La réforme du crédit à la consommation vu par Mme Lagarde… un revolver désarmé ?

Vous vous interrogez sur le titre ?
Moi aussi, parce qu’à l’aune des différentes associations de consommateurs, je continue à rester très sceptique sur les effets potentiels des propositions actuelles… et c’est peu dire !!!
Et que le crédit renouvelable (mieux nommé, parce que plus évocateur, revolving) est une arme puissante et trop souvent destructrice. Ce n’est pas pour rien que certains le re-nomment le crédit revolver…

Toujours est-il que notre Ministre de l’Economie et des Finances, Christine Lagarde, s’est intéressé de près au problème, et va même proposer une loi, qui sera examinée en Conseil des Ministres la semaine prochaine (le 22 Avril).
Un projet qui semble bien vide : hormis l’interdiction de la publicité, et l’obligation d’une mention mettant en garde les utilisateurs-consommateurs sur la nécessité de rembourser (!). Le paysage du crédit à la consommation ne va pas fondamentalement changer, si ce projet est adopté ! Ce qui, au passage, sous la pression des lobbies bancaires, n’est pas gagné ! Plusieurs projets ont en effet déjà avorté, avant même que l’on en parle…
J’avais déjà un peu évoqué le sujet dans cet article : Radio Crésus et autres actus du crédit à la consommation

Mais Mme Lagarde, comme elle a pu être persuadée que la récession ne toucherait pas la France, est tout autant persuadée que son projet de loi va mieux protéger les consommateurs. C’est en tout cas ce qu’elle affirme et répète au cours de l’émission (mal nommée…) Service Public, sur France Inter, le 9 Avril 2009, ainsi titrée : Faut-il aller plus loin dans la réforme du crédit à la consommation.
Ce dont semblent beaucoup moins certaines les autres personnes présentes sur le plateau (Alain Bazot, Président de l’association UFC Que Choisir, et Reine Claude Mader, présidente de l’association CLCV), ainsi que Philippe Flores (conseiller référendaire à la cour de cassation, juge spécialiste de la consommation), au téléphone.

Je ne rentre pas dans le détail du texte, dont vous pouvez retrouver les liens en bas d’article.
Certaines réponses de Mme Lagarde me semblent cependant à retenir… et à ne pas oublier (le timing donné est approximatif) :
– éviter et les excès et las abus (3’30)
– parlant des publicités : on ne les verra plus sous cette forme là (4’20)… Gageons que les publicitaires trouveront quelques moyens de contourner les restrictions !
– Mme Lagarde conseille ensuite de saisir la Commission de Surendettement pour pallier les harcèlements divers et variés, et les suites juridiques, d’un abus de crédit (22’10). Mme Lagarde est-elle au courant des délais (et donc de la dette qui augmente au jour le jour !) qui courent entre le dépôt d’un dossier et les mesures qui peuvent s’en suivre si le dossier est jugé recevable ?
Mme Mader lui répond en demandant que la date prise en compte soit celle de l’accusé de réception de la demande (22’53), et parle de système vicié… (24’10) Laquelle évoque aussi, et dénonce, auparavant, la rémunération des courtiers et vendeurs divers (10’30).
Mr Bazot, quant à lui, insiste sur le fait qu’il est impossible d’accéder à d’autres crédits ! (26’20)
– je passe sur l’amortissement, déjà évoqué dans le précédent article…
Mr Bazot, lui, précise que le diable est dans le détail (12’34).
– je passe aussi sur les propos sur la Commission Bancaire, et encore plus sur celui de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence de la Consommation et de la Répression des Fraudes), qui se plaint d’être réduite à l’impuissance ! (13’20) [voir DGCCRF : vers le démantèlement de la protection des consommateurs]
– et les bons mots tels que s’assurer que les plus fragiles, les plus précarisés, sont protégés ne suffiront pas à lever le(s) doute(s)…
– d’autant que parallèlement Mme Mader souligne la possibilité qui va être offerte aux cartes débit (la carte bancaire « normale ») d’y associer un crédit renouvelable (43’20), en concluant ainsi : à force de vouloir faciliter la vie des gens, on finit par les prendre dans une espèce de toile d’araignée, et ils ne savent plus comment s’en sortir… Puisque nous n’avons pas les mêmes « devoirs de réserve » que cette dame, on pourrait traduire le début de la phrase par « sous prétexte de » ! Car qui souhaiterait légiférer contre « faciliter la vie des gens » ? Sauf que parfois ça la complique, et justement du fait du manque de transparence, voire l’opacité, et en tout cas le manque d’information, de ces agissements purement commerciaux, dont on me permettra de douter de leur versant altruiste…

Restent les témoignages, aussi hallucinants que tous ceux qui figurent dans ce blog…
Au-delà du fait qu’Isabelle Giordano, particulièrement cafouilleuse à cette occasion, et mal renseignée, parle de l’Association Crésus comme si elle n’existait qu’à La Rochelle (si vous êtes concerné(e), de près ou de loin, n’oubliez pas radio Crésus !), ils sont exemplaires !

¤ Ainsi de cette dame (14’45), qui parle de perte de revenus, et de ne plus pouvoir assumer les crédits en cours… dont 5 crédits revolving… pardon, renouvelables !
Elle précise : les taux avancés ne sont pas réellement les taus appliqués. Ah bon ? Ne parlons même pas de la durée…

¤ La suivante, elle s’est totalement fait piégée, et assume (16’25) : je pense que je suis la première responsable. Elle parle également d’engrenage, comme je titrais l’un de mes articles : Crédit Revolving : l’engrenage.
Elle précise cependant deux aspects :
– les sociétés de crédit ne font rien pour aider les gens, au contraire. Ils vous augmentent vos réserves… (16’40)
– et que sa banque (16’49), comme celle d’Arthur, lui a malgré tout (et alors que plaider l’ignorance de leur part semble parfaitement invraisemblable !!!) accordé un prêt personnel !!! (16’50) [voir chronique d’un surendettement : épisode 4 et épisode 18]
La boucle est bouclée, comme pour Arthur : recours à d’autres prêts et réserves disponibles (donc toujours du revolving) pour assumer les mensualités… jusqu’à ce que ça ne tourne plus du tout, et que la machine s’enraye complètement !
La suite n’est que trop prévisible et connue des surendettés : arrêt des prélèvements, retards, harcèlements de la part des organismes de crédit, puis des services contentieux, puis des huissiers mandatés…
La dame parle, de façon très détachée, de suicide…. (18’01)
Je m’étends un peu sur cet exemple, car il est aussi parlant que celui d’Arthur, et de tous les autres. Exemplaire et bien (atrocement !) résumé…
Merci au passage à Julien Dugast pour son tact et son écoute !

¤ La dernière est pas mal non plus ! (17’56) Elle entame en effet ainsi son témoignage : J’ai cinq crédits revolving, qui me permettent de faire face aux échéances et à la vie courante.
Elle poursuit : c’est cette formule de revolving qui nous amène vers une spirale dont on ne peut pas se sortir par rapport à tous les intérêts que l’on rembourse, qui grossissent au fur et à mesure des années…. Je précise : sans que le capital emprunté soit pour autant remboursé.

Enfin, tout à la fin de l’émission, un ancien employé du revolving (51′) dit textuellement : automatiquement on leur relevait le plafond [du crédit, NDLR], sans demander aucun justificatif.
Alors qu’une avocate précise, elle, puisque les crédits revolving pratiquent des taus excessifs et irremboursables…

Je persiste et signe, je ne crois pas du tout que le projet de loi puisse changer quelque chose à ce genre de situation…
En répétant aussi que comme les défauts de remboursement restent très largement minoritaires (heureusement !), les garde-fous restent, quant à eux, très (trop !) succincts…
Et alors que la crise actuelle risque fort de se révéler, pour les précaires comme pour les autres, une véritable bombe à retardement !
Car le système tient souvent à un fil, et que l’on se rend souvent compte de l’extrême fragilité de celui-ci avec le premier incident de paiement (de remboursement). Le piège alors se referme à une vitesse inouïe ! Et souvent dramatique.

A lire :

* UFC :
¤ Fidélité et revolving – La liaison dangereuse continue !
¤ Distribution de crédit à la consommation en France – Face à la fabrique de malendettement, 5 propositions concrètes !
¤ Enquête sur l’offre de crédit à la consommation – Quand le mauvais crédit chasse le bon !

* CLCV :
¤ Encadrement du crédit – Le gouvernement doit aller plus loin !

* Ministère :
¤ Synthèse des observations des associations et réponses du gouvernement
¤ Réunion de concertation avec les associations de consommateurs sur la réforme du crédit à la consommation, et le dossier de presse

¤ et, puisqu’il est cité, le bouquin (j’ai pas, lu, hein, je ne re- ou dé- commande pas :
D’autres vies que la mienne – Emmanuel Carrère

D'autres vies que la mienne - Emmanuel Carrère
Merci à Likoma pour l’image… mais impossible d’avoir un lien direct !
éditions POL

Et je crois que je vais l’acheter, ne serait-ce que pour rêver de cette « autre vie » !!!

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Collégiens à Montparnasse, propos de MAM et réaction d’une des profs…

Je découvre cet article bien tard, et m’en désole, mais ne peux fire autrement que de m’en faire l’écho !
Parce qu’il est des épisodes, et des propos, qu’il faut indéniablement garder en mémoire.

Après donc, Leçon(s) d’histoire et de civisme pour des collégiens… et MAM se mobilise pour la protection des collégiens, voici donc la lettre ouverte à la Ministre de l’Intérieur, écrite par une des enseignantes accompagnant les adolescents (de mémoire, il me semble qu’elle a dû son salut à une petite virée aux toilettes avec quelques unes de ses ouailles…), en réponse à l’article ainsi titré : De la violence policière aveugle comme méthode de dialogue, paru dans Sauvons la Recherche (… et il y aurait bien d’autres choses à sauver !)

Elle est mignonne, je leur pique l’image (j’arrive pas à lire le nom du dessinateur…) :

sauvons la recherche... et tout le reste !

Voici donc ce que dit Pascale Busquets dans sa lettre ouverte (je ne prends pas le temps de corriger toutes les fautes de ponctuation – par ailleurs sans doute en grande partie liées aux transcriptions ordinatesques -… et qui en tout état de cause sont loin de représenter l’essentiel du message !) – entre [] mes commentaires :

13 mars 2009

Madame,

Etant une des deux enseignantes dont vous soulignez l’inconscience et l’irresponsabilité, je me sens le devoir de vous répondre, et ce, dans une lettre ouverte.

Laissez moi d’emblée vous dire que la désinvolture et l’inanité [j’avais pour ma part évoqué l’ineptie… nuance langagière…] des paroles qui vous sont prêtées (vous avez réellement tenu ces propos ahurissants ? [oui, elle les a tenus, publiquement, ou en tout cas médiatiquement : extrait (vers 1’40)] ), ont provoqué en moi un kaléidoscope de sentiments et réactions, allant de la consternation au rire moqueur, en passant par la colère.

En ce qui concerne les agressions commises en Gare Montparnasse, ne soyez pas rassurée, Madame, elles ont réellement eu lieu ,ce jeudi 5 mars en Gare Montparnasse, peu après 19 heures .En témoignent ou en témoigneront les caméras de surveillance de la gare, les policiers en civil , tous les voyageurs massés sur la plateforme de la gare, en attente du départ des trains, tous les voyageurs du train Paris- Bordeaux qui devait partir à 19h25 et parmi ceux-ci le médecin militaire qui a examiné, secouru et réconforté, durant le voyage, les jeunes adolescents violentés . Il ne s’est pas agi d’une « bousculade », comme vous avez la complaisance de l’annoncer ( et de le croire ?), mais bien d’un matraquage. Une bousculade où un abdomen aurait malencontreusement rencontré une matraque… ou l’inverse ! On ne sait plus trop…]

Il s’est agi d’une souricière organisée par » les forces de l’ordre », pour « réceptionner » le groupe d’étudiants ,chassés des voies qu’ils occupaient .Toutes les issues de la plate-forme de départ ont été bloquées,enserrant ainsi les voyageurs.Et ce fut la charge .Une colonne d’hommes, armés de matraques, casqués , boucliers au bras, a traversé au pas de charge, d’un bout à l’autre le hall du départ,bousculant les voyageurs surpris et terrorisés .( La jeune femme dont la poussette a été cassée et qui a sauvé in-extrémis son enfant du piétinement a-telle porté plainte ?). Cette colonne a chargé le groupe de collégiens puisque ceux-ci ,obstacles bien involontaires et qui ont tenté de fuir, se trouvaient sur la route de vos forces de l’ordre vers leur « cible », …

Mais tout ceci est écrit dans les rapports établis par la gendarmerie de Tresse, qui devant la gravité des faits , a eu la gentillesse de se déplacer et venir recueillir nos témoignages, au collège , sur ordre du Préfet de Bordeaux , dès le lendemain .

Je me souviens avoir confié à l’officier de Gendarmerie qui recueillait ma déposition, mon étonnement et ma révolte : » comment certains de ces représentants de l’ordre ont-ils pu frapper sciemment des adolescents, après que ceux-ci aient clairement dit être des collégiens repartant à bordeaux ? D’où leur vient ce sentiment d’impunité ?  » L’officier m’avait reprise gentiment , en soulignant le fait de sa présence et celle de ses collègues , ce vendredi 6 mars au collège. C’était la garantie , selon lui, d’une détermination en hauts lieux, à diligenter une enquête et rechercher les coupables de ces agressions .

Aujourdh’ui votre terme  » bousculade » scelle et renouvelle ce sentiment d’impunité qui a animé ces hommes et est le garant de leur brutalité à venir .

Quant au deuxième point de vos propos, nous concernant directement ,ma collègue et moi, je vous réponds ce qui va suivre .J’ai pensé , en riant que vous aviez dû être ,dans votre jeunesse une piètre enseignante. Ne pas organiser de sortie pédagogique , au prétexte que votre groupe-classe aurait à fréquenter des lieux aussi dangereux qu’une gare parisienne , n’est pas une attitude très responsable ni très flamboyante !

D’autant que la sortie du train par le toit de la Gare Montparnasse n’a eu lieu qu’une seule fois, ce me semble, et c’était en Octobre 1895, vous n’étiez donc pas encore prof !De plus, vous conviendrez avec moi,que lorsqu’on habite en province et que l’on se rend à L’Assemblée Nationale, il est assez pratique et économique de prendre un train [sinon, chère Pascale, vous auriez peut-être pu penser à un petit Falcone ou un petit Airbus spécialement affrétés..]. Et, à ma connaissance, il n’existe pas encore d’autre moyen de prendre un train, même au vol, que de se rendre dans une gare. [Si, la téléportation collective. Un peu de modernité, que diable !]

Enfin il me faut rajouter que cette gare, que nous avions traversée le matin à 9heure 30 ne présentait aucun danger, pas plus qu’à18h45. même quand les étudiants braillards [c’est ça qui a dû gêner : qu’ils braillent !] sont arrivés sur les escalators .

Elle ne l’est devenue que quand vos forces de police sont entrées en action pour diriger ces jeunes gens …… en direction des voyageurs, et quand la colonne armée a foncé dans la foule, transformant ce hall de gare en terrain d’affrontement .

Il me reste à vous confier mon étonnement devant votre attitude officielle : si peu de compassion [compa… quoi ???] pour ces adolescents et ma collègue brutalisés, aucune condamnation [vous voudriez en plus que le Ministère condamne une action commanditée ?] pour ce moment de terreur que vos hommes ont répandu parmi les voyageurs ! [à ranger parmi les effets collatéraux ??? Car s’il est inadmissible que des collégiens neutres se fassent ainsi prendre à parti, il n’est pas davantage acceptable que des manifestations de lycéens ou d’étudiants soient réprimées comme elles le sont, et engendrent des gardes-à-vue, sous prétexte d’éviter d’éventuels débordements…]

Il faudra du temps pour cicatriser ces blessures intérieures, d’autant que vos propos qui ne reconnaissent pas la réalité, pire, la nient, sont terribles pour nous .

Je tiens à exprimer la colère et le dédain , que je ressens à l’égard de ceux de vos hommes qui ont brutalisé ma collègue et mes élèves, envers ceux qui donnent l’ordre inique de traverser un hall de gare en chargeant, en pleine foule des voyageurs, un groupe d’étudiants… La colère et le dédain envers ceux et celles qui les couvrent.

Quelque chose à ajouter ?
Merci, Mme Busquets !

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La bientraitance en Maison de retraite

La « bientraitance » est bien plus qu’un simple terme à la mode. Après l’inacceptable maltraitance de toute personne affaiblie (femmes, enfants, personnes handicapées…), les pouvoirs publics ont pris conscience qu’il fallait aussi agir en direction des personnes âgées, notamment dans le cadre des maisons de retraite. Il n’y a plus qu’à appliquer la méthode!

La bientraitance, une meilleure vie en maison de retraite
Pour Yves Gineste, à l’origine du terme « bientraitance » en France : «la maltraitance c’est faire ce que l’on ne voudrait pas faire à l’un des siens (son père, sa mère). A l’opposé, la bientraitance décline les savoir-faire adaptés et positifs.» Ainsi, depuis 20 ans, ce gérontologue est sur le terrain : il côtoie les soignants dans leur quotidien, constate, note, réfléchit, et, petit à petit, met au point les «règles de l’art du prendre soin» des personnes âgées en maison de retraite. C’est alors toute une philosophie du soin qui se développe, pour une meilleure vie de nos aînés en résidence.

La bientraitance mise en œuvre par l’ «humanitude»
Musique douce, massages, matelas à eau, séances de rire… les maisons de retraite et les centres hospitaliers de gériatrie commencent à s’ouvrir à ces méthodes destinées au bien-être des personnes âgées, tout en sensibilisant leur personnel à cette nouvelle approche. Alors que ces activités ludiques n’étaient le fait que d’initiatives privées, voici que la «bientraitance» devient sujet de réflexion nationale! L’idée principale : la personne âgée est avant tout une personne ; elle a droit au respect comme toute autre personne. Le concept d’ « humanitude » est né (« Humanitude : Comprendre la vieillesse, prendre soin des hommes vieux ») : Yves Gineste préconise alors des méthodes de soins et des attitudes envers les malades qui “partent de l’être humain” ! Le sourire, ne pas donner les soins de force, être patient, créer une relation,… tout ça, c’est de l’humanitude et le personnel soignant doit donc être formé.

Encore du chemin à faire…
En France, selon un sondage, plus d’une personne sur deux a une mauvaise opinion sur les maisons de retraite. Agnès Saraux est médecin gériatre à l’Hôpital Vaugirard de Paris : “Si une personne âgée refuse la toilette le matin, on la fait l’après-midi ; Malgré notre souci de la bientraitance, les familles ont toujours l’impression qu’on violente les gens, c’est vrai que parfois il manque du temps et des moyens. De plus en plus de professionnels aimeraient travailler autrement.”La lutte contre la maltraitance à tous les niveaux est aujourd’hui devenue un enjeu. Même si les pouvoirs publics préconisent de véritables politiques de prévention et généralisent la formation des personnels en établissement, il n’en reste pas moins que la routine, la fatigue, le stress, la pénibilité et le manque de personnel sont autant de facteurs qui peuvent influer sur le traitement des retraités.”

                                                                                                          Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite

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Questions d’huissier et surendettement

Il n’est pas aisé pour tout le monde d’utiliser le blog…
Je me fais donc porte-plume, porte-parole, et porte-clavier de certains témoignages, dont celui-ci, émanant de Nath.

Je fais cela pour deux raisons :
¤ elle et sa famille sont dans une grosse galère, et j’espère que quelque passant sur le blog pourra lui donner de menus conseils, lui expliquer les procédures, évaluer avec elle les risques
¤ d’autre part parce que, je pense que vous l’aurez compris, le surendettement, et ses conséquences honteuses et souvent dramatiques, est l’un de mes chevaux de bataille… et que ce ne sont pas les quelques friandises dernièrement proposées par Mme Lagarde et Mr Hisch qui vont fondamentalement changer les choses !

Je fais donc un petit résumé des mails de Nath, en espérant que je ne trahirai pas sa pensée, sa situation, et ses questions !
Etant bien entendu que je corrigerai suivant ses remarques.

Visiblement, Nath et son mari font partie du club des joyeux collectionneurs de cartes de crédit : Cofinoga, banque casino, médiatis, soficarte, galeries lafayette, CDGP… et quelques autres ! Une douzaine en tout.
A ce petit jeu de loterie, ils ont remporté un des gros lots, puisqu’ils sont endettés à hauteur de 400 000 €. Ca n’est sans doute pas un record absolu, mais ça doit quand-même faire partie des meilleurs scores.

Ils ont déposé un dossier de surendettement, qui a été déclaré irrecevable, au motif qu’ils ont souscrit un nouveau crédit (sans doute pour rembourser les autres, mais ce n’est qu’une supposition).
Parmi les critères de recevabilité d’un dossier de surendettement figurent en effet celui-ci : La commission de surendettement vérifie aussi si le débiteur n’a pas aggravé son endettement de façon conséquente lors des derniers mois avant le dépôt du dossier de surendettement.
Nath et son mari ont donc saisi le juge de l’exécution, en demandant un moratoire. Ils doivent avoir une réponse concernant cette demande au plus tard le 1er Avril.

Nath me précise dans un de ses mails qu’elle a cessé son activité indépendante, et que son mari ne doit reprendre le travail que le 01/09/2009.
Leurs revenus actuels sont donc essentiellement constitués des allocations versées par la CAF, pour environ 1 200 €, qui servent intégralement à payer le loyer et autres charges locatives.
Pour subvenir à leurs besoins vitaux, ils vont au Secours Populaire et au Secours Catholique.

Inutile de dire que dans ces conditions Nath et son mari doivent rencontrer quelques difficultés pour effectuer un remboursement quelconque !
Et on peut imaginer que comme tous les emprunteurs rencontrant des difficultés de remboursement, ils doivent être quelque peu harcelés gentiment par les différents organismes prêteurs.
Lesquels viennent, apparemment, de mandater des huissiers.

Et c’était là l’objet du premier courriel de Nath.
Celle-ci se demandait en effet ce qui était effectivement saisissable, sachant que le couple a 2 enfants.
Nath écrit (ses questions en italique) : le site Légifrance donne les art14 et 39 très succins et interprétables j’imagine par l’huissier ! On dit: on laisse: 1 armoire pour les vêtements: quel que soit le nombre d’enfants ?
Nous sommes en location, ils y a des placards muraux d’origine. comptent-ils comme armoire?

on dit: 1 meuble a vaisselle : la cuisine aménagée d’origine est au propriétaire ; cela compte comme le meuble a vaisselle prévu? …ou ai-je le droit de conserver une armoire perso et un vaisselier ?
Enfin, Nath pense à ces enfants, et pose la question suivante :
mon fils a une console de jeux, raccordé sur la TV du salon: c’est un jouet mais peut-on me dire que non, et saisir, car elle peut lire des vidéos aussi???

Voilà !
Si quelqu’un a certaines des réponses, merci d’aider Nath et son mari !
Je précise, à toutes fins utiles, qu’il est bien évident que certains propos sont ironiques…. et qu’il faut bien pouvoir faire un peu d’humour dans ces situations !
En voici encore un peu… d’humour !

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Questions de vocabulaire… politique !

les questions de vocabulaire(s) sont nombreuses en ce moment, et je n’ai malheureusement pas le temps de m’y pencher suffisamment (sur ce blog !), depuis quelques mois.

Reste que quelques mots mériteraient une petite analyse…
Tels ceux de crise : de quoi, au-delà de celle de la finance et de celle du pouvoir économique, dont tout un chacun (ou presque !) a désormais pris acte ?
Une crise que Notre Seigneur empoigne à belles dents, affirmant même que la situation lui donne la banane (Carla a bien de la chance !).
N’empêche que son plan de relance est largement remis en cause, et qu’il a employé, dans le désordre, ces différents mots lors de son discours à Saint Quentin le 24/03/2009 (voir la vidéo) : incertitude, repères, valeurs, démocratie, république, respect, responsabilité, justice, liberté, égalitarisme, évoquant aussi que cette crise économique, cette crise sociale, est également une crise intellectuelle et morale (un retour à la politique de civilisation ?).
Bref, chaque terme, et chaque phrase, mériterait sa propre analyse sémantique, étymologique, rhétorique… et phraséologique !
Mais 24 heures par jour n’y suffiraient pas !

Dans une crise de cette nature, on ne peut pas se contenter d’être responsable, que de son parti, que de son entreprise, que de son syndicat […] chacun a une responsabilité morale […]
Chacun doit donc s’interroger sur les conséquences de ce qu’il dit et de ce qu’il fait. […]
La démagogie engendre le populisme. […]
le catéchisme de la pensée unique…

Voilà qui pourrait se conclure (et se mordre la queue… ou la banane…) en soi !!!
Et si c’est lui qui le dit…

Mais au-delà des échos médiatiques donnés à ces paroles, devant un parterre tout acquis à la cause (quelle cause ?), et de l’absence lamentable de débat et de contradiction… j’ai sursauté !!!
Oh, vous me direz, je sursaute souvent… Et heureusement que je n’écoute pas la TV, et que je ne lis que de loin en loin le Figaro !
Et que j’en suis réduite à n’écouter à la radio que France Inter, non par choix, mais parce que Europe 1 est inaccessible dans ma région, et que RTL me gonfle avec sa pub abusive…

Bref, ce qui m’a fait sursauter, au lendemain de la mobilisation du 19 Mars, quelque part exemplaire, ce n’est pas tant les propos démagogiques de Notre Seigneur, et autres commentaires onctueux des membres du gouvernement ou de l’UMP, sans compter ceux, étiques, démagogiques, voire ineptes du PS, mais bien ceux, dans les médias, et parmi tant d’autres, de Mr Colombani, qui me semblent exemplaires, et sur l’antenne de France Inter. Par un éditorialiste adoubé par un Nicolas Demorand, qui affichait il n’y a pas si longtemps l’Indépendance (c’est curieux, le slogan a disparu…), qui lui fait de la pub gratis tous les vendredis…

Ce Monsieur, Colombani, donc, ex du Monde, et nouveau promoteur d’un média dont je commence à regretter de m’être fait l’écho ici : Nouveaux médias… et autres histoires !… Mais dont les infos, dossiers et commentaires restent à lire !
Jean-Marie Colombani, donc, a eu cette longue phrase (et cette longue pensée !) malheureuse, et pourtant bien dans l’air du temps… et qui prend tout son sens dans la crise : Notre Seigneur aurait presque pu la prononcer -encore qu’elle soit un peu trop alambiquée-, ou l’un des ses conseillers la promouvoir…. Mais même les membres du gouvernement, qui ont, eux (politique oblige !) tenté de temporiser, ne l’ont pas osée (à propos, donc, des grève(s) et des manifs du 19/03/2009) :
Le début de contradiction qui pouvait apparaître entre des fonctionnaires en grève, […] des gens à statut protégé, et dont on sait que le pouvoir d’achat en 2009 va probablement progresser parce que les prix sont en train de baisser, et que leurs revenus d’une certaine façon sont garantis.
Et en face ceux qui souffrent vraiment de la crise, les victimes de la crise, ceux qui sont licenciés, absents de ces défilés…


Colombani, la grève, la crise, et le prolétariat – fichier RM
Jean-Marie Colombani – France Inter – 20 Mars 2009

Sauf que, justement, Mr Colombani, cette ségrégation intra-prolétarienne commence à avoir du plomb dans l’aile, malgré tous les efforts déployés par Notre Seigneur et son gouvernement.
Sauf que, ne vous déplaise, il y a de plus en plus d’emplois précaires au sein de la fonction publique (il faut quand-même bien en assurer un service minimum, qui est bien loin des effets d’annonce anti-grève : voir les articles d’une EVS en colère).
Sauf que, les syndicats, depuis de nombreuses années, dénoncent la perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires… Le gain de cette année, aussi considérable que soit l’inflation, ne rattrapera en aucun cas cette perte (ni celle, tout autant indexée -sur des indices par ailleurs contestables-, et ce malgré les effets d’annonces, des retraites, des minimas sociaux, des allocations familiales, etc…).
Sauf que, outre leur pouvoir d’achat, qui commence à passer au 2° plan (et encore ! il en est certains qui dorment dans des voitures), les fonctionnaires défendent haut et fort un service public digne de ce nom.
Sauf que, enfin, mais il y aurait encore beaucoup à dire, Mr Colombani, et quelle que soit votre autorité en la matière, s’il y a bien quelque chose que Nicolas Sarkozy, malgré tous ses efforts, n’a pas réussi à faire au-delà de sa campagne, et qui commence à lui coûter cher grâce (?) à la crise, c’est bien le « principe de l’idée présupposée » et hautement dogmatique de la division du prolétariat. Et que bon nombre des exclus silencieux étaient justement présents lors de ces manifestations…
On ne citera que les chômeurs et les handicapés…

Je ne suis pas une politique, et je n’en ai pas les mots, ni le langage (qui consiste à agencer les mots), qui cependant persistent pour moi à avoir un sens (coucou au passage à Les Mots Ont Un Sens), ainsi que leur contexte.
Ce que vous avez dit là, Mr Colombani, comme aurait pu le faire PPDA au Journal de 20 h, comme pourrait le faire Laurence Ferrari, qui a fait perdre ses majuscules à ce dernier (je n’en suis pas fière, je constate…), ou n’importe quel autre analyste dit social, ne vous relève pas !

A l’heure où même Notre Seigneur, ainsi que même les plus endurcis de notre gouvernement, ou « ex » (Woerth, Chatel, Bertrand…), font un tant soit peu amende honorable, venir souligner (surligner !) ces vieilles querelles, qui, n’en doutons pas persistent encore malgré les solidarités du moment, est tout simplement bas.

Et, pour une fois, je ne peux que rejoindre Notre Seigneur, en le disant cependant avec mes mots, et sans faire allégeance : changeons de lorgnette, et grandissons… ensemble !

Je « pique » encore une image, pour les lorgnettes :

… de l’aveuglement social et politique …

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L’école maternelle pour tous !

Bonjour,

Je viens faire part de mon indignation concernant les places disponibles dans les écoles maternelles.

Ma fille a eu 2 ans en Janvier 2007. J’ai donc fait les pré-inscriptions auprès de la Mairie de Corbeil-Essonnes afin de pouvoir l’inscrire pour la rentrée en maternelle en septembre 2009 (elle aurait eu 4 mois d’avance)

Seulement, quand j’ai appelé l’école pour la pré-inscription, on m’a indiqué qu’ils ne prenaient aucun enfant né en 2007 à cause d’un manque de place. Les seules écoles où il y ait de la place se situent dans les Zones d’Education Prioritaire, c’est-à-dire les Tarterêts et Montconseil, les 2 quartiers les plus chauds de Corbeil, dans lesquels je l’avoue je n’ai pas envie que ma fille mette les pieds.

Hormis le fait que je doive payer un an de plus mon assistante maternelle, je ne trouve pas que ce soit enrichissant pour mon enfant, car en grandissant, elle va demander de plus en plus à apprendre et je ne pense pas qu’elle pourra avoir les mêmes réponses à  ses questions chez une nounou qu’à l’école (sans parler de l’apprentissage de la vie en collectivité, avec d’autres enfants de son âge).

J’ai appelé l’inspection académique qui m’a bien fait rire en me disant que l’Education Nationale avait fait des études et que cela pouvait être néfaste pour l’enfant d’être scolarisé trop tôt, que cela pouvait développer de l’agressivité (tout ça pour justifier le fait qu’ils n’ont pas assez de personnel dans les écoles) .

C’est pourquoi j’aimerais que tous les parents qui se trouvent dans mon cas (et en particulier ceux qui habitent à Corbeil-Essonnes, car c’est là qu’est le nerf de la guerre) réagissent à mon mail.

Merci par avance.

Stéphanie, une maman en colère

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MyCoop vous invite – 7 avril 2009

L’équipe MyCoop est heureuse de vous convier le mardi 7 avril 2009 à une table ronde autour du thème :

« Wwoofers, Couch Surfers, Touristes Solidaires : Quand le voyage devient créateur de liens »

 

Si vous souhaitez découvrir de nouvelles façons de voyager ; si vous avez un projet de voyage solidaire et souhaitez rencontrer des personnes qui peuvent vous aider ; si vous souhaitez partager des expériences, cette table ronde est faite pour vous.

Vous y rencontrerez Cyril Marcilhacy qui revient d’un voyage solidaire sur la route Panaméricaine, ou encore Julien Buot de l’Ates (Association pour le Tourisme Equitable et Solidaire) et bien d’autres personnes qui témoigneront de leurs expériences.

 

Rendez-vous le 7 avril à 19h à la Maison des Métallos

94 Rue Jean-Pierre Timbaud

75011 Paris

  MyCoop vous invite

Merci de nous confirmer votre participation par mail à contact@mycoop.coop

Préciser de la part de social & sociétal dans l’objet du mail

 

Soyez généreux, diffusez cette invitation aux personnes susceptibles d’être intéressées par ce thème.


L’Equipe MyCoop

 

Un commentaire

Affliction

il suffit d’allumer sa télé
d’ouvrir son journal
d’allumer sa radio
pour qu’ immédiatement,
un flot de mensonges
véhiculé par
un monde de crétins
de voleurs et d’assassins
vous tombe dessus
et vous laisse
au désespoir
de croire
que vous ne faites
plus partie
de rien.

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Du pouvoir des dirigeants : idées de management !

La crise actuelle révèle, à bien des égards, à quel point notre système, financier, bien sûr, mais aussi politique et économique, marche sur sur la tête, jusques et y compris au sein de l’entreprise….

Et si d’autres choix, stratégiques, gestionnaires, managériaux étaient possibles ?

L’enjeu de demain, c’est pas « je gagne tout tout seul et contre les autres », c’est « nous continuons à créer des richesses, ensemble », en utilisant le collectif, et que chacun puisse vraiment avoir un rôle dans ce domaine. […]
On est plus fort ensemble.

De qui cette citation ?
D’un vieil arnarcho-gauchiste sur le retour, d’un utopiste ressuscité, d’un doux-dingue récemment sorti de l’asile ?
Que nenni !
Ces propos sont tenus par Gontran Lejeune, chef d’entreprise et président du Centre des Jeunes Dirigeants, le CJD.


Patronat : une autre voix (voie ?) – fichier RM
Alexandra Bensaïd – L’économie autrement – France Inter
20 Mars 2009

Lequel ne se berce pas de bon mots et de belles intentions, puisqu’il applique ses idées au sein-même de son entreprise :
Nous discutons du partage des richesses collectives. J’ai mis en place 30 % d’intéressement sur les bénéfices […]
Ca amène chacun à être beaucoup plus responsable, non seulement du bien collectif, mais aussi de l’autre.

Fort de cette expérience, il peut se permettre de faire des suggestions aux grandes entreprises :
Peut-être que un des enjeux pour ces très grandes entreprises c’est de revoir les processus organisationnels avec beaucoup plus d’agilité et de responsabilité vraiment impliquante.

Le CJD (dont je ne suis pas certaine que la jeunesse de ses adhérents soit la principale qualité, ou le défaut originel !!!) qui se fend par ailleurs d’un communiqué ainsi titré : Face à l’échec du dialogue social, le CJD appelle à la responsabilité des partenaires sociaux, demande qu’une meilleure attention soit prêtée aux Français et travaille à des propositions.

Et je ne résiste pas à citer leur « signature » : LE CJD, 70 ANS D’ENGAGEMENT POUR UNE ÉCONOMIE AU SERVICE L’HOMME

Allô, Mme Parisot ???

Et merci à Alexandra Bensaïd !

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Un militant syndicaliste arrêté et menacé d’expulsion

    • Mercredi 18 mars, Abdel El Idrissi, militant syndicaliste de 24 ans, aux alentours de 22h, alors qu’il rentrait chez lui, a été arrêté pour défaut de papiers suite à un contrôle d’identité « au faciès ». Abdel est arrivé en France pour suivre des études d’informatique et travaille depuis 5 ans pour subvenir à ses besoins et financer ses études.

      Son titre de séjour a expiré. Il craint, comme tant d’autres sans papiers, d’être renvoyé contre son gré au Maroc et d’être arraché à ses amis, ses proches, son travail et ses projets.

      Nous avons mis une pétition en ligne qu’il faut signer, c’est important pour le dossier.

      http://4026.lapetition.be/

      merci à tous.

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