Audiovisuel Public : des discours évolutifs !

Je ne me suis pas lancée dans le débat sur la rénovation du PAF, très largement commentée, et pour laquelle je n’ai aucune compétence…

Une petite vidéo intéressante, cependant, qui pourrait figurer dans le bêtisier…

Et je me permets de mettre en exergue cette magnifique citation :

La politique de civilisation va s’exprimer dans une rénovation sans précédent de l’audiovisuel public.

C’est bien vrai, ça !
Encore mieux que la RGPP…

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Quand une assistante sociale succombe… à la délation !

J’ai relayé, à différentes reprises, les mobilisations de différents fonctionnaires, travailleurs sociaux, associations et mouvements divers (dernier en date : collectif alerte sociale 91), luttant pour que leurs missions ne soient pas détournées, voire récupérées.
Le mouvement « pas de zéro de conduite » a également participé à cette prise de conscience.

Prise de conscience ?
Oui. Que le mélange des genres, la confusion des missions, la judiciarisation croissante, la tentation de l’enfermement et de la répression à tous prix, et j’en passe, entraînent des dérives inadmissibles dans une démocratie… et très dangereuses pour les droits de l’humain.
Parce qu’il est inadmissible, déontologiquement, que certaines « commandes » soient faites à certains professionnels. Des commandes, au sens entreprenarial du terme, qui consistent, sous différentes formes, en des appels à la dénonciation, à l’utilisation d’informations recueillies dans l’exercice professionnel à d’autres fins que celles prévues par la fonction.

Mais si certains professionnels résistent, s’interrogent, s’insurgent, le climat ambiant ne peut que favoriser, voire inciter, ces actes de dénonciation.
Maître Eolas, qui n’a nul besoin de ma publicité, et peut difficilement être soupçonné de démagogie condescendante, ou de coeur d’artichautisme, vient de relater une de ces dénonciations : Dénonciation.
Le même qui, il y a quelques jours, avouait avoir quelque peu perdu ses moyens (enfin, c’est sans doute très relatif) face à une situation humainement intenable : Papy !.

Il doit bien sûr y en avoir d’autres, des dénonciations, sans doute des pires… Encore que pire qu’une dénonciation…
Qu’il y en ait une qui soit relatée sur le blog de maître Eolas me semble cependant exemplaire.
Exemplaire aussi que cette dénonciation soit le fait d’une travailleuse sociale.

Il n’est bien évidemment pas question pour moi de jeter l’opprobre sur cette assistante sociale.
Mais on peut difficilement penser, à la lecture du PV, que cette démarche ait eu la moindre motivation de protection…
Quelle motivation alors, sinon le désir de répondre à une injonction subliminale, qui lui en a ôté tout esprit critique et éthique.

Pourtant cette assistante sociale a dû penser bien faire…
Bien faire en répondant aux injonctions de surveillance, de soupçons, de dénonciation…
Bien faire en bon petit soldat de la République, dont on sait qu’une des actions prioritaires est la reconduite çà la frontière de 25 000 sans papiers.
Bien faire en violant le secret professionnel auquel elle est tenue.
Bien faire en débordant du cadre de sa mission.
Bien faire en utilisant des informations recueillies dans le cadre de sa fonction à d’autres fins que ce pour quoi elle est dûment mandatée.

Voilà qui n’est pas très rassurant quant à l’état de notre République !
Et qui ne peut que nous inciter à rester très vigilants…
Pour que la dérive ne devienne pas la règle, et que les glissades ne se multiplient pas.

.
¤ Non à la pénalisation du travail social !
¤ ANPE – ASSEDIC : appel à la délation
¤ Inspecteurs du Travail en grève
¤ Des syndicats de fonctionnaires s’élèvent contre le contrôle social
…

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Free parade : appel aux opprimés

Je relaie juste l’info, comme pour les Sans Rien à Morsang sur Orge : APPEL AUX OPPRIMÉS FREE PARADE LE 05/07/08 PARIS :

FREE PARADE SAMEDI 5 JUILLET 2008

APPEL AUX OPPRIMES :

La freeparade est une manifestation festive et revendicative. Elle soutient et appuie tous les acteurs culturels et associatifs qui se battent pour faire valoir les libertés individuelles d’expression et de libre circulation face à un monde marchand de plus en plus liberticide et totalitaire.

– POUR LA LIBRE CIRCULATION DES ETRES HUMAINS.
– POUR L’AUTOGESTION ET L’AUTONOMIE.
– POUR UNE CULTURE LIBRE.
– POUR L’ ARRET DES FICHAGES.

Quand la culture rejoint les revendications salariales et humaines, tout devient possiblement possible !

Un petit exemple :

Merci à Tian et Joshua !

Pour que certaines chasses ne restent pas éternellement ouvertes !
Voir Journal du futur… une fiction ?

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Vite dit : pub pouvoir d’achat – offre raisonnable d’emploi

pub pouvoir d’achat – offre raisonnable d’emploi

¤ Michèle a déjà parlé de la campagne d’information (sic) menée par le gouvernement (François Fillon en tête) concernant le pouvoir d’achat («Une publicité sur le pouvoir d’achat d’un cynisme révoltant»).
Et les commentaires ont été nombreux sur le sujet !
Mais je trouve l’analyse qu’en a fait Hélène Jouan intéressante (et rejoignant une nouvelle fois un post de Michèle : Aller vite, «la marque de fabrique de Nicolas Sarkozy»).
En voici la conclusion :
Le gouvernement a choisi de jouer de façon décomplexée sur l’impatience des Français et sur la sienne, il fait ainsi le curieux aveu de sa fébrilité, il prend aussi un sacré risque. […]
Celui aussi de nourrir la frustration. Si les téléspectateurs de la pub ne voient rien venir de concret rapidement, ce n’est plus d’impatience dont ils pourraient faire preuve, mais de colère.
Elle n’a l’air de rien cette pub, mais elle joue avec le feu.


fichier RM : Pub pour le pouvoir d’achat : un pari risqué
Campagne de publicité politique – l’édito – Hélène Jouan – France Inter – 24/06/2008
.

¤ L’offre raisonnable d’emploi a quant à elle fait couler beaucoup d’encre… Sur des questions de principe, d’éthique, de solidarité, de dignité humaine…
Trouvé dans actu-chômage une copie de cet article : Nouvelles règles chômage : la paupérisation possible ? (qu’actu-chômage titre pour sa part : Offre «raisonnable» d’emploi : une application concrète).
Au-delà du style particulier d’écriture, et de la richesse fleurie du vocabulaire, l’auteur de l’article prend un exemple, et va au bout du parcours d’un chômeur lambda, sommé d’accepter une offre raisonnable d’emploi…
Résultat des courses (c’est un peu comparable, non ? Le turfiste étant le gouvernement, le cheval le chômeur-travailleur, le jockey l’employeur… et l’entraîneur-propriétaire, le MEDEF !), notre chômeur-travailleur verra son pouvoir d’achat, si cher (dans tous les sens du terme !) à notre gouvernement, diminuer de 50 % en quelques années…
C’est ça, la richesse de la France !
La précarisation et la paupérisation progressive des ses citoyens… enfin, d’un grand nombre d’entre eux.

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Un système de santé viable ?

Vous aurez remarqué que la santé est un thème un peu obsessionnel sur ce blog…

Parce qu’au même titre que quelques autres services publics fondamentaux (éducation, recherche, justice…), la politique de santé me semble être un des ciments essentiels du choix de société qui s’offre à nous : plus de précarisation et la multiplication des gouffres sociaux, ou la pérennisation d’une idée de solidarité, du vivre ensemble, qui permet qu’une société devienne une civilisation, et que ses valeurs puissent se répandre.

Notre bon Nicolas s’était, en temps de campagnes, élevé contre la pensée unique, et s’était présenté comme son pourfendeur…
Zorro est bien arrivé, il est bien installé, mais pour ce qui est de la pensée unique de l’économie de marché, du libéralisme (de plus en plus mal nommé), du capitalisme (dont il condamne pourtant les dérives… mais, je vous assure ! Il souhaite même une certaine dose de régulation, pour qu’il soit moralisé. Le maniement de l’art du paradoxe par Notre Seigneur doit rendre jaloux Machiavel soi-même ! Et donner des désirs de réincarnation à Confucius…), il s’en est fait le meilleur VRP !

Mais bref !
Je ne voulais pas me lancer dans une énième diatribe contre notre cher omniprésent… qui doit quand-même se poser quelques questions sur sa présidence européenne…

Mon propos revenait donc, radotatinement (c’est joli, non ?), sur la santé et sa politique, c’est à dire sur les choix qui s’offrent à nous…

Des choix qui, comme dans bien d’autres domaines (emploi, économie, éducation, services public, environnement… bref RGPP et droit du travail, essentiellement) nous sont trop souvent présentés comme inéluctables, dictés par les lois du marché et de la mondialisation.
Il est donc inévitable que la masse des précaires grossisse, tandis que les plus riches des riches empochent des dividendes sidéraux… et sidérants.

Sauf qu’on ne sait guère ce à quoi nous conduira cette course au profit, à la rentabilité, au rendement immédiat.
Enfin, on sait déjà que ses acteurs vivent en ce moment un terrible doute existentiel…
Et que notre bonne vieille planète ne tiendra pas longtemps à ce rythme-là.
Mais on sait surtout que cette appréhension exclusivement économique et soit-disant rentable de la question de la santé publique a conduit à des catastrophes, et coûte bien plus cher que prévu. Parce que les économies à la petite semaine dans ces domaines-là rendent parfois les fins de mois très difficiles ! (voir les bienfaits des dépenses sociales).

Après de nombreux articles sur la sécu, l’assurance maladie, le système de soins, les franchises médicales, la dernière péripétie à propos des ALD, je tombe sur cet article, que je vous conseille vivement de lire : Vers une santé « marchandise » ?, et qui m’a inspiré la suite :

Je viens de lire cet article, intéressant et bien renseigné, mais il ne me semble pas inutile d’élargir le débat…
Il semble en effet que le désir de marchandisation de la santé soit bien plus global, et nullement imposé ou insufflé par la Commission Européenne…
Surtout compte tenu du fléau annoncé du vieillissement de la population…

C’est en particulier vrai de l’hôpital d’une part, de l’assurance maladie d’autre part.

De l’hôpital, parce qu’il lui est de plus en plus demandé de raisonner en termes de rentabilité, au mépris parfois du soin. Parce que d’autre part il est mis en concurrence (du fait de la tarification à l’acte) avec le secteur privé. Une concurrence par essence déloyale, parce qu’oubliant au passage les missions de service public…

Deux chiffres éloquents à cet égard :
– la part de coûts de l’hôpital a diminué dans les dépenses d’assurance maladie de 42,1 % à 34,5 %entre 1980 et 2003
– le déficit programmé des hôpitaux dépasse les 350 millions d’euros, alors que la Générale de Santé, qui possède 180 cliniques privées, a versé 420 millions d’euros à ses actionnaires.
(voir Sauver l’hôpital public – appel)

De l’assurance maladie d’autre part, parce que la tentation semble de plus en plus grande de se diriger vers des assurances privées, plutôt que vers la sécurité sociale…
Le gouvernement a déjà instauré des franchises multiples, et les gouvernements successifs ont multiplié les déremboursements… auxquels échappent ceux qui ont les moyens de se payer une assurance complémentaire digne de ce nom (vous savez, de celles qui vous remboursent même les prothèses dentaires…).
Or cette orientation introduit non seulement des inégalités dans l’accès aux soins, mais a toutes les chances de se révéler bien plus coûteuse pour tous !
(voir Vertus de l’économie de marché et assurance maladie)

La convergence de ces 2 phénomènes, plus celui décrit dans l’article mis en exergue, ainsi que bien d’autres (lobbying des industries pharmaceutiques, développement des dépassements d’honoraires, tentation d’embaucher sous contrat privé avec intéressement…), indique bien en effet la progression de la conception de la maladie comme une marchandise… au mépris de l’humain. Et avec des coûts en termes de santé publique, et plus largement de lien social, difficiles à évaluer à long terme, mais qui risquent de se révéler énormes et désastreux.

Sauver l’hôpital public et l’assurance maladie ne sont pas un combat d’arrière garde.
Ils sont au contraire un choix de société qui déterminera notre vivre ensemble de demain… ou laissera de plus en plus de personnes sur le bord de la route, ou dans le fossé.

Tandis que d’autres créeront des fortunes.
Car comment expliquer autrement l’engouement des fonds d’investissement pour le domaine de la santé ?

dépenses de santé

PS : Pour la radoticination, merci de vous reporter aux tags et autres catégories…

Edité le 04/07/2008 :
– un bon article de propositions : Le mythe du « déficit » de la Sécurité sociale
– petite page de synthèse sur actuchomage : Santé : nouveau plan de rigueur en vue

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Journal du futur… une fiction ?

Nous sommes en 2043, et les obsèques nationales de Nicolas Sarkozy viennent d’avoir lieu, après 35 ans à la tête de l’Etat et de France Télévision… (Martine Abat)

– Toute la rédaction vous souhaite une année productive et riche en consommation… Seules les lignes menant aux grands magasins et supermarchés sont autorisées à rouler…

– Le gouvernement vient d’autoriser la réintroduction progressive des fumeurs en ville

– Un nouveau champ de maïs génétiquement modifié a été contaminé par des cultures bio

– La saison de la chasse aux clandestins touche à sa fin, et le bilan est plutôt mitigé… les amateurs de chasse aux clandestins se plaignent de la raréfaction du gibier

– L’excédent de la Sécu toujours en hausse… Le conseil d’administration de Danone pourrait envisager de rembourser à nouveau les assurés sociaux de plus de 40 ans

Fiction que ce journal ?
Vraiment ?

Il y en a plein d’autres, à écouter et savourer…

Merci à Martine Abat (et pardon pour l’orthographe !) pour cette découverte… (Humeur Vagabonde – France Inter – 26/06/2008)

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Sauver l’hôpital public – appel

L’hôpital public a subi plusieurs attaques : pénurie de personnel médical conséquence d’un numerus clausus trop restrictif poursuivi pendant deux décennies, manque d’infirmières aggravé par les conditions d’application de la loi des 35 heures aux hôpitaux, sous financement délibéré par la tarification dite à l’activité sous évaluant lourdement les activités de l’hôpital public, limitation abusive de l’enveloppe budgétaire nationale. Résultat : 29 des 31 Centres Hospitalo-Universitaires (CHU) ont un compte d’exploitation négatif, le déficit programmé des hôpitaux dépasse, comme prévu, les 350 millions d’euros. Le retour à l’équilibre nécessiterait d’après la Fédération Hospitalière de France la suppression de 20 000 emplois. Pendant ce temps, la Générale de Santé, qui possède 180 cliniques privées, a versé 420 millions d’euros à ses actionnaires. Le secteur des cliniques privées à but lucratif se développe et se restructure sous l’emprise des fonds d’investissements internationaux, exigeant des taux de rentabilité financière entre 15 et 20 %.

Certes, les hôpitaux doivent améliorer leur organisation et leur efficience, mais les réformes en cours et une partie des mesures préconisées par le rapport du sénateur Larcher, vont entraîner une privatisation progressive de l’hôpital public. Bientôt, les médecins et chirurgiens et même les directeurs d’hôpitaux pourront être embauchés sous contrats privés avec intéressement aux bénéfices selon une logique contraire à l’éthique du service public. La prochaine étape sera le changement de statut des hôpitaux pour permettre plus facilement des licenciements, considérés comme une variable de régulation financière. Telle est la logique de « l’hôpital entreprise » et de la marchandisation de la santé. Parallèlement, cette course à la rentabilité entraînera la suppression d’activités médicales jugées peu ou pas rentables, le développement des cliniques privées à but lucratif et la généralisation des dépassements d’honoraires.

Du paiement à l’activité de l’hôpital au paiement à l’acte des chirurgiens et des médecins, du paiement à l’acte aux dépassements d’honoraires, des dépassements d’honoraires à l’entrée des assurances dans le système de soins, voilà l’enchaînement dans lequel nous sommes rentrés. Le système de santé français, basé sur la solidarité, permettant à chacun d’être soigné pour l’essentiel selon ses besoins et pas selon ses moyens, va laisser place à un système mixte où la part de la solidarité sera réduite tandis qu’augmentera la part des financements personnels assurés par la souscription à des assurances privées. Chacun sera alors soigné en fonction de ses moyens. Ce sera la santé, non pas à deux vitesses, mais à dix vitesses ! La carte Bleue remplacera la carte Vitale !

Pour assurer la sauvegarde de l’hôpital public, nous demandons :

1- De renoncer à l’objectif d’un mode de financement identique entre le secteur public et le secteur privé à but lucratif (la soi-disant « convergence public/privé ») qui ne peut se faire qu’au détriment des activités jugées non rentables. Ni les missions, ni la structure des coûts des deux secteurs ne sont comparables. L’objectif annuel de financement des hôpitaux fixé par le gouvernement doit être séparé entre les deux secteurs, hôpitaux publics et établissements privés à but non lucratif d’une part et établissements privés à but lucratif d’autre part.

2- De mettre en place une couverture territoriale sanitaire afin d’assurer l’égalité d’accès à des soins de qualité à tarifs correctement remboursés.

3- D’interdire l’augmentation de la part du privé à but lucratif dans le système hospitalier et la réalisation de monopoles territoriaux des cliniques privées.

4- De décréter un moratoire sur l’extension de la tarification à l’activité (T2A), à des disciplines telle que la psychiatrie (la T2A ne prend en compte que la quantité des soins mais ni leur pertinence ni leur qualité).

5- De définir pour les pathologies chroniques des forfaits de prise en charge ambulatoire au lieu du paiement à l’acte ou d’hospitalisation de jour.

6- De créer une institution indépendante charger d’une révision transparente des tarifs de la T2A .

7- De porter le financement des missions de service public à 50% du budget hospitalier comme le réclame la Fédération Hospitalière de France.

8- De maintenir, à l’opposé de la conception « hôpital-entreprise », un équilibre entre la direction administrative, la direction médicale et la direction en soins infirmiers travaillant de concert.

9- De garantir le maintien des services et unités de soins où les équipes médicales et paramédicales assurent la continuité et la qualité des soins dont ils assument la responsabilité. Les regroupements de services en départements ou pôles doivent se faire sur la base de projets médicaux cohérents et non sur une simple base de gestion.

10- De ne pas introduire dans les hôpitaux le paiement à l’acte et l’intéressement aux bénéfices qui provoqueront des conflits d’intérêts préjudiciables aux usagers et à l’harmonie du travail d’équipe.

Nous lançons un appel aux professionnels de santé et à l’ensemble des usagers pour qu’ils demandent avec nous que soit organisé un large débat public sur l’avenir de l’hôpital, et que les hôpitaux ne soient pas financièrement étranglés avant d’être progressivement privatisés, sans que les citoyens aient eu à en décider.

Voir aussi :
Sur le même site :
¤ Peut-on sauver l’hôpital public ?
« l’essentiel de l’augmentation des coûts de santé n’est pas due à l’hôpital dont la part a diminué de 42,1 % à 34,5 % dans les dépenses d’assurance maladie entre 1980 et 2003 »
¤ Notre système de santé a besoin d’une réforme importante

¤ L’hôpital public ne doit pas devenir une « entreprise »

Sur le site du SMG (Syndicat de la Médecine Générale) :
¤ Assurance maladie : Quels sont les projets du gouvernement ?
¤ Nous ne voulons pas d’un plan qui limite l’accès aux soins de tous, surtout des plus malades et des moins riches

Sur ce blog :
¤ Un système de santé viable ?
¤ Carte hospitalière : vers des déserts médicaux ?
¤ Hôpital de proximité : une espèce en voie de disparition ?
¤ Le trou de la Sécu… quel trou ?
¤ Ensemble pour une Santé Solidaire

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LETTRE OUVERTE aux états-majors syndicaux

Découvert cette pétition, dont je ne regrette qu’une chose, c’est qu’elle ne soit pas aussi envoyée aux associations concernées…
Peut-être aussi aux politiques, d’ailleurs !

Un bel écho à notre discussion avec Janine, commencée ici : Conférence Nationale sur le Handicap : emplâtre sur jambe de bois ?, à propos du manque de concertation des les mobilisations, qui aboutit à des actions en ordre dispersé… leur faisant perdre de l’impact, de la crédibilité, diminuant leur capacité à se faire entendre..

D’autres moyens d’action sont indéniablement à inventer, autres que les grèves et les manifestations « classiques »…
Mais gageons que celles-ci n’auront quelques chances d’avoir quelqu’effet que si elles sont conduites dans la solidarité et la ré-union.

Peut-être cette pétition peut-elle représenter un petit début !!!
.

Face à la casse généralisée des acquis populaires, seule la construction d’une action déterminée « tous ensemble et en même temps » permettra de stopper la rupture sarkozyste et de remettre la France sur la voie des libertés démocratiques et du progrès social !

Blocage de fait des salaires et pensions, démantèlement de la Fonction publique, de l’Education nationale, et des autres services publics (hôpital, SNCF, EDF-GDF, poste, F.T., impôts… [voir RGPP – ndlr]), casse et délocalisation de l’emploi industriel, démolition des conventions collectives, du droit du travail, des statuts publics, étranglement des retraites à répartition et de la Sécu, traque des chômeurs, harcèlement contre les ouvriers sans papiers tout juste bons à payer des impôts, destruction du CNRS, privatisation rampante de l’Université… la « rupture » sarkozyste s’attaque avec brutalité à l’ensemble des acquis sociaux, républicains, laïques et démocratiques du peuple français sous l’impulsion du MEDEF et de l’Union européenne, qui ne cesse de sommer la France de réduire dépenses publiques et sociales. En ce début d’été 2008, la France subit une contre-révolution euro-libérale de grande ampleur et une régression sociale sans précédent depuis 70 ans.

Face à cette offensive mortelle, les Français rejettent massivement la politique socio-économique du gouvernement. Une large majorité de salariés se dit prête à participer à un mouvement d’ensemble pour arrêter le rouleau compresseur de l’UMP et du MEDEF. Des luttes nombreuses et résolues ont lieu (salariés du public et du privé, chômeurs, lycéens, retraités et assurés sociaux, mais aussi travailleurs indépendants écrasés par une politique entièrement au service des grands actionnaires). Notre peuple, sa jeunesse et ses travailleurs, ne se résigne à devenir un peuple d’esclaves !

Pourtant la plupart des états-majors syndicaux continuent d’accompagner la « rupture ». Au lieu de dénoncer l’ensemble de la politique antipopulaire d’un gouvernement qui s’attaque au droit de grève et refuse tout compromis, ils entretiennent la fiction de « négociations » sujet par sujet et signent des accords régressifs, sous prétexte d’obtenir un « moindre mal »… qui débouche toujours sur le pire. Car signer avec Sarkozy, c’est lui donner de l’oxygène pour continuer à casser ensuite (le dernier épisode en date étant la signature du désastreux accord sur la « représentativité syndicale » par les directions CGT et CFDT, sur laquelle le gouvernement s’est immédiatement appuyé pour annoncer que le temps de travail serait désormais « discuté » par entreprise).

Parallèlement, les directions confédérales, pourtant censées coordonner les luttes et les revendications à l’échelle inter-pro, s’appliquent à multiplier les ripostes dispersées, chaque secteur étant appelé à son tour à de grandes journées d’actions isolées et sans perspective. S’agirait-il alors d’organiser des barouds d’honneur à la seule fin de donner des gages à une base combative ? En tout cas, le chef de la CFDT vendait récemment la mèche, en s’inquiétant dans le Monde de ce que le gouvernement « nous entraîne dans une mobilisation globalisante, ce contre quoi j’ai toujours résisté, y compris dans la CFDT » …

Dans ces conditions, le choix est aujourd’hui plus que jamais pour chaque profession de perdre séparément en plongeant pour longtemps dans l’enfer de l’exploitation sans limite, ou de construire démocratiquement et d’urgence une action « tous ensemble et en même temps » pour gagner et ré-ouvrir enfin des perspectives progressistes.

Les signataires de cette lettre s’engagent à tout faire pour faire monter cette exigence dans leur entreprise, leur quartier, leur syndicat. La balle est dans le camp des directions syndicales nationales qui doivent cesser « d’accompagner » la rupture afin de reprendre le seul chemin gagnant : faire le lien entre toutes les contre-réformes, travailler concrètement à préparer avec les salariés les conditions de l’affrontement de classe victorieux avec ce pouvoir destructeur, construire l’unité dans l’action des travailleurs et de la jeunesse.

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C’EST TROP FACILE DE METTRE LES GENTS DANS LA PRECARITE

je vous avez déja fais, un article sur mon LICENCIEMENT POUR INAPTITUDE

et bien je viens de reçevoir le résultat de mon appel devant le tribunal du contentieux de l’incapacité

pour une demande de AAH…………………………..résultat reçut ce matin, vient de mettre refusez car il marque :

égal à 50 % et qu’il n’y a pas d’inaptitude à tout emploi

conclusion du doc : mme x présente une incapacité au niveau du coude droit, séquelle de la fracture du coude (10 ans)

elle conserve une raideur de l’épaule droite et le bras droit est peu utilisé ( je suis droitière )

l’épaule gauche est également douloureuse et elle souffre de douleurs rachidiennes

c’est honteux, mais dans qu’elle monde vie t’on ?

a 46 ans dans mon étas, devoir m’inscrire a l’anpe ? vous pensez bien, qui voudra de moi ?

je suis démoralisée

PASCALE

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Petites phrases (assurance maladie et ALD)… sur France Inter

Après l’article sur les petites phrases lourdes de conséquences, en voici deux, recueillies le 25 Juin sur France Inter, et prononcées par les chroniqueurs eux-mêmes… significatif !

Comme tout bon grand gastronome (! ?), je garde le meilleur pour la fin, et commence donc par celle d’Hélène Jouan (Edito du 25/06/2008).
Qui s’interroge… avec le soutien d’un acteur du système de soins…
Soit Rocky [Frédéric Van Roeckegem, directeur de la CNAM – ndlr] a sorti un truc énorme et provocateur en se disant qu’au final, il avaliserait des remèdes moins drastiques, soit ils essaient de nous faire passer autre chose en douce, et autre chose, c’est évidemment l’idée du bouclier sanitaire…
Mais non, la ficelle serait trop grosse, voyons ! On se demande d’ailleurs laquelle des 2 réponses serait la moins inquiétante….

Hélène, avec ses gros sabots, insiste :
– il suffit de faire disparaitre la maladie pour faire disparaitre la dépense ! – CQFD
– plus grave, et la question n’est pas partisane : si on ne rogne QUE sur les médicaments de confort, et bien ça ferait « peanuts » comme économie à la fin, mais en revanche, ça pourrait coûter très cher., vous savez, ce que je répète à la limite du radotage : les économies à court terme n’en sont pas forcément au final…
Et en l’occurrence, cela peut se révéler humainement très grave :
une mauvaise hygiène médicamenteuse peut entrainer des complications très graves […] des coûts faramineux en perspective pour des économies de bouts de chandelle !
Non… ???

La petite phrase de Jean-Marc Sylvestre est quant à elle historique.
Si, si, je pèse mes mots !
Après une analyse très économiste et iconoclaste, Jean-Marc Sylvestre conclut sa chronique en ces termes : Si on veut sauver notre système d’assurance maladie, eh bien on n’échappera pas à des formules où ceux qui ont les moyens payent pour ceux qui sont plus démunis.
Si un chantre du libéralisme et de l’économie de marché le dit, c’est que ce ne doit pas être tout à fait faux !!!

Heureusement que Nicolas Sarkozy propose (impose) de noyauter le Service Public audiovisuel !
Cela devrait éviter ce genre de dérives inacceptables…
Et la démocratie devrait en sortir grandie.

Allez, merci à Pancho de nous faire sourire…

Appel : ne pas résister !

Voir aussi :
¤ A.L.D. => La fin du remboursement à 100% des médicaments envisagée
¤ Petites phrases
¤ Pour une réflexion sur la Sécurité Sociale…
… et quelques autres !

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