La Marche des Sans Rien… contre la précarité

Les Sans Rien, qu’est-ce que c’est ?
Ben c’est justement ceux qui n’ont rien, ou en tout cas pas grand chose !
Les précaires de tous poils, exclus de l’économie de marché, par manque d’emploi, handicap, ou toute autre raison.

Ils ont décidé de se mettre en marche, pour parcourir la France

« Les invisibles en marche »
Du 9 au 25 Juin 2008

Vous pouvez lire le manifeste complet, mais en voici quelques extraits :
Nous demandons l’aide de tous, enfin, nous rendre visible, enfin, oser se lever, pour réclamer le droit à une vie digne.
Nous allons nous battre, nous tenir debout, et soutenir ceux qui ne le peuvent déjà plus, et mourir peut être… Mais dans la lutte, sans plus avoir peur!
Nous n’avons plus rien, mais nous sommes toujours citoyens.
Nous sommes 11 millions, 11 millions de personnes non défendues, non entendues.
Exiger, que l’ont nous reconnaisse comme CITOYEN,
Exiger, que l’ont respecte notre dignité,
Refuser d’être infantilisés, humiliés.

Pour chaque ville nous avons besoin de témoignages (sur toutes les précarités) de gens qui luttent, qui ne baissent pas les bras, donner une autre image de nous, une image de gens combatifs et courageux, une équipe de reporter nous suivra, de Bordeaux à Paris.
Si vous avez des idées d’actions (débat, café à thème, rassemblement avec concert de casseroles (vides bien sur !), repas du style repas de quartier) n’hésitez pas à nous en faire part.
Nous avons besoin d’hébergement, de personnes qui nous accueillent à la gare, et connaissent bien la ville, et de gens qui localement peuvent contacter les médias.

Contacts :
sansrien33[at]aol.com
Tel : 0664241028

Bonne chance à eux !

Les étapes :
– Départ Bordeaux le Lundi 9 juin à 15H55
– Bayonne le Lundi 9 juin
Arrivée 17H33 départ 16H22 le 10/06
– Toulouse Mardi 10 Juin
Arrivée 20h06 départ 16h08 le 11/06
– Montpellier Mercredi 11 Juin
Arrivée 18h25, départ le 12/06 16h44
– Marseille Jeudi 12 Juin
Arrivée Marseille 18h25, Départ Marseille le 13/06 à 17h09
– Lyon Rhône Vendredi 13 Juin
Arrivée à Lyon 18h50, Départ Lyon 15h22 le 14/06
– Dijon Samedi 14/Dimanche 15 juin
Arrivée Dijon 17h23 ; Départ Dijon 14h50 le 16/06
– Strasbourg Bas Rhin Lundi 16 juin
Arrivée Strasbourg 18h29, Départ Strasbourg 17h38 le 17/06
– Metz Moselle Mardi 17 juin
Arrivée Metz 18h53, Départ Metz 13h 26 le 18/06
– Lille Mercredi 18 juin
Arrivée à 15h59 (Petite gare prés de Lille, de cette gare à Lille en bus voir horaire)
Départ (voir horaire de bus) 14h 47 le 19/06
– Rennes Ile et vilaine Jeudi 19 juin
Arrivée à Rennes 18h36, Départ Rennes 14h35 le 20/06
– Tours Indre et Loire Vendredi 20 juin
Arrivée 16h47 à Massy départ de Massy à 17h30
Arrivée Tours (St Pierre des Cors, bus jusqu’à Tours) 18H21
Départ de St Pierre des cors 17H53 le 21/06
– Paris les 21, 22, 23 et 24 juin
Arrivée Paris 18h50, Départ de Paris le 25/06 à 17h45

Edité le 10/06/2008 :

Un site a été mis en ligne :
Tour de France des SansRien : « LES INVISIBLES EN MARCHE »
Avec des contacts locaux pour quelques-unes des étapes.
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Recherche : CNRS, sciences humaines, sciences de la vie

J’essaie de poursuivre ma réflexion sur la réforme de La Recherche en France… ou sur la RGPP appliquée aux innovations futures.
J’essaie de résumer ici ce qui va se passer pour le CNRS (et qui est emblématique de cette réforme), tout en répondant en partie à notre cher anonyme par nécessité !

Encore une fois, je ne suis en aucun cas une spécialiste de la question, et ne prétends pas donner un point de vue expert.
Je soumets juste mes questionnements, parce que j’ose encore espérer que ce débat fondamental sortira des milieux spécialisés et directement impliqués, autrement dit que d’autres que les chercheurs se sentiront concernés !

Je ne vais pas me livrer au point par point auquel s’est livré Anonyme.
Je vais essayer de comprendre en quoi cette réforme m’inquiète, car, comment dire… ce qui me gêne, c’est moins la lettre que l’esprit. Pas les mesures une à une, mais la vision globale, et les perspectives qui s’y dessinent.

La modernisation, le changement, l’amélioration, sont, là comme partout, nécessaires, voire indispensables. Mais comme pour l’ensemble de la RGPP, c’est la vision globale qui me gratouille, et dans le cas précis bien au-delà de la perspective comptable.

Ainsi, le CNRS, organisme central et centralisateur de la recherche en France, risque d’être dépecé.
D’abord parce que certaines sciences en seront exclues, telles que celles dites sciences de la vie, ainsi que la recherche concernant l’informatique.
Or quand je dis que le CNRS est centralisateur, c’est parce que justement il est à même de coordonner des recherches pluridisciplinaires. Ce qui risque d’être plus compliqué après les dispositions actuellement préconisées.
Ensuite parce que l’évaluation jouira d’un étage supplémentaire. En termes de simplification et d’efficacité, il n’est pas certain que cela soit très productif.
Enfin parce que celui-ci va devenir une agence de moyens. Le terme technocratique recouvre une diminution du pouvoir décisionnaire et gestionnaire (et par voie de conséquence scientifique) du CNRS, qui de fait n’aura plus qu’à répondre à la commande.
Une commande qui sera encore plus aux mains du politique et de l’administration. Or, cher Anonyme, bien sûr que c’est l’entreprise France qui décide… mais jusque-là avec une petite marge de manoeuvre pour les chercheurs. Qui va encore se réduire. Si, les choses vont changer !

Il me semble que dans une perspective de long terme il aurait mieux valu au contraire renforcer l’indépendance de la recherche, en instituant des mécanismes de régulation démocratiques.
La démarche actuelle va en sens inverse, et il me semble que la crainte des chercheurs de la « vente à la découpe » est fondée. (voir Organisation de la recherche : bientôt la vente à la découpe).

Les sciences de la vie et l’informatique vont donc sortir du package… Pourquoi celles-là ? Pourquoi pas les autres ensuite ?
Anonyme, je maintiens : avec un risque accru que la recherche fondamentale soit le parent très pauvre de la recherche appliquée !
Quant aux sciences humaines et sociales, rarement rentables à court terme, elles devront se partager les 30 % du budget non alloué aux recherches prioritaires.
Je ne suis pas du tout sûre dans ces conditions qu’elles puissent vraiment développer leurs recherche, malgré cette affirmation : « On en a vraiment besoin pour comprendre les mécanismes sociaux et donc gouverner » !
Besoin de sondages, oui… Pour le reste….
Les recherches dans ce domaine sont souvent longues, et interdisciplinaires, sans avoir forcément un résultat immédiat.
Leur sortie du CNRS avait également été évoquée… Il est à craindre que ce ne soit que partie remise !

Concernant les moyens alloués, il semble bien que ceux-ci se feront sur projet, donc que les moyens financiers ne seront pas pérennisés… et les moyens humains pas davantage ! Il s’agirait en effet de pouvoir effectuer des recrutements ciblés pendant un ou deux ans pour combler les déficits dans certains domaines. Un ou deux ans, voire quelques mois ?
Il me semble, Anonyme, que cela ne concerne pas « surtout le personnel non-chercheur » !
Or une maître de conférences affirme dans Les chercheurs au rendez-vous (L’Humanité) que 50% de la recherche française est faite par des précaires… Pas sûr que ce soit le meilleur moyen pour être efficace !

S’agissant du crédit d’impôt recherche (CIR), je renvoie à cette magnifique analyse d’Alain Trautmann : Le Crédit Impôt-Recherche, mesure pertinente ou véritable escroquerie ?. Je crois que tout est dit, bien mieux que je ne pourrais le faire !
Je n’ai rien a priori contre le fait de donner de l’argent à la recherche privée. Je m’interroge sur la meilleure utilisation possible pour la recherche et les avancées scientifiques de budgets qui sont tout de même considérables !
Et si l’on suit le raisonnement de Trautmann, on ne peut que rester sceptique.
Que par ailleurs certains crédits ne soient pas utilisés demanderait en effet que l’on se penche sur la question, que l’on s’interroge sur les raisons de ces dysfonctionnements, et que l’on y remédie. Je crois que personne dans ce débat ne prône un immobilisme imbécile, et que tout le monde (ou en tout cas la grande majorité) souhaite une amélioration et une optimisation.

Il me semble que l’idéologie qui sous-tend ces réformes est en droite ligne de la primauté de l’évaluation, et de la culture du résultat. Deux éléments indispensables, mais qui n’ont plus grand sens quand tout se réduit à eux, en tout cas dans certains domaines. Et il me semble que la recherche fait partie de ces domaines où la réflexion mérite d’être grandement élargie, au même titre que les services publics, que la culture ou que l’éducation.
Par ailleurs, comme dans ces derniers secteurs, il semble que le but ultime soit un désengagement de l’Etat, au nom de quelques économies budgétaires… qui risquent de coûter cher à long terme !
Mais une fois que le démantèlement sera effectif, il sera bien difficile de revenir en arrière.

Quelques sources :
¤ bien sûr, le site Sauvons la Recherche, et en particulier (choix évidemment subjectif !) :
– Le financement de la recherche sur projets : une politique coûteuse et peu efficace
– Scientifiques, ouvrez les yeux !
– V. Pécresse, R. Bachelot, A. Syrota et l’organisation de la recherche

¤ plusieurs articles dans l’Humanité des 27 et 28 mai, dont :
– Les chercheurs reprennent la rue
– Il n’y a pas de réflexion sur la place de la science dans la société
– La recherche fondamentale doit garder une autonomie

Voir aussi :
¤ La Culture du Résultat dans la Fonction Publique
¤ Evaluation et Indicateurs dans les Politiques Publiques
et pour la réforme des universités (indéniablement liée) : LRU
sans oublier les lanceurs d’alerte… qui auront bien du mal à exister si les seuls guides de la recherche sont la rentabilité et le marché !

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Banques : obligation de conseil et d’information… et de mise en garde !

Entendu l’annonce de cette émission jeudi… vous comprendrez que je n’ai pas résisté : je vous la livre !!!

Les deux intervenants de l’émission (les banques, elles, ont refusé d’y participer), soulignent combien le rapport est déséquilibré entre les banques et leurs clients, livrant ces derniers aux arguments commerciaux et partiels (voire partiaux) des dénommés conseillers, assortis de diverses épithètes (bancaires, de clientèle, financiers…).

Alors, bien sûr, les banques éditent de belles brochures, qui donnent tous les détails des contrats.
Avec en gros ce qui est avantageux, et en tout petit, et dans une rédaction souvent très hermétique, dont la compréhension est réservée aux seuls initiés, tout ce qui pourrait l’être un peu moins !!!

Bien souvent, le contractant ne prend pas la peine de lire in extenso ces contrats.
D’abord parce qu’il fait confiance à son conseiller, et ne va pas chercher plus loin.
Ensuite parce que cela est long et fastidieux.
Enfin, et sans doute surtout, parce qu’ils sait pertinemment qu’il ne va rien comprendre aux finesses et subtilités du dit contrat !
Le contractant se retrouve donc bel et bien pieds et poings liés ! Et parfois grugé.

Mais il est facile de jouer sur les mots, les procédures, les mises en acte, de telle ou telle obligation.
L’argumentation, tant écrite qu’en plaidoirie, dans le cas d’Arthur, des organismes de crédit et de la banque, sont à cet égard exemplaires.
Bernard Génès souligne pourtant que dans les cas d’emprunts et autres crédits, le banquier est non seulement soumis à l’obligation de conseil et d’information, mais aussi à celle de Mise en Garde.
Ainsi, un banquier qui accorde un prêt à l’un de ses clients ne doit pas se contenter de l’informer des conditions du prêt, il est également tenu de le mettre en garde sur les éventuels dangers de l’opération eu égard à sa situation financière personnelle.
Une mise en garde insuffisante peut justifier l’allègement ensuite de tout ou partie de la dette de l’emprunteur.

Cette obligation de mise en garde n’existe pas pour les placements, ce que dénonce Daniel Richard.
De même, les deux intervenants soulignent l’ambigüité des termes emprunteur averti et emprunteur profane. Une distinction qui en dernier recours ne peut être tranchée que par le juge… sur des critères plus ou moins objectifs !
Par ailleurs, d’après Bernard Génès, le banquier doit regarder la charge d’endettement de l’emprunteur non pas seulement au moment où il emprunte, mais sur toute la durée du prêt.

Or il semble que les banques doivent exercer dans l’intérêt des clients, et non dans leur propre intérêt… Ah bon ?

Deux témoignages édifiants :

¤ Morgane (autour de la 20ème minute), raconte que sa banque lui a téléphoné pour lui proposer de mettre à sa disposition 1 000 €… avec insistance, semble-t-il !
L’auditrice a résisté, et Bernard Génès insiste sur le fait que tout crédit est soumis à la signature d’un contrat (offre préalable de crédit), qui peut être dénoncé pendant le délai de réflexion de 7 jours.
Mais combien de consommateurs, soumis à la pression de ces appels téléphoniques intrusifs, finissent-ils par accepter la proposition ? Combien parmi eux ont-ils la sagesse de renvoyer l’offre préalable en la refusant ?

¤ Caroline (37ème minute), pour sa part, ayant exercé la profession de banquière (plus précisément de conseillère de clientèle), se surnomme elle-même escroc… comme les assurances, ajoute-t-elle !!! Beau programme.
J’ai vécu des choses extrêmement graves, où il n’y avait aucune morale, aucune éthique, où on me répondait « on n’est pas des philanthropes, on n’est pas des assurances sociales ». De là à abuser de la méconnaissance des gens, de leur crédulité, et surtout de leur faiblesse, parce qu’ils étaient en manque et en demande…
Caroline ajoute : Contrairement à ce qu’on peut penser, les gens qui sont les plus rentables pour les banques ne sont pas ceux qui ont de l’argent, ce sont les débiteurs et les emprunteurs. On gagne beaucoup d’argent sur eux.
Et quand le client cumule les deux, c’est carrément le casino pour la banque !!!
L’exemple d’Arthur n’en est sans doute qu’un parmi des milliers d’autres.
Caroline finit en citant le slogan de la BNP dans les années 80 : « Votre argent m’intéresse »… à méditer !

Pour conclure, Daniel Richard affirme (37ème minute) : C’est simplement la peur conjointe du juge et du journaliste qui constitue le début de la sagesse du banquier. S’il n’y a pas médiatisation des procès qui sont gagnés, alors ça n’a pas valeur d’exemple, et les banques ne progressent pas.
Il ajoute à la 40ème minute, en réaction au témoignage de Caroline: La course au(x) profit(s) entraîne des dérives quotidiennes. […] il est forcé qu’il y ait des dérapages.
Course au profit dans les établissements bancaires que tout le monde dénonce, les clients et les employés
, disait plus tôt dans l’émission le même Daniel Richard.

Je ne connaissais pas ce Mr Richard (le bien nommé !), et je le regrette!
Mais quand j’ai découvert ce qui se passait pour Arthur, les procédés utilisés, l’ampleur de l’arnaque, une révolte puissante est née.
J’ai tenté d’alerter les associations de consommateurs, qui sont restées sourdes et muettes, à l’exception notable de Mr Della Vedova (INDECOSA), que je tiens à remercier une nouvelle fois pour ses précieux conseils.
J’ai aussi essayé de joindre divers medias… qui n’ont pas réagi.
Je reste persuadée, comme Daniel Richard, que c’est pourtant la seule façon de faire bouger les choses, puisque cela ne fonctionne même pas à l’Assemblée Nationale, tant le lobbying des banquiers est important, en particulier sur l’idée de créer un fichier positif (voir Crédit et surendettement : aubaine ou catastrophe ?).

La décision judiciaire sera rendue le 3 Juin pour Arthur.
Le doute reste grand, et la tension monte, avec des relents de culpabilité d’avoir embarqué Arthur dans cette aventure, si jamais l’issue devait se révéler négative.

Mais si elle est positive (pour Arthur !), je ferai tout mon possible pour la faire connaître et diffuser.
En étant bien consciente que je ne suis qu’un fétu de paille dans l’immense univers de l’information et de la communication.
Toute collaboration est donc la bienvenue !

Les invités :
– Daniel Richard, docteur en droit diplômé de l’institut Politique de Paris, auteur de « Mon Combat contre les banques » – Editions Max Milo
– Bernard Génès – Le Particulier

Mon combat contre les banques

Chronique d’un Surendettement :
   – les faits : 1 – 2
   – la banque : 1 – 2
   – les organismes de crédit
   – les associations : 1 – 2
   – la Commission de Surendettement
   – l’Aide Juridictionnelle
   – l’avocat
   – Assignation
   – Tutelle
   – reports
   – argumentations : FINAREF – COFINOGA – Banque Populaire
– liens utiles

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Discriminations aux interpellations ? Le « délit de sale gueule » en question(s)

Le délit de sale gueule : une idée reçue, ou une expérience quotidienne ? Un mythe ou une réalité ?

Je ne vais bien sûr pas répondre à la question, mais celle-ci vaut d’être posée… et dûment vérifiée !

J’ignore si la HALDE est compétente en la matière.
Le Sénateur de la Haute-Vienne, Jean-Claude Peyronnet, vient en tout cas d’alerter Brice Hortefeux, et la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (dont je découvre l’existence !) a été saisie.

Parce qu’un jeune sénégalais, qui partait en visite scolaire à Oradour sur Glane (ça ne s’invente pas !), a été gardé à vue pendant 5 heures… sur le seul motif qu’il n’avait pas ses papiers… et sans doute aussi (et surtout) parce que cet adolescent a le mauvais goût d’avoir la peau un peu noire (ou beaucoup, noire, peut-être même !!!).

Une question me turlupine, qui en induit quelques autres :
– pour un fait dénoncé, combien d’autres passent sous silence ?
– combien de victimes de ces discriminations connaissent l’existence de la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité, et sont donc en capacité de la saisir ?
– quelles suites sont données à ces saisines ?

Note :
Il ne s’agit pas tout à fait de la même problématique, mais cet incident me rappelle celui de Pierre-Damien Kitenge, qui a porté plainte contre Monsieur Gautier Béranger (fonctionnaire au ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement)….pour injures raciales et diffamation raciale.
SOS Racisme s’est saisi du dossier, rajoutant une plainte contre X pour subornation de témoins.
Où en est cette affaire, quelle sera son issue ?
Cette dernière serait-elle la même si le destinataire de la plainte avait été un quelconque quidam ?

Ces petits riens ne peuvent qu’entretenir une atmosphère délétère, aux relents de xénophobie, et concourir à la constitution de boucs émissaires.
C’est ça, la civilisation !

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Billet d’humeur : impôts et économies

J’ai déjà pesté plus d’une fois contre la RGPP, sa vision strictement comptable et à court terme, en perdant un peu de vue la mission des services publics.
Pesté contre des suppressions de postes aveugles, des réformes soit-disant de modernisation alors qu’elles vont avoir pour effet d’éloigner un peu plus le citoyen lambda de certains services, voire de ses droits (c’est en tout cas indéniable pour ce qui concerne la réforme de la carte judiciaire).
Pesté contre l’absence de vision globale de ce que doit ou devrait être une politique publique, et dans son sillage les services du même nom.

Ce qui se passe à cet égard dans l’Education Nationale en ce moment est exemplaire : dialogue de sourds, s’il en fut.
Mais ça l’a été pour les Franchises Médicales, et nous en promet de belles pour le système de santé dans sa globalité.
Et ne parlons pas de la Recherche, des Universités, de la Culture, de l’Emploi, de l’Equipement, du Logement… j’en passe, et des meilleures… mais tout y passe !

Il semble cependant évident (en tout cas à moi), qu’il y ait des choses à améliorer, des économies à faire, des organisations à revoir.
Et certaines mesures de la RGPP vont dans le bon sens. Dommage qu’elles ne soient pas réellement pensées dans un ensemble.

De ce fait, et dans ce contexte, il est des propos qui m’énervent, des démarches qui m’irritent, des mobilisations qui me semblent aussi inutiles qu’ineptes.

J’ai commis un petit post sur les impôts, humoristique, qui m’a un peu rappelé la lettre de Desproges à son Inspecteur…
J’ai trouvé ça rigolo, et il me semble que l’humour trouve souvent à dire en raccourci ce qu’il serait bien long d’expliciter avec tous les tenants et aboutissants.

Mais j’en viens au sujet de mon énervement, voire de ma colère…

Ca fait plusieurs fois que je reçois un mail, émanant de divers expéditeurs, invitant à ne plus faire sa déclaration d’impôts sur Internet, au prétexte que les 20 € de ristourne ne sont plus réservés qu’aux nouveaux déclarants.
Ce(s) mail(s), sous différentes formulations, invitent donc à faire sa déclaration sur papier, histoire que l’Etat en soit de sa poche, que les fonctionnaires des impôts aient plus de boulot, et qu’on ait l’impression de b…er le gouvernement…

MERDE !
On n’a pas mieux à faire que d’enquiquiner des fonctionnaires, que de faire augmenter le coût de traitement de nos déclarations, que de resquiller 20 € aux frais de la princesse ???
Le dernier mail en date évoque une économie (ou un surcoût, donc) de 140 millions d’euros pour l’Etat.
N’y aurait-il pas mieux à proposer pour l’utilisation de cette somme que de continuer à empoisonner la planète avec nos déclarations papier, à imposer leur traitement fastidieux à des fonctionnaires qui auraient mieux à faire, par exemple en luttant effectivement contre la fraude fiscale ???
N’y a-t-il pas de meilleure façon de mobiliser notre énergie, notre pensée, notre réflexion, que de se livrer à des comptes d’apothicaires encore plus vils que ceux du gouvernement ?
En se permettant de surcroît de parler d’un geste citoyen ?

Oui à la généralisation de la déclaration en ligne, voire à celle par téléphone, pour les situations simples.
Oui à la réflexion sur des sujets autrement plus importants et fondamentaux pour l’avenir de notre société.
Oui à un service fiscal qui a mieux à faire que de traiter les déclarations de millions de salariés et autres retraités qui n’ont pas grand chose à cacher.

Une seule réserve : c’est que les choses restent aussi simples pour ceux qui ne bénéficient pas d’Internet, et ne sont pas capables de gérer les choses par téléphone.

impôts par téléphone - humour
dessin de Snut
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Les pêcheurs et le gâchis

Les pêcheurs (enfin, certains), poursuivent leur mouvement, tandis que leurs porte-parole (?) se sont rendus aux chants de sirène pour le moins trompeurs de Michel Barnier et du gouvernement…

Nul doute en tout cas que la pêche, comme l’agriculture, et tout ce qui concerne l’économie des ressources naturelles (et l’économie tout court, d’ailleurs !) mériterait une réflexion approfondie, d’être traitée autrement que du point strictement rentable à court terme.
Ce n’est pas ce qui se passe actuellement, et la crise du carburant me semble être juste là pour révéler les absurdités d’un système qui, lui, reste bien en place.

Vous pouvez lire 2 articles intéressants sur Le Post sur le mouvement des pêcheurs… et l’hypocrisie des solutions proposées :
– 3 JOURS DE BAISSE, LES PECHEURS SONT CONTENTS, CA LAISSE 362 JOURS POUR SE FAIRE… AVEC UN S EN MOINS
– POURQUOI SARKOZY NE POURRA RIEN FAIRE POUR LES PECHEURS ?
– LES FILETS DERIVANTS DE BARNIER: TOUS EN PEDALLOS!!!

Les pêcheurs en grève s’en prennent maintenant à l’Europe, et à sa politique des quotas.
Une politique des quotas qui est censée préserver (du pire) les ressources halieutiques.

C’est dans ce contexte que j’ai entendu vendredi soir (23/05/2008) ce témoignage, qui m’a proprement hallucinée !
Il n’a que la valeur du témoignage, bien sûr, et je ne sais pas s’il est possible de le confirmer…
Mais il n’y a pas de raison non plus que ce Jean invente de toutes pièces ce qu’il raconte…
Et ce qu’il raconte, c’est que face aux quotas, établis tant bien que mal pour préserver les ressources halieutiques et la biodiversité marine, les pêcheurs industriels se permettent quant à eux de détruire des tonnes de poissons, en toute bonne foi, et en toute impunité ! Pour rien… Enfin, si, pour le profit, nous dit Jean.
Pour le profit de quelques armateurs, au détriment d’un équilibre naturel précaire, et de centaines de pêcheurs qui voient leur outil de travail (ou en tout cas leurs ressources) et leur source de revenus réduits à néant.
Lesquels pêcheurs sont ensuite soumis à la pression des soit-disant prix du marché…

Bref, je vous laisse écouter, c’est édifiant !
J’ai juste retenu ces 2 passages :
– 2 000 tonnes de poisson (mort) rejetées à la mer…
– 1 000 tonnes de poisson re-balancées à l’eau

et ce n’est pas lors du même voyage.

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Banlieues, immigration et mixité culturelle

Le Plan Banlieues de Fadela Amara ressemble une fois de plus à du saupoudrage, alors que s’occuper des banlieues et autres quartiers devient une urgence de plus en plus pressante, et que l’avenir-même de notre société dépendra du sort qui leur sera réservé, sans compassion ni commisération, mais en réduisant au maximum tout ce qu’elles et ils peuvent contenir de discriminations constitutionnelles (si elles ne l’étaient pas au départ, elles le deviennent, inexorablement).

France Inter a consacré le 21 Mai une journée à la mixité culturelle, terme fourre-tout où l’on se rend surtout compte que les échanges se font un peu à sens unique !
Et que la pensée et la culture dominantes ne laissent guère de place aux trublions des quartiers, qui pourraient pourtant se révéler les innovateurs de demain, si toutefois ils avaient un tant soit peu de marge de manoeuvre.

Il y a très certainement eu, au cours de cette journée, de nombreuses interventions intéressantes.
Sortie du boulot un peu plus tôt que prévu, j’ai eu juste le temps d’entendre Dominique Wolton (Directeur de recherches au Cnrs, Directeur de l’Institut des sciences de communication du Cnrs) faire un résumé magistral (et pourtant très simple !) de la situation, en quelques phrases (c’est moi qui souligne, et c’est pris à la volée : pardon s’il y a des erreurs !) :
D’abord, là comme ailleurs, les gens ont besoin d’un minimum de reconnaissance, de respect, de dignité. Ce qui est vraiment insupportable dans les banlieues depuis 30 ans, c’est qu’elles accumulent toutes les inégalités. […]
On fait de la banlieue qui devrait être le lieu de lecture des problèmes de société de demain, des forces et des faiblesses de nos sociétés, on en fait ce qu’il y a de pire […] C’est notre schéma mental qui est à l’envers […] La banlieue c’est l’école de l’altérité, oui, et toutes nos sociétés demain gèreront l’altérité. […] Dans les pays riches, nous n’avons aucun respect pour cet homme qui vient dans des conditions épouvantables pour travailler chez nous. Dès que vous n’avez pas le respect du pire, du plus pauvre, ça veut dire que vous mettez en chaîne toute la chaîne de la démocratie. Et c’est en cela que tous nos modèles politiques sont en retard.
Il faudrait envoyer tous les hommes politiques [et les femmes ! NDLR] qui ne sortent pas des centres villes pour aller voir ce qu’est la nécessaire cohabitation des banlieues. Et leur dire « mais toutes nos sociétés seront comme ça demain ».

La suite de l’intervention est assez intéressante aussi, sur les habitudes de recrutement en France (quelque peu sclérosées), et donc l’emploi… Interventions d’une auditrice, de Marc Cheb Sun (Fondateur et Rédacteur en Chef de « Respect Magazine« ), puis de Patrick Braouézec (Député de Seine St Denis et Président de la Communauté d’agglomérations de Plaine Commune).

Les banlieues méritent mieux qu’un plan (un de plus), et bénéficieraient sans doute davantage d’une véritable politique de la ville, qui n’en ferait plus des lieux à part, des pays, comme on dit dans les campagnes, hors de nos frontières, des ilôts aux règles internes et particulières… des endroits off.
Off services, off travail, off culture, off transports, off loisirs, off commerces… et de plus en plus off santé.
Le service minimum, eux, ils l’ont déjà !

Mais il est vrai que nous allons l’avoir tous bientôt, le service minimum, grâce à la RGPP !
Comme ça, il n’y aura plus ni discrimination, ni ségrégation !!! Enfin, sauf pour quelques privilégiés…

Merci en tout cas aux 3 (4) intervenants du Téléphone Sonne.
Un autre monde serait-il possible ?

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Une liste rouge pour les impôts ?

Reçu par mail (intitulé virus fiscal), cette petite BD, que je trouve ma foi bien mignonne…

Et si on s’y met tous, ça fait quoi ?

Allez, c’est juste pour rire !
Et c’est de circonstance.

petite lettre à votre inspecteur des impôts !

Merci à Charles Schultz (et à Snoopy !)… et à l’auteur anonyme du texte.

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Enquêtes participatives d’Agoravox

Enquête participative Agoravox

Menées par une équipe dirigée par un journaliste professionnel, les enquêtes participatives d’Agoravox sont une nouvelle forme de journalisme d’investigation où les internautes jouent un rôle de premier plan en apportant informations et témoignages et en contrôlant le travail qui se fait sous leurs yeux.

Quelle place pour les pauvres en France ?
1. Qui sont les pauvres ?
2. Comment les pauvres sont-ils perçus ?
3. Qui représente et défend les pauvres ?
4. Pourquoi n’arrive-t-on pas à éradiquer la pauvreté

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Ensemble pour une Santé Solidaire

Bruno Pascal Chevalier a arrêté sa grève des soins.
Par renonciation ?
Que nenni. Pour avoir toutes les forces nécessaires à relever son nouveau défi, la création du site et la mise en place d’actions, sous le leitmotiv Ensemble pour une Santé Solidaire, en partenariat avec l’inépuisable Christian Lehmann.
Ce site prend donc le relais à la fois de la grève des soins de Bruno Pascal, et de la pétition (qui a recueilli plus de 600 000 signatures) appel contre les franchises, si j’ai bien compris.
Un site qui a pour ambition de mobiliser, d’organiser des actions, mais aussi de faire des propositions concrètes. A vos claviers !

En attendant, vous pouvez signer la pétition :

A suivre !!!

Quelques idées :
¤ Après les franchises, le co-payement des médicaments les plus chers
¤ La sécu vous, nous appartient. Alors ?
¤ Accès aux soins : les jeunes médecins généralistes rejettent les franchises médicales
¤ Les jeunes médecins généralistes restent mobilisés pour un systeme de soins cohérent et solidaire
¤ Le trou de la Sécu… quel trou ?
¤ Vertus de l’économie de marché et assurance maladie
¤ La Sécu, l’Hôpital… et la franchise !
¤ Carte hospitalière : vers des déserts médicaux ?
… et quelques autres !

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