Ensemble pour une santé solidaire – constitution en association

Ensemble pour une Santé Solidaire a commencé par être un site, destiné à diffuser des informations, relayer ou initier des mobilisations, faire des propositions concernant la santé, et surtout l’assurance maladie, au sens le plus large du terme (les assurances maladie, devrait-on dire).

Ce site a commencé par un appel.
Il se constitue maintenant en association, afin de pouvoir être consulté et d’être agréé comme une organisation d’usagers à part entière.
Une association qui entend décliner ses actions sur toute la France en composant très rapidement des antennes régionales partout où la santé est menacée par des suppressions de structures de soins ou en appui à des mouvements professionnels, et qui définira lors de sa première assemblée générale les premières stratégies de défense de la sécurité sociale et proposera une véritable politique de santé publique solidaire et accessible à tous.

Nul doute que plus il y aura d’adhérents, plus cette association aura de poids !

Voir aussi : Communiqué de Presse : non à l’assassinat de la Sécurité Sociale

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Crédit et surendettement : proposition de loi

Philippe Marini, sénateur UMP de l’Oise, a déposé ce mercredi 18 Novembre une proposition de loi, riche de 16 articles, concernant les crédits à la consommation (donc plus particulièrement le crédit revolving, ou crédit renouvelable, ainsi que les rachats de crédit) et par voie de conséquence le surendettement.

Cette proposition de loi, vise en particulier à responsabiliser les acteurs du crédit à la consommation et affiche clairement ses objectifs : limiter des pratiques contestables qui encouragent ou favorisent le « mal endettement« .

Un énième projet de loi, me direz-vous, comme ceux concernant le fichier positif (voir Crédit et surendettement : aubaine ou catastrophe ?, § III)…
Il semblerait que ce petit dernier serait examiné par les parlementaires en Mai ou Juin 2009. Nous verrons bien !

Cependant, peut-être une petite chance supplémentaire, en cette période de crise, qui non seulement aura vu le premier G20 de son histoire, mais peut-être aussi pour la première fois une esquisse de protection des consommateurs face au tout-économique et au tout-financier. Les lobbies bancaires et financiers auront peut-être cette fois un peu moins l’oreille des politiques…
Car, comme le dit Philippe Marini lui-même, la crise financière née aux États-Unis nous a montré de manière évidente les ravages du surendettement pour des familles entières mais aussi pour la société dans son ensemble.
Ah bon, le crédit n’aurait donc pas toutes les vertus ?
C’est en tout cas ce que je disais déjà en Août 2007 dans ce post : Quand les places financières s’emballent… ça déballe !

Je ne suis bien sûre pas une experte en matière juridique et législative, mais il me semble que ce texte va dans le bon sens, et propose en effet un cadre qui peut limiter les abus, et protéger les plus fragiles, qui risquent de se mettre réellement en danger !
Il propose en effet d’encadrer la publicité, en faisant obligation de mentionner les risque, d’interdire le démarchage (même par courrier ?), d’étendre les droits de rétractation aux crédits contractés en grandes surfaces, ainsi que d’imposer une obligation de prise en compte de la situation financière du débiteur.

Bon courage, Monsieur Marini !

Sur le sujet :
¤ Surendettement – liens utiles
¤ Banques : obligation de conseil et d’information… et de mise en garde !
¤ Des frais bancaires plafonnés…
¤ Crédit et surendettement : aubaine ou catastrophe ?
¤ Crédit revolving et surendettement
¤ Chronique d’un Surendettement

… et pour rire un peu, je vous invite à écouter ou ré-écouter la chronique de Régis Maillot du 18/10/2007

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maintien à domicile

Je ne sais si j’écris au bon endroit, mais voilà mon souci. Une assistante sociale peut-elle contraindre une personne agée valide et possédant sa capacité de jugement, à partir en maison de retraite, en déclarant son domicile insalubre ?Quels recours légaux existe-t-il pour permettre à la personne agée de choisir son lieu de fin de vie en dépit des normes sanitaires bien-pensantes ? Ces conditions ne sont que celles de la campagne dans les années 70, rien de choquant.

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Veecus, communauté de microcrédit en ligne

Bonjour, 
A l’occasion du lancement du site de microcrédit en ligne www.veecus.com  dont nous sommes les fondateurs, nous tenions à vous présenter brièvement notre activité et nos objectifs.

Cordialement,
L’équipe Veecus.

Baptiste Fabre / Clément Carjat

1 – Qu’est-ce que Veecus ?

www.veecus.com est une plateforme de microcrédit en ligne. Veecus est dérivé du latin et signifie « village », à l’image de la communauté en ligne que nous souhaitons créer. Le site www.veecus.com permet de mettre en relation des microentrepreneurs en besoin de financement et des prêteurs intéressés par un investissement solidaire.
Veecus rend accessible à tous un prêt socialement responsable à partir de 20€. Veecus se veut donc un outil internet au service de l’économie réelle, du développement durable et de la réduction de la pauvreté. Ce n’est pas un don, c’est un prêt!

Le microcrédit fait partie des instruments pour atteindre des objectifs du millénaire pour le développement de l’ONU visant à la réduction de la pauvreté de 50% à l’horizon 2015. On estime à 65% le pourcentage de bénéficiaires du microcrédit qui parviennent à sortir de la pauvreté.

2 – Comment fonctionne Veecus ?

Sur www.veecus.com chaque internaute peut choisir de financer un microentrepreneur en fonction de sa localisation géographique, de son activité et de la durée du prêt. 
Un internaute peut prêter à partir de 20€. C’est l’agrégation des prêts des différents prêteurs qui permet de financer le projet spécifique d’un micro entrepreneur. Ce mode de financement permet :
–  A chaque prêteur de devenir un acteur du changement, et d’observer l’impact de son prêt 
– L’émergence d’une communauté de prêteurs sensibles aux questions de financement solidaire, de développement durable et de lutte contre la pauvreté et les inégalités.

Concrètement Veecus travaille avec des institutions de microfinance présentes sur le terrain. Ces institutions de microfinance sélectionnent les projets des microentrepreneurs en fonction de leur viabilité économique. Ces projets sont ensuite mis en ligne sur le site et rendus accessibles au financement des membres de Veecus.

3 – Les partenaires de Veecus

Veecus fonctionne en partenariat avec des institutions de microfinance qui agissent au niveau local en permettant :
– Une nouvelle source de financement pour ces institutions de microfinance
– Une baisse des couts du crédit pour les institutions de microfinance et les microentrepreneurs finaux

Pour l’instant les partenaires de Veecus se situent au Cameroun et en Inde.  D’autres sont à venir dans d’autres pays, l’équipe Veecus y travaille activement.

4 – Les objectifs de Veecus

L’objectif de Veecus est de créer les conditions d’une relation économique équitable et durable. Les prêts servent à financer un projet d’entreprise viable dont l’objectif est l’amélioration durable des conditions de vie du microentrepreneur à travers la création de revenu.

Veecus a aussi vocation à devenir un réseau social centré autour des problématiques de développement économique durable. Les prêteurs peuvent dialoguer et recevoir des nouvelles des microentrepreneurs qu’ils ont financés soit directement lorsque ceux-ci ont accès à Internet soit à travers l’institution partenaire de Veecus sur le terrain.

www.veecus.com permet ainsi de tisser des liens entre des individus, les peuples et les cultures au travers d’une relation économique égalitaire et pérenne.

5 – Transparence et solidité des partenaires :

Afin d’éliminer tout risque d’utilisation frauduleuse des fonds Veecus ne travaille qu’avec des institutions de microfinance dument enregistrées auprès de leurs autorités nationales et qui se sont engagées depuis au moins 3 ans dans une procédure d’audit externe.
L’équipe Veecus porte une attention particulière sur la solidité financière des institutions partenaires à travers une étude approfondie de leur états financiers, de leur organisation et de leur systèmes de gestion.

N’hésitez pas à visiter le site www.veecus.com afin d’obtenir plus de détail sur la microfinance et sur le fonctionnement de Veecus.

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Surendettement – appel à témoignages

Bonjour à tous,

Pour les besoins d’un reportage télévisé pour l’émission 100% Mag diffusée tous les soirs sur M6, je suis à la recherche de personnes qui interviennent à domicile pour aider des personnes endettées.
Savez-vous si de telles personnes proposent leur service?

Je vous remercie par avance de bien vouloir m’aider dans la progression de mon enquête. Pour votre information, nous travaillons pour une émission quotidienne et malheureusement nous avons peu de délai pour préparer ce reportage. Je vous serais très reconnaissante de me contacter le plus rapidement possible.

Merci d’avance.
Sandrine au 01 46 43 18 00 ou sb@lignedefront.com

PS: pour ceux qui ont vu ce message précédemment, je ne suis plus la même personne qui enquête sur ce reportage, ma collègue Pauline m’a demandé de reprendre ce projet. Merci d’avance pour votre aide.

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Quand le long fleuve tranquille rencontre un barrage… vieillesse et maisons de retraite

Certain(e)s se sont sans doute étonnés(e)s de mon relatif silence de ces derniers mois.
D’autres ne se sont pas posé de questions, et ont tout simplement abandonné ce blog, quelque peu laissé en friche.
Entre ceux qui se sont dit dommage, celles qui ont dit tant pis, et tous ceux et et celles qui n’ont rien pensé du tout, je me faufile aujourd’hui pour essayer simplement de témoigner, de faire partager un tant soit peu un vécu que des milliers comme moi doivent se fader, comme on dit par chez moi, dans le silence. Et souvent dans l’abnégation.

C’est contre l’un et l’autre (le silence et l’abnégation) que j’essaie aujourd’hui de reprendre le clavier.
Non pour pleurer sur mon sort, ou m’apitoyer sur quelque sort que ce soit, mais bien au contraire pour partager une expérience, en espérant qu’elle le sera de moins en moins, partagée, subie, inéluctable.
Au contraire en me disant qu’il faut par tous les moyens rendre cela moins inexorable, et que d’autres choix sont possibles.

Pourquoi aujourd’hui ?
Tout d’abord parce que j’en ai un peu le temps, ce qui n’était absolument pas le cas ces derniers mois.
Ensuite parce que j’en ai un tant soit peu l’énergie.
Une énergie qui a été grandement nourrie par quelques visites et coups de mains arrivés ces derniers temps, mais aussi, pas plus tard que vendredi soir, par Madame Chichi, interviewée par l’irremplaçable Zoé Varier, dont la qualité d’écoute et la trompeuse neutralité ouvrent la porte à des propos d’une profondeur inouïe, au sens propre du terme.
Combien j’aimerais être une Babayaga, au sens défini par Mme Chichi, et combien j’eusse aimé que mes vieilles à moi aient pu l’être !

Mais mes vieilles à moi (Ama et Nesca – voir, même si encore incomplet, le feuilleton) se sont fait rattraper par le temps, la maladie, la dépendance, comme on dit aujourd’hui.
Avec une accélération inattendue, et que j’ai pourtant tout fait pour repousser.
Une sorte de déchéance, de déperdition, d’errance sans fin, qui se nourrissent d’elles-mêmes, et contre lesquelles la patience et la colère se révèlent aussi impuissantes l’une que l’autre.
Un écroulement qui reste cependant pour moi inacceptable, quand je sens bien que c’est la structure qui est censée leur venir en aide qui en est en grande partie responsable.

Vous avez dit maison de retraite ?
Une maison qui porte bien son nom, celle de retraite, comme s’il était question de se retirer de la vie.
Est-il bien question de cela ?
Pour certains, arrivés au bout du rouleau, sans doute. Mais pour la plupart, certainement pas !
C’est pourtant ce qui se passe, et c’est désespérant.

Il est difficile de parler de ces choses, et que l’on m’entende bien, je n’entends pas ici jeter la pierre aux maisons de retraite, et encore moins à celle où sont Ama et Nesca.
Depuis que je la fréquente, cependant, je ne peux que constater, et le constat n’est pas reluisant.
Et je garde en mémoire, pleinement et chaque jour, les mots d’une personne qui y travaille, et qui m’affirmait (je traduis avec mes mots) que plus les personnes y entraient en pleine possession de leurs moyens, et mieux ça se passait pour elles.
Pour les autres, c’est beaucoup plus aléatoire… ou inexorable !
C’est un peu ce que décrit Chichi, et ce à quoi je ne peux qu’assister, armée de ma seule impuissance : « La maison de retraite est inacceptable : la condition qu’on leur fait, la dépendance dans laquelle on les met… » (vers la 47ème minute)

Une impuissance qui dégénère tantôt en impatience, parfois en irritation, souvent en désespoir.
Mais au-delà de l’émotion première, par-delà les sentiments, je n’ai de cesse de me demander si c’est là le sort promis à plus ou moins long terme à tous nos vieux… et donc à nous tous à plus ou moins brève échéance.
Est-il seulement pensable, au vu du vieillissement de la population, que l’on puisse ainsi s’autoriser à l’accélérer, le vieillissement, en tout cas dans ses aspects négatifs et bardés de dépendance ?

La maison de retraite dans laquelle sont Ama et Nesca n’est sans doute pas parmi les pires. Le personnel est respectueux, attentif, disponible, autant qu’il le peut. Mais il est évident qu’il ne peut pas plus, et que la charge de travail est trop lourde pour qu’un accompagnement personnalisé soit possible.
C’est aussi un établissement qui bénéficie d’une équipe d’animation qui propose des activités quotidiennement, et essaie d’ouvrir vers l’extérieur… pour ceux qui le peuvent.
N’empêche que la détérioration pour Ama, qui s’enferme de plus en plus dans son mutisme, et est de plus en plus à côté de la plaque, et pour Nesca, qui est désormais en fauteuil roulant et n’a plus aucune envie de s’en lever, et gagatise de plus en plus, a été extrêmement rapide !
Pourquoi ?
Sans doute les raisons sont-elles multiples (multifactorielles, dirait-on en langage moderne).
Mais une chose est certaine : l’entrée à la maison de retraite a accéléré le processus, pour l’une comme pour l’autre.
Parce qu’à moins d’être valide et en bon état, rien n’est fait pour préserver l’autonomie restante, la communication, l’envie…
Il est en effet plus facile de mettre des couches, d’installer dans un fauteuil roulant, de renoncer à communiquer avec quelqu’un qui a du mal à parler, ou avec une sourde, qui de surcroît s’amuse régulièrement à enlever sa prothèse auditive !

Encore une fois, loin de moi l’idée de juger d’une quelconque façon le personnel ! Ils n’y sont pour rien, et font de leur mieux.
Mais comment ne pas s’élever devant ce manque de moyens humains, qui conduit à entretenir et accélérer la dépendance, dans une sorte de cercle vicieux ?
Comment dès lors ne pas s’en vouloir d’en avoir été réduit à prendre la décision de cette mise en maison de retraite ?

Je n’ai bien évidemment pas la réponse, et ne prétends en aucun cas donner des leçons.
N’empêche que la question reste entière, et qu’il devient de plus en plus urgent et crucial d’y trouver des réponses.
Avant que le vieillissement de la population ne devienne un véritable fléau !

A écouter :

A lire, voir, écouter :
¤ Longue vie aux Babayagas ! Pour une utopie réaliste… de la vieillesse
¤ De la Maltraitance à la Bientraitance ? – appoint aux fragments de vieillesse
¤ La bientraitance en Maison de retraite
et les chroniques :
¤ Aides aux personnes âgées
¤ Fragments de Vieillesse

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Tous Ensemble à Toulouse

J’avais, à une époque qui me semble maintenant lointaine, relayé une pétition, en forme de LETTRE OUVERTE aux états-majors syndicaux.

La pétition n’a recueilli que 3769 à ce jour (15 Novembre 2008).
Par contre, il semble bien que les mobilisations locales, les réseaux, commencent à se mettre en place.

J’en relaie une ici, qui concerne Toulouse et sa région, mais vous pouvez en voir plein d’autres si vous vous abonnez à la liste de diffusion :

réunion samedi 13 décembre de 10h à 13 h
à Toulouse salle Castelbou

22 rue Leonce Castelbou (metro Compas-Caffarelli)
quartier Arnaud Bernard à Toulouse.

ordre du jour :
– Poursuite de la diffusion de la lettre aux directions syndicales (4000 signataires environ 300 en Midi-Pyrénées)
– Comment se réapproprier nos syndicats
– Vers des assises du syndicalisme en Midi-Pyrénées début 2009
– constitution d’une association , liste de diffusion , site internet

La réunion est ouverte à tous les syndicats, à tous les militant(e)s quelle que soit leur organisation syndicale , syndiqué(e)s ou pas.
Nous comptons sur la présence de tout le monde , merci de faire circuler l’information pour cette réunion .
On peut envisager de déjeuner ensemble à l’issue de la réunion.

********
Il faut poursuivre le travail d’information, appeler les collègues à se syndiquer ou se re-syndiquer pour changer l’orientation actuelle de nos syndicats .
La campagne des élections professionnelles doit être l’occasion d’interpeller les responsables syndicaux.

Nous appellons les collègues de l’Education Nationale à investir la grève du 20 novembre et à participer aux AG pour mettre en débat la reconduction et des actions de désobéissance professionnelle.

contacts si vous les souhaitez à cette adresse : social.societal@free.fr

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Rétention de Sûreté : appel des psychiatres

Non à la perpétuité sur ordonnance !
C’est ainsi que les premiers signataires ont nommé leur manifeste, qui est donc aussi une pétition.

Le texte est bien sûr à lire dans son intégralité, mais en voici quelques extraits, que je trouve particulièrement parlants :
Pour la première fois dans notre droit, des individus pourront être enfermés sur décision judiciaire non pour sanctionner des actes délictueux ou criminels, mais pour anticiper des actes qu’ils n’ont pas commis ! […]
Alors que sa mission est de porter secours et de soigner, la médecine se trouve ici instrumentalisée dans une logique de surveillance et de séquestration. […] La privation de liberté est ainsi parée des habits de la science, comme si le savoir des experts permettait de prédire les actes criminels d’une personne.
C’est une mystification et une confusion organisée des registres.
Une mystification car il est faux que l’on puisse prédire, pour un individu donné, les actes à venir. […]
C’est une confusion que de demander à des soignants d’occuper cette place, car leur fonction, leur déontologie et leur éthique les situent du côté de la personne, ses libertés et ses contraintes, non d’un ordre public désincarné. Cette séparation fondamentale est une garantie essentielle des libertés, contre la tentation de faire le bien de chacun contre lui-même. […]
En assimilant le crime et la maladie – ce qui est une idéologie, et non pas un fait – on déplace progressivement la gestion de la peine vers la médecine, réalisant progressivement une société de sûreté médicale.

Il est à noter que la confusion organisée des registres n’est pas l’apanage des seuls psychiatres, face à la rétention de sûreté.
Il semble en effet que ces tentations de dérives et de confusions des fonctions concernent de nombreux acteurs sociaux, fonctionnaires ou assimilés, qu’il s’agisse des assistants sociaux, des inspecteurs du travail, des employés de l’ANPE, de ceux de La Poste, des banques, etc…
Comme si la société toute entière devait devenir un énorme réservoir à dénonciations, que tout le monde devait surveiller et suspecter tout le monde.
Les diverses tentations de fichage (base élèves, questionnaire MGEN…) fleurissent par ailleurs en toutes saisons. Le fichier Edvige n’en est qu’une péripétie supplémentaire… et exemplaire !
Un Big Brother qui avance et progresse (!) rampant et masqué…

Face à ce mouvement global, il est indispensable, sain, voire vital, que les professionnels défendent et mettent en avant leur éthique et leur déontologie, et refusent les amalgames.

A lire ou relire :
¤ Non à la pénalisation du travail social !
¤ Des syndicats de fonctionnaires s’élèvent contre le contrôle social
¤ collectif alerte sociale 91

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Festival Migrant’Scène 2008

A l’heure où Brice Hortefeux veut apprendre la Marseillaise et son sens profond (!) aux immigrés, et alors qu’il essaie d’écarter la CIMADE des CRA, cette dernière organise un festival du 15 au 30 Novembre.

Un festival qui alliera conférences, débats, rencontres, musique, danse, cinéma, poésie, contes, théâtre…
Preuve que les migrants peuvent aussi enrichir notre pays de leur création artistique !

Cette année, le festival a choisi pour thème les femmes en migration.

On compte plus de 200 millions de migrants dans le monde…. et presque la moitié sont des femmes. La migration féminine vit une révolution silencieuse. Les femmes ne migrent plus seulement pour rejoindre leur famille. Elles se déplacent pour travailler, quitter un contexte politique ou social, étudier, élargir leurs horizons. […]
Parce qu’elles sont femmes et étrangères, ces femmes sont placées en position défavorable. […]
Pour donner corps à ces histoires, le festival fera se rencontrer et se croiser des témoignages, des débats et des formes artistiques plurielles.

Festival Migrant'Scène 2008

L’essentiel du programme est bien sûr centré sur Paris, mais il y a aussi des manifestations en province.
Site du Festival – programme parisien (ou ici)

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Procès Spectacle – nouveau mode d’action ?

J’avais modestement relayé les mobilisations faisant suite aux procès intentés par la CFDT à des militants d’AC ! et à des intermittents du spectacle.
Il semble que les procédures touchent à leur fin (audience le 11 Décembre pour les intermittents du spectacle), et que la CFDT n’ait pas le moins du monde retiré ses plaintes.

La Compagnie Jolie Môme avait lancé une pétition qui a recueilli un peu plus de 10 000 signatures.
Elle réagit maintenant à sa manière, artistique, en créant un « Procès Spectacle« … un spectacle d’anticipation ?

Il se jouera en tout cas du 6 Novembre au 7 Décembre au Théâtre La Belle Etoile (14 rue Saint-Just – La Plaine – Saint-Denis (93) M° Porte de La Chapelle).
Une réponse originale et créatrice à des actions parfois difficiles à comprendre.
Des idées pour de futures mobilisations ?

Anciens articles :
– Intermittents mis en examen
– Plainte de la CFDT : Quatre précaires d’AC ! inculpéEs

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