’Afrique

En tant que médecin, l’introduction des EFL dans l’alimentation des personnes incarcérées me permet d’affirmer qu’il y a là une solution originale et peu coûteuse au problème de la malnutrition dans les prisons. – SOS enfants

À l’origine d’une très forte mortalité, notamment par le biais d’une plus grande vulnérabilité aux maladies infectieuses, la malnutrition favorise également l’apparition de handicaps. Le manque de protéines et de fer chez l’enfant de moins de 6 ans induit tout particulièrement un sous-développement du système neurologique et la carence en vitamine A provoque une cécité définitive chez 500 000 enfants par an – Pronatura

Je vous laisse découvrir les détails !
Mais je trouve hallucinant que cette initiative ne trouve pas davantage des soutiens! Pas seulement financiers…

Pour en savoir plus :
– APEF – Association pour la Promotion des Extraits Foliaires en nutrition
– PROLIVIM – Protéines et Nutriments essentiels à la vie

– l’Europe est vache avec l’Afrique – Un projet industriel contre la malnutrition ?
– SOS enfants – Les extraits foliaires de luzerne en supplémentation des rations alimentaires dans les prisons de Madagascar
– PRONATURA – Lutter contre la pauvreté – Un complément alimentaire révolutionnaire pour lutter contre la malnutrition
– L’Agriculteur – Les EFL au secours des mal nourris

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La Rentrée !

Eh oui, nous y sommes tous !
A la rentrée, des classes, des affaires, de la politique, des syndicats… difficile de faire front à tout !

J’en suis là, à ne pas réussir à faire front, et encore moins à commenter (donc à écrire !), alors qu’il y aurait tellement à dire !

Que choisir d’ailleurs ?

Les heures sup des profs (un peu contraintes), alors que la suppression de milliers de postes est annoncée ?

La TVA sociale qui a des vapeurs du fait de la crise boursière et de ses conséquences ? (voir article à ce propos: Quand les places financières s’emballent… ça déballe !). Mais qui, ne rêvons pas, fera sa réapparition à la moindre occasion !

Le rappel d’Hortefeux -on ne sait commandité par qui !- aux préfets des objectifs à atteindre en termes de reconduites à la frontière (autrement dénommées expulsions de sans-papiers) ? (voir la rubrique expulsions… et elle est toute petite !).

L’attaque en règle contre les régimes spéciaux de retraite ? (entendre privilégiés, quand on dit spéciaux !), quand ces régimes ont justement été obtenus en contre-partie d’une pénibilité du travail, ou de conditions de rémunération minimalistes… Facile de dire qu’il suffit de les supprimer, au nom d’un principe de soit-disant égalité ! L’égalité pour qui ? Et, question subsidiaire, mais néammoins essentielle: à qui profite cet effet d’annonce, pour des résultats économiques somme toute assez ridicules, sinon à ceux qui bénéficient de privilèges bien plus notoires (et incomparables en termes de finances), ou à ceux qui jouent sur la démagogie et le principe de l’opposition (voire la confrontation) de certaines catégories à certaines autres. C’est pathétique ! Et loin de moi l’idée qu’il ne faille pas se pencher sérieusement sur ces régimes spéciaux, et de tenter de les mettre à jour de façon équitable. Mais, de grâce, pas en leur jetant, a priori et par principe, l’anathème !

Ou l’occasion rêvée et donnée sur un plateau par la coupe du monde de rugby d’expulser des squatteurs et autres campeurs…

Ou plus prosaïquement la « victoire » des anciens employés de Moulinex, pour non respect du plan social.

A moins qu’il ne s’agisse du retour sur le devant de la scène d’Eva Joly et de Robert Badinter, réagissant à quelques menus détails de la politique « judiciaire » de notre nouveau gouvernement…

Bref, les thèmes ne manquent pas, et j’en oublie sûrement (comme une certaine fusion qui prête largement à discussion…), mais vraiment, je n’ai pas le temps de pousser l’analyse, ni de chercher des liens et commentaires intéressants.

N’hésitez pas de votre côté à partager vos infos !

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Une justice… sur mesure ?

Notre gouvernement s’orienterait-il vers une justice sur mesure ?

C’est ce que laisse entendre Eva Joly, juge d’instruction de l’Affaire Elf (avec les conséquences que l’on sait, mais qui sont sans doute bien en deçà de ce que l’instruction aurait pu réellement mettre à jour !), et auteur du livre « Est-ce dans ce monde là que nous voulons vivre » – Edition « Les Arenes »:
Je ne comprends pas un pays qui responsabilise ses enfants et ses fous et « irresponsabilise » ses élites: cela me paraît une grave erreur et une absence de compréhension de ce qu’est la criminalité organisée ou la criminalité économique.
C’est un extraordinaire et étrange choix […] de soutenir les délinquants, […] finalement contre les victimes, car le droit pénal protège les victimes.
Dire que ce n’est pas grave de présenter des comptes inexacts ou de ne pas respecter la différence entre sa propre poche et la poche de l’entreprise, c’est grave.

Et de comparer la dernière proposition en date de notre cher président Sarkozy, à la politique menée par Silvio Berlusconi… Qui, lui, y avait des intérêts directs, ce qui ne pourrait évidemment pas être le cas de notre omniprésent (merci au « Canard » pour cette expression: je la trouve « trop bonne » !).

Loi contre la récidive et peines planchers, comparutions immédiates facilitées, d’un côté; délinquance en col blanc, absolution de délits financiers et de détournements de fonds -voire de blanchiment ?- de l’autre…
Faudrait-il s’en étonner, quand tout le discours -enfin, l’essentiel !-, et la « réforme », tournent autour du « travailler plus pour gagner plus », de l’argent producteur d’argent pour le bienfait de tous, du tout-économique pour relancer l’économie et promettre un avenir radieux à chaque travailleur ?
Non. Il y a de la cohérence dans cette démarche, mûrement réfléchie.
Il est vrai que l’extorsion de fonds ne tue pas… du moins en direct.

Il reste qu’au-delà de tout dogmatisme et de toute idéologie, cette démarche-là pose bien des questions sur la justice sociale, sur la démocratie et la république, et leurs fondements… et sur la justice tout court (assortie de l’impartialité et de l’indépendance qui lui sont dues) !
Une Justice que l’on pourrait mieux nommer équité, tant « la Justice », telle que se l’approprient les politiques, semble dénaturée et perdre de son sens.

Sources :
– Eva Joly compare Sarkozy à Berlusconi – France 2
– Droit des affaires : Eva Joly critique durement Sarkozy – Challenges
– Dépénaliser les affaires, une « grave erreur » selon Eva Joly – Les Echos
– Dépénalisation du droit des affaires : la politique du deux poids, deux mesures – Syndicat de la Magistrature

voir aussi sur la dépénalisation du droit des affaires :
dépénalisation du droit des affaires contre tolérance zéro pour la petite délinquance – inquiétude des magistrats et des syndicats – LDH

et la réaction du juge Van Ruymbeke – Nouvel Obs

Edité le 15/12/07

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Articles connexes :
– Une justice aux enchères… ou les challenges de la justice ?
– Commentaires sur le Discours de Mme Lagarde à l’Assemblée Nationale

Et je ne résiste pas à la tentation -non corruptionnelle… allez, faisons dans la création et le néologisme!- de vous recommander un spectacle, tiré du bouquin d’Eva Joly, et de quelques textes inspirés de Louisa Paulin :
Le monde à l’envers
Spectacle théâtral et musical pour deux voix et contrebasse
… à propos de la délinquance en col blanc

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Une relaxe… pour la solidarité !

J’ai commis un petit article sur les expulsions de sans papiers qui s’effectuent sur des vols réguliers d’Air France, en relatant certaines réactions indignées et citoyennes de certains passagers face aux mauvais traitements subis par ces expulsés (et non contre les expulsions, comme je l’ai entendu ce matin !), en me demandant qu’en sera-t-il du sort de ces citoyens lamda ???, dont certains ont été poursuivis pour « provocation à la rébellion » (sic !).

Bonne nouvelle, le 4 Septembre: 2 passagers inculpés (vol Paris-Bamako du 26 Avril) ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Bobigny !

Marie-Françoise Durupt, une Française de 60 ans a déclaré à la fin de l’audience « Je ne suis pas une délinquante, tout citoyen a le droit de dire ce qu’il pense de l’action de la police quand elle emploie des méthodes inhumaines ».
L’autre prévenu est un Franco-Malien, qui préfère garder le silence -je tais donc son nom par respect pour cette position-. On se demande d’ailleurs bien pourquoi il souhaite garder le silence !!!

RESF se félicite pour sa part de de cette victoire pour la solidarité et la démocratie !

A cette occasion, Philippe Decrulle, chef de cabine chez Air-France, et présent lors de l’audience, a déclaré: «C’est parce qu’il y aura toujours des actions citoyennes comme la sienne que, si expulsion il doit y avoir, cela doit au moins se faire sur des vols civils -et dans un minimum de respect de la dignité humaine, me permettrais-je d’ajouter !-. Rien ne doit se faire qu’on ne puisse pas voir». A ses yeux, Maire-Françoise Durupt est une «Juste». Ce qui nous rappelle de bons souvenirs !
Parce que, bien sûr, l’alternative à ces protestations qui se multiplient, n’est rien moins que la location d’avions à des compagnies privées, ou l’utilisation d’aéronefs de l’armée… qui sont déjà en cours.
Ce qui aurait pour conséquence de ne plus avoir aucun regard « citoyen » sur ces expulsions plus ou moins respectueuses du droit et des règles déontologiques minimales… ou devrait-on dire mini-maux ?

Ce qui va par ailleurs à l’encontre de plusieurs demandes émanant des syndicats, et demandant à juste titre, que les personnels et passagers d’Air France ne soient pas pris en otage de ce genre d’expulsions…

Cruel dilemme !

Bravo en tout cas à cette sexagénaire en verve et en action, à ce pilote prévoyant et lucide, à ce franco-malien qui souhaite que sa « position » ne soit pas ébruitée… et à tous les autres !
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Sources :
– Les expulsions via Air France…
– Marie Françoise Durupt relaxée, une victoire pour la solidarité et la démocratie – RESF
– Un espoir pour les opposants aux expulsions – Libération
– Relaxe de deux passagers d’un vol Paris-Bamako s’étant opposés à une expulsion – 20minutes
– Les rebelles du vol Paris-Bamako relaxés – Libération

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Fonction Publique et Modernité

André Santini, secrétaire d’Etat à la Fonction publique, dans le sillage de Nicolas Sorkozy et François Fillon, promet la diminution du nombre de fonctionnaires, au nom des économies et de la modernisation.

Ce dogmatisme, qui préfère le slogan à la réflexion, et privilégie l’effet d’annonce à la véritable réforme, devient aussi insupportable que le dégraissage du Mammouth préconisé par Claude Allègre.

Car enfin, que signifie sur le fond cette affirmation non justifiée ?
¤ Les fonctionnaires, certes nombreux, mais moins que ne le prétend Santini, remplissent des fonctions, et répondent à des missions de service public.
Lesquelles missions sont parfaitement futiles, puisqu’il ne s’agit que de préoccupations accessoires aux yeux du citoyen: enseignement (ou éducation), santé (ou soins), transports (ou réseau routier, transport ferroviaire, aérien ou maritime), sans compter les impôts (ou finances), très impopulaires, mais sans lesquels seuls quelques rares privilégiés pourraient survivre sur une petite île conçue pour l’autarcie… J’en oublie forcément, mais les privatisations rampantes du courrier, de l’énergie, et bientôt des mairies (non, je rigole!), en font bien sûr partie, sans compter tout le secteur de l’aide sociale, déjà largement décentralisée… et parfois totalement inique.
¤ Les Fonctionnaires coûtent cher à l’Etat, donc alourdissent inutilement nos impôts, et surtout les charges des entreprises ! Lesquelles entreprises, et leurs salariés et dirigeants, ne bénéficient en aucun cas des services de ces fonctionnaires luxueux.
¤ L’économie française, qui connaît un taux de croissance record, et de créations d’emploi exponentielles, peut tout à fait se passer de ces parasites – ponctionneurs du budget de l’état.

Je sors de l’ironie, pour tenter d’élever quelque peu le débat.
– Les Fonctionnaires, dans leur très grande majorité, remplissent des missions de service public.
Qui les remplira quand ils ne seront plus là ?
– Les Fonctionnaires coûtent cher.
Combien coûterait de « privatiser » les services qu’ils rendent ?
– Que deviendrait la France, son tissu économique et social, sans ces fainéants-de-fonctionnaires, privilégiés parmi les privilégiés… et inutiles ?
– Supprimer un fonctionnaire sur deux.
Autant de salariés-consommateurs, même si leur pouvoir d’achat n’est pas mirifique, qui ne rapporteront plus rien en termes d’impôts et de consommation (pourtant 2 grands moteurs de notre économie…), et risquent de se retrouver exclus du tissu social (ce qui risquerait de coûter cher à la Société, pas seulement en termes économiques).

Il y a bien sûr 10 000 façons d’envisager le problème, et je ne prétends en aucun cas les épuiser…
Et il est bien évident qu’il faut moderniser, assouplir, rentabiliser, optimiser, la Fonction Publique. Bref, qu’il faut réfléchir à ses fonctions, ses missions, sa rentabilité, sa modernisation, son perfectionnement.

Que nos impôts ne fassent pas faire du gras à des fonctionnaires inutiles et/ou inutilisés, l’intention est louable.
Que la seule solution proposée se résume à la diminution péremptoire du nombre de fonctionnaires en est une autre !

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Articles :
– Les mauvais comptes du fonctionnaire Santini
– Santini: « C’est pas moderne autant de fonctionnaires! »
– Est-il moderne de réduire le nombre de fonctionnaires?


Interview de Santini sur les fonctionnaires
envoyé par rue89

Autres articles sur le sujet :
– Une justice aux enchères… ou les challenges de la justice ?
– La Réforme de l’Université : une libéralisation ?
– Pour une politique de service public pour l’enseignement supérieur et la recherche
– La Pentecôte est de retour ! Alzheimer, nous voilà…
– Heures Supplémentaires: fonction publique

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Une justice aux enchères… ou les challenges de la justice ?

Notre super-président, ne rate pas une occasion de glisser l’idée d’une nouvelle mesure judiciaire – pourvu que nous ne glissions pas dessus ! – à chaque nouveau fait divers pouvant émouvoir – à juste titre – le grand coeur des français.

Les deux dernières en date :
– réfléchir à la possibilité de traduire pénalement un criminel déclaré « irresponsable » (parce que malade psychiatrique) – cf les infirmières de Pau
– prévenir la récidive des délinquants sexuels – cf l’affaire du petit Enis enlevé par Francis Evrard
… qui viennent juste derrière les « peine plancher », fort discutées par les acteurs de la Justice …
Avec un effet médiatique visiblement positif non négligeable !

De la répression, toujours, et de la soit-disant sécurisation !

On ne peut que s’apitoyer sur ces « cas judiciaires » (et sur tant d’autres passés inaperçus !), et partager humblement la douleur des victimes et de leurs familles.

Mais là n’est pas le rôle des décideurs politiques !
Ceux-là ont la charge de faire la Loi, et donc les lois, et de la faire appliquer… donc de donner les moyens aux acteurs de terrain de les mettre en oeuvre.
Or ces moyens manquent cruellement – et ce n’est pas nouveau !-, les lois et directives diverses n’ayant été que rarement accompagnées de la dotation financière correspondante… donc des moyens humains et financiers.
Et les dernières ne sont pas davantage dotées que les précédentes !

Je n’ai pas compté combien de réformes de la justice ont eu lieu sous la houlette de Nicolas Sarkozy, mais on doit bien en être à une petite dizaine (rappelons qu’il a été un Ministre de l’Intérieur des plus actifs!), et grosso modo, elles vont toutes dans le sens du tout-répressif. Pour quels résultats ?
Je suis incapable de le dire, mais je ne crois pas que fondamentalement les choses aient changé, sinon le sentiment de persécution de certaines populations, et une grogne montante des personnels de la justice, et de ceux de la police (assez silencieuse…) face à la culture du résultat.

Je me permets en tout cas cette petite note, car il me semble pour le moins inquiétant, concernant les dernières « réactions » de notre Omniprésent, comme dit Le Canard, que la confusion se généralise entre « maladie » et « délinquance », et le traitement qui est fait de l’un et de l’autre.

¤ Un malade a en effet besoin de soins, et toutes les réactions que j’ai lues ou entendues à propos des « malades » en prison s’alarment d’un manque de moyens pour que le suivi soit effectif.
Or les « mesures » annoncées dans les 2 cas précités feraient encore encore plus davantage (je manque de superlatifs) appel à ces « soins » déjà indigents…
¤ Il est nécessaire de protéger la société, et ses individus, de certaines violences inadmissibles… quand elles ne sont pas impensables et impansables.
Mais la réclusion et la répression sont-elles pour autant les seules réponses envisageables ?

Il serait déjà bien que le système judiciaire puisse faire face aux « vrais » délinquants (encore que nombre d’entre eux soient certainement des « malades sociaux », et qu’il conviendrait de prendre des mesures en amont), les juger, les incarcérer si nécessaire, et leur proposer de réelles possibilités d’accompagnement vers la réinsertion sociale. Et qu’il puisse rendre justice aux victimes dans des délais raisonnables…
La victimisation, la criminalisatio et le recours exclusif à la répression risquent fort à moyen et long terme d’être le contraire d’une solution à cet épineux problème !

La Psychiatrie -autrement dénommée Santé Mentale, pour être plus politiquement correct– en France est « en crise », à l’image du système de santé, mais bien plus que celui-ci. Comment lui « demander plus » (cf un slogan bien connu), quand déjà elle n’arrive pas à faire face à ses missions premières ?
Mais pour le coup, au-delà de la question prosaïque des moyens, serait-il éthique et moral qu’elle soit ainsi instrumentalisée, et que ses patients -qui doivent en avoir beaucoup, de patience- soient uniquement considérés comme de dangereux criminels ou de dangereux récidivistes en puissance ?
Il s’agirait là d’une confusion des genres très dangeureuse, et qui a connu des précédents désolants !
Mais il est clair aussi que la Psychiatrie -autrement… non, je ne vous la refais pas !- est de plus en plus soumise à des tentatives d’instrumentalisation, qui mettraient en péril son essence même.

Le(s) sujet(s) ne se prête pas aux effets d’annonce, et il serait grand temps d’y réfléchir… sérieusement.
Mais la chose ne va pas être simple quand on annonce la suppression d’un fonctionnaire sur deux…

Quelques Articles : c’est forcément très limité, mais je ne désespère pas que des lecteurs plus avisés complètent la rubrique !

¤ irresponsabilité pénale et double meurtre à Pau
– l’irresponsabilité pénale pour démence – Journal d’un avocat
– Double meurtre de Pau: non-lieu « psychiatrique » pour Romain Dupuy – 20 minutes
– Double meurtre de Pau : non-lieu « psychiatrique » – NouvelObs

¤ Délinquance Sexuelle
– Délinquance sexuelle : «La loi actuelle est suffisante, ce sont les moyens qui manquent» – Libération
– Sarkozy relance la polémique sur les délinquants sexuels – 20 Minutes
Plus « politique » mais néammoins intéressant dans le contenu :
– Pédophilie : Sarkozy se borne à un « effet d’annonce » sans donner de moyens à la justice – PCF
– Sarkozy et la délinquance sexuelle : des effets d’annonce démagogiques – LO
Et 2 « commentaires » :
– Récidive des délinquants sexuels
– Plan anti-pédophile: quand Nicolas SARKOZY supplée rachida DATI

* Et je ne peux que vous renvoyer au livre et aux commentaires de Serge Potelli: « Ruptures” – bilan de 5 ans de politique sécuritaire.
Il me semble que ce bouquin est bien écrit, c’est à dire facile à lire et compréhensible par tout un chacun, et qu’il donne des informations difficilement accessibles par ailleurs…
* Je recommande aussi, parce que ce que j’y ai lu me semble pertinent et informatif, le site « Journal d’un Avocat »
* Quelques réactions éclairées des invités du Téléphone Sonne – France Inter – 29/08/07 :

Comment lutter efficacement contre la pédophilie ?

La politique qu’on nous propose devient la négation de toute politique puisque la loi finit par réaliser ce que, précisément, la loi devrait éviter : la réaction pulsionnelle et la vengeance
Denis Sieffert (Politis)

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Edité le 09/12/2007 :
Pour citer cet article, où il semble que le gouvernement modère ses ardeurs :
Le gouvernement renonce à juger les irresponsables – SarkoFrance

…et « la suite »… Une justice… sur mesure ?
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Chronique d’un surendettement – épisode 9 – Indecosa

Le Monsieur de l’INDECOSA m’explique donc :

– qu’en règle générale, la Commission de Surendettement se contente en effet de répertorier les dettes connues, et ne demande que rarement une révision des taux d’intérêt
– que si le Dossier de Surendettement n’aboutit pas, il peut y avoir un recours auprès du Juge de l’Exécution, pour demander une procédure de rétablissement personnel
– que le Dossier de Surendettement n’a aucune valeur suspensive sur les taux d’intérêt appliqués, et qu’il est donc normal que ceux-ci continuent à courir, même après proposition du plan de redressement (je rappelle que dans le cas d’Arthur ils s’élèvent à 1 000 € par mois ! ce qui absorberait en totalité ses revenus…)

Ce Monsieur ajoute, dans un de ses mails:
– Il est à remarquer qu’il n’y a pas d’accompagnement efficace du surendetté.
– D’autre-part, les politiques ont refusés un texte permettant de responsabiliser les organismes de crédits dans l’octroi répétitif de leurs services et ce sous la pression de ces organismes. Ils considèrent, que le consommateur est responsable de ses actes et par conséquent, de ne pas effectuer de dépenses supérieures aux réelles ressources dont celui-ci dispose.

La boucle est bouclée… mais nous n’allons pas baisser les bras !
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Faisant quelques recherche pour vous indiquer des liens utiles, je trouve ceci sur le site de l’UNAF (Deux nouvelles propositions de loi) :
* Une proposition de loi émanant d’Elisabeth Guigou relative à la lutte contre le surendettement
Le surendettement restant une préoccupation forte, Elisabeth Guigou propose des mesures de prévention visant à responsabiliser les établissements financiers préteurs.
Le crédit renouvelable serait sévèrement encadré et un fichier national recensant les crédits accordés aux personnes physiques, pour des besoins non professionnels, serait créé pour éviter l’accumulation dangereuse de crédits sans rapport avec les possibilités de remboursement des emprunteurs (autrement dénommé fichier positif).
Rappelons que la session parlementaire a pris fin le 21 février 2007.

Une proposition restée au fond d’un tiroir ?

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Chronique d’un Surendettement :
   – les faits : 1 – 2
   – la banque : 1 – 2
   – les organismes de crédit
   – les associations
   – la Commission de Surendettement
   – l’Aide Juridictionnelle
   – l’avocat
   – Assignation
   – Tutelle
   – reports
   – argumentations : FINAREF – COFINOGA – Banque Populaire
– liens utiles

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Une autre politique de l’immigration est-elle possible ?

Le sujet est épineux et complexe, invite à l’invective, et est davantage sujet à la passion qu’à la réflexion…

J’ai déjà fait référence plusieurs fois à ce sujet, en réagissant sur la problématique des « Droits de l’Homme » ( Préfet de l’Oise – Maire d’Argenteuil : pour l’assainissement de la France – APPEL DES ACTEURS DU MONDE CULTUREL – SANS PAPIERS LILLOIS – Les expulsions via Air France… – Les largesses d’Hortefeux ! ), mais voici un article, en forme de proposition, qui, me semble-t-il, approfondit un peu la réflexion, et fait des propositions concrètes !

Petit résumé personnel :
– subordonner toutes les décisions concernant les étrangers à un débat public et contradictoire
– rendre effectives les garanties juridiques données aux étrangers
– faire reculer la précarité
– dépénalisation du séjour irrégulier
– motivation individualisée de tous les refus de visas
– abolir l’internement administratif
– En revanche, le fonctionnement mécanique et aveugle de la machine répressive, telle qu’elle existe aujourd’hui serait très largement paralysé.

Pour une politique alternative de l’immigration

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La Réforme de l’Université : une libéralisation ?

La rentrée universitaire approche, avec une incertitude concernant la mobilisation ou non des étudiants, face à la réforme des Universités promise par Nicolas Sarkozy, via François Fillon et Valérie Pécresse…

Une réforme qui s’attaque essentiellement à la gouvernance des universités (augmentation des pouvoirs des Présidents et représentation réduite des enseignants-chercheurs), ainsi qu’à l’ouverture aux financements privés.

Avec l’avantage majeur de sortir d’un immobilisme mortifère, mais plusieurs risques inquiétants :
– la mise en concurrence des universités, et la possibilité d’en arriver à des inégalités flagrantes entre universités riches et universités pauvres;
– l’abandon de certaines recherches fondamentales, non rentables à court terme;
– la multiplication des disparités entre enseignants-chercheurs plus ou moins bien rémunérés;
– l’orientation des universités, et de leurs recherches, uniquement déterminées par le tissu industriel ou le bassin d’emploi local;
– pas sûr que la gestion « managériale », à l’image des entreprises, soit la bonne solution pour celle des universités…

Articles :
– L’université, un enjeu majeur, une réforme en trompe-l’oeil – Le Figaro
– Réforme de l’Université : « révolution culturelle » ou « régression féodale » ? – Marianne
– Réforme de l’université : le carburant du décollage – Beta Politique
– Réforme de l’université: la politique des petits pas – Observatoire Boivigny
– Autonomie des universités : les enjeux d’une réforme très attendue – Le Mensuel de l’Université
– Pas d’accord(s) ! – Sauvons la Recherche
– Université: Fillon déclare l’autonomie – Libération
– « historique » du projet de loi – e-tud.com
– Texte de Loi

Appels :
– Projet de loi organisant la nouvelle université : ATTENTION, DANGER ! – Sup Recherche
– Motions votées par les conseils universitaires – Sauvons La Recherche
– Pétition sur la loi sur l’autonomie des universités – JCR

L’Université, une réforme osée ?
Emission Cha Cha Tchatche – 27/08/07
– France Inter
avec:
Jacqueline Heinen – professeur de sociologie à l’université de Versailles, présidente de la CP-CNU (Conférence permanente du conseil national des universités
Anne-Marie Helvetius – Vice-présidence du conseil scientifique de l’Université de Paris 8
Christian de Montlibert – Sociologue, auteur de Savoir à vendre : l’enseignement supérieur et la recherche en danger, aux éditions Raisons d’agir, 2005
Merci à Giulia Foïs pour ses efforts de mobilisation !
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audio réforme université

Université en Danger 1
envoyé par lautrecampagne

Université en Danger 2
envoyé par lautrecampagne

Université en Danger 3
envoyé par lautrecampagne

Université en Danger 4
envoyé par lautrecampagne

Université en Danger 5
envoyé par lautrecampagne
« Le film « Université en danger » constitue le premier volet du long métrage « Université : le grand soir » à paraître fin septembre 2007. Pour soutenir cette initiative, vous pouvez dès à présent pré-acheter le DVD (10 euros) sur le site www.lautrecampagne.org ou par chèque à l’ordre de : L’Autre association, 3 rue des Petites Ecuries, 75010 Paris. »

voir aussi :
Pour une politique de service public pour l’enseignement supérieur et la recherche
et à propos de « Service Public » et d’économie, cet article de Ytti: Economie – Service public, monopole et entreprises privées
ainsi que Le savant et le politique

La Réforme de l'Université –

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Inégalités à l’école

L’égalité des chances est à la mode, et le mérite devrait être de plus en plus récompensé dans les années à venir, selon les dires de Nicolas Sarkozy et de Christine Lagarde…

J’ai quelques doutes à ce sujet, d’autant que les premières mesures du gouvernement vont plutôt dans le sens d’une consolidation des acquis (cf le paquet fiscal), et non d’une valorisation des acquis -qui reste complexe et difficile ! (validation des acquis)- qui pourrait peut-être effectivement permettre à certains de sortir du trou.

La réduction du nombre de fonctionnaires, en particulier dans l’Education Nationale, ne va sans doute pas arranger les choses !
A l’heure où l’éducation devient de plus en plus compliquée, où les exigences de l’emploi réclament un niveau de connaissances de plus en plus élevé, où le tissu social se désagrège du fait de l’exclusion, au sens très large du terme…
Car les enfants qui ne peuvent « bénéficier » des enseignements de l’école ne béficieront pas non plus des « enseignements » de leurs pairs ou de leurs aînés, eux-mêmes en marge de la société telle qu’elle va !

Une question fondamentale pour notre société, tout autant que celle de la santé, qui ne pourra sans doute pas se résoudre à coups de « il y a trop de fonctionnaires » !
Mais qui mériterait une réflexion approfondie, et une vision à moyen et long terme.

Articles :
– Les élèves d’origine étrangère : le poids des difficultés sociales – Observatoire des Inégalités
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