Service Public, Santé… et Hôpital : grève le 5 Mars ?

L’hôpital va mal.
Et le malade devrait être soigné par la loi Hôpital, patients, santé et territoires… si elle est adoptée !
Ce qui est à craindre…

Lequel hôpital n’est bien sûr qu’un des pivots du système de santé à la française, que d’aucuns nous ont pendant longtemps envié.
Mais il est aussi emblématique de celui-ci, et de ce que fut sa philosophie : un égal accès aux soins pour tous.
Cette proposition n’est d’ailleurs pas tout à fait exacte, car il a toujours existé un réseau privé, cohabitant avec le public, et qui lui n’était pas forcément accessible à tous.
On pourrait élargir la réflexion aux mutuelles, qui à tarif équivalent ne proposent pas les mêmes couvertures selon qu’elles sont par exemple personnelles ou d’entreprises.
Et bien sûr aux dépassements d’honoraires, qui, s’ils connaissent une forte croissance, ont toujours existé.
Mais bref, tout ça pour dire que le terme égal n’est peut-être pas le plus approprié. Reste que chaque citoyen pouvait prétendre à des soins de qualité, quel que soit son niveau de vie.

On le sait, cette équité est battue en brèche depuis un certain nombre d’années, via le forfait hospitalier, les déremboursements de médicaments dits de confort (sans tenir en aucune façon compte des types de malades qui les utilisent), et enfin aux franchises médicales.
La dernière en date, mais qui n’est pas encore vraiment sortie des tiroirs, concerne l’attribution et la prise en charge des ALD (jusqu’à présent prises en charge à 100 % par les régimes obligatoires), qui a même donné prétexte à Mme Bachelot pour taxer les régimes complémentaires…

Cette équité risque de l’être encore plus (battue en brèche… donc ébréchée !) avec le projet de loi actuellement examiné à l’Assemblée Nationale, et qui fait la fierté de notre Ministre de la Santé.

Il y a pourtant de bonnes intentions dans ce texte, parmi lesquelles une meilleure coopération public-privé pour assurer la continuité des soins, ou celle de freiner la désertification médicale (en termes de médecins libéraux en particulier), ainsi, donc, que la modernisation de l’hôpital.
Les solutions et moyens proposés, quant à eux, donnent à réfléchir, et laissent dubitatifs.

L’hôpital est en effet une grosse machine, qui a ses lourdeurs, ses freins, ses incohérences. Nul doute que son fonctionnement pourrait être amélioré, et sa rentabilité optimisée.
Mais…

Son organisation est régulièrement modifiée, tourne-boulée, chamboulée, laissant ses personnels quelque peu désemparés.
C’est ainsi qu’une nouvelle réforme est donc dans les tuyaux, alors-même que la dernière en application (hôpital 2007) n’a même pas été évaluée (une idée pourtant chère à Notre Seigneur, que l’évaluation !).
Lesquelles réformes, par contre, vont dans le sens d’un contrôle accru, d’évaluations en interne, qui accroissent notablement la part du travail administratif par rapport à celui de la clinique, et conséquemment l’augmentation proportionnelle des postes de ceux-ci par rapport à ceux-là.
Avec, entre autres, pour conséquence de surcharger les secrétariats.
C’est une parenthèse, mais avez-vous eu récemment l’occasion de tenter de prendre un RDV dans un CHU… C’est un véritable parcours du combattant !
Et lesquelles (réformes) tendent toutes à réduire les coûts, sans vraiment y parvenir, mais mettent par contre réellement en péril la qualité des soins et de la prise en charges des malades… en malmenant les personnels !

Une main-mise de l’administratif, donc, qui serait entérinée dans le nouveau projet de loi, qui renforcerait ce pouvoir en augmentant ceux des directeurs et directrices, et annulerait la présence des élus locaux au Conseil d’Administration.
Cette dernière comportait sans doute des inconvénients, en termes de clientélisme, mais permettait à la représentation nationale, élue, d’avoir un regard sur les pratiques.

Mais le plus grand reproche que l’on peut faire à ce projet est celui d’instaurer un management et des objectifs de rentabilité qui se rapprochent de ceux de toute entreprise industrielle ou commerciale.
Ceux que d’aucuns dénoncent comme une marchandisation de la santé.

Outre que ce schéma remet en cause la notion même de service public, deux axes majeurs de la réforme laissent dubitatif, et interrogent au plus au point l’éthique et la déontologie :
– la T2A, ou tarification à l’activité, parce qu’elle ne peut que conduire à multiplier les actes dits rentables (aux dépens des autres, donc), et qui de fait asphyxie en termes budgétaires les hôpitaux (entre 70 et 80 % d’entre eux seraient en déficit). On veut bien croire que la fonction publique hospitalière n’ait que de mauvais gestionnaires, mais l’on ne peut s’empêcher de penser que ce déficit est en une quelconque façon voulu !
– les médecins hospitaliers pourront désormais être intéressés. Nul doute que l’intéressement ait pour vertu d’améliorer les performances, souvent à court terme (l’expérience des traders nous en donne un bon exemple !). Mais surtout, que vient faire ce terme quand il s’agit de soigner des malades, des personnes, dont la prise en charge dépasse souvent de très loin l’acte technique ???
Une prise en charge globale qui assure la qualité du soin… et sa réussite !
Un intéressement par ailleurs qui risque fort de nourrir l’esprit de concurrence, aux dépens du patient lui-même, mais surtout d’exacerber les frustrations (parce que, par exemple, les infirmières n’y auront pas accès), les conflits, des tensions, et des compétitions qui ne devraient pas avoir lieu lorsqu’il s’agit de prendre en charge un malade !
Par ailleurs, et pour en revenir à la sémantique et à la rhétorique : un médecin (ou tout autre personnel médical) est censé s’intéresser à son patient. Jusqu’où peut aller la perversion d’un système qui instaure (et institue) d’autres intérêts ?

Encore une fois, qu’il soit nécessaire d’améliorer le système de santé, et en particulier le fonctionnement des hôpitaux, je crois que personne ne peut rien avoir à y redire.
Que l’on ne mette en avant que l’augmentation des dépenses, alors que les techniques évoluent et coûtent de plus en plus cher, et que le vieillissement de la population nécessite une réflexion approfondie sur les moyens de l’accompagner, est une absurdité, voire une ineptie. Ce devrait être l’axiome de départ : « les dépenses augmentent, que fait-on ? » se transforme en pénalité pour ceux qui tentent de faire face à la situation. Je ne parle même ps de la précarisation ambiante, qui a bien sûr aussi ses conséquences !
Au lieu de cela, on culpabilise, on restreint, on étouffe… et on oublie la solidarité et le service public !
A tel point que l’on oublie aussi que si les hôpitaux sont de plus en plus surchargés, c’est aussi parce que de plus en plus nombreux sont ceux qui retardent des soins nécessaires, et tombent « vraiment » malades.
Par ailleurs, la fermeture en cours ou annoncée de nombreux services hospitaliers ne manque pas de poser question… et de nombreux hôpitaux connaissent actuellement ce qu’on appelle pudiquement des mouvements sociaux…

Enfin, et pour conclure.
Je me suis livrée à une petite analyse de texte du discours de Notre Seigneur au sujet de la psychiatrie.
La même aurait été tout aussi intéressante sur le discours concernant les universitaires… mais ils l’ont très bien faite eux-mêmes !
Je ne ferai pas la même chose ici… et pourtant !!! Il y aurait matière…
Il est étonnant que le monde hospitalier n’ait pas réagi avec la même vigueur que le monde universitaire !
Tant les attaques, sous des dehors de brosse à reluire et de compassion, sont inacceptables…
Sans compter que comme, bien sûr, l’on peut faire dire aux chiffres ce que l’on veut, Notre Seigneur souligne l’augmentation des dépenses de l’ordre de 50 % entre 1998 et 2008… en oubliant de dire que le pourcentage des dépenses liées à l’hôpital, dans cette même période, ont continué à représenter moins de 40 % des dépenses globales… et que cette proportion est en baisse constante !
Quelques citations :
En 2006, la France assurait 4.2% des découvertes mondiales en recherche biomédicale, c’était 6.7% pour l’Allemagne et 8.6% pour le Royaume-Uni. […] Décidément, nos chercheurs de tous ordres sont vraiment nuls !
Comment va-t-on sortir du jeu des pouvoirs et contre-pouvoirs qui affaiblissent le CHU ? […] Affaiblissent ? Il est vrai que les contre-pouvoirs…
à l’hôpital tout le monde a le pouvoir de dire non et personne n’a le pouvoir de dire oui […]. Il sort ça d’où, notre président ? Du CDHF (Collectif des Directeurs Hospitaliers Frustrés) ? Ce qui est certain par contre, c’est qu’il n’y a guère de place pour la concertation, et la décision prise en toute connaissance des réalités du terrain… Quant aux décisions prises en solo, plus ou moins justifiées, et en tout cas sans concertation, il en sait quelque chose !
L’hôpital est un concentré de la Nation. …ça promet !

En tout cas, et avant le 19 Mars, une intersyndicale appelle à la mobilisation et à la grève le 5 Mars 2009, pour une défense du système de santé, de l’hôpital et du service public de santé.

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Lire ailleurs :
¤ Projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires »
¤ “La droite tue le service public à l’hôpital” – Le Post
¤ 2009, année de réforme de l’hôpital – Agoravox
¤ Santé – Jusqu’où ira la dégradation de l’hôpital public ? – Résistance Inventerre
¤ Opération vérité sur la rémunération des médecins hospitaliers et libéraux – PS Ile de Ré
¤ lettre d’un député a l’association – Ensemble pour une Santé Solidaire
¤ et pour le « fun » : Bachelot ou l’Hôpital qui se fout de la Charité – C Politic

Lire ici :
¤ Nouvelles de la Psychiatrie…
¤ Transmission du témoignage réaliste d’une Infirmière
¤ «Santé : les usagers perdent au grattage et au tirage»
¤ Psychiatrie et enfermement : épistémologie, réforme… rhétorique et concertation
¤ Un système de santé viable ?
¤ Sauver l’hôpital public – appel
¤ La Culture du Résultat dans la Fonction Publique
¤ Carte hospitalière : vers des déserts médicaux ?
¤ Hôpital de proximité : une espèce en voie de disparition ?
¤ et les tags : hôpital – franchises médicales – démocratie – maladie – RGPP
¤ et, bien sûr, l’Appel des Appels

Voir, lire et écouter :
¤ discours Nicolas Sarkozy à Stasbourg – santé et hôpital – 9 Janvier 2009 :
–> fichier PDF
–> vidéo

.

¤ Propos et témoignages recueillis par Hervé Pauchon (c’est en brut, mais c’est à écouter !) : Pauchon-hosto
5 Janvier – 6 Janvier – 7 Janvier – 8 Janvier – 12 janvier

¤ 2 invités qui posent bien les termes du débat :

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3 mars – MyCoop vous invite

Après le succès de la conférence-débat du mois de février sur le thème de la finance solidaire,  MyCoop vous invite le 3 mars à partir de 20h à la Maison des Métallos à Paris,  à une table-ronde autour de la question :

« Objecteurs de croissance et société de consommation. Comment vivre ? »

Comme Mme Chris OLIVIER, directrice de l’étude « Glanage alimentaire » du CerPhi (Centre d’Etude et de recherche sur la Philanthropie) et M. Jan SPURK,  professeur de sociologie à l’Université Paris 5 René Descartes, venez partager votre expérience et votre point de vue sur la question.

Pour participer, il vous suffit d’envoyer un mail à contact[at]mycoop.coop. (remplacer [at] par @)

Merci de bien vouloir préciser que vous avez eu connaissance de l’invitation par Social et Sociétal.

MyCoop, le réseau des acteurs de l’économie humaine.

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Alerte dans les ESAT – nouvelle manif

Je n’ai pas eu de nouvelles de la rencontre entre l’association Droit Solidarité Handicap (DSH) et le Conseil Général (voir Alerte dans les ESAT : la manif)… Mais je vais faire mon possible pour en avoir !
Les travailleurs handicapés des ESAT restent en tout cas mobilisés !

Ceci dit, ça n’a pas dû aller bien loin, puisque je reçois aujourd’hui un mail avec ce nouvel appel :

Pour que notre parole soit entendue, et obtenir des réponses,
Rassemblement le 6 MARS 2009 à 14h
Devant la DDASS.

10, Chemin du raisin 31 021 TOULOUSE
(métro marengo sncf ligne A)

Lequel appel re-précise plusieurs points :
¤ nos établissements décident de nous payer sur 35h, laissant aux CAF le soin de compenser le manque à gagner.
¤ Quelle garantie avons-nous que les CAF assumeront dans la durée le maintien de nos rémunérations ?
(il semble tout de même que les choses se soient un peu éclaircies par rapport à ce point particulier… momentanément !)
¤ faire basculer une partie de notre salaire sur l’AAH, c’est encore plus d’assistanat alors que notre mot d’ordre est plus d’autonomie
¤ La loi de février 2005 nous avait promis une amélioration de nos conditions de vie, une reconnaissance de nos difficultés, mais aussi de nos compétences. Nous devions faire l’objet d’une politique de « rémunération ».

et de rappeler que :

nous sommes contraints de mener cette action en dehors du temps de travail, car le droit de grève ne nous est pas reconnu.

combats pour les handicapés
dessin de Pancho

Bah, de toutes façons, les handicapés, malgré leur formidable mobilisation du 29 Mars 2008, ils ont un peu de mal à « se bouger » !
Et pour cause(s)…

Ne les oublions pas… malgré tout le reste !

.
Quelques autres infos sur le handicap :
¤ Prestations liées au handicap, quels impacts budgétaires?
Une augmentation de 0,18 % en 17 ans en euros constants… Beau score ! 0,01 % par an, donc. Quel effot !!!
¤ Allocation adulte handicapé: 54 euros de plus par mois
Ca, on peut dire que c’est pas mal !
En rappelant que Notre Seigneur s’est engagé à une augmentation de l’AAH de 25 % en cinq ans. Ce qui ne suffira pas à fournir un revenu décent à ces personnes.
¤ d’autres chiffres ici : Quatre ans après la loi du 11 février 2005 : le bilan d’étape
¤ enfin, cette tribune : Des miracles en mars ?
extraits :
Quelle que soit sa sensibilité politique, il faut s’interroger sur les choix (ou non choix) qui sont faits en ce moment dans les secteurs du handicap et de la gérontologie . […]
Si la première partie à été accomplie en 2008, plus rien ne laisse espérer que la deuxième (en 2010) le sera…. Bien au contraire. […]
Beaucoup on l’impression que les bonnes résolutions prises il y a quatre ans ont fait long feu et que maintenant les personnes handicapées ne vont plus avoir le choix que de grossir les rangs des laissés pour compte…

Voir aussi :
¤ ALERTE DANS LES ESAT
¤ Handicap, maladie, et revenus…
¤ Après le 29 Mars – Ni Pauvre Ni Soumis
¤ De la ségrégation des prolétaires…
¤ Janine dénonce … et elle a entièrement raison !
¤ Europe, handicap… et présidence française !… « Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? »… Ben non ! Enfin, pas grand chose…
¤ Conférence Nationale sur le Handicap : emplâtre sur jambe de bois ?
¤ Les handicapés bloquent le Tour, la police les expulse

et le site

ni pauvres ni soumis - handicap, handicapés, et revenus décents

Droit Solidarité Handicap
dsh.colomiers[at]gmail.com
.

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De la Maltraitance à la Bientraitance ? – appoint aux fragments de vieillesse

Je suis un peu monomaniaque en ce moment, et j’espère que vous me pardonnerez !

Je ne me rappelle plus ni comment ni pourquoi, mais j’ai regardé des vidéos aujourd’hui…
Des vidéos sur les maisons de retraite, la maltraitance, la vieillesse.

Un peu par intermittence à vrai dire, car j’avais plusieurs coups de téléphone et autres démarches à faire et à donner pour Ama (que pour elle aujourd’hui !).

Alors, bien sûr, j’ai vu des choses terrifiantes, inacceptables, inadmissibles !

J’ai vu (entendu) aussi des paroles et des faits d’espoir, et c’est celles-là que je veux retenir, parce que sinon, on ne s’en sortira pas !
Retenu aussi, tout de même, quelques propos ou attitudes effarants !

Mon propos, mais j’espère que les lecteurs de mes témoignages l’auront compris, ne remettent pas en cause les personnels de ces structures.
Ces derniers font ce qu’ils peuvent, du mieux (du moins mal) qu’ils peuvent, avec les moyens du bord !
Des moyens qui ne tiennent pas compte de la personne humaine, de ses besoins autres qu’élémentaires (et encore !).
Un personnel qui, de fait, est aussi mal-traité que les personnes dont il s’occupe !

Je fais un petit résumé, qui malheureusement rejoint mes propos.
Mais qui peut aussi être porteur d’espoir, si tant est que l’on tienne un tant soit peu compte de cette problématique particulière !

Quelques propos, donc, à la volée, extraits de ces 2 séries de vidéos… Un peu commentés !

Ceux-ci en premier, parce que ce sont ceux de résidents :
C’est pas vivre ici, c’est survivre. Et encore, c’est croupir. – (Infiltrés – 1)
J’ai plus qu’à attendre la mort – (Infiltrés – 2)
Ils pourraient dire la même chose en étant chez eux…
Mais est-il recevable de les entendre dire cela dans des établissements destinés à les accueillir ?
N’est-il pas possible, vraiment, que ces pensionnaires soient autrement traités ?

Ceux-là, qui laissent pantois devant les responsabilités de ces établissements :
On ne peut pas être responsable de la pathologie des gens – (conditions 4)
Cette magnifique phrase est prononcée par un médecin-chef d’une maison de retraite !
La directrice, quant à elle, suite à une enquête (à propos d’un envahissement de fourmis, entre autres, sur un patient) affirme que l’on peut tellement être manipulé dans ce genre d’enquête ! Le gendarme chargé de l’enquête appréciera. Et j’espère que chacun pourra apprécier la manipulation en question ! – (toujours dans conditions 4)
– Pour détecter les actes de maltraitance, il faut tomber dessus – (infiltrés 3)
Non, Madame ! Il faut y veiller, et la maltraitance est loin d’être seulement physique !!!

Mais venons-en aux propos un tant soit peu porteurs d’espoir :

– Moi, en tant que citoyenne je dis qu’on a le devoir de le faire [NDLR : de les faire rester avec nous en tant qu’êtres humains] – (conditions 2)
Moi aussi, Madame, je dis la même chose… et battez-vous autant que vous le pourrez !
– à regarder par ailleurs la leçon de toilette toute simple donnée par Yves Gineste. Et son résultat ! – (toujours dans conditions 2)
Aussi satisfaisante pour la pensionnaire que pour celle qui l’administre.
Bravo, Mme Evelyne Gaussens !
Et bravo à votre personnel de soutenir le pari.
hôpital gériatrique des Magnolias à Ballainvilliers dans l’Essonne

– Une définition de l’autonomie, qui correspond bien à la mienne : Laisser les gens libres de ce qu’ils peuvent faire encore – (résumé)
Si cela pouvait être vrai !
Chiche ! (et voir Fragments de Vieillesse – la fracture)
– Parole d’un membre du personnel : Tant qu’elle est debout, elle choisit – (résumé)
Et gageons que dans cet état d’esprit, même si la personne n’est plus tout à fat debout, elle a encore droit à la parole !
– Madame (et ce madame devrait être en gras !) Nicole Camboulive, directrice de la Maison de l’Amitié à Albi émet cette petite phrase : « Le mourir ne doit pas durer » – (résumé).
Madame (je grasse cette fois !), combien vous avez raison !
L’on peut vieillir, dépérir, perdre ses facultés, tant locomotrices que mentales.
L’on ne doit pas pour autant finir dans la déchéance, l’in-humanité, la non considération, le désert affectif et humain.

Enfin, les propos de Pascal Champvert, représentant des directeurs d’établissement :
Faire manger des gens trop vite, faire la toilette en 15 minutes, avoir une seule personne la nuit, ça ça se passe dans 70 % d’établissements, et ça c’est une question de moyens – (infiltrés 4)

Valérie Létard, Secrétaire d’Etat à la Solidarité, dans l’émission « Maltraitance » (infiltrés 3) s’engage à porter plainte…
On la suit ???

Et on téléphone au 3977, n° d’appel gratuit sur la maltraitance…
Sur lequel Mme Létard se vante : 22 000 appels ! – (infiltrés 5)
Mais, Mme, c’est terrifiant !!!

Je ne mets que la vidéo (résumée) et porteuse d’espoir, et donne les liens pour retrouver les autres :

La suite et le complément de ce « résumé  » :
– début Infiltrés- Maltraitance en Maison de retraite
ou playlist
– début Les conditions de vie en maison de retraite
ou playlist

Un peu de « pub » interne :
¤ Fragments de Vieillesse – la fracture
¤ les Fragments de Vieillesse tout court
¤ les aides aux personnes âgées

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Fragments de Vieillesse – la fracture

J’ai bien dormi cette nuit… et c’est loin d’être toujours le cas !
Vous n’en avez pas grand chose à faire ?

Je me suis pourtant réveillée avec une question existentielle… et tentaculaire !
Une question issue d’une réflexion constante de ma part depuis plus de deux ans, et qui détermine des choix cruciaux.
Des choix qui ont eux-mêmes des répercussions conséquentes sur plusieurs vies.

Une question que j’ai enfin osé formuler, et me laisser entendre.
Et si tu laissais tomber ?

Laisser tomber quoi, me direz-vous.
Laisser tomber mon combat d’amour, comme le nomme une de mes cousines.

Pas laisser tomber l’amour, notez bien.
Ni laisser tomber Ama et Nesca.
Laisser tomber le combat quotidien, usant, épuisant.
Et sans doute cet épuisement n’est-il pas pour rien dans le fait que j’aie enfin pu formuler telle quelle la question !

Mais en quoi consiste donc ce combat ?
C’est ce que je réalise ce matin, et je vous livre ma réflexion.

Il a consisté, dans les premiers temps (voir le feuilleton), à tout faire pour préserver l’autonomie d’Ama et Nesca.
A les maintenir donc à domicile, d’abord chez elles, puis plus près de chez moi.

Il a consisté ensuite à être très présente auprès d’elles, lorsqu’il a bien fallu prendre la décision de les mettre en maison de retraite.
Présence qui s’est manifestée par des visites régulières, mais surtout par le fait de les prendre le plus souvent possible chez moi.
Chez moi pour qu’elles retrouvent un peu le cocon familial, pour pouvoir évoquer des souvenirs communs, pour se retrouver dans un univers familier.
Ce qui a pour effet de remettre un peu sur les rails Nesca, qui s’enfonce tout doucement dans une démence sénile (on dirait sans doute par facilité une maladie d’Alzheimer, mais ça n’a rien à voir). Elle retrouve ainsi quelques repères qui lui permettent de rester dans un continuum de sa vie.
Ce qui pour Ama représente un peu de chaleur humaine, et lui donne la possibilité de participer un peu aux tâches ménagères, lui redonnant d’une part un peu d’utilité, d’autre part un minimum de motivation, alors qu’elle ne peut plus guère en avoir aucune.

Le combat consiste aussi à relever de menus détails du quotidien, qui peuvent accélérer la perte d’autonomie (déjà toute relative !) pour l’une comme pour l’autre, ou tout simplement nuire à leur confort.
Un combat mené pied à pied (et qui n’est pas sans évoquer les questions que se posait pierreGG dans son article intitulé maintien à domicile).

Un combat qui pourrait cesser, faute de combattants.
C’est donc la question qui s’est imposée ce matin à mon réveil.

La réponse me paraît claire, car je crois vraiment que Nesca serait complètement délirante depuis de nombreux mois (la détérioration récente et accélérée depuis le départ d’Ama ne fait que confirmer la chose : voir la goutte d’eau et la montée des eaux).
Ama quant à elle serait sans doute complètement murée dans son silence, et aurait perdu même la notion de ses actes quotidiens (toilette, habillage…).

Cesser ce combat ?
Oui, à condition d’accepter la déchéance, de se résoudre définitivement à la perte d’autonomie et de dignité, à laisser la porte grande ouverte à l’assistanat total.
Oui, si tant est que l’on soit prêt à assister à la petite mort lente qui consiste à gommer tout ce qui peut rester de vivant.
Oui, si l’on se résout à la fracture finale, celle qui consiste à entériner que l’être humain devienne un objet, quels que soient les bons soins délivrés. Objet de soins, justement, objet de l’institution, objet et rebut de la société.

Une fracture à laquelle je ne peux me résoudre.
Pour combien de temps encore ?

Autres réflexions :
¤ Feuilleton des aides aux personnes âgées
¤ Fragments de Vieillesse
¤ Longue vie aux Babayagas
¤ Qu’allons-nous faire de nos vieux ?

Liens Utiles

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AZF – procès fleuve – une chanson

Plus de 7 ans et demi qu’a eu lieu cette catastrophe.
Plus de 7 ans et demi que les victimes se battent pour faire valoir leurs droits.
Plus de sept ans et demi de tracasseries judiciaires, d’expertises en contre-expertises.
Plus de sept ans et demi de reconstructions.

Plus de 7 ans et demi de drames humains.
30 morts et 20 000 blessés… Sans compter ceux qui ont tout perdu lors de cet incident chimico-industriel.

4 mois de procès prévus, 1 900 parties civiles… une personne physique (le directeur du site), et une personne morale (la société Grande Paroisse) sur le banc des prévenus.
Total n’y est même pas !!!

Je ne vais bien sûr pas rentrer dans les détails techniques : je n’ai aucune compétence en ce domaine !

Un hommage par contre aux victimes, par le biais de cette chanson :


Aspiration – album Des Marques d’Amour – Amarie.C

21 septembre 2001 10 h et de la poussière JOUR J
Beaucoup de peine avec son gros lot de problèmes
Je ne peux plus comme la belle Hélène patienter en filant ma laine
De grands manitous névrosés aspirent à me voir expirer.
[…]
Je crois que ces apprentis sorciers vont s’éssouffler sous les déchets
[…]
Sur terre ma place est réservée, pas pour la rentabilité

et pour mémoire :

En notant quand-même au passage, et pour terminer, que les syndicats continuent à dénoncer les conditions de travail dans ces usines à haut risque, susceptibles de conduire à ce genre de mésaventure… (voir entre autres : AZF : « Rien n’a changé ») :
– Le recours massif à la sous-traitance sur le site serait une des explications de l’accident industriel – dilution des responsabilités et sous-qualification ?
– La réponse apportée par la loi Bachelot, suite à l’explosion de l’usine AZF, n’a pas non plus convaincu ces militants, notamment en termes de moyens donnés aux directions régionales pour les inspections des sites Seveso – ah ?

Procès à suivre sur le blog de l’association des sinistrés du 21 Septembre 2001.

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Militez, militez… mais préparez les avocats !

J’aime beaucoup Un temps de Pauchon, pour la perspective un peu décalée qu’il suggère, avec une magnifique vraie-fausse candeur, et une naïveté hautement travaillée !
Je n’ai malheureusement pas très souvent l’occasion de l’écouter.

Jeudi 19 Février, pourtant, j’étais bien à l’écoute.
D’une oreille un peu distraite d’abord. Je ne sais plus ce que je faisais, mais j’étais occupée.
J’ai cependant très vite tout arrêté, pour tendre une oreille attentive à ce qui se disait.

Et que se disait-il donc de si saisissant ?
Eh bien, il était question de deux jeunes, restés 49 heures en garde à vue, et qui passaient devant le tribunal (audience le 22 Janvier, ce qui pour des faits remontant au 17 Novembre 2008, semble assez rapide), et dont le jugement était rendu ce 19 Février, donc.

Et qu’avaient donc encore fait ces jeunes voyous, cette racaille, ces sauvageons ?

Eh bien ils avaient assisté, en compagnie de quelques autres, à un Conseil Municipal, présidé par Patrick Balkany, à Levallois Perret.
Ils escomptaient faire entendre leurs voix pour la défense du logement et l’arrêt des expulsions.

Ces deux jeunes sont en effet des militants du Mouvement Solidaire pour le Logement, qui lutte : pour l’arrêt des expulsions, le relogement décent, la réquisition et/ou la réhabilitation de logements… Bref, tous motifs de revendication habituels pour les associations de défense du droit au logement.
Laquelle association semble d’ailleurs avoir eu gain de cause sur quelques dossiers ! (voir Deux mineurs irritent Balkany : 36 heures de garde à vue – Rue89).

J’avoue que j’étais passée complètement à côté de cette info. Vous imaginez bien que je m’en serais fait le modeste relais plus tôt !!!
Mais, et décidément, de karibe en sylla qu’elles vont, notre démocratie et notre police !

Il semble en effet que ces jeunes (et leurs compagnons), ont eu la sagesse de répondre à la provocation, d’accepter sans rechigner de se faire fouiller, et qu’enfin ils n’ont fait montre que d’une résistante passive au moment de l’évacuation.

Plus sages que leurs aînés ?
Curieux apprentissage du débat démocratique, en tout cas !!!

La bonne nouvelle de cette histoire c’est que les deux jeunes ont été relaxés…
Enfin, l’un deux a été reconnu coupable de rébellion (sic ! alors que d’après un de ses copains il s’est simplement débattu pour pouvoir ramasser ses clés…) et condamné à 300 € de dommages et intérêts.

Par ailleurs le comité de soutien demande
– L’effacement des fichiers ADN FNAEG prélevés aux deux jeunes mineurs.
– L’effacement des éléments les concernant portés au fichier STIC.

Le combat n’est donc pas encore tout à fait terminé !!!
Et là, je ne suis pas trop en retard…
.

Infos supplémentaires (outre l’article de Rue89) :

¤ LEVALLOIS …SOIS JEUNE ET TAIS-TOI ! – site du comité de soutien (avec également une pétition)
voir en particulier
–> ARRET DES POURSUITES CONTRE BAPTISTE ET VINCENT – pour l’exposé des faits
–> COMMUNIQUÉ DE PRESSE – pour un bon réusumé de l’affaire
–> le verdict – pour l’aspect judiciaire et les suites

¤ à tout seigneur, tout honneur :

¤ Communiqué de Presse du Modem Hauts de Seine – eh oui, même eux…
¤ La réaction de Sly – Vigi-Infos

¤ A propos… des propos de Balkany :
les pauvres, ils gagnent un peu moins d’argent – le « un peu moins », c’est en référence à quoi ?
mais comme ils gagnent un peu moins d’argent, ils ont les mêmes logements que les autres, sauf que eux les payent moins cher – exactement les mêmes, les logements ! Mr Balkany, sans vous proposer de faire un petit stage dans la rue, peut-être pourriez-vous aller vous installer pendant un petit mois dans un HLM 3 pièces, avec 3 enfants, et 2 à 3 heures de transport par jour pour aller bosser.
nous n’avons pas de misère en France… – puisqu’il le dit !
il y a des sans domicile fixe (SDF) qui eux ont choisi de vivre en marge de la société… et même ceux-là on s’en occupe… il n’est pas question de laisser dehors des gens qui sont dans la misère… on leur donne tout ce dont ils ont besoin… mais ce sont des gens qui ont décidé qu’ils étaient en marge de la société – un petit pourcentage, Mr Balkany, de ces gens qui, parmi les SDF, à qui on répond donc à tous les besoins, ont délibérément choisi ce statut ? On peut par ailleurs s’interroger sur le « et même ceux-là »… à regret ? Sans doute, et, sans doute, Mr, ne le méritent-ils pas selon vous.
Nul doute qu’avec des propos pareils les militants de tous bords de Levallois Perret ont du pain sur la planche !!!

¤ concernant la répression policière, et la justice des mineurs

Publié dans associations, discrimination - exclusion, générations, internet, jeunesse, logement, radio, services publics | Commentaires fermés sur Militez, militez… mais préparez les avocats !

Surendettement et rachat de crédit : mensonges et vérités…

Le tout récent « partenariat » avec Sortir du Surendettement m’a amenée, malgré le manque de temps, à me pencher à nouveau sur le web à ce sujet…

J’avais déjà piqué une colère à ce sujet (voir Surendettement et référencement = colère !).
Aujourd’hui je ne suis pas en colère, mais simplement désabusée…
D’autant plus que la période de crise que nous traversons risque fort d’amplifier le problème !

Pourquoi désabusée ?
Tout simplement parce que je me suis livrée à une petite recherche, sur le mot « surendettement », dans quelques moteurs.
Résultat ?
Vous vous y attendiez, et moi aussi… mais à ce point !!!
Essentiellement des organismes qui proposent des rachats de crédit, procédure sur laquelle il faut être au plus haut point vigilant. (voir Simulation Rachat de Crédit en ligne 100% Gratuit et sans engagement).
Quelques infos officielles, aussi, tout de même…
Ainsi que quelques forums qui sont bien référencés sous prétexte d’audience générale, mais sont, quant à leurs réponses, assez foireux sur le sujet.

Reste que les sites qui tentent de réellement témoigner ou informer se retrouvent en queue de peloton…
C’est ainsi que le blog que vous consultez se retrouve en 21ème page de google, en 7ème de yahoo, et j’ai arrêté ma recherche sur MSN à la page 30 !

Le problème n’est bien sûr pas celui de ce blog, petite grenouille qui n’a aucunement la prétention de devenir aussi grosse que le boeuf. Son amour-propre et ses chevilles ne souffrent pas d’un gonflement importun.
Le problème est bien que les personnes qui cherchent à se renseigner (et gageons qu’elles sont elles-mêmes en difficulté !), ne peuvent pas, ou difficilement, trouver les informations qui leur sont nécessaires… avant de tomber dans le piège éventuel du rachat de crédit !

Je n’ai bien sûr aucune solution à ce problème, sinon celle de faire connaître, à ma modeste mesure, des sites réellement informatifs sur le sujet du surendettement.
Et je répète (autrement) ce que je dis dans la pages liens utiles : pour des conseils sérieux et avisés, adressez-vous à des associations, ou bien sur les forums de ces deux sites :
¤ Forum Entraide Surendettement
¤ forum crédit et endettement – Net Iris

Par ailleurs, deux articles à lire, même si celui de Politis date un peu. Il est encore très actuel !!!
¤ Crédit à la consommation : moteur à surendettement
¤ Le pouvoir… de s’endetter

Où l’on retiendra que les crédits revolving pratiquent des taux proches de l’usure !

Publié dans presse, tout-économique | 3 commentaires

Emploi, flexibilité, chômage… et rémunérations !

La flexibilité, doux mot pour parler des salariés comme variable d’ajustement, a pendant longtemps été portée aux nues… et la France montrée du doigt comme le vilain petit canard, qui empêchait cette souplesse par son code du travail trop contraignant en termes de protection des travailleurs.

Nul doute qu’il faille mettre un peu d’huile dans les rouages pour assouplir le système et l’adapter aux nouvelles contraintes, ce qui porte le doux nom de flexisécurité.
Laquelle permettrait une plus grande mobilité des employés, en sécurisant leurs parcours, et diminuerait les freins à l’embauche chez les employeurs, dont la frilosité tiendrait à la difficulté à licencier si nécessaire.

Mais l’huile en question a bien sûr un coût, en termes de charges sociales, que le patronat rechigne à payer.

Reste que la flexibilité poussée à son extrême présente aussi quelques menus inconvénients, que l’on semble découvrir avec ce qui se passe aux Etats Unis ou au Royaume Uni.
D’abord parce que la baisse globale des rémunérations, accompagné du creusement des inégalités entre les salaires les plus bas et les salaires les plus hauts, a été à l’origine du surendettement des ménages américains (processus que Notre Seigneur a rêvé d’importer en France pendant sa campagne…), qui a conduit à la crise des subprimes.
Ensuite parce que le chômage, bête noire des états-uniens et contre lequel tous les leviers économiques sont activés, est en train d’y connaître un essor sans précédent, et prend des proportions catastrophiques.
Une situation d’autant plus dramatique que l’assurance chômage est encore plus défaillante que dans notre beau pays !

Or l’économie globalisée connaît une crise inouïe.
Une occasion pour repenser, par-delà une moralisation improbable, les termes du contrat social… ou sociétal ?

A écouter :


flexibilité, emploi, chômage – fichier RM
La flexibilité, tant vantée en période de croissance, devient une catastrophe en période de crise… Idées reçues et perspectives
L’Autre Economie – chronique de Gilles Raveaud – France Inter – 18/02/2009
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A méditer :

L’histoire économique est un sourd qui répond à des questions qu’on ne lui a jamais posées
Paul Bairoch – « Mythes et paradoxes de l’histoire économique » – éditions La Découverte

Mythes et paradoxes de l'histoire économique

A lire :
¤ Flexisécurité, emploi, chômage… et dépenses sociales !
¤ “Pensée conformiste” et “bouc émissaire”
¤ Les économies de l’Economie
¤ La France sauvée de la récession par les dépenses publiques ?

Publié dans chômage, discrimination - exclusion, radio, surendettement, tout-économique, travail | Un commentaire

Aide aux Personnes Agées – feuilleton 8 – fin

Je clos ce feuilleton, qui n’est pas terminé, ni pour Ama et Nesca, ni pour moi, mais parce que je n’aurai plus grand chose à dire sur l’aide aux personnes âgées en tant que telle.
Le côté purement informatif, qui j’espère a pu en aider quelques-uns dans leurs démarches, n’a plus lieu d’être.

Restent entier les problèmes liés au vieillissement, et au sort qui est réservé tant aux personnes âgées qu’à leurs familles, quand ils en ont.
Le témoignage continuera donc, sous une autre forme. Dans l’espoir, sans doute un peu utopique, que d’autres témoignages viendront.
Mais l’utopie consiste surtout en ce que la personne âgée et son entourage puisse être mieux accompagnée, que ce soit à domicile ou en établissement. Et que leur(s) famille(s) soi(en)t un peu mieux soutenue(s) !
Car je crois vraiment que bien des souffrances, de part et d’autre, pourraient être, sinon évitées, du moins considérablement allégées !
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Je clos donc le feuilleton, et initie la rubrique (déjà entamée !) fragments de vieillesse.

Mais je clos en donnant les dernières nouvelles :

A la fin de l’été 2007, je me suis rendue à l’évidence : malgré les aides à domicile, la situation d’Ama et Nesca devenait périlleuse.

Nesca, âgée de 90 ans, cardiaque, était sujette à des chutes, qu’Ama ne pouvait plus gérer.
Elle était très insécurisée, dans son état précaire, par l’état d’Ama, même si elle faisait tout pour « tenir le coup ».
Elle a trouvé le moyen de se faire un lumbago, en Août 2007, qui, bien sûr, l’empêchait de marcher.
J’ai réussi à éviter son hospitalisation (encore une !), parce que j’étais là, et que je me suis engagée à la mobiliser et à m’en occuper.
Détail : son pace-maker est tombé en panne. ce qui, évidemment, a nécessité une nouvelle hospitalisation ! J’étais là, et ça s’est assez rapidement résolu…

Ama pour sa part ne récupère pas le moins du monde.
Il me semble même que, paradoxalement et dans le même temps, la présence de Nesca la « tient debout » et l’épuise.

Bref !
J’ai passé le mois d’Août 2007 avec elles, tourmentée par une multitude de questions.
Ma visite suivante en Septembre m’a imposé la décision de les rapprocher de moi. L’inverse, (à savoir que je me rapproche d’elles) paraissant totalement improbable à brève échéance.
Je leur ai donc aménagé (de A à Z) une villa à 15 km de mon domicile.
De A à Z parce que je continuais à croire à un retour possible, et que leur maison est restée intacte, hormis leurs affaires personnelles…

Côté administratif, Nesca a fini par obtenir l’APA, au bout de 6 mois de démarches !
Ama, de son côté, n’a toujours droit à rien. Il faut croire que l’incapacité à parler (et autres détériorations des capacités cognitives) ne nuit en aucune façon à l’autonomie d’une personne âgée de 76 ans !
Toujours est-il qu’elles bénéficient toujours des aides à domicile. C’est déjà ça.

La rubrique fragments de vieillesse ne sera pas du tout organisée dans l’ordre chronologique, comme j’ai tenté de retracer l’histoire du feuilleton, mais au coup par coup, suivant l’humeur, la colère, la tristesse, la révolte… et le temps !

N’hésitez pas à commenter et témoigner !

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Aide aux Personnes Agées : Infos Utiles
– Feuilleton 1 – décor
– Feuilleton 2 – 1ère demande
– Feuilleton 3 – 2ème demande
– Feuilleton 4 – Assistante Sociale
– Feuilleton 5 – dossier APA
– Feuilleton 6 – sortie d’hospitalisation
– Feuilleton 7 – auxiliaire de vie

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