Les personnes âgées dans la vague de froid

Mercredi 14 janvier 2009

Après la canicule de 2003 qui avait causé le décès de 15000 personnes, c’est contre le froid que les personnes âgées doivent lutter à présent. La vague de froid qui secoue le pays depuis quelques semaines n’épargne personne, mais ce sont les plus faibles qui en subissent les plus lourdes conséquences.

Le froid isole les personnes âgées
Si sortir est déjà difficile pour les personnes affaiblies, le grand froid n’encourage pas non plus à « mettre le nez dehors»… Ce froid ne fait donc qu’accroître l’isolement des personnes âgées, sans compter les maladies hivernales qu’il entraîne… Outre l’hypothermie et les gelures, le froid peut avoir de graves effets cardio-vasculaires et respiratoires. Attention aussi à la déshydratation des personnes alitées. Les autorités sanitaires ont du faire face à un afflux “significatif” des patients aux urgences.

Ne les oubliez pas !
“Les personnes âgées ou handicapées qui sont isolées et ont des problèmes de santé ont tendance à ne plus sortir de chez elles, et à recevoir moins de visites en raison du froid”, a expliqué Françoise Weber, directrice générale de l’Institut de veille sanitaire (INVS). Ainsi, le risque est de voir leur état de santé se dégrader à cause du manque de prise en charge. Il est donc temps d’agir et d’être extrêmement vigilant.

De petits gestes de solidarité pour sauver des vies
Dans un message radiodiffusé, le ministère de la Santé appelle depuis la semaine dernière à la “vigilance et à la solidarité” envers les personnes fragiles. Il demande à chacun de “prendre des nouvelles”, et si possible, de rendre visite aux personnes souffrantes. Il s’agit donc d’éviter une crise sanitaire, latente vu l’hiver rigoureux dans lequel est entré la France. Les services d’urgence sont déjà débordés et le manque de place se fait déjà sentir…Des « plans blancs » ont été déclenchés pour permettre un ajout de lits d’hôpitaux supplémentaires. Vaut mieux prévenir que guérir.

                                                                                                        Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite

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Psychiatrie et enfermement : épistémologie, réforme… rhétorique et concertation

J’ai déjà évoqué les difficultés (quelques unes !) rencontrées par la psychiatrie, et donc les soins psychiatriques (voir La Santé de la Psychiatrie).
Ces difficultés ne sont pas nouvelles, et sont souvent mal comprises par les administratifs, et autres décideurs politiques.
Et il est vrai que le soin, là sans doute plus qu’ailleurs, coûte cher, pour des résultats qui restent difficiles à mesurer, donc à objectiver… et donc à évaluer !

Notre Seigneur s’est pourtant saisi une nouvelle fois d’un événement dramatique pour proposer (devrait-on dire imposer ?) de nouvelles mesures dans ce domaine, lors de son discours au Centre Hospitalier Erasme d’Antony, le 2 Décembre 2008.
Des propositions qui ont immédiatement suscité une réaction de la part des professionnels concernés, qui ont lancé un appel, titrè La Nuit Sécuritaire.
Je n’en souligne qu’une phrase, mais tout le texte donne à réfléchir :
Devant tant de « dangerosité » construite, la psychiatrie se verrait-elle expropriée de sa fonction soignante, pour redevenir la gardienne de l’ordre social ?

Reste que le discours de Nicolas Sarkozy est intéressant en lui-même, et que sans être une spécialiste de l’analyse de discours, linguistique et/ou idéologique, je m’y suis un peu penchée, parce qu’il me semble exemplaire.
Vous pouvez retrouver ce discours dans son intégralité, en audio-vidéo ici : Discours de M. le Président de la République sur le thème de l’hospitalisation en milieu psychiatrique, en pdf là.
En remarquant au préalable que notre omniprésent semble assez peu à l’aise au début de son intervention (ce que l’on peut comprendre !), prenant moultes précautions et enfilant quelques paires de gants et brosses à reluire pour ne pas froisser quelques susceptibilités bien compréhensibles…
Il est beaucoup plus à son aise lorsqu’il aborde le thème de la responsabilité (position qui en elle-même n’est pas tellement discutable), ou celui de la réforme, son cheval de bataille.

Mais c’est la construction elle-même de ce discours qui interroge.
Un peu comme une dissertation, qui pose l’indispensable utilité du soin psychiatrique, et ses inévitables aléas, en préalable, pour y revenir à la fin, en conclusion, donc, alors que l’argument essentiel du discours est ailleurs, dans le corpus, justement !
Un bel effet de communication, qui ne peut cependant, espérons-le, leurrer personne sur le fonds, malgré toutes les précautions prises !

Quelques extraits :
C’est la 1ère fois qu’un président de la République rend visite à un hôpital psychiatrique. Dont acte !

Hôpital psychiatrique qui est souvent incompris, hôpital psychiatrique qu est rarement reconnu. […] Ca, c’est bien vrai !
Comme notre société a besoin de vous, nous devons nous engager pour qu’on parle de vos établissements autrement quà l’occasion de faits divers qui mettent en cause les patients qui vous sont confiés. Ce qui n’est justement pas le cas… schizophrénie ?

… j’ai été choqué de ne pas entendre beaucoup de mots sur la famille de la victime.
Entendons-nous bien, la place des malades n’est pas en prison. Si on est malade, on va à l’hôpital. […] Mon ropos n’est pas de dire que la seule solution est l’enferment, surtout l’enfermement à vie. Mon propos n’est pas de dire que seuls comptent les risques pour la société, et jamais le cas particulier du malade.
Et pourtant, pourtant…

Je mesure l’apport extraordinaire de la psychiatrie à la médecine d’aujourd’hui, et la singularité de votre mission.
Il faut trouver un équilibre […] entre la réinsertion du patient, absolument nécessaire, et la protection de la société.
Dire cela, ce n’est bafouer personne.
C’est vrai… quand on s’en arrête là.

L’espérance parfois ténue d’un retour à la vie normale […] ne peut pas primer en toute circonstance sur la protection de nos concitoyens. […] Pourquoi, c’est le cas ?
Les malades potentiellement dangereux doivent être soumis à une surveillance particulière afin d’empêcher un éventuel passage à l’acte. […] Il faudrait déjà pouvoir les prendre en charge réellement et dignement.
Il faut plus de sécurité et de protection dans les hôpitaux psychiatriques. […] Je souhaite que plusieurs mesures soient mises en oeuvre à cette fin. Nous allons d’abord […] réaliser un plan de sécurisation des hôpitaus psychiatriques. […] Ces investissements [30 millions d’euros] serviront à mieux contrôler les entrées et les sorties des établissements, et à prévenir les fugues. […] Certains patients hospitalisés sans leur consentement seront équipés d’un dispositif de géolocalisation qui […] déclenchera aussitôt une alerte. […] Une unité fermée va être installée dans chaque établissement qui le nécessite. […] Nous allons aménager 200 chambres d’isolement. Ces chambres à la sécurité renforcée seront destinées aux patients qui peuvent avoir des accès de violence envers le personnel.
La création d’unités fermées, et la création de chambres d’isolement supplémentaires est une mesure dont je veux souligner l’importance : […] certains patients ne sont pas faits pour l’hospitalisation conventionnelle, sans pour autant relever des unités pour malades difficiles. Il manque entre les deux une prise en charge intermédiaire, et c’est précisément ce vide que viendront combler les unités fermées et les chambres d’isolement.
Pour les malades les plus difficiles, nous allons renforcer le dispositif de prise en charge. Quatre unités pour malades difficiles de 40 lits chacune vont être créées [40 millions d’euros d’investissement, et 22 millions d’euros de fonctionnement].

Les mesures annoncées ne concernent donc bien que la sécurité.

J’ai annoncé une réforme sanitaire des procédures de l’hospitalisation d’office. […]
Le drame de Grenoble ne doit pas se reproduire. […]
Risque zéro ?
Entre le tout angélique et le tout sécuritaire, est-ce qu’on ne peut pas se mettre autour d’une table pour trouver le bon équilibre ? […] Ben oui, ce serait bien, de se donner ce temps de réfléchir ensemble, et de réfléchir au soin pour toutes les personnes concernées, avant de dégager des millions pour la sécurisation, et la soit-disant (parce qu’illusoire, dans son absolutisme) protection des citoyens. D’autant que la discussion éventuelle viendrait une fois de plus après la décision…
Nous allons instaurer une obligation de soins en milieu psychiatrique […] il faut qu’il y ait des soins ambulatoires sans consentement. […] L’obligation de soins doit être effective. […] Antienne éternelle… Comment soigner quelqu’un contre son gré ? La camisole ?
Les sorties de patients doivent être davantage encadrées. […] Je réfléchis à un système où le préfet doit prendre ses resposabilités. […] Il doit y avoir un avis rendu par un collège de trois soignants [dont un qui ne connaisse pas le patient].
Autant l’avis des experts est indispensable, […] la décision, se doit être l’Etat, ou dans certains cas la justice.
Peut-être une idée à creuser. Question : s’il y a un problème, qui en porte la responsabilité ? Le préfet, viré en cas de dérapage ?

La suite sort un peu du cadre sécuritaire.
Je souhaite que vous soyez davantage concernés par la réforme de l’hôpital, et mieux impliqués dans sa mise en oeuvre. […] Pourquoi, la psychiatrie ne l’est pas ? Quant à la réforme de l’hôpital…
S’il apparaît qu’il faut investir davantage, nous investirons davantage. S’il faut accélérer certains projets, nous les accélèreront. […] Des moyens supplémentaires au service d’une politique de réforme. […] Il est essentiel d’accroître l’attractivité de vos métiers, et de vos carrières. C’est noté, Mr le Président. Reste à savoir dans quel(s) domaine(s) vous serez prêt à investir, car ce n’est guère ce qui se profile.

Notre pays a besoin d’une hospitalisation psychiatrique qui soigne et qui guérit […] où le bien-être des malades et des personnels doit être prise en compte et améliorée. In memorandum…

A y voir d’un peu plus près (ou d’un peu plus loin !), les propositions rejoignent étrangement celles de la rétention de sûreté, ou celles de l’emprisonnement des jeunes (voir à ce sujet Lettre ouverte au Président de la République française).
Sauf que la protection d’une société ne passe pas forcément pas l’enferment de ses citoyens potentiellement dangereux, mais peut-être davantage par un accompagnement réel et personnalisé de ceux-ci…
Voilà en tout cas qui pose les termes d’un choix de société… voire de civilisation.

Edité le 25 Janvier : l’un des signataires de La Nuit Sécuritaire est le co-lanceur (comme les lanceurs d’alerte ?) de l’Appel des Appels.

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Les Instructions de l’Instruction…

Difficile pour un béotien comme moi de se faire une idée des implications explicites et implicites du nouveau cheval de bataille de Nicolas Sarkozy : la suppression du juge d’instruction.
L’on connaît l’art consommé de notre omniprésident de faire des annonces tonitruantes… plus ou moins suivies d’effets !
Gageons cependant que celle-ci, faite à l’occasion des voeux comme celle de la suppression de la pub sur la TV publique, ne restera pas davantage lettre morte que cette dernière. Avec des conséquences aussi complexes qu’indéniables sur le fonctionnement de la justice. Sujet hautement politique donc, au sens le plus noble du terme, comme au sens le plus petitement politicard…

Reste qu’après la dépénalisation des affaires, cette mesure risque une nouvelle fois de mettre à mal l’équité de la justice, ainsi que l’égalité des citoyens devant elle, qui est déjà loin d’être exemplaire !
Mais surtout, surtout, une nouvelle fois, le sujet étant à ce point sérieux, il mériterait à tout le moins une réflexion approfondie, et une large concertation. Au lieu de quoi, comme à son habitude, Notre Seigneur annonce d’ores et déjà la conclusion imposée à la commission chargée de réfléchir à la question.
Curieuse vision de la démocratie, que celle de nos gouvernants !

Reste que deux personnages bien connus du monde juridico-médiatique ont vivement réagi à cette annonce.
Deux réactions émanant de personnes dont en tout cas la probité et le courage ne peuvent être mis en question, puisqu’il s’agit des juges Renaud Van Ruymbeke et Eva Joly.

Pour Renaud Van Ruymbeke, ce projet va à l’encontre des libertés individuelles. […] Nous assistons à une véritable reprise en main de l’institution judiciaire par le pouvoir politique.
Enfin, d’après lui, la réforme annoncée par M. Sarkozy sonne le glas des affaires politico-financières. (Ah ?)
Et de conclure : l’indépendance de celle-ci [la justice] est un pilier de la démocratie nécessaire à la protection du citoyen.

juge d'instruction, ou parquet ? dessin de Chimulus
dessin de Chimulus

Eva Joly, quant à elle, parle de régression. Et quelle régression, puisqu’elle affirme que ce serait revenir au Second Empire ! Rien que ça…
Et d’enfoncer le clou : c’est un verrou pour empêcher les enquêtes qui gênent le pouvoir politique. (Ah ?)

juge d'instruction et parquet - dessin de Placide
dessin de Placide

L’autre versant des propositions de Notre Seigneur réside dans la collégialité, et la présence de l’avocat dès les premiers instants de la procédure judiciaire.
Une collégialité déjà votée le 5 Mars 2007 !!!
Quant à la présence de l’avocat dès le début de l’instruction, nécessite-t-elle la disparition du juge d’instruction ?

Bien que ce soit un peu long, et un peu ardu, pour qui n’y connaît rien, je ne peux que vous inviter à lire ce qu’en dit Maître Eolas. Ses premières réflexions ont au moins le mérite de poser le(s) problème(s), et de donner matière à réflexion, justement, au-delà de la polémique.

Affaire à suivre !

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Sources :
¤ Van Ruymbeke: « Le glas des affaires politico-financières »
¤ La suppression du juge d’instruction « sonne le glas des affaires », selon van Ruymbeke
¤ Fin du juge d’instruction : une « régression » pour Eva Joly
¤ Eva Joly dénonce la suppression du juge d’instruction
¤ Premières réflexions sur la suppression annoncée du juge d’instruction
¤ La suppression du juge d’instruction, une nouvelle illustration de la concentration des pouvoirs. Mobilisons-nous !
¤ Eva Joly : interview par Dominique Souchier – « C’est arrivé cette semaine » – Europe1 – 10/01/09


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Economies et bas de laine…

Ne les oubliez pas, les bas de laine (les vrais), pour affronter les actuels frimas !

Par ailleurs, s’il vous reste quelques pièces jaunes malgré le passage des fêtes, et la période des soldes, il faut bien les mettre quelque part.
Voici la proposition de Jacky :

Quand vous aurez fini de remplir la tirelire en carton offerte généreusement par le journal local

Après avoir fait abstraction des détournements, pertes et autres trafics illicites, qui ont pourri l’économie mondiale alors que cet argent aurait pu servir à régler les problèmes de tout ceux qui souffrent, qui ont faim, froid, peur…

Vous pourrez remplir votre tirelire personnelle :

tirelire et vaches maigres

Vous connaissiez les vaches maigres ?
Voici donc les cochons de la même espèce !

Et merci à Jacky, parce les temps qui s’annoncent vont nous demander des trésors d’humour et d’imagination !

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Soubresauts de l’an Neuf : quand la France découvre le froid

On va se la souhaiter bonne, cette neuve, malgré les péripéties qui s’annoncent…
Et il y aurait tant de choses à dire !

A commencer par cette vague de froid, bien sûr exceptionnelle (?) en zone tempérée (!), qui provoque la panique sur les routes et autres transports… comme si la neige et le verglas venaient de s’abattre sur les cocotiers !

Mais bien sûr, on ne peut pas tout prévoir, et, comme la terminologie en vogue nous le suggère, il faut avant de prendre des mesures, évaluer le bénéfice-risque. Et l’on peut comprendre la réaction outrée, voire outragée, du maire de Marseille, face aux affronts de notre premier des ministres !
D’autant que, bien sûr, cela est à resituer dans le cadre global de la décentralisation et du désengagement de l’Etat… double discours, Mr Fillon ? Qui s’apercevrait peut-être soudain que les économies peuvent finir par coûter très cher ? Petit espoir pour l’an neuf ?
Mais cette vague frileuse donne lieu à d’autres inepties, comme ces quelques administrés d’une commune du Val d’Oise (Fosses… !) qui portent plainte contre leur maire (Pierre Barros) pour absence de salage… Mr le Maire, à l’avenir, je vous invite à augmenter vos impôts locaux pour pouvoir stocker des tonnes de sel dignement, au cas où…

Mais c’est aussi cette vague si exceptionnellement frissonnante qui a la vertu de rappeler à notre bon souvenir l’existence de nos chers vieux…
C’est ainsi que le Ministère de la Santé et l’INPES ont conçu un spot spécial pour qu’on pense à prendre de leurs nouvelles, et qu’on prévienne en particulier les risques liés à la déshydratation… pour ne pas encombrer les urgences ? Les effets pourraient pourtant limiter ceux du fléau catastrophique annoncé par Mme Pécresse.
Je vous épargne le refrain sur les SDF… avec cependant une pensée chaleureuse pour eux.
Meilleurs voeux de solidarité !

Et comme l’absurdité ne connaît guère de limites, voilà-t-y pas qu’EDF s’y met.
Certes, avec moins d’urgence que dans les pays européens pris en otage par GazProm (je dis ça, mais bizarrement, cette terminologie n’est pas du tout usitée, en pareil cas…), mais tout de même !
Après les coupures subies dans certaines régions à cause de la neige, EDF s’adresse à notre sens citoyen, en nous demandant de limiter notre consommation. On croit rêver !
La France, championne du tout électrique (et du tout nucléaire, donc), s’apercevrait-elle miraculeusement qu’il y a quelques limites à ce choix ? Là, c’est un voeu pieux !
Mais, bonnes gens, pensez tout de même à baisser votre chauffage, à ne pas trop faire cuire vos nouilles, et à vous doucher à l’eau froide : ça évitera la surchauffe de nos centrales.
Quant à la mairie de Toulouse, elle se montre exemplaire, en diminuant ses éclairages « inutiles » (enfin, non-indispensables)… dommage que ce ne soit qu’en ces temps exceptionnels !

Allez, que 2009 soit une année bien tempérée !

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Quelques sources :
¤ Neige : la polémique s’amplifie, Gaudin et Caselli tentent de relativiser
¤ RTE rappelle l’intérêt de la maîtrise de la consommation d’électricité aux français et aux élus locaux
¤ La mairie de Toulouse réduit sa consommation électrique durant une semaine

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actu 2OO9

Nous avons de  quoi  être surpris par l’ actualité de ce 1er Janvier 2OO9

On nous annonce un certain nombre d’augmentations certes justifiéées (exp RMI , allocations familiales etc…) toutefois on nous annonce bien moins vite l’augmentation habituelle des retraites au   01 Janvier repoussée au 1/04  tout ceci pour un motif futil : s’aligner sur l’ augmentation des retraites complémentaires.

Autant de paradoxes que de décisions

Les petites retraites ont bénéficié de 2OO € pour limiter la pauvreté et aujourd’hui l’ état gagne un trimestre sur le dos des retraites.

Nous serions tentés de continuer par exemple par le domaine de la santé
Plus le nombre de médicamens non remboursés augmentent
Moins nous avons de remboursements (med. génériques , 0,5 € par bte de méd.
1€   sur les consultations etc…) et plus le déficit est important.
N ‘existe t-il pas de stratèges économiques dans notre pays ?

Des réformes ok mais mieux étudiées …….. à suivre

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Hôpital : la politique de Sarkozy et Bachelot tue !

Mouvement « ensemble pour une santé solidaire »
Communiqué de presse
« Hôpital : la politique de Sarkozy et Bachelot tue ! »

Un petit garçon est mort le soir de Noël. Un homme de 53 ans ce week-end.

Erreur « humaine » dans le premier cas            
Trop de temps pour trouver une place libre dans un service compétent, pour le second.

Deux morts qui n’auraient pas dû être. Nous partageons la peine et la colère de ces deux familles, qui aujourd’hui doivent affronter à la fois le désespoir et le sentiment d’injustice.

Nous pensons aux soignants aussi. Des femmes et des hommes dont le métier est de sauver des vies, et qui n’y arrivent plus. Ou qui, à force de fatigue, commettent une erreur. Fatale.

Alors que, au cours des 50 dernières années, la médecine a repoussé les limites de la science, aujourd’hui nous pleurons un enfant et un homme qui ne sont pas les victimes de l’impuissance médicale face à la maladie.
Cet enfant et cet homme sont les victimes d’une politique délibérée d’un gouvernement qui casse l’hôpital public,  pour créer une pénurie médicale. Cette pénurie obligera les français à accepter la privatisation dont ils ne veulent pas.

Les arguments d’économies, de « rentabilité », de « réorganisation » ne trompent plus personne, quand l’Etat qui démantèle l’hôpital public arrive à trouver en quelques jours, dans des « caisses vides » des milliards pour renflouer les banques victimes de leur folie des grandeurs.

Pendant ce temps, Roselyne Bachelot pérorait chez Drucker ce dimanche, ne s’inquiétant que de l’éventuelle « récupération d’un drame aussi épouvantable » tandis que le secrétaire de l’UMP, lui, « mettait en garde » contre une récupération « politicienne » de cette « affaire ».

Voici ce que nous écrivions le 15 décembre :

« Nous rappelons au Chef de l’Etat et au gouvernement que les mesures et réformes qu’ils décident et mettent en place sont des choix politiques. Leurs choix. Faut-il attendre que, demain, des malades privés de soins meurent, comme aux USA, du fait de décisions gouvernementales (fermetures hospitalières, déremboursements, forfaits, franchises etc…) visant à favoriser les actionnaires de cette belle source de profits qu’est la santé, pour que le mot, « responsabilité » prenne alors tout son sens ? Faudra-t-il que cette réalité heurte de plein fouet tous ceux qui ont encouragé ou laissé faire, par intérêt personnel ou par désintérêt de ce qui ne les concerne pas directement, pour qu’ils mesurent la gravité de leur faute morale ? »

Aujourd’hui Mme Bachelot juge « incompréhensible » qu’il ait fallu plusieurs heures pour trouver un lit à un malade…

Et nous, nous jugeons inacceptable, que la ministre de la santé s’obstine dans une politique qui fait de plus en plus la preuve de son inefficacité et de sa dangerosité. Nous jugeons indécent qu’elle refuse d’endosser la moindre responsabilité en cas de problème ou de drame. Nous jugeons immoral qu’elle fasse semblant de ne pas comprendre que c’est SA politique qui est dangereuse.
Deux morts, c’est déjà trop. N’attendons pas qu’il y en ait d’autres pour obliger le gouvernement à arrêter de casser l’hôpital public et la sécurité sociale.

Pour le Mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire
http://ensemblepourunesantesolidaire.fr
Bruno-Pascal CHEVALIER   – Cécile MOUTTE

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Un porte-parole… digne de ce nom !

Xavier Darcos ne recule pas, il continue au contraire d’avancer. Alors que les réformes ont commencé dans le consensus.
Les prisons françaises sont en mauvais état, mais on s’en occupe.
Le jet de chaussures est dérisoire.
La réforme de l’audiovisuel est une urgence, et va sauver le service public.
Il n’est pas question de retraite à 70 ans, et tout le monde souhaite le travail du dimanche (pour les autres, s’entend !), puisque les sondages l’affirment.
Un petit concentré de tout ça autour de la 14ème minute… et une prouesse verbale vers la 20ème !!!
Conclue ainsi, et magnifiquement, par Alain Rémond : Plus tu pédales moins vite, moins tu avances davantage !

Reste que notre gouvernement voit de la gauche extrême partout.
Que la réforme de l’Education Nationale est certes menée tambour battant… si tant est que l’on puisse parler de réforme ! Mais c’est bien tout le problème de la RGPP, qui fait primer les économies sur les véritables réformes, qui devraient à la fois, bien sûr, allier une meilleure rentabilité et une meilleure performance, à une amélioration des services rendus.
Et qui devraient avant tout dessiner les contours d’un grand dessein sociétal… voire d’une ambition de civilisation !
Peut-être un peu plus audacieux que le Il faut réhabiliter l’argent, de Christine Lagarde !

Ce qui est heureux dans cette histoire, c’est que Xavier Darcos a promis de négocier… Chiche !
Que Dominique de Villepin monte au créneau pour dénoncer le projet sur le travail du dimanche.

Reste qu’au-delà du trait d’humour de Rémond, tant que les politiques continueront à exceller dans l’art de la langue de bois, à nous faire prendre des vessies pour des lanternes, et surtout à concentrer leurs efforts sur ces arts divers, au lieu de se livrer à une réflexion globale et approfondie, pour nous proposer de réels projets de société.

Trop fort, Mr Frédéric Lefebvre !

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La France sauvée de la récession par les dépenses publiques ?

La journée a bien commencé !

Elle m’aurait permis de poursuivre mon catalogue de petites phrases… de celles qui peuvent avoir un sens !

En effet, France Inter, et l’ensemble de ses auditeurs, a eu le grand malheur de perdre Jean Marc Sylvestre, et ses chroniques économiques inénarrables.
Son successeur, un peu moins dogmatique, n’en est pas moins un partisan forcené du libéralisme économique et de l’économie de marché.
Vous savez, la théorie qui assure que la loi (?) de l’offre et de la demande peut à elle seule assurer la régulation de l’économie, et enrichir tout un chacun, et que la liberté des échanges (commerciaux et économiques, s’entend, parce que pour les autres…) est le meilleur moyen de produire de la richesse… pour certains !
Bref ! En ces temps de crise, ce monsieur s’est tout de même pris à plusieurs reprises les pieds dans le tapis, et n’en est visiblement pas à une contradiction (voire un paradoxe, sinon une absurdité, au sens mathématico-logique du terme) près.
Mais ce matin il a tout de même crevé le mur du son (du çon, comme ils disent dans Le Canard), en faisant au détour supposément plaisir à Bernard Maris, en affirmant, tout en écartant la déflation et la dépression… mais pas la récession (!) :
La France serait d’une certaine manière protégée par le niveau élevé de ses dépenses publiques. […]
Quand la croissance va bien, c’est vraiment un frein. Quand tout va mal […] quand on s’approche de la récession, c’est une sorte d’amortisseur.

Mais il vient de découvrir la lune, Dominique Seux !
Sauf qu’il s’agirait de définir en quoi consiste le frein, et d’envisager peut-être en quoi il peut être au contraire un levier, voire un moteur. Je fais très simpliste, mais au nom de quels paramètres la croissance de la France repose-t-elle sur la consommation ? Certainement pas sur le nombre de ses parachutes dorés !
Rendons au passage un petit hommage à notre omniprésent, qui table plutôt sur l’investissement pour sortir de la crise… Sauf que cette politique aurait pu être engagée plus tôt, en lieu et place de cadeaux fiscaux bien inutiles !

Il y a bien évidemment plein d’autres articles et réflexions à ce sujet (dont celui-ci : Flexisécurité, emploi, chômage… et dépenses sociales !).
Reconnaissons à Bernard Maris, dont je ne suis pas une fan inconditionnelle, d’avoir eu une vision un peu lucide avant bien d’autres, et surtout avant les médias et les politiques !
Vidéo découverte, bien tardivement, à l’occasion de la rédaction de cet article !

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Jh en detresse et danger

Bonjour, je tiens à garder l’anonymat car j’ai peur…
Je suis un homme (oui, ça arrive aussi), profession libérale et installé dans la vie.
J’ai recueilli depuis 2 ans, un ami d’enfance qui a longtemps habité au Maroc (il est Français du Nord), après 19 ans de vie « au gré des choses » (il n’a jamais travaillé de sa vie), il s’est fait expulser du Maroc, puis est venu se faire dépanner chez moi.
Problème: le dépannage dure depuis 2 ans, je le nourris, blanchis, loge et il ne travaille pas, s’y refusant car très heureux de son RMI.

Je suis tous les jours brimé, insulté et maltraité.
Je suis handicapé par un cancer et depuis peu, mon diabète ne me permet plus de sortir (le pied est paralysé).

On m’a conseillé de voir une assistante sociale mais elle ne peut rien faire.

L’individu que j’héberge maintient, très maître de sa personne, que j’invente ces histoires et qu’il est très calme…

Il refuse catégoriquement de partir.

Je ne sais plus quoi faire, aidez-moi, merci.

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