Un 19 Mars solidaire ?

Je me suis interrogée à plusieurs reprises sur le manque de solidarité et d’union entre les différentes revendications, associations, syndicats, mouvements divers…
Et il me semble plus que jamais urgent de dépasser les conflits d’intérêts et autres tirages de couverture à soi pour que l’action devienne réellement solidaire et unitaire.
Le 19 Mars pourrait-il en être une pierre fondatrice ?

Il est certain en tout cas que la crise passant par là, les actions se multiplient de tous côtés, pour protester contre les licenciements, et leurs conditions.
Qu’aujourd’hui même (16 Mars), après les manifestations du week end, Emmaus procède à une action d’éclat pour obtenir un moratoire sur les expulsions locatives.
Que le projet de loi Hôpital Patients Santé Territoires devrait être adopté, malgré toutes les critiques dont il fait l’objet, à l’Assemblée Nationale le 18 Mars. Et que Notre Seigneur s’est permis, vendredi à Rambouillet, en compagnie de son ami Larcher, grandement inspirateur de cette réforme, de déclarer que cette réforme était juste, et devrait être perçue par la communauté hospitalière comme une marque d’intérêt du gouvernement et du Parlement… sans rire ! Des intérêts comme ceux-là, on s’en passerait bien… (à noter qu’il semblerait que celui-ci ait à nouveau piqué une colère…)

Je ne prétends pas du tout à l’exhaustivité, mais il est certain que « ça bouge », de toutes parts.
Et que ce serait bien que le 19/03/2009 signe le rassemblement des ces mouvements épars…

Pour apporter ma modeste pierre un peu décalée, deux invitations :
¤ manifester en pouet-pouet
¤ ou, si vraiment vous ne pouvez pas le faire : J’peux pas faire grève mais j’fais grève quand même

Et pour les raisons de la grève…
¤ un article sérieux (bon petit condensé) : Pardon pour les réalités sociales. Pardon à Nadine Morano.
¤ et, beaucoup moins sérieux, mais bien résumé :

Que la fête commence !

carte des manifestations prévues - 19 Mars 2009
carte issue du site 19 Mars grâce à cette liste

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Quelles actions menez-vous pour remédier à votre précarité? voici la question qui m’a été posé ce week end, alors voici ma réponse :

Quelle précarité ? Ce n’est pas ma précarité, car en tant que citoyenne, individu responsable, chef de famille, j’ai toujours travaillé, je suis en continuelle remise en question de mes compétences, je me suis adaptée à toutes les situations d’emplois, j’ai été cadre supérieur, j’ai été chef d’entreprise, j’ai travaillé dans l’industrie, le commerce, j’ai fait toutes les formations possibles pour améliorer mes aptitudes, j’ai été mobile, disponible, polyvalente, ma vie est une continuelle formation et je suis avide de nouvelles connaissances, mais il y a une limite de tolérance pour tout individu .

Je me suis fait piégée, j’ai signé un contrat aidé comme tant d’autres personnes croyant aux engagements de l’État liés à ces contrats.
Mais je refuse cette fatalité de fin juin 2009, moi, je remplis avec honnêteté ma mission, j’apporte mes savoir faire, mon professionnalisme, auprès de l’Éducation nationale, et en remerciement de ces années, on nous jette sans scrupule, on nous a bien utilisé, manipulé sans contrepartie d’aucune sorte.
Cette précarité, ce n’est pas la mienne, c’est celle de notre société, la sinistre réalité d’un pays qui nous paupérise par l’emploi, c’est la conséquence de choix politiques et économiques qui ne placent pas l´homme au cœur des dispositifs.
Ma précarité économique, celle générée par mon emploi dans l’Éducation nationale, ces contrats qui produisent de la pauvreté au lieu du confort attendu d’un emploi, ces emplois précaires qui touchent de nombreux personnels, car par manque de volonté, l’État a toujours résisté à la croissance de l’emploi statutaire et à la reconnaissance des qualifications. Lorsque les besoins sur le terrain s’avèrent pressants, on comble les trous avec l’auxiliariat aidé.
CDD de 2 ou 3 ans, non renouvelables, au prétexte de « ne pas pérenniser les emplois précaires « . Mais pour mieux organiser le turn-over.
On assiste ainsi à une volonté de précariser la précarité. L’Éducation nationale sait entretenir le devoir de mémoire (du XIXe siècle). C’est le nouveau visage de la précarité : les suppressions de postes deviennent de plus en plus des suppressions d’emplois à la façon du secteur privé : par licenciement de contractuels sans que le mot soit prononcé: le contrat prend simplement fin! Et on en recrute d’autres….. (42 500 suppressions de postes fin juin 2009, mais le recrutement des remplaçants est programmé pour la rentrée 2009/2010)….. (+ 5000 contrats d’agents pour la surveillance des absences) !!!!
Emploi public La précarité comme norme
La précarité n´est pas accidentelle. Elle fait partie d’un projet de société. Elle ne disparaîtra donc pas d´elle-même. Il faut donc changer ces pratiques avant que cela soit la normalité, c’est pourquoi nous sommes un collectif d’employé de vie scolaire, précaire de l’Éducation nationale engagé dans une mobilisation contre cette précarité. Pour ce faire, il est nécessaire que l´ensemble de la société se mobilise. Nous avons besoin de la motivation et l´implication de tous «La dénonciation de ces pratiques est la clef de voûte de la lutte contre la précarité, de toutes les précarités»
Nous poussons un cri de révolte, il n´est question ni de désespoir, ni de menace. Bien au contraire, nous voulons avancer et pour cela il faut travailler sur des mesures concrètes pour combattre ce massacre social annoncé. Le collectif a pour ambition d’y réunir toutes les forces vives qui se sentent concernées par le devenir de ces nouveaux métiers de l’Éducation nationale.
Nous, précaires, en place dans nos écoles, nos lycées, nous demandons simplement un droit au réemploi associé à un engagement de formation, un plan de titularisation impliquant la reconnaissance de l’expérience.

Marie José référente UNCEVS du 53

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Sur les conséquences de la loi HPST…

Les humoristes disent souvent les choses d’une manière bien plus efficace que de nombreux discours… et bien plus parlante !

Après ma mono-manie, et pour conclure momentanément, voici ce qui serait démultiplié si la loi HPST était adoptée… et ça date de 2006 !!!

No comment !

Pour poursuivre, parce que c’est vraiment un concentré de l’actualité de février 2009 :

8 jours après la journée de la femme, un petit hommage à UNE humoriste !

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Petites histoires de censure(s)… et de liberté(s) d’opinion(s) !

Etant malade, je n’ai guère mieux à faire que de parcourir Internet…
Commettant un petit article pour témoigner mon espoir de la possibilité de l’émergence d’une autre information (Nouveaux médias… et autres histoires !), j’ai continué à surfer…

De lien en lien, je suis ainsi tombée sur ce petit coup de gueule de Plume de Presse, comme il en a le secret, contre Philippe Val, et ses chroniques sur France Inter : Philippe Val, « un sacré paquet de sales cons » à lui tout seul.
Lequel Philippe Val commence (ou continue !) à voir de l’antisémitisme partout, et devient, à mon avis, à la fois de moins en moins pertinent… et de moins en moins impertinent ! Ce qui lui enlève tout son charme… et en fait un vieux con, sort dont on aurait pu espérer qu’il y échapperait.
Bref, ça me permet de faire un petit coucou à Olivier…

Découverte d’un autre site aussi, que j’aurais presque pu citer… dans l’article précédemment cité.
Il s’agit de ReOpen911, créé pour demander des enquêtes approfondies sur les attentats du 11 Septembre.
Avec une page réservée à des infos de tous ordres.

C’est sur ce site que j’ai découvert qu’un certain Aymeric Chauprade s’était fait viré du Ministère de la Défense par Edgar Morin, au prétexte qu’il avait souligné qu’il existait des théories alternatives à la thèse officielle concernant les attentats du 11 Septembre 2001.
Tel qu’il est décrit dans cet article du Point : Chauprade, l’homme qui forme les officiers et déforme l’histoire, (dont le titre par ailleurs semble quelque peu exagéré !), ce monsieur ne m’inspire en soi et a priori aucune sympathie.
Mais là n’est pas le problème, ni la question !
Cette péripétie est par contre révélatrice de l’omerta qui sévit en France concernant les éventuelles critiques, et autres mises en cause, de la thèse officielle, les balayant d’un revers de main.
Voir en tout cas sa réaction AYMERIC CHAUPRADE CONTRE NOUVEL ORDRE MONDIAL… qui pose à son tour bien des questions !

Je ne me positionne bien évidemment pas sur le fond ! Reste que la version officielle semble contenir encore de très nombreuses zones d’ombres.
Mais ce qui me gêne dans cette histoire, comme dans celle de l’antisémitisme mis à toutes les sauces, est que la critique n’est plus possible. La critique, la contestation, l’analyse, le débat, l’argumentation seraient ainsi diabolisé(e)s…
Drôle de liberté d’expression et de pensée ! Que craint-on donc à ce point dans une opinion et des arguments contradictoires ?

Un autre petit détour, auquel je vais revenir en fin d’article, m’a enfin rappelé le limogeage de Richard Labévière de RFI, intervenu l’été dernier…
Je n’avais pu, à l’époque, réagir à cette éviction. Et m’étais fait une raison, en me disant que ce blog est de toutes façons dédié aux problématiques franco-françaises, sur leur versant social et sociétal !
N’empêche que ce remerciement m’avait à la fois interpellée et choquée : par la méthode, et par sa symbolique.
J’ai donc réécouté (parce qu’à vrai dire il n’y a pas grand chose à voir !) la vidéo de sa conférence de presse… à Beyrouth !

Et je rapporte ses propos de fin :

Mon histoire est le symptôme d’un grand corps malade (un petit clin d’oeil au passage à ce dernier !) qui est celui de la presse en France, du débat public, et de la liberté de la presse et de la liberté d’expression. […]

Je qualifierais cette orwellisation de la presse française de trois manières :
– la première : la communication et le trafic d’influence supplante désormais de plus en plus l’information factuelle et l’analyse politique
– deuxième point : une dualité malsaine se met en place, qui substitue aujourd’hui la morale à l’analyse politique , mettant face à face le bien contre le mal, la civilisation contre la barbarie, la démocratie contre le terrorisme, pour reprendre la doxa dualiste stricte connue des conseillers de l’administration Bush
– troisième manifestation : cette dualité entraîne une véritable régression « unidimensionnelle », pour reprendre l’expression du philosophe allemand Herbert Marcuse, une unidimensionnalité dangereuse, qui débouche fatalement sur la radicalisation des positions, le durcissement, la reconstitution de polarisations confessionnelles et communautaires, une radicalisation qui, à terme, peut déboucher sur des accès de violence.

Quand les choses sont bien analysées et bien dites à ce point, il n’y a rien à rajouter !
Et qu’elles soient dites par ce Monsieur laisse d’autant plus perplexe (?) face à son éviction…

Je persiste et signe : il est à souhaiter qu’une presse réellement indépendante, qu’une information désaliénée de tout pouvoir, et de toute pensée dominante, puisse renaître en France !
En souhaitant que les prémices qui s dessinent ici ou là ne resteront pas des avortons !

J’en reviens donc pour finir à mes divagations internetiques…
C’est hors sujet par rapport au(x) sujet(s) de ce blog… encore que !
Je n’arrive pas à être enthousiaste face à l’élection d’Obama, sans trop savoir pourquoi…
J’ai eu un début de réponse en regardant cette interview (ou plutôt ce monologue), qui pourrait en effet calmer bien des ferveurs, sinon inquiéter le monde entier !

Comme dirait Anne Roumanoff : on ne nous dit pas tout !

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Nouveaux médias… et autres histoires !

Le titre est un peu pompeux, mais j’ai découvert récemment deux « nouveaux » médias…
A vrai dire, c’est sûr pour Slate.fr… pour Vendredi, je sais pas…

Toujours est-il que l’un comme l’autre site promeuvent (c’est vilain, ça, comme terme !) une information décalée, en ce sens qu’elle n’est pas obligatoirement en prise avec l’actualité immédiate.
Des analyses, des humeurs, des réflexions, des débats… voilà ce qu’ils proposent !

Slate.fr se décrit ainsi :
Face à la complexité et aux défis du monde contemporain et en particulier de la crise actuelle, il est impossible de s’abriter derrière des grilles de lecture préconçues. L’analyse de faits avérés, la prise de distance, le recul, la confrontation d’idées, l’argumentation sont pour nous préférables aux réflexes partisans ou militants. […]
Nous analyserons et commenterons l’actualité avec [un] ton à la fois rigoureux, pertinent, distancié, ironique et parfois provocateur

Pour le moment, c’est assez réussi !
En espérant que ça durera…

Vendredi hebdo (ou info), dit quant à lui, ceci de lui :
Vendredi est une initiative de professionnels confirmés des médias totalement indépendants des sociétés du secteur.
Le financement du projet est assuré par les fondateurs eux-mêmes avec le soutien du fonds d’investissement Berlys Développement (Pierre Bergé).

Je ne connais pas le format papier, mais l’idée de « trier » des articles dans les différents blogs et autres médias ou sites plus « officiels » me semble être une bonne initiative ! Ce qui revient à proposer un petit concentré de l’activité « internetique »…

Un article sélectionné pour chacun d’eaux :
¤ Psychopathes boursiers : variations autour d’« American Psycho »
¤ Hyperprésident et hyperparlement

Si une autre information devient vraiment possible, et est largement diffusée, alors, peut-être, le journalisme dans sa globalité, y compris dans les médias les plus installés, pourra adopter une autre posture et d’autres attitudes…
Alors, peut-être, les citoyens, le plus grand nombre d’entre eux, pourront-ils être réellement informés.

Médiapart, Bakchich et Rue89, ainsi que la téléLibre ont été, chacun à leur façon, pionniers en la matière.
Agoravox et Le Post aussi, mais d’une manière différente, et plus délibérément polémique.
Nonfiction s’y essaie aussi, mais de manière bien plus élitiste !
Et pardon pour ceux que j’oublie !

Toujours est-il que le mouvement de fond semble de plus en plus prendre forme…

Une liberté de la presse (dans le fond comme dans la forme) qui nourrirait un rêve démocratique ?
Qui pourrait devenir réalité ?

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Ecole et inégalités sociales

C’est devenu une tarte à la crème que de dire que l’école reproduit les inégalités sociales, et que l’ascenseur est en panne.
Les articles de Gaechter ont fait remonter de ma mémoire quelques articles (voir ici) dont celui-ci, paru sur le site Observatoire des Inégalités, qui donne indéniablement à réfléchir, et qui me semble-t-il valait bien un petit écho :
Inégalités sociales face à l’orientation : le rôle de l’école.

L’introduction, battant en brèche l’idée selon laquelle cette inégalité serait exclusivement liée à la réussite scolaire, est d’autant plus socialement et sociétalement inquiétante :
Les inégalités d’orientation à l’école pèsent autant que les inégalités de réussite. Et pourtant, les élèves devraient connaître des destinées scolaires correspondant à leur niveau… Le point de vue de Marie Duru-Bellat, sociologue, professeur à Sciences-Po.
Ce qui signifie qu’à niveau équivalent les élèves n’ont pas les mêmes chances en fonction de leur origine sociale !

Marie Duru-Bellat enfonce le clou :
les recherches européennes montrent depuis 30 ans que dans les inégalités sociales de carrières scolaires, les inégalités de choix et d’orientation pèsent autant que les inégalités de réussite.

Elle décrit ensuite les mécanismes sous-jacents à l’orientation :
1) des inégalités sociales de réussite qui très tôt vont fermer certains choix
2) des phénomènes d’auto-sélection plus ou moins stricte selon les milieux sociaux : même quand ils ont le même niveau de réussite, les enfants d’ouvriers visent moins haut que les enfants de cadres
3) une certaine passivité de l’institution : les conseils de classe s’efforcent de donner satisfaction aux familles et ne se risquent que très rarement à suggérer aux familles (de milieu populaire) qui se sont très (trop) fortement auto-sélectionnées qu’elles pourraient viser plus haut, de telle sorte qu’ils entérinent ainsi les inégalités sociales inscrites dans les demandes
4) un impact de l’ « offre » scolaire, souvent méconnu, et d’autant plus important que les ressources familiales sont limitées : dans ce cas, on « choisira » plus souvent la filière technique ou universitaire qui minimise les déplacements ; on sera donc d’autant plus dépendant d’une « offre » qui souvent accentue les inégalités de « destin scolaire »

Elle souligne par ailleurs qu’une orientation plus juste serait une orientation fonctionnant moins sur le mode du couperet.
En insistant sur le fait que donner du poids aux familles dans les décisions d’orientation apparaît comme un mode de fonctionnement démocratique, mais de fait cela entérine des inégalités sociales d’information, et que démocratiser l’information est donc un préalable indispensable.

Elle remarque qu’un des seuls pays où les inégalités de carrières scolaires ont sensiblement diminué ces dernières décennies est la Suède où, plus que des réformes éducatives, ce sont des réformes sociales allant dans le sens d’une réduction des inégalités entre les familles qui semblent avoir été le levier déterminant.
Et de poursuivre : Des familles moins inégales, mais aussi des positions sociales elles-mêmes moins inégales, en concluant : une orientation moins inégalitaire n’est donc qu’une facette parmi les multiples voies possibles pour rendre l’école – et en arrière-plan la société – moins inégalitaires.

Une manière de dire que tout se tient !!!

les inégalités sociales à l'école - Marie Duru-Bellat

à lire aussi : Peut on diminuer les inégalités sociales à l’école ?

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N’avez-vous jamais entendu parler de pauvreté psychologique, morale, sociale par le dénigrement des personnes en contrats aidés?

N’avez-vous jamais entendu parler de pauvreté psychologique, morale, sociale par le dénigrement des  personnes en contrats aidés?
Depuis des années, notre pays exploite la précarité et cette population vit dans des conditions honteuses, indignes, que les gouvernements fabriquent et entretiennent avec persévérance.

Ce que nous dénonçons, ce n’est pas une histoire attendrissante de précaires, qui peinent à joindre les deux bouts, technique classique, efficace, fréquemment employée, pour jouer sur l’émotion du lecteur, en présentant la misère personnalisée dans le but de bien condamner le gouvernement en place.

Que se cache-t-il derrière ce dénigrement orchestré? Pourquoi dénigrer? Quelles sont les raisons réelles du dénigrement? La logique du dénigrement consiste à mettre en lumière la culpabilité des personnes bénéficiant de ces contrats, en mettant en avant la notion de responsabilité de cet état de précarité, suspectées de profiter de l’assistance ( 622 euros à 812 euros !), à les faire douter de leur capacité.

L’exclusion sociale, morale, la souffrance psychologique, connaissez-vous cette exclusion qui consiste à tuer la personnalité de ces précaires qui trop souvent plient l’échine devant cette polarisation négative collective, qui limite l’information à un regard de soupçon d’incapacité, de paresse, d’incompétence.
On voit quotidiennement des précaires ayant la formation et l’instruction requises être privés d’accès à des emplois qui correspondent à leurs compétences.
Vous avez 54 ans, une tumeur cancéreuse, vous êtes reconnue travailleur handicapé, vous vivez dans un lieu excentré, quelles sont pour vous les perspectives d’emploi durable ? Votre handicap lié à la maladie handicape – t’-il votre capacité à penser, à travailler, à produire, à apporter vos compétences dans une entreprise, le seul choix possible est d’accepter ces contrats, où là, on vous fait la charité d’un emploi.
Ce cas n’est pas un cas exceptionnel, c’est le lot de nombreux précaires, où non seulement des accidents de la vie les pénalisent mais on en rajoute par ces conditions ignobles d’emplois. Cela peut être la maladie, un divorce, un changement de région, tous les impondérables de la vie.
Sommes-nous responsables ?
Devons-nous subir une double, voire triple peine ? Où est l’espérance ?

Si nous voulons réellement mettre fin à la précarité au lieu de simplement la gérer, il nous faut changer la façon dont nous produisons et consommons la richesse. Cela signifiera une réévaluation de l’importance que nous accordons aux êtres humains. Des emplois stables, permanents et sécuritaires doivent venir remplacer le travail temporaire, précaire et contingent. Nous devons créer des structures et des systèmes qui nous rassemblent au lieu de nous diviser.

Le respect pour la vie humaine doit remplacer l’impératif du profit à n’importe quel prix.

Marysienka référente UNCEVS

Il n’y a que deux attitudes : se résigner ou se révolter. Toutes deux exigent la même liberté et la même lucidité. C’est une volonté.Moi, j’ai gardé malgré tout l’espérance ,et je la cultive avec délicatesse et réalisme.

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Pourquoi l’État persiste et ne veut pas abandonner la manne des contrats aidés!

Le principe constitutionnel fait devoir à l’État d’assurer « l’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés » sur tout le territoire.
C’est donc à l’État d’assurer le recrutement et la gestion statutaire des personnels, la répartition des moyens affectés à l’éducation afin de permettre l’égalité d’accès au service public, le contrôle et l’évaluation des politiques éducatives.
Au fil des années, des tâches nouvelles sont venues s’ajouter aux missions traditionnelles d’enseignement, sans être prises en compte dans la définition du service des enseignants. La demande d’aide éducative s’est accrue dans le cadre de l’institution. La suppression massive d’emplois d’adultes (aides-éducateurs, auxiliaires de vie scolaire, étudiants-surveillants) a eu des conséquences négatives sur l’encadrement des élèves, au sein des équipes éducatives, chacun, qu’il soit personnel social ou de santé, administratif, TOS, assistant d’éducation, auxiliaires de vie scolaire … apporte sa contribution à l’action éducative.
Effectivement, comment développer des emplois qui répondent à des besoins réels mais peu ou pas rentables?

L’idée est élémentaire :

Un secteur d’activités non rentables mais socialement nécessaires, l’Éducation nationale, service public.

L’État grâce aux subventions jointes des contrats aidés, est financé par la collectivité. Le problème, c’est qu’il s’agit de personnes que l’on subventionne, pas les emplois! Et que des personnes en contrats aidés amènent dans leur valise des subventions abondantes et toujours bienvenues.

Éclatante idée?

Les effets retors de ces contrats :

1)Un emploi aidé n’est pas subventionné pour lui-même, mais en fonction du statut de précarité de la personne qui l’occupe. Il parait que c’est pour remettre sur les rails du marché de l’emploi les personnes qui en sont durablement exclues. C’est une bonne idée sur le principe.
Parce que en vérité, cela conduit à deux choses : à réserver prioritairement les emplois non rentables aux personnes éloignées de l’emploi, en excluant leurs formations, compétences, expériences et aspirations et en ne cherchant pas les causes de l’éloignement. Ensuite, cela conduit une discrimination entre les travailleurs cibles, puisque les aides sont graduées en fonction de divers critères qui évoluent au fil des besoins politiques, des régions, des départements : plutôt des vieux, plutôt des jeunes, plutôt sans bac, avec bac, gros, mince, blond, brun…. !. En fonction de ces critères sur lesquels les postulants n’ont aucune maîtrise, ils reviendront plus ou moins peu chers à la structure qui compte les employer, et qui veut optimiser ses coûts, et qui, à compétences égales, va privilégier le plus subventionné. Voire juste regarder le pourcentage de prise en charge du postulant en dehors de toute autre considération.
Les emplois aidés, censés aider, à la création de ces contrats, les exclus du travail à reprendre le train en marche, ont été dévoyés de leurs fonctions, et sont devenus des machines à exclure et à discriminer les exclus!

2)Comme ce sont les personnes qui sont aidées, pas les emplois, les subventions sont donc liées à l’employé, pas au poste, et comme elles sont toujours limitées dans le temps, souvent dégressives, inévitablement, ces emplois seront subordonnées à des contrats à durées déterminées,(ces emplois ne se valorisent pas dans le temps, par contre, leurs coûts augmentent avec le temps qui passe, et le pourcentage de prise en charge diminue),
Et puisque les subventions sont liées aux personnes, pas au poste, il suffit de licencier le contrat aidé qui devient cher pour en reprendre un subventionné à taux plein à la place. Et comme il s’agit là de CDD, ce n’est pas compliqué et coûteux. Ainsi nous avons des emplois qui sont toujours subventionnés, grâce à la multitude et au turn over des contrats aidés.
Le dispositif des emplois aidés surclasse tout autre montage destiné à détruire le salariat, parce que même payé au SMIC, un salarié standard est toujours nettement plus coûteux qu’un employé en contrat subventionné qui peut ne revenir qu’entre 10€ à 20€ mois, en coût résiduel.
Ainsi, à qualifications, compétences, formations et expériences équivalentes, on peut avoir côte à côte un salarié à 1500€/mois et un autre à -100€, et qui le restera, si l’on prend soin de le changer souvent.

Mais attention à la question qui se pose maintenant pour tout le salariat : comment se débarrasser de l’employé cher pour le remplacer par 2 ou 3 employés en contrats aidés qui ne coûtent rien?

Nos gouvernants persistent dans les contrats aidés pour soi-disant lutter contre le chômage, sans se préoccuper d’évaluer réellement ce type de dispositif.

Ils créent de fait un précariat de masse qui sabote le salariat traditionnel, et ce, en toute tranquillité, puisque peu de monde se penche sur le problème.

Marysienka  référente UNCEVS

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Mais qui accompagne qui ? … dans les contrats aidés …

Il n’a pas compris, il a recommencé, il recommencera, les contrats aidés pour venir à la rescousse d’une Éducation nationale saignée par les suppressions de postes : 11.200 en 2008, 13.500 en 2009… En 2006, sous Jean-Louis Borloo, déjà 40.000 «employés de vie scolaire» avaient ainsi été recrutés pour pallier le sous-effectif dans de nombreux établissements. Symboles de la précarisation de l’emploi public, ceux là mêmes qui vont être licenciés fin juin 2009 pour en recruter d’autres.

Xavier Darcos, notre ministre de l’Éducation, veut lutter contre l’absentéisme scolaire, c’est nouveau !!! Pour ce faire, il crée encore 5.000 emplois aidés dans le cadre du plan de relance de Nicolas Sarkozy. « Ces exclus de l’emploi » comme il dit, seront momentanément « réinsérés » et se chargeront à leur tour de réinsérer « des gamins à problèmes »…

Officiellement propulsés «médiateurs de la réussite scolaire», encore des employés jetables, sous payés, à temps partiel (20 h hebdo 622 euros).

La campagne de recrutement a déjà commencé sur toute la France, voici l’offre de poste type :

Numéro d’offre 770239M
Offre actualisée le 06/03/09

MEDIATEUR/MEDIATRICE DE REUSSITE EDUCATIVE (PUBLIC CAE) H/F
(Code Métier ROME 23151)
AFIN DE LUTTER CONTRE L’ABSENTEISME DES ELEVES, EN COORDINATION AVEC LES CONSEILLERS PRINCIPAUX D’EDUCATION: REPERE ET SUIVRE LES ABSENCES, SUIVRE LES SITUATIONS EN LIEN AVEC LES FAMILLES, PERSONNELS SOCIAUX, MEDICAUX ET COLLECTIVITES LOCALES.

Compétences spécifiques demandées par l’employeur

– Activités éducatives.

– Adolescents.

– Établissement éducatif.

– Préadolescents.

– Prévention et médiation sociale.

Type de contrat
CONTRAT A DUREE DETERMINEE DE 12 MOIS

Nature d’offre
CONTRAT ACCOMPAGN. EMPLOI

Expérience
DEBUTANT ACCEPTE

Formation et connaissances

BONNES CAPACITES RELATIONNELLES

Autres connaissances

Qualification
Employé non qualifié

Salaire indicatif
HORAIRE 8,71 Euros (57,13 F)

Durée hebdomadaire de travail
20H00 HEBDO

Déplacements

Taille de l’entreprise
100 A 199 SALARIES

Secteur d’activité
ENSEIGNT SECONDAIRE GENERAL

Si cette offre vous intéresse,
Veuillez adresser par courrier ou par mail, un CV et une lettre de motivation en précisant le numéro de l’offre à :
pôle emploi

Dans la même série, nous avons la recette du contrat aidé, à toutes les sauces, le remède idéal au dégraissage de la Fonction publique. Par exemple, à l’occasion de la suppression de 4.800 emplois dans la police d’ici à 2011, 1 400 postes d’adjoints de sécurité en «contrats d’accompagnement» vont être ouverts aux chômeurs de longue durée. L’emploi précaire a de beaux jours devant lui.

Mais qui accompagne qui ?…………………………….

Marie José

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Une lutte efficace (et biologique !) contre les cochenilles : recette

Les cochenilles sont le fléau des jardins, et autres plantes d’intérieur, comme les vieux sont ceux de la société… c’est bien connu !
Il semble cependant, et bien que la tâche reste ardue, plus facile de se débarrasser des premières que des seconds.

fléau des cochenilles

Alain Baraton, jardinier de Versailles, a en tout cas donné sa recette écologique imparable sur France Inter, ce matin 14 Mars :
– une cuiller à café de savon noir
– une cuiller à café d’alcool médical ou à bruler
– une cuiller à café d’huile de soja
dans un litre d’eau.
Bien remuer, et pulvériser 2 fois à une demi-heure d’intervalle.

A la vôtre !

cocktail anti-cochenilles : à la vôtre !
.

recette anti-cochenilles – fichier RM
Alain Baraton – France Inter – 14 Mars 2009
…à noter que le rire de Sandra Freeman est un réconfort en soi !!!

Vous pouvez en profiter pour écouter la chronique sur les algues, l’eau, et la préservation de la planète… et pour récupérer l’eau de pluie !

Bon jardinage !
Dans le respect de la biodiversité, de l’environnement… et de la terre de nos enfants.

Et parce que les cochenilles ça peut aussi être beau :

beauté des cochenilles

Comme quoi le manichéisme, même en matière de cochenilles, ne peut être de mise !

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