Les précaires de l’Education Nationale se mobilisent (AVS, EVS, CAE, CAV…)

Les réformes de Mr Darcos sont aussi nombreuses que discutables… et ce Ministre du dialogue social et de la concertation a bien réaffirmé qu’il n’était pas question de revenir sur la réforme de la masterisation des enseignants (voir Masterisation : Darcos ne bouge pas.).
Notre chère Mme Pécresse, qui, elle, a tout de même réussi quelques ouvertures et autres voies de passage, doit être ravie !!!

Mais cette mobilisation, tant des universitaires que des enseignants-chercheurs, ou des étudiants, est bien relayée et médiatisée.
Et il en a déjà été question sur ce blog.
Je précise juste que le motif invoqué par Darcos pour son intransigeance, qui concerne une revalorisation du métier d’enseignant, est absolument recevable.
Mais qu’on voit mal pourquoi toute négociation serait fermée sur les modalités de cette masterisation, et que la promesse de la mise en place d’une commission de concertation fait doucement rigoler !

Mais j’en viens donc à mon propos, parce que cette lutte-là reste beaucoup plus confidentielle !
J’ai déjà évoqué ailleurs la situation improbable, absurde, paradoxale, des AVS (et EVS).
J’ai aussi dit l’absurdité de la mise en place de médiateurs à la vie scolaire… mais passons !
Quant à celles qui concernent les maternelles transformées en jardins d’éveil payants, et la suppression en cours (quoiqu’en dise Mr Darcos) des RASED, tout en exigeant des soutiens scolaires qui sont souvent mal adaptés, ou des évaluations iniques et dénuées de sens, nous n’y reviendrons même pas… Que cela ne vous empêche pas, si ce n’est déjà fait, de signer les pétitions : Sauvons les RASED et le Manifeste du 5 novembre pour la Maternelle.

Tout cela va en tout cas dans le sens d’une précarisation accrue des personnels chargés de l’éducation de nos enfants.
Suppression de postes d’un côté, et embauches de personnels précaires de l’autre, voire appel à ceux qui sont d’ores et déjà à la retraite ! Ca, c’est de la flexibilité…

Toujours est-il que ces AVS et EVS, embauché(e)s en contrats aidés, CAE (Contrat d’Accompagnement de l’Emploi – sic !) et/ou CAV (Contrats d’AVenir – re-sic !) sont devenus indispensables au bon fonctionnement du système.
Et qu’à l’heure où l’on parle de validations des acquis, il ne fait aucun doute que ces personnes ont acquis des compétences.
Et que pourtant elles vont être remerciées sans autre fin de procès à la fin de leur contrat, privant ainsi le système des ces compétences acquises, et les privant elles-mêmes de toute perspective d’avenir !

Bien sûr, me direz-vous, elles vont être remplacées.
Une solution qui présente cependant deux inconvénients majeurs :
– d’une part celui d’accueillir et d’avoir à former une personne néophyte, qui, au mieux, ne pourra être efficace qu’au bout de quelques mois
– d’autre part de remettre sur le marché du travail (peut-on parler d’un marché du chômage ?) des personnels devenus compétents, qui n’auront bénéficié d’aucune reconnaissance, des compétences, donc, d’une part, économique d’autre part, humaine enfin. Et je ne peux m’empêcher de rappeler les dénominations de leurs contrats : accompagnement pour l’un, avenir pour l’autre.

J’avoue que je connais peu le rôle et la fonction des EVS.

Il ne fait pas de doute, par contre, que l’accueil des enfants handicapés dans le circuit scolaire dit normal, qui est représentative de la politique d’intégration actuelle (sur laquelle j’ai par ailleurs émis quelques réserves… voir Handicap et intégration scolaire), repose grandement (trop !) sur la présence des AVS.
Des AVS à qui on ouvre tout grand la porte de sortie, au moment où elles ou ils commencent à être réellement efficaces !

Des contrats précaires qui tentent de se mobiliser.
Par le biais de la création d’un site : UNCEVS
Et le lancement d’une pétition : Non à la précarité dans l’Education Nationale

Lire aussi :
Les précaires de l’ Education nationale se mobilisent et vous ?

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Pour la mobilisation des ouvriers des ESAT !!!

Thierry représentant du CVS (conseil de vie social) et une dizaine d ouvriers de l’ESAT de Ploudalmézeau faisons un appel pour sensibiliser les ouvriers qui comme nous revendiquons le droit de se mobiliser pour défendre nos droits et mettre sur la table la question du droit de grève ( les ouvriers n ont pas le droit de grève en ESAT) !

Si vous voulez faire bouger les choses avec nous,  contactez moi , reagissez sur ce blog !

nous attendons avec impatience vos réactions!

Thierry

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« Elle met du vieux pain sur son balcon »… et risque une expulsion !

Elle met du vieux pain sur son balcon, pour attirer les moineaux, les pigeons
Jean Jacques Goldman ne se doutait sans doute pas en écrivant cette chanson qu’un jour la vie par procuration rimerait avec risque d’expulsion !

C’est pourtant ce qui arrive à une dame de 74 ans.
Celle-ci habite actuellement dans une résidence à loyer modéré. Mais elle risque d’en être expulsée, parce que ses voisins ont porté plainte, et que la Cour d’Appel de Versailles vient de la condamner… Ce qui qui lui vaut d’avoir reçu une injonction à quitter les lieux.

Son avocate estime cette peine disproportionnée (pour trouble à l’ordre public), alors que selon elle une amende eut été plus équitable.

Les voisins quant à eux, dont on peut comprendre qu’ils aient été excédés, semblent se retrouver un peu gros jean comme devant, et un peu gênés aux entournures, face à la conclusion de cette affaire !

Qui semble en tout cas souligner magistralement les absurdités de certaines évolutions de notre société !
Car même si le bailleur s’est engagé à reloger cette personne, il est à craindre que celle-ci ne recommence à pratiquer son hobby dans sa prochaine résidence.
Et que de surcroît, faire déménager cette dame risque fort de beaucoup la perturber.

Douce France…


France Inter – journal de 18h – 05/03/2009
fichier rm


RTL – Expulsée de chez elle pour avoir nourri des pigeons – 05/03/2009

un pigeon peut-il apprendre ?
image piquée au bric-à-brac de Sylvain

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refus banque de france – 3

suite de la lettre du 03.03:nous avons repris un rdv a la banque de france et la on ns a dit que la lettre au juge pour reexamination de notre dossier etait la seule chose a faire car ds notre situation et vu la non recevabilitè de notre dossier c est notre dernier espoir de pouvoir ns en sortir; c est ce que nous avons fait ,mais la procedure est d au moins de 6 a 12 mois avant d avoir une audience donc d ici la……nous pensons avoir fait le tour de tous les recours si quelq un a une idee ou une adresse.en vous remerciant par avance.

Voir aussi refus banque de france et refus banque de france – 2

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Alerte dans les ESAT – 6 Mars devant la DDASS

Petit complément à l’information donnée ici : Alerte dans les ESAT – nouvelle manif, qui appelle donc les travailleurs handicapés de plusieurs ESAT de la Haute-Garonne à venir manifester ce vendredi 6 Mars à 14h devant la DDASS.

Extrait de la lettre adressée au Directeur de la DDASS :
Monsieur le Directeur,
Devant des lois injustes imposées par le gouvernement qui nous entrainent vers des situations de plus en plus précaires, […]
Nous espérons pouvoir vous rencontrer ce jour- là, afin de vous exprimer toutes nos inquiétudes face à ces décisions qui remettent en cause nos conditions de vie, en sachant qu’à l’heure où nous vous écrivons, aucune solution n’a été envisagée, et que nous sommes toujours en perte de salaire.

Le tract d’appel à manifestation apporte quant à lui ces précisions :
Une circulaire d’aout 2008 a officialisé le temps de travail à 35h pour les personnes travaillant en ESAT. L’état se désengage et verse le complément de rémunération sur 35h. Les CAF devaient compenser les pertes de rémunérations (entre 5€ et 80€) par une augmentation de l’AAH.
Aujourd’hui, on constate que cette prise en compte ne s’opère pas, et que la baisse de rémunération est directement à la charge des usagers.
Au-delà de ce constat, d’autres questions restent sans réponse : les usagers percevant déjà 100% de l’AAH ne récupéreront pas leur dû sur cette allocation. D’autres usagers ne perçoivent pas l’AAH. Qu’en sera-t-il pour eux ? Les usagers en Foyer d’Hébergement reversent 90% de leur AAH, pour eux l’augmentation hypothétique serait reversée aux institutions et non pas sur leur pouvoir d’achat direct.
Les institutions nous disent mener des discussions auprès d’ANDICAT (regroupement des employeurs du secteur), le Conseil Général nous renvoie sur l’état, les CAF disent ne pas avoir à compenser.
Face à ces réponses, ces incertitudes, une seule chose reste vraie : les usagers vivent depuis deux mois avec leur rémunération amputée de plus de 10%, alors que le montant de leur rémunération mensuelle s’élève, toute aide confondue, à environ 850€. Il n’est pas difficile de se rendre compte à quel point cette baisse de rémunération fragilise encore plus cette population en difficulté. […]
Bref, tout le monde se renvoie la balle, manifestant une remarquable absence d’anticipation !
Et ce sont les travailleurs qui pour l’instant en payent les frais.

La DSH qui rappelle par ailleurs ses principales revendications « de fond » !
Nous vous rappelons également, qu’au-delà de ce combat d’actualité, notre association revendique pour les personnes travaillant en ESAT de vrais salaires, ne reposant pas sur un système d’assistanat, ainsi que de vrais droits à revendiquer dans un cadre constitutionnel qu’est le droit de grève. Aujourd’hui étant considérées comme « des personnes accueillies », nous ne pouvons l’exercer.

Il est à noter que dans la réponse de Valérie Létard (Secrétaire d’Etat à la Solidarité) à Alain Néri (député) il est écrit en toutes lettres ceci :
En tout état de cause, ce passage aux 35 heures hebdomadaires a normalement été neutre pour les travailleurs handicapés accueillis en ESAT car il a été compensé par une augmentation de leur allocation aux adultes handicapés.
Vous remarquerez que c’est le passé qui est utilisé, comme si le fait était acquis ! Ce qui pourtant ne semble pas être le cas pour tous… Alors que la lettre est datée du 23 Janvier.
La même explique ensuite qu’afin de prévenir des situations de non-compensation des instructions ont été données afin que les CAF mettent à jour immédiatement les droits de ces personnes au titre de l’AAH, sans attendre la révision annuelle.
Ces instructions n’auraient-elles pas été reçues dans toutes les Caisses d’Allocations Familiales ???

Par ailleurs, la question reste entière pour ceux qui ne perçoivent pas la fameuse (!) AAH.
Et, plus fondamentalement, sur ce transfert du coût du travail de l’Etat (qui finance en partie ces salaires par le biais de compensations), vers les CAF. En augmentant donc symboliquement la part de l’assistanat par rapport à celui du travail effectif.

D’autres références concernant les statut et les revenus des handicapé dans l’article cité : Alerte dans les ESAT – nouvelle manif.

A suivre !

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refus banque de france – 2

suite de mon courrier d hier (refus banque de france).nous venons de recevoir le refus de la banque de france ;en voici les explications:demande irrecevable pour motif suivant:activite professionnelle exclue du benefice de la loi.. la debitrice exerce une activite commerciale indepandante pour laquelle elle est inscrite au regime du commerce.elle n est donc pas eligible a la procedure de surrendettement de particulier.le probleme est que nous etions endettes depuis 2001 et que nous avons notre commerce depuis le mois de mai 2008.nos dettes ne sont pas professionnelle.nous n avons donc plus aucune solutions .que faire?en esperant une reponse. merci par avance

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refus banque de france

ns sommes endettes a une hauteur de 500 000euros .notre dossier a etait refuse par la banque de france car ma femme a 1 magasin.ns avons appeler la banque de france ce matin qui nous a dit que le magasin n etais pas la seule raison du refus.quelle solution avons nous?

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Chronique d’un surendettement – épisode 20 – le jugement et la banque

J’ai dit dans mon article intitulé Chronique d’un surendettement – épisode 19 – le jugement que je reviendrais sur le jugement concernant la Banque Populaire, et j’y reviens !

Je rappelle tout d’abord que celle-ci, entre autres du fait de sa négligence et de ses manquements, a empoché quelques 5 000 € en frais d’agios et autres frais de rejet (voir Chronique d’un surendettement – épisode 4 – banque. En sachant que les frais ont augmenté depuis ce « premier » article).
Je rappelle ensuite que celle-ci, au moment où la situation devenait critique, n’a rien trouvé de mieux que de proposer à Arthur un nouveau crédit… pour rembourser les autres !
Initiative qui a fini de l’enfoncer…

Parce que vous imaginez bien que la dite banque, même après le dépôt du dossier de surendettement, a continué à prélever les remboursements du prêt consenti, sur un compte déjà exsangue (voire au débit abyssal !)… et à empocher les agio et autres frais subséquents !
Un prélèvement qui a même continué après la mise sous tutelle effective.

La Banque Populaire a pourtant été graciée, lors du procès intenté par Arthur, au triple motif que :
– le taux d’intérêt était raisonnable (environ 5 %), et sur un délai relativement court (24 mois)
– l’emprunt a été intégralement remboursé au moment de la décision du tribunal. Et pour cause, les remboursements ont continué à être prélevés !
– cet « emprunt » devait être affecté au remboursement des crédits en cours, dont la Banque Populaire n’aurait eu connaissance que de 2 (sur 7, si je compte bien…)

Pas grand chose à dire sur le 2 premiers points, sinon que le remboursement forcé de cet ultime prêt n’a fait qu’aggraver (considérablement !) la situation d’Arthur.
Il y a par contre indéniablement quelque chose à redire sur le dernier point.
En effet, la Banque Populaire ne pouvait pas ignorer, quelles que soient les déclarations d’Arthur, ses autres encours, puisque tous les remboursements étaient prélevés sur son compte bancaire, domicilié à la Banque Populaire.
Par ailleurs, il est facile de prétendre (ou d’affirmer !), a posteriori, et comme il est dit dans le jugement, qu’Arthur n’a pas utilisé les sommes conformément à leur destination initiale… Sauf que cette mention, et donc la destination du prêt, ou son affectation, ne figurent nullement dans le contrat de celui-ci.
Et que l’on peut même imaginer que les sommes correspondantes auraient pu être automatiquement prélevées, si l’emprunt avait réellement été conclu dans ce sens, pour rembourser les créances des crédits en cours… du moins des deux seuls prétendument connus de la banque !

Bref ! Au royaume de Kafka, le banquier est roi !
Car comment comprendre ce jugement, alors que les 2 autres organismes de crédit ont été condamnés à des dommages et intérêts ?
Comment comprendre que des dettes soient restées inconnues de la banque alors que toutes les opérations de remboursement passaient par elle ?
Comment entendre qu’il s’agisse là d’un crédit sollicité, s’inscrivant dans le cadre d’une opération de désendettement, alors que je suis bien certaine qu’Arthur n’a rien compris à ce que lui disait sa « conseillère », qui le lui a imposé, et n’a cependant en aucun cas « affecté » les sommes empruntées ?

Je ne peux m’empêcher de trouver ce jugement inique, et ne cesse de m’interroger sur les raisons profondes qui l’ont motivé…
D’autant plus que les deux autres « parties » ont, elles, été condamnées à des dommages et intérêts.
Mais les arcannes de la justice sont sans doute aussi impénétrables que celles des prophéties de Nostradamus !

Note :
sauf erreur de ma part, et de manière inhabituelle, les textes en italique sont extraits du jugement…

.
Chronique d’un Surendettement :
   – les faits : 1 – 2
   – la banque : 1 – 2
   – les organismes de crédit
   – les associations : 1 – 2
   – la Commission de Surendettement
   – l’Aide Juridictionnelle
   – l’avocat
   – Assignation
   – Tutelle
   – reports
   – argumentations : FINAREF – COFINOGA – Banque Populaire
   – le jugement
– liens utiles

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Fragments de Vieillesse – le tabac tue

Ama a eu du mal à s’adapter à la maison de retraite, mais elle est, tant bien que mal, parvenue à prendre ses repères.

Des repères inconstants, qui l’amenaient parfois à vagabonder dans les étages…
Et à s’habiller de manière improbable !
Mais bon, en dehors du fait qu’elle a dû exagérément user les ascenseurs et les revêtements des couloirs, ça ne se passait pas trop mal.

Les derniers temps, elle avait même son fan-club, essentiellement constitué de messieurs, lesquels m’interpelaient régulièrement pour me donner des nouvelles ou me poser des questions : « Elle a fait ceci… Elle a perdu cela… »
Mais surtout, dans un étonnement permanent : « Vous savez, elle ne parle pas, mais elle comprend ! ».

Mais les choses se sont considérablement détériorées au mois de Décembre.
En effet :
Ama est une fumeuse invétérée.
Elle avait été accueillie dans cette MAPAD à la condition qu’elle fume sur son balcon, ou dehors.
Je reste sceptique sur la chose, mais il semble qu’elle ait fumé dans sa chambre (ce qui au passage, devrait être autorisé… sauf que… voir en bas de page).
Bref !
Toujours est-il qu’il a été décidé de lui demander de ne fumer que « dehors », donc même pas sur son balcon.

Cela n’ayant pas suffi, il a été décidé en Décembre de lui confisquer ses cigarettes, désormais détenues par l’infirmière de l’établissement, à qui il fallait qu’elle aille les demander.
Dès la prise de cette décision, j’ai instamment demandé pour ma part que cela lui soit appris, montré, répété.
Cela me posait en effet trois problèmes :
– comment réagirait-elle quand en mettant la main dans son sac ou sa poche elle ne trouverait pas ses cigarettes ?
– comment aller demander quelque chose alors qu’elle ne parle pour ainsi dire plus ?
– comment aller vers le bureau de l’infirmière ?

Cet apprentissage n’a pas eu lieu…
J’ai entendu parler de sevrage (comme s’il pouvait être question de ça dans son état !). Et entendu que c’était bien, parce qu’elle fumait moins… et pour cause !
J’ai par ailleurs assisté impuissante à la dégradation visible et rapide de l’état d’Ama, qui perdait ses repères, et le peu de facultés qui lui restaient encore. Elle est devenue incapable d’écrire, alors qu’elle pouvait encore faire ça a minima. Elle est aussi devenue incapable de mettre le couvert (c’est un détail, bien sûr, mais il est significatif !).
Mais surtout, je l’ai trouvée plusieurs fois dehors, en train de fouiller dans son sac et dans ses poches… sans doute à la recherche de ses cigarettes !

La détérioration (l’aggravation) a été telle que la MAPAD a estimé qu’elle n’était plus en capacité de la gérer.
Et que cette dernière a donc décidé de son transfert, provisoire, en géronto-psychiatrie (ou psycho-gériatrie, au choix !).
Avec les conséquences décrites dans la goutte d’eau et la montée des eaux.

Si les méfaits du tabac ne vous tuent pas avant d’atteindre un grand âge, rassurez-vous, l’institution s’en charge !

J’avoue, je suis un peu en colère… et manque de modération !
Mais je me refuse absolument à accepter la petite mort lente évoquée dans Fragments de Vieillesse – la fracture, ou au mourir qui dure, comme le dit Nicole Camboulive, citée dans De la Maltraitance à la Bientraitance ? – appoint aux fragments de vieillesse.
Cela me rappelle (insidieusement ?) une maxime inscrite sur une assiette (ou un cendrier ???) chez mes grands-parents : L’alcool tue lentement… Nous, on s’en fout, on n’est pas pressés !.
Insidieusement peut-être, mais lamentablement sûrement, en l’occurrence !

fumer tue... en maison de retraite ! - photo de mélusine
image piquée à Blog à Tout Faire

Concernant les interdictions de fumer :
¤ Maison de retraite et tabac
¤ Interdiction de fumer dans les lieux publics mais autorisation dans les chambres en maison de retraite
¤ Pensionnaire d’une maison de retraite, m’est-il interdit de fumer dans ma chambre individuelle ou mon appartement ?

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Les Insoumis de la Psychiatrie

J’ai relayé ici-même l’appel du collectif La Nuit Sécuritaire.
Parce que cette mobilisation, cette révolte, me font immanquablement penser à celle qu’a suscité la peine de sûreté, et à celle que suscite la réforme de la justice des mineurs.
Et que, bien sûr, elle renvoie aussi à la réforme prévue de l’hôpital, dans le cadre du projet de loi HPST.

La pétition en ligne recueille au moment où j’écris 22 489 signatures, ce qui, s’agissant de la psychiatrie, n’est déjà pas si mal.
Mais surtout, cet épisode déplorable (celui du discours de Notre Seigneur du 02/12/2008) a initié une lame de fond, de réflexion, de débats, et de rassemblement, inconnus jusque là.

Laquelle a des accents de révolte, voire d’insurrection.
C’est en tout cas le sens de ce nouvel article : NON MERCI NOUS NE VOULONS PAS DE CETTE MANNE AVILISSANTE, qui appelle à ne pas utiliser les fonds (miraculeusement ?) débloqués pour la sécurisation des établissements.

Une manne, comme ils la nomment, qui intervient alors que la psychiatrie, dont la pratique repose essentiellement sur des moyens humains (et donc coûte très cher, pour des résultats hasardeux, et en tout cas non garantis), risque elle aussi de subir une réforme qui a de fortes chances de ressembler à un rétro-pédalage, si l’on se réfère au rapport Couty (Missions et organisation de la santé mentale et de la psychiatrie).

Enfin, les professionnels manifestent leur mécontentement, voire leur incompréhension, face à la bureaucratie ambiante, qui ne tient aucun compte de la spécificité de leur(s) pratique(s).
Ceci par le biais principalement de deux procédures d’évaluation, qui l’une comme l’autre privilégient la traçabilité administrative par rapport au travail clinique et de terrain. Travail dont la matière est l’humain, et qui sera toujours difficile à objectiver !
Ces deux procédures consistent d’une part à celle de l’accréditation, et sa subséquente démarche qualité, et la mise en place de la T2A (tarification à l’activité) pour la pratique psychiatrique.
Lesquelles ont quelques difficultés à trouver un sens pour l’évaluation de ces pratiques. Mais présentent par contre le fâcheux inconvénient de prendre beaucoup de temps, aux dépens de celui consacré à la clinique.

Un mouvement salutaire donc, sans aucun doute, pour les praticiens de la psychiatrie, et par conséquent pour les malades et leurs proches.
En espérant que ce ne sera pas qu’un feu de paille !

Si vous n’avez pas encore signé la pétition, je ne peux que vous inviter à le faire : LA NUIT SECURITAIRE !

Plus d’infos :

–> sur le rapport Couty
¤ Réaction des syndicats de psychiatres au rapport “Couty”
¤ Psychiatrie : le rapport Couty inquiète
¤ Remous autour du rapport d’Edouard Couty sur la psychiatrie et la santé mentale
¤ Psychiatrie : le rapport Couty préconise une loi sur l’accompagnement des malades

–> sur la certification :
¤ Commentaire sur une visite d’accréditation d’un HDJ

–> sur la T2A :
¤ Analyse du bréviaire MEAH (Tarification à l’activité en psychiatrie, ses fondations, ses conséquences)
L’article est long, et je tenterai d’en faire un résumé…
En attendant, cette réflexion en forme de boutade (extraite du texte) à propos des bracelets électroniques (mais la réflexion va bien au-delà !), pour une nouvelle formulation du GPS :

Groupements de Police des Soins ou encore des Groupements de Psychiatrie Sécuritaire.

Un défi ?

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