sans protection sociale

j’ai deux enfances , elle ont née en france. Mais, elle n’a pas de allocation de la CAF et mon location de logenment est suppendu depuis trois mois. cause un emploi du temps de mon travail et une carte de séjours provisoire de un mois.

un jour, je ne peut pas payer mon loger, logiquent  est sans domicile.

faut-il  que jeme  campe au canal Saint Martin pour etre reloger, par servives sociale à la fraise d’état dans les hotels. Donc, coûte plus cher que un prime d’allocation logement!

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Les « enfants de Don Quichotte : Acte I » : sortie le 22 octobre.

Le 26 octobre 2006, une page se tourne. Celle de l’histoire d’un silence trop long… deux jeunes hommes veulent mettre en lumière monde qui souffre et se meurt dans le calfeutrement d’une société. Le film retrace cette épopée, celle d’une idée, celle d’un camp retranché, du coté du canal Saint Martin… Pendant 75 minutes d’un documentaire, puissant et précis, nous revivons ce moment important pour une prise de conscience collective.

Les frères Legrand vont en quelques jours faire basculer les média, les politiques, les associations dans l’urgence de l’hiver 2006…. De ce 26 octobre, Augustin Legrand, Jean-Baptiste Legrand, Pascal Oumaklouf et Ronan Dénécé nous relatent les préparatifs, l’entrée en matière et les répercussions. Ils nous font sentir un gouvernement pris dans une réalité de la précarité qu’on cache, un monde parisien qui constate avec effroi qu’un peuple se meurt à ses cotés. On y découvre des media qui veulent bien faire, qui résument trop la situation et parfois trahissent une idée les enfants de Don Quichotte. On palpe enfin le quotidien de ces pauvres qui crèvent… Ces 150000 hommes et femmes dont l’espérance de vie ne dépassent pas les 45 années pour le seul fait qu’ils vivent dans la rue… Rue qui les détruit par l’alcool, par l’indifférence, par l’absence de réaction sociale appropriée. Et enfin une solitude pire que tout.

« Les enfants de Don Quichotte : Acte I » : un documentaire qui va au delà de la réalité d’une situation inadmissible. Ces 75 minutes sont en particulier un témoignage direct de ceux qui sont invisibles pour les yeux de chacun. Ceux qui font partis du décor urbain et qu’on déshumanise au propre et au figuré. Les Legrand et Dénécé ont le mérite de leur donner un visage, une parole et leur redonnent une histoire. Portant un combat apolitique c’est-à-dire un combat au cœur de la politique, le camp retranché du Canal Saint Martin est présenté sans artifice… avec ses habitants et plutôt ses combattants d’une espérance. Ils parlent d’eux. Mais leur histoire est universelle. L’un est un écorché de la vie… il a vu sa femme et son gamin mourir d’un accident de la circulation causé par un chauffard… il n’a pas pu continuer sa vie et s’est retrouvé à la rue. L’autre c’est un divorce et il a perdu aussi femme et enfants d’une autre manière. Il y a celle-ci qui a du mal à parler faute de bagage scolaire. Il y a ceux qui n’ont plus de dent mais dont le sourire est fabuleux de part leur ingénuité. Il y en a d’autres qui face caméra se laissent aller à la vérité de leur existence : pourquoi une telle misère pour eux ? Pourquoi répètent ils ? D’autres grisonnants semblent espérer une amélioration, non pas pour eux mais pour les générations de pauvres à venir…

De ce film, on sent l’extrême engagement de ces citoyens, l’extrême sincérité de ces jeunes hommes refusant que dans un monde aussi riche puisse exister une telle indigence et détresse. Il y a l’errance ou l’impuissance des gouvernants face à des foyers d’urgence engorgés de puces, morpions et cafards… et de violence… oui toujours cette violence… violence aux multiples aspects… celle d’un simple regard d’un passant suffit à raviver chez ces « nomades » l’impression d’être des « animaux ». Ce document dépasse ce qu’on attend habituellement d’un moment cinématographique, il permet de mettre de la lumière dans un monde qu’on oublie, qu’on méprise et qu’on cache… il met en lumière les invisibles… « Les enfants de Don Quichotte : Acte I » sont un moment de vérité inoubliable, des visages lumineux malgré les marques d’une survie quotidienne en milieu hostile, en milieu urbain, en milieu indifférent. J’ai vu ce film qui marque, qui nous plonge face à l’universalité de l’être, à la nécessité d’action individuelles, collectives et politique. Il montre les réponses illusoires passées, les infâmes foyers de misères, le bricolage approximatif d’une Loi DALO mise sur pied sans être appliquée… Le film terrasse notre nonchalance citadine, notre volonté égoïste de ne pas voir qu’avec peu d’argent public il est possible de remédier à la misère extrême, à celle qui tue. Voilà, donc, cette bande cinéma qui montre comment des hommes désintéressés ont fait leur devoir et sont allés au devant des « lépreux modernes ». Ils ont ensuite montré l’humanité dans ceux qu’on refuse de côtoyer. Les Legrand et Décéné sont aujourd’hui de ceux qui font face devant l’ampleur d’un ouvrage à continuer au sein des groupes d’associations, au coté de l’action publique… L’acte II… Ces réalisateurs et personnages d’une épopée majeure de l’action sociale ont donné un nouveau coup aux volontés égocentriques des « machines désirantes » et « machines consuméristes » de notre époque refusant d’accompagner une demi-heure, une heure, une nuit des « hommes vraies » qui vivent le non-logement et la non-vie au jour le jour. Il faut aller voir ce film. Il est un appel, un espoir, il illumine. Ces témoins de la misère sont plus qu’un message de fraternité mais un message d’universalisme quasi-révolutionnaire. Voir ce film c’est passer par des instants de solennité et des minutes de respect et des secondes de larmes. L’Acte II est à venir. Il est en nous. A portée d’un billet de cinéma. Il est dans notre poche… Tiens, j’y repense… dans la file d’attente de l’avant première, j’ai croisé un jeune homme digne et stylé au regard pur. Il s’appelle « Ramoudhé ». En 2006, il était SDF, un des retranchés. Aujourd’hui, il vit son Acte II au service des autres… Autre leçon que nous donnes ces idéalistes géniaux… Vous pouvez tous être des enfants de Don Quichotte avec moins de 10 euros. Croyez votre humble Sancho Pansa… Celui-ci a vu du sublime dans ces « morts symboliques » qui ont décidé de vivre grâce à une formidable épopée : Les « enfants de Don Quichotte : Acte I » Sortie le 22 octobre.

http://www.lesenfantsdedonquichotte.com/v4/index.html

AVANT-PREMIERES & RENCONTRES

MARDI 14 OCTOBRE – LUX (CAEN)
JEUDI 16 OCTOBRE – ELDORADO (DIJON)
JEUDI 16 OCTOBRE – UTOPIA (TOULOUSE)
VENDREDI 17 OCTOBRE – LE MELIES (SAINT-ETIENNE)
VENDREDI 17 OCTOBRE – IMAGIN’CINEMA (GAILLAC)
VENDREDI 17 OCTOBRE – LE MAZARIN (AIX EN PROVENCE)
SAMEDI 18 OCTOBRE – MAGIC CINEMA (BOBIGNY)
Festival Résonances – 8ème Rencontres du Cinéma Citoyen du 17 au 24 octobre
LUNDI 20 OCTOBRE – LE MERCURE (ELBEUF)
MARDI 21 OCTOBRE – UTOPIA (BORDEAUX)
JEUDI 23 OCTOBRE – LE MELIES (MONTREUIL)
VENDREDI 24 OCTOBRE – LE REX (CESTAS)
SAMEDI 25 OCTOBRE – JEAN EUSTACHE (PESSAC)
DIMANCHE 26 OCTOBRE – LE MELIES (PAU)
MARDI 28 OCTOBRE – SAINT-ANDRE-DES-ARTS (PARIS)
LUNDI 3 NOVEMBRE – LE METROPOLE (LILLE)
MARDI 4 NOVEMBRE – LE RIO (CLERMONT-FERRAND)
JEUDI 6 NOVEMBRE – LES CARMES (ORLEANS)
JEUDI 20 NOVEMBRE – LES ENFANTS DU PARADIS (CHARTRES)
VENDREDI 21 NOVEMBRE – LE NORMANDY (THURY-HARCOURT)

http://www.facebook.com/group.php?gid=28781938585

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CAF : retards, contrôles, fermeture… Réagissons !

Depuis le 25 juin 2008, la CAF d’Argenteuil (95) est fermée tous les mercredis, jusqu’à nouvel ordre. Les allocataires n’ont pas eu le droit à la moindre explication, et nombreux sont ceux qui se cassent le nez devant la porte fermée. La direction a en plus choisi le jour que beaucoup de femmes salariées à temps partiel utilisent pour faire leurs démarches, dans une ville qui compte une bonne partie de familles, et parmi elles beaucoup de parents isolés !

La vraie raison ? La même qu’à Villiers le Bel, l’hiver dernier, où la CAF est restée fermée une semaine sur deux pendant des mois, la même qu’à La Rochelle ou à Nice, où la fermeture est carrément annoncée pour plusieurs semaines. Et dans cette dernière ville comme à Argenteuil, l’expérimentation en cours du Revenu de Solidarité Active et la complexité des dossiers viennent creuser le retard.

Il n’y a tout simplement pas assez d’effectifs pour traiter les dossiers, et les retards s’accumulent : déjà, l’an dernier, certains allocataires ont eu plusieurs mois de retard dans leurs versements.
Les agents des CAF du Val de Marne (Créteil, Champigny, Thiais…) ont d’ailleurs lancé un mouvement de grève reconductible de 55 minutes le 9 octobre, contre les délais de traitement des dossiers des allocataires et contre la multipolyvalence que la direction cherche à imposer aux salariés.

Pas assez d’effectifs, mais aussi la priorité donnée au contrôle et au harcèlement des allocataires : les contrôleurs ne chôment pas et disposent d’outils chers et nombreux : nouveaux logiciels, formations pour « traquer les fraudeurs ». Les salarié(e)s doivent en priorité chasser le trop perçu : comme nous l’a dit l’une d’entre elles, désormais aucune remise de dette n’est accordée, même si l’allocataire est de bonne foi, il faut faire rentrer l’argent !

  En cas de litige ou de contrôle, ne restons pas seuls, réagissons collectivement
-  Envoyez nous vos témoignages sur l’application du RSA ou tout autre problème
-  Si vous souhaitez être contacté pour nos prochaines actions, laissez nous vos coordonnées !
- Vous ne dépendez pas de la CAF d’Argenteuil mais il y a des choses à dire sur votre antenne ? Transmettez-nous vos infos !

Pour écrire au Réseau Solidaire d’Allocataires : ctc.rsa@gmail.com

 

 Pour signer l’appel à la réouverture immédiate de la CAF (en fin d’article) : http://www.collectif-rto.org/spip.php?article689

Nous exigeons


-  la réouverture de la CAF d’Argenteuil tous les mercredis… et les autres jours aussi, et pour les autres CAF aussi !
-  la priorité immédiate donnée au traitement des dossiers et au versement des allocations
-  l’arrêt des suspensions systématiques en cas de contrôle, ou au moindre papier manquant
-  l’arrêt des contrôles permanents
-  l’embauche dans de bonnes conditions et à un vrai salaire du personnel nécessaire pour accueillir les allocataires

 

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Actuchômage est en danger !

Je n’ai bien sûr rien à voir avec ce site, ni avec son(ses) auteur(s).

Mais c’est un site qui regorge d’informations, où l’on peut trouver des articles intéressants (dont certains cités sur ce blog) et qui donnent en tout cas à réfléchir et à penser, et qui me semble important pour la diversité et la pluralité de l’information.

Son éditeur lance un appel urgent à dons et adhésions, pour que ce site puisse continuer à exister.

Je ne prends même pas la peine de commenter le parallèle avec la crise financière actuelle…
Il est indispensable que ce genre de site puisse continuer à exister !

Mais je vous laisse lire : SAUVONS ACTUCHOMAGE !

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Communiqué de Presse : non à l’assassinat de la Sécurité Sociale

Reçu ce texte de Bruno Pascal Chevalier, dont je m’empresse de me faire l’écho…

Communiqué de presse en réponse aux propos de N. SARKOZY à Bletterans (Jura) 18 septembre 2008
Chronique d’une mort annoncée

« Je n’ai fait qu’anticiper les besoins de demain : le cancer, la maladie d’Alzheimer, les soins palliatifs. Si on veut dépenser plus, il faut trouver des recettes. je suis vraiment à l’écoute de ceux qui veulent me donner des idées » Nicolas Sarkozy – Bletterans (Jura) 18 septembre 2008
Depuis un an s’enchaînent à un rythme effréné annonces, revirements, décisions, mises en garde.
Plus le gouvernement s’acharne à vouloir « sauver » l’hôpital, la sécu, le système solidaire, plus ça va mal !
Or, le dernier rapport de la cour des comptes fait apparaître clairement que, depuis 2004, le déficit de la sécurité sociale est en majeure partie créé par des exonérations de charges accordées aux entreprises par les gouvernements de droite.
Cela nous apprend de façon très claire que le gouvernement, loin d’avoir une politique efficace de santé publique et loin de rechercher l’équilibre financier, est en fait celui qui creuse artificiellement le fameux « trou de la sécu » au nom duquel il prétend nous faire accepter tous les sacrifices.
Quoi ? Ce ne sont donc pas (au choix) les malades, les médecins, l’hôpital, la conjoncture, la fatalité… ?
Le déficit de la sécurité sociale est un mensonge d’Etat
Un mensonge destiné à nous faire accepter l’inacceptable. Car ce n’est pas de l’incompétence. Ce n’est pas de la non-assistance à sécu en danger. Il s’agit bel et bien de l’assassinat, à petit feu, sous nos yeux incrédules, de la sécurité sociale et du pacte de 45.
En attaquant la santé sur tous les fronts, en démantelant l’hôpital public, en créant la pénurie et le chaos, le gouvernement joue les bulldozers et fait place nette pour le compte du privé.
Nicolas Sarkozy compte-t-il nous rejouer indéfiniment la même comédie, aux ficelles usées, du pauvre président « obligé » de prendre des mesures impopulaires?
Des idées ? Le mouvement « ensemble pour une santé solidaire » peut lui en souffler quelques-unes…
· 20 milliards € d’exonérations de cotisations sociales
· 1 milliard € de frais financiers liés à la dette de l’Etat (plus de 100 milliards cumulés, de 2002 –année excédentaire – à aujourd’hui.)
· 1000 millions d’€ qui relèvent des accidents ou maladies professionnelles
Auxquelles on peut ajouter :
· 3,5 milliards d’€ si on taxait les stock-options (proposition de Philippe Seguin, Président de la Cour des comptes)
Voire même aussi :
· 12,5 milliards d’€ de paquet fiscal
S’il est sourd aux propositions et à la colère des usagers, des soignants, des politiques, des syndicats, des associations, sera-t-il aveugle aux 700 000 signatures déjà recueillies, et qui continuent à s’ajouter chaque jour aux 210 000 que nous allons lui remettre solennellement ?
Si Nicolas Sarkozy lui-même estime qu’il n’est pas compétent pour le poste qu’il occupe, et dans un moment de lucidité nous appelle à la rescousse… Nous sommes là !

Mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire

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Vrac de rentrée…

Mais non, ce blog n’est pas laissé à l’abandon ! Enfin, pas tout à fait…
Il est vrai cependant que je n’ai guère la disponibilité d’esprit de l’entretenir en ce moment.

Pourtant, cette rentrée est riche de menus détails croustillants ou épiques.

Cette annonce de Xavier Darcos, par exemple, proposant de médailler les bacheliers.
Déjà la nostalgie des Jeux Olympiques ?
Jalousie du bon score des chinois ? Vu le nombre de bacheliers, on devrait arriver à les battre, avec ou sans Manaudou ! A moins que ce ne soit une façon de reprendre leurs méthodes de motivation…
Quand certaines mauvaises langues oseront prétendre qu’il s’agit là d’un retour en arrière, vers des traditions heureusement oubliées.
Je réclame en tout cas ma médaille en chocolat (sans l’ombre d’un doute la meilleure, à condition que le chocolat ne soit pas trop mauvais !) pour mon BAC obtenu il y a quelques années déjà.

Revenir sur Edvige ?
Je crois que tout a été dit, mais ce fichier et son état d’esprit dépeignent, aussi bien que les médailles, la sorte de civilisation que veulent nous dessiner nos gouvernants.
Sans oublier le prix aux immigrés méritants ! (lisez le commentaire de désintégrée, et l’article auquel elle renvoie, c’est intéressant)

Il y aussi la prime transport… honnie bien naturellement par le MEDEF.
Sans compter que celle-ci risque fort de creuser les inégalités, jusqu’à quand va-t-on nous servir des pis-allers, des emplâtres sur des jambes de bois, alors qu’il serait plutôt question d’augmenter les salaires (et les charges qui vont avec) ?
Intéressement, primes, heures supplémentaires : tout va dans le sens de petits cadeaux par-ci par-là. N’y a-t-il pas au contraire besoin d’avoir une vision globale de l’activité économique ?

Mais la cerise sur le gâteau qui s’aplatit, c’est bien sûr la très surprenante crise financière…
Parce que, bien sûr, celle des subprimes était derrière nous, bien digérée par les USA et l’Europe.
On ne se moque plus, on nous prend carrément pour des néandertaliens… voire plus préhistorique encore !
Comment un tel gouffre, très largement distribué et dispersé, aurait-il pu se combler miraculeusement ? Même à Lourdes, ils n’oseraient pas relever le défi ! Salut à Benoit, au passage… pas si benoit que ça.

Et puis, il y a plein de bonnes nouvelles : l’armée française est meilleure que les pirates, les mutuelles n’augmenteront pas leurs tarifs (dixit Roselyne Bachelot… qui doit être la seule à y croire), le prix du pétrole baisse mais n’est pas répercuté à la pompe, la consommation d’essence a grandement chuté en Août, Total va augmenter sa participation à la cuve, les logements sociaux vont étendre leurs prérogatives, La Poste ouvre son capital, mais ne sera pas privatisée (comme GDF), et assurera bien sûr un meilleur service… en tout cas plus compétitif.

Il y en a d’autres, tout plein d’autres.
Mais tout va bien : Nicolas, François, et autres Xavier(s) sont là pour penser à nous et veiller à notre bien-être.
Au fait, vous avez vu Jean-Louis, récemment ? Vous savez, notre ministre d’état…

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surendettement : demande d’infos

bonjour à tous,
je suis un peu perdue et je ne sais pas à qui m’adresser (hormis la banque de france)
Je vais certainement déposer un dossier de surendettement pour des prêts et un rachat de crédits, contractés en commun avec mon ex conjoint.
Lui ne veut entendre parler de rien ; il a toujours fui les problèmes d’argent et moi, ayant 10 ans de moins que lui, je n’ai pas su m’affirmer à temps.
Aujourd’hui, si je dépose ce dossier, il sera codébiteur.
Ma question est : que va t-il se passer pour lui ? que peut-on lui réclamer alors que j’aurai déposé un dossier et que l’on me proposera un plan d’apurement ?
merci de vos réponses

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Le RSA : une bonne idée ?

Je m’interroge depuis longtemps sur le RSA (Revenu de Solidarité Active), et ce qui pourrait au final se révéler une fausse – vraie bonne idée… à moins que ce ne soit l’inverse ! Soit une vraie – fausse mauvaise idée…
Car au nom du sacro-saint travailler plus, et pour favoriser le travail plutôt que l’assistanat sans contre-partie (dont il y aurait beaucoup à dire, mais je ne vais pas vous faire un roman tout de suite !), le risque est grand de voir des travailleurs de p^lus en plus nombreux s’installer (à leur corps défendant !) dans une précarité encadrée a minima, mais surtout de voir se poursuivre et s’accentuer la dévalorisation du travail (de certains en tout cas), pour un plus grand profit encore du capital.
C’est bien sûr très résumé et un peu caricatural, mais je crois que le risque est réel.

C’est en tout cas ce risque que souligne aussi l’auteur de cet article paru dans ActuChômage le 25 Août : Société de travail, ou société d’assistance ?.
Nicolas Sarkozy, annonçant une taxe sur les revenues du capital et de l’épargne, et prenant tout le monde à rebrousse-poil, creuserait-il contre toute attente, et contredisant sa propre volonté de ne pas encourager l’assistanat, le sillon de cette politique d’assistance honnie ?
Martin Hirsch lui-même se retrouverait-il pris à son propre piège ?

Ces questions méritent en tout cas d’être réfléchies, au-delà de toute position idéologique et de toute idée préconçue !

Je copie-colle, mais allez voir sur place !

En 1999, Ernest-Antoine Seillière, alors président du Medef, déclarait hypocritement : «Il faut rétablir une société de travail et en finir avec une société d’assistance». Neuf ans après, sous couvert de rétablir une «société de travail» par le biais d’un RSA qu’il fait mine d’instaurer à contre-cœur, le gouvernement entérine une «société d’assistance» puissance dix.

Hélas, M. Seillière ne précisait pas qu’une véritable «société de travail» ne peut exister sans créations d’emplois dignes de ce nom, c’est-à-dire permettant à tout salarié de vivre du revenu de son labeur afin d’échapper — justement ! — à cet «assistanat» tant décrié. Donc, pour asseoir une «société de travail» au sens plein du terme, le rôle des entreprises est crucial. Or, malgré les beaux discours de ses représentants, celles-ci ne cessent de détruire des postes et de rogner sur le coût du travail, qui n’est pas une «valeur» à leurs yeux mais une simple variable d’ajustement…

Sur ces méthodes, l’Etat-employeur n’est, lui non plus, pas en reste. Et l’action gouvernementale pèse aussi dans la balance. Or, rappelons qu’en matière de création d’emplois le bilan de l’UMP est très médiocre : une vérité confirmée il y a encore peu par l’ACOSS…

Une société de non-emploi et de sous-emploi

Si, en 2007, les groupes du CAC 40 ont accru leurs effectifs de 3%, l’essentiel des nouveaux postes sont basés à l’étranger tandis que l’emploi français a largement pâti des fusions/restructurations et délocalisations en cours : une tendance lourde. On sait aussi que, ces dernières années, le papy-boom a permis aux entreprises de réduire fortement leur masse salariale. De même, la dernière Enquête Emploi de l’INSEE a révélé la montée du temps partiel et de l’emploi précaire, autre tendance lourde qui, si elle a permis au gouvernement d’afficher son satisfecit quant aux chiffres du chômage, empêche des millions de travailleurs de vivre de leur seule rémunération. Donc, les oblige à solliciter des compléments de revenu autorisés par la solidarité nationale.

D’où la (fausse) nécessité d’un «Revenu de solidarité active» qui, partant du triste constat qu’«il faut que le travail paie et souvent le travail est mal payé, surtout par rapport à l’assistance» (dixit Patrick Devedjian en juin dernier alors qu’il s’inquiétait, à juste titre, que le RSA ne créée «une grande population assistée»), ne va surtout pas remettre en cause la responsabilité des employeurs — privés ou publics — dans la dégradation de l’emploi et la bassesse des salaires pratiqués, bien au contraire : il s’agit d’«encourager» le retour au travail — peu importe sa nature et sa qualité — des personnes qui en sont «le plus éloignées», tout en leur apportant un complément de revenu versé… par la collectivité !

Les vrais bénéficiaires du RSA seront les employeurs

Avec le RSA, nous franchissons un cap. Jusqu’à présent, le patronat et l’Etat prônaient une «société de travail» contre une «société d’assistance» alors que ce sont eux qui génèrent du chômage et de l’assistanat en détruisant ou en précarisant les emplois. Mais pour ne pas avouer qu’il est le premier à profiter de notre «société d’assistance» lorsqu’il décide de ne plus jouer son rôle de «force vive de la Nation», le patronat — appuyé par le gouvernement — avait l’habitude d’accuser les chômeurs et les précaires d’être des «assistés», tous responsables de leur situation.

Aujourd’hui, grâce au RSA, le patronat se tait. Car une nouvelle «société d’assistance» est en train de se substituer à la fameuse «société de travail» qu’il appelait de ses vœux, et ce sans qu’aucun effort, aucun engagement ne lui soient demandés puisque, hors participation financière de l’Etat (1,5 petit milliard d’€ taxés sur les revenus de placement et du patrimoine, à comparer avec les 65 milliards d’aides publiques versées chaque année aux entreprises), ce sont les pauvres qui assumeront eux-mêmes le coût de cette mesure. De la même façon qu’on peut dire que les véritables bénéficiaires des allocations logement sont les propriétaires, les véritables bénéficiaires du RSA seront, avant tout et une fois de plus, les employeurs !!!

Surtout, le RSA est une aubaine pour le Medef et l’UMP qui y voient, à terme, un excellent moyen de supprimer le Smic. Martin Hirsch mesure-t-il comment et jusqu’à quel point est en train de s’effectuer la fabuleuse récupération idéologique de son projet ?

A lire aussi :
– RSA : Pourquoi nous sommes CONTRE – Actu Chômage
– une réaction de Gérard Filoche
… à compléter !

Publié dans chômage, discrimination - exclusion, minimas sociaux, tout-économique, travail | 6 commentaires

Une récompense pour les bien intégrés….

On connaît la politique de Brice Hortefeux concernant l’immigration, les expulsions et autres traques, et les désintégrations qu’elle provoque.
On en sait un peu moins sur la politique de codéveloppement qu’il mène, mais c’est une autre histoire…

Mais connaissiez-vous le prix de l’Intégration et du Codéveloppement ?
Non ?
Voici ce qu’il en est (c’est moi qui grasse) :

Une prime à la bonne intégration
Rokhaya Diallo présidente de l’association Les Indivisibles,
QUOTIDIEN Libération : jeudi 21 août 2008

En juillet, Brice Hortefeux a remis pour la première fois le prix de l’Intégration et du Codéveloppement, créé par son ministère pour distinguer les personnes présentant un «parcours d’intégration réussi». L’arrêt donnant naissance au prix indique qu’il est destiné «à des personnes physiques ayant accompli un parcours personnel d’intégration ayant une valeur d’exemplarité […] et […] à des personnes physiques ou morales qui se sont illustrées pour favoriser des parcours d’intégration de personnes étrangères ou issues de l’immigration». Parmi les quatorze lauréats, figuraient pêle-mêle le créateur d’un restaurant gastronomique, un homme «écrivant parfaitement le français» (!), une aide-soignante mère d’une famille nombreuse ainsi qu’un chirurgien vivant en France depuis près d’un quart de siècle.

Outre l’hypocrisie visant à distinguer quelques immigrés alors qu’il a parallèlement pour objectif d’en reconduire chaque année 25 000 hors du territoire français, le ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire amalgame étrangers et Français d’origine étrangère en les présumant d’office non intégrés… Charge à eux de prouver le contraire ! On est en droit de se demander ce que couvre la désignation «issus de l’immigration» : à partir de combien de générations, est-on considéré comme un vrai Français issu-de-rien-du tout ? Est-ce que le président de la République, fils d’immigrés, dont l’intégration exemplaire lui a permis de conquérir la magistrature suprême, pourra prétendre au prix de l’Intégration ? La création de ce prix officialise la distinction de deux catégories de citoyens : les vrais Français, dont la généalogie rend indubitable leur bonne intégration, et ceux dont l’ascendance étrangère laisse planer de sérieux doutes quant à la légitimité de leur présence sur le sol français. Ceux-là doivent démontrer qu’ils ont fait des efforts.

A quand le prix de la «désintégration» pour les illettrés, les porteurs de signes religieux ostentatoires, les parcours professionnels chaotiques et les mal logés issus de l’immigration ? Les gagnants pourraient se voir offrir le droit de retrouver la terre de leurs ancêtres… Désormais, il ne suffit plus d’être français. Il faut en plus afficher une parfaite intégration, prouver qu’on est un «bon» Français ou que l’on fait des efforts visibles pour le devenir. Une nouvelle fois, le gouvernement se fait le promoteur d’une pseudo méritocratie, en mettant grossièrement la lumière sur les gens «bien intégrés», ceux qui font tout comme les vrais Français, tout en poursuivant de manière cynique sa politique de traque impitoyable des étrangers qui, dans leur ensemble, restent des indésirables.

.
Tout est dit !
Mais bravo aux heureux lauréats, dont vous pouvez retrouver la liste ici : Brice Hortefeux remet les Prix de l’Intégration, du Soutien à l’Intégration et du Codéveloppement ou là : Prix de l’intégration et du codéveloppement : 14 lauréats distingués.
Et une pensée émue pour tous ceux qui ont raté de peu cette haute distinction, accompagnée de 3000 € pour une personne physique, 5000 € pour une personne morale.
C’est combien déjà la prime d’aide au retour dans le pays d’origine ?
Quant aux autres, à tant d’autres, dont certains vivent de véritables drames, on ne sait que trop ce qu’il en est.

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Communiqué de presse à propos des Centres de Rétention

Incendies dans les CRA : le gouvernement cherche un bouc émissaire

Suite à l’incendie partiel du centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot samedi 2 août, le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, vient de déposer plainte contre le président de l’association SOS soutien aux sans papiers. En juin, après l’incendie du centre de Vincennes, c’est le Réseau éducation sans frontières qui était accusé.

Les associations signataires rappellent que la situation dans les centres de rétention administrative se dégrade depuis plusieurs années et en particulier depuis l’instauration des quotas d’expulsion. La pression qui s’est installée sur les étrangers et la réduction croissante de leurs droits génèrent un sentiment d’humiliation, d’angoisse et de révolte.

Dans des centres de rétention de plus en plus nombreux et de plus en plus grands, les actes de désespoir et de colère se multiplient. Automutilations, tentatives de suicide, grèves de la faim, débuts d’incendies sont fréquents. Les tensions et la violence sont permanentes. A Vincennes le 22 juin, comme au Mesnil-Amelot ce week-end, c’est cette colère qui s’est exprimée.

En désignant tel ou tel militant associatif et en faisant interdire une manifestation, les pouvoirs publics s’exonèrent de leur responsabilité et refusent de faire l’analyse des effets de la politique qu’ils mettent en œuvre.

Avec de telles manœuvres d’intimidation, le ministre de l’Immigration s’en prend au travail de toutes les associations de soutien aux sans-papiers. Il tente, devant l’opinion publique, de trouver un bouc émissaire et porte ainsi atteinte à la liberté d’expression et de manifestation.

La critique de la politique de l’immigration est-elle encore possible en France ?

signataires :
Anafé – Cimade – GISTI – LDH – Pastorale des migrants – RESF

.
Commentaire :

Il est sans doute plus facile pour notre cher Brice Hortefeux de jeter l’opprobre sur les associations et autres groupuscules, comme il les appelle, que de reconnaître les désastres humains générés par sa politique, commanditée par Sarkozy.
Est-il pour autant bien raisonnable de se livrer ainsi à des procès d’intention, et à une criminalisation rampante de l’action en faveur du respect des droits de l’homme ?

C’était déjà la question posée dans Incendie au CRA de Vincennes : qui sont les pompiers pyromanes ?, après les propos de Frédéric Lefebvre…
Il semble bien qu’elle n’était pas infondée, mais aussi qu’elle s’enlise !

A mettre en parallèle avec l’analyse faite par Patrick Braouezec sur France inter le mercredi 6 août 2008 : Situation tendue dans les centres de rétention…

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