Les vertus de la négociation – Xavier Darcos persite et signe

Vous l’aurez entendu comme moi, Xavier Darcos, à l’aune d’une certaine Valérie Pécresse, se prévaut des multiples négociations qu’il mène pour mener à bien ses réformes.

En voici un exemple supplémentaire, comme s’il en était besoin !
La réforme du statut des enseignants-chercheurs a nis le feu aux poudres dans les universités, remettant en cause la loi LRU, alors que celle-ci avait commencé son entrée en vigueur sans trop de remous…
La protestation concernait aussi la réforme prévue du recrutement et de la formation des enseignants, s’abritant derrière la mastérisation pour remettre en question la formation pédagogique.
Or s’il est difficile de remettre en cause les vertus de la mastérisation, en termes d’évolution de carrière, que la formation des futurs enseignants soit bradée laisse perplexe.
A tel point que la FSU, UNSA et SGEN-CFDT ont lancé une pétition :
Ils [les signataires] demandent qu’à l’avenir la formation dont bénéficieront les lauréats du concours lors de l’année de stagiaire soit améliorée, organisée sur la base d’une véritable alternance entre service en responsabilité et temps de formations qui s’appuie sur le maintien de l’expérience des IUFM et de leur potentiel de formation

Et l’IUFM de Paris une autre, qui demande, elle :
l’ouverture de véritables négociations et dialogues pour élaborer ensemble une réforme cohérente et ambitieuse avec les différents partenaires éducatifs.

Vous trouverez des tas de réflexions et débats sur la question, et il y a de bien meilleurs spécialistes que moi !
Mais j’en vien à mon propos.
Différentes commissions et autres groupes de travail ont été mis en place pour réfléchir à la question, menant en cela une véritable concertation.
Parmi ces travaux de réflexion, deux rendez-vous semblaient primordiaux : des États Généraux de la Formation des Enseignants, qui devaient se tenir le 30 Juin.
Mais surtout, surtout, la commission nationale de concertation sur la réforme du recrutement et de la formation des maîtres, autrement nommée commission Marois-Filâtre, intronisée par Darcos et Pécresse eux-mêmes, et qui devait rendre ses conclusions au plus tard le 15 Juillet.

Et alors, me direz-vous ?
Et alors, faisant fi de ce qu’ils ont eux-mêmes mis en place, Pécresse et Darcos ont présenté les décrets d’application de la réforme en Comité technique paritaire ministériel de l’éducation nationale (CTPMEN)… le 27 Mai !!!
A vrai dire, pas tout à fait, car la réunion a été boycottée par les différents partenaires, et reportée au 28 Mai.

Les décrets d’application sont donc signés avant même la fin de la concertztion, si tant est que l’on puisse appeler cela comme ça !
Un bel exemple de démocratie !
A tel point que les présidents d’université menacent de quitter la fameuse commission, qui commence à ressembler à un alibi, ou, comme le dit un article cité, à une potiche…

Voir ailleurs :
¤ Boycott du CTPM du MEN du 27 mai 2009 sur les décrets enseignants
¤ La commission Marois-Filâtre devient potiche
¤ Mastérisation : quel avenir pour la commission Marois-Filâtre ?
¤ Mastérisation : les décrets en héritage de Xavier Darcos
¤ Position de la CPU sur les projets de décrets et la Commission Marois/Filâtre
¤ Courrier du bureau de la CPU à Xavier Darcos (27 mai 2009)

Pour mémoire :
¤ Les vertus de la négociation – version Xavier Darcos

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Handicap et travail : de l’ESAT au milieu ordinaire de travail

Je réponds ici à un commentaire posté par Thefaine dans l’article Pour la mobilisation des ouvriers des ESAT !!!

Thiefaine soulève en effet cette question : la personne handicapée en ESAT, peut-elle être orientée vers le milieu ordinaire ?
D’après ce que j’ai pu lire, la réponse est oui… mais il semble en effet y avoir quelques ambiguïtés !

On peut lire dans les mots clés qui figurent en en-tête de la circulaire de la DGAS du 1er Août 2008 relative aux établissements et services d’aide par le travail et aux personnes handicapées qui y sont accueillies ceci :
formation professionnelle continue ; contractualisation ; passerelles entre travail protégé, entreprises adaptées et milieu ordinaire de travail
Donc, en théorie, ces passerelles existent, et sont même recommandées par la loi de février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
C’est ainsi que (article 5-1) : La nouvelle réglementation comporte une avancée importante pour le secteur du travail protégé en prévoyant la compensation par l’Etat des charges liées à la participation de l’établissement ou du service d’aide par le travail au financement de la formation professionnelle continue des travailleurs handicapés
et que La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 a confirmé la possibilité pour les travailleurs handicapés admis en ESAT d’être mis à disposition d’une entreprise, d’une collectivité publique ou de tout autre organisme afin d’exercer une activité à l’extérieur de l’ESAT, en précisant qu’Il ne saurait être admis en effet qu’une personne handicapée faisant l’objet d’une orientation vers le travail protégé exerce de fait et sur une longue période une activité professionnelle en milieu ordinaire de travail. La durée de cette mise à disposition ne peut donc excéder 2 ans.
Ou alors (article 5-2), c’est qu’il s’agit d’une modification du statut du travailleur handicapé, qui pourrait par exemple intégrer une entreprise adaptée. Dans ce cas, les personnes handicapées, doivent, conformément à la réglementation en vigueur, faire l’objet d’une décision de réorientation « vers le marché du travail » par la commission des droits et de l’autonomie.
Une réorientation qui s’accompagne du versement des aides de l’Etat prévues par l’arrêté du 9 février 2006, et qui ouvre droit à l’aide forfaitaire au recrutement des personnes handicapées sortant d’ESAT versée par l’AGEFIPH pendant un an, laquelle est prévue par la convention ETAT-AGEFIPH du 18 février 2008.

Voilà pour les principes.
Si je résume : un travailleur en ESAT est orienté vers ce type d’établissement en fonction de la lourdeur de son handicap.
Il peut éventuellement en sortir, vers un établissemnt adapté, avec une double aide de l’Etat et de l’AGEFIPH, cette dernière ne durant qu’un an.
Si le travailleur handicapé rejoint le milieu ordinaire, il n’y a plus d’aide après cette année.
Les passerelles existent bien, mais elles sont très encadrées et limitées.

Des limitations que dénonce le site ANDICAT, en particulier dans ces deux lettres : Questions à Monsieur Thierry BOULISSIERE – DGAS et Emplois protégés : aides à l’emploi liées à la lourdeur du handicap (cette dernière adressée à Mme Lagarde, au premier ministre, à tous les parlementaires, monsieur le délégué interministériel, à la DGAS, à Monsieur Xavier Bertrand, et toutes les revues spécialisées).
Je vous laisse lire toutes les interrogations suscitées par les dernières réformes, mais j’en retire quelques extraits :
¤ de la première :
La limitation à 2 ans de la durée de contrats de mise à disposition individuelle n’a pas l’aval d’ANDICAT. En effet, un travailleur handicapé peut avoir une productivité trop faible pour être recruté par une entreprise et par ailleurs, bénéficier d’un travail en milieu ordinaire tout en étant rattaché à l’ESAT.
Une intégration en milieu ordinaire qui semble donc se révéler plus difficile qu’avant….
Le problème reste entier et grave pour ceux des travailleurs handicapés déjà embauchés en milieu ordinaire ou capables de l’être, grâce aux aides à l’emploi […] Il y a lieu de penser que plutôt qu’une intégration professionnelle en milieu ordinaire qui serait favorisée par la loi de 2005, on se trouverait bien au contraire, […] dans la situation d’un maintien définitif en ESAT.
No coment !
¤ de la seconde :
En effet, pour résoudre les problèmes, il y est fait allusion à l’aide nouvelle de l’AGEFIPH d’une durée d’une année pour faciliter le recrutement de travailleurs handicapés par les entreprises. Or cette aide n’est pas pérenne et elle n’assure absolument pas la reconnaissance ultérieure par la DDTEFP de la lourdeur du handicap. Elle ne sera donc pas utilisée par les employeurs éventuels.
Ce qui devrait être une aide se transforme donc en barrage… Et ANDICAT enfonce le clou :
Par ailleurs, cette aide ne concerne absolument pas les 6000 travailleurs handicapés (avec profil ESAT) qui sont en poste depuis plusieurs années et parfaitement intégrés dans les entreprises.
Ce qui signe un véritable recul, et non une avancée.
ANDICAT qui conclut ainsi sa lettre : Que faut-il faire pour empêcher qu’une loi (celle de 2005 censée promouvoir l’intégration des personnes handicapées) produise exactement l’effet inverse ?
Tout est dit !

En résumé, il y a loin de la coupe aux lèvres, et le chemin est long, entre les bonnes intentions et leur mise en application.
Ou, comme le dit le dicton populaire, l’enfer est pavé de bonnes intentions !!!

Voilà qui mérite une réédition du dessin de Pancho :

accès à l'emploi pour les handicapés : le parcours du combattant

En tout cas, Thiefaine, pour vous répondre : oui, il y a ambiguïté, voire contradiction…
Et l’on peut comprendre la frilosité des ESAT dans ce domaine !

A suivre un petit résumé d’une excellente analyse du Contrat de Soutien et d’Aide par le Travail, réalisée par Olivier POINSOT, Juriste d’entreprise.

A lire ou relire :
¤ Handicap, travail, rémunérations, AAH, revenus – réflexions et réactions
¤ Alerte dans les ESAT

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L’évolution du surendettement en France

On peut jouer les autruches, ou choisir de se mettre des œillères, comme le font nos gouvernants, mais la crise des subprimes aurait dû servir de leçon, et continuer à se voiler la face peut devenir rapidement très périlleux.

Comme je l’ai dit dans cet article : Surendettement & crédit à la consommation : les chiffres et la lettre, le nombre de dépôts de dossiers de surendettement a explosé au 1er trimestre 2009.
Et il y a fort à parier que cette tendance ne sera pas qu’un feu de paille.

Le gouvernement s’enorgueillit du fait que la consommation en France soit moins bousculée que chez nos voisins.
Un effet, sans doute, des amortisseurs sociaux auparavant si décriés.
Mais aussi sans doute de la trappe que constituent les crédits revolving (crédit renouvelable, en bon français, ou crédit revolver, pour mieux le désigner) et autres réserves d’argent, renouvelables, elles aussi.
Pour l’encadrement desquels les politiques ont du mal à légiférer, puisque, justement, ils la soutiennent, la consommation.
Certainement une réalité, mais aussi un miroir aux alouettes.
Car si Mme Lagarde répète à l’envi dans l’émission consacrée à sa réforme sur France Inter (voir La réforme du crédit à la consommation vu par Mme Lagarde… un revolver désarmé ? que la majorité des problèmes de surendettement surviennent après un accident de la vie, elle omet de dire que c’est justement parce que ces personnes sont sur le fil du rasoir déjà avant la survenue de l’accident en question.
Elle feint ainsi d’ignorer que les dossiers de surendettement sont l’arbre qui cache la forêt de ces nombreuses familles qui ont recours à ce type de crédit pour boucler leurs fins de mois, et qui sont à la merci du moindre pépin !
Mme Lagarde, bien sûr, mais aussi tous les autres, y compris Mr Hirsch, et son voeu pieu du plus d’accès, moins d’excès.
La proposition de loi de Mr Marini (Crédit et surendettement : proposition de loi) eut été bien plus protectrice !
Et, comme le dit fort bien Laure Lacan dans l’article du Figaro (Surendettement : une vie à crédits), cela ne fait que creuser les inégalités sociales : Pour faire simple, les revenus élevés ont principalement des crédits immobiliers, les revenus les plus faibles des crédits à la consommation…

Mais bref, mon intention était de vous faire partager quelques chiffres… parlants !

– en moyenne, depuis 2004, 186 400 dossiers de surendettement sont déposés chaque année, soit en 5 ans 932 000 familles qui se retrouvent dans une situation critique ! Parmi ceux-là, 784 000 dossiers ont été déclarés éligibles, c’est-à-dire ont été considérés comme présentant un niveau d’endettement manifestement excessif au regard des capacités de remboursement des ménages considérés. Je ne sais pas combien il y a de ménages en France, mais il me semble que la proportion n’est pas négligeable !
– dans ces dossiers, la moyenne des crédits renouvelables représente 19 900 €, et sont présents dans… 85 % des dossiers, contre 54 % de prêts personnels ou crédits affectés. A quand, une inversion de ces proportions ?
voir Baromètre du surendettement à fin mars 2009

Par ailleurs :
– en 2004/2005, il y avait 181 626 dossiers déposés. 196 635 en 2008/2009. Soit près de 10 % de plus. Il est à craindre que cette augmentation ne soit qu’un petit début…
– Les Plans de Rétablissement Personnel (PRP) sont, eux, passés de 20 700 à 35 064, soit une augmentation de près de 60 %.
– Proportionnellement, le nombre de ménages en situation de désendettement évolue assez peu, puisqu’il passe de 711 612 à 726 282, soit grosso modo 1 % d’augmentation
– les encours, en moyenne, évoluent assez peu, hormis les prêts immobiliers, qui augmentent nettement
voir Baromètre du surendettement à fin mars 2009

abus de crédits et surendettement

Une petite question subsidiaire, où les paris sont ouverts :
Combien de ménages en France sont, de fait, en situation de surendettement, sans même le savoir ?

Nul doute que les Commissions de Surendettement vont avoir du pain sur la planche, en tout cas !
Voir : La crise crée des emplois !

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36 économistes se mobilisent pour les élections européennes

Les élections européennes, malgré la relative faible portée des ses conséquences, pourrait (et devrait ?) être l’occasion de remettre à plat certains des termes du débat.
Débat devenu d’autant plus crucial que la crise est là, et qu’il n’est plus guère possible de se cacher derrière le petit doigt des vertus de l’économie de marché, et de la non-régulation.

Un débat qui a pourtant du mal à émerger.
Et l’on comprend mieux ce phénomène à la lecture des votes des uns et des autres (voir Voter pour les européennes ?).
Si tous dénoncent la bureaucratie européenne, il semble bien que tous, au fond, la soutiennent et l’encouragent, dans l’esprit et dans la lettre !

Mais bref !
Après les aberrations distillées par nos plus grands économistes (voir Le Bêtisier de la Crise… et non, Mme Lagarde n’a pas le privilège d’annoner des énormités !), en voici quelques-uns (15 au départ, bientôt rejoints par d’autres) qui tentent de poser les jalons d’un vrai débat.
Seront-ils entendus ?
Nos votes peuvent en tout cas y contribuer !

Morceaux choisis :
Le marché permet-il le progrès économique et social ? Les tenants du libéralisme économique le pensent. D’autres estiment que s’il peut faire bien des choses, il ne peut ni subvenir à une série de besoins sociaux, ni assurer le plein emploi, la réduction des inégalités ou encore un développement respectueux de l’environnement. L’intervention publique est nécessaire. Qui a raison ? Le débat est ouvert tant chez les économistes que parmi les citoyens. Ce qu’on peut reprocher aux traités européens est avant tout cela : au lieu de se contenter d’établir un cadre institutionnel permettant aux citoyens de faire des choix, ils tranchent le débat en amont.
La crise a deux principales sources : l’austérité salariale qui a conduit à l’explosion de l’endettement privé et la libéralisation financière qui a transformé cette dette en bulle spéculative. Mais où sont les plans européens de réglementation drastique de la finance et de relance des salaires et des prestations sociales ?
Au fil des décennies, s’y est constituée une véritable bureaucratie pour laquelle le libéralisme économique est devenu une seconde langue.
Notre pays a connu un beau débat de fond à l’occasion du référendum. Dans un contexte, celui de la crise, qui l’exige plus encore, les élections européennes gagneraient à ce qu’il en soit de même.

Des propos à mettre en perspective avec ceux de Michel Barnier, sur France Inter, à propos de la crise du lait, mais plus généralement sur la PAC… lequel n’a peur de rien !

Je veux aboutir à des prix justes, à une contractualisation dans un marché européen régulé. Ah ???
Régulé comment, selon quels principes, au nom de quelles priorités… et par qui ?

Lire plus :
¤ Europe : pour sortir du dirigisme libéral
¤ 36 économistes soutiennent le Front de Gauche
ainsi que :
¤ Le dirigisme libéral a échoué. Sortons-en !
¤ Appel de 36 économistes en faveur du Front de gauche
¤ Le Front De Gauche… »sortons de ce dirigisme libéral….! »
¤ des économistes appellent à voter Front de Gauche

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Fragments de vieillesse – une unité Alzheimer

La maladie d’Alzheimer, terme devenu quelque peu générique pour désigner les démences séniles, prend de plus en plus d’ampleur.
Et sa prise en charge est pour le moins mal assurée, laissant les personnes atteintes, et leurs proches, en déserrance. Voire dans des souffrances souvent inexprimables, et néanmoins réelles et tangibles, qui peuvent mettre à mal la vie de toute une famille.

J’ai déjà fait état de ces errements…

Je voudrais ce soir vous faire part du soulagement que représente le placement en unité Alzheimer.

Le parcours a été long pour Ama.
D’autant plus long que, justement, elle ne souffre pas d’une maladie d’Alzheimer, ou en tout cas que celle-ci, si elle fait partie peut-être de son tableau clinique, n’en est pas le principal symptôme.
Mais peu importe !
Elle en était à un point où même la vie en maison de retraite (en tout cas telle que celle où elle était) devenait impossible.

La voici donc depuis environ un mois dans une unité Alzheimer.
Et si je fais ce nouvel article, c’est pour dire à quel point cela est un soulagement !

Un soulagement, et d’abord, bien sûr, pour elle.
Un soulagement, mais surtout un bienfait, dans la mesure où elle peut enfin, et à nouveau, être considérée pour ce qu’elle est.

Un soulagement pour nous, ses enfants, et le reste de son entourage.
Car après des mois de luttes, nous savons au moins qu’elle va pouvoir finir sa vie dans une relative tranquillité.
Et que, malgré ses errances, elle pourra garder un tant soit peu d’humanité.

Vous ne savez pas ce que c’est, une unité Alzheimer ?
C’est donc une petite unité, en général attaché à une maison de retraite « normale ». Une unité sécurisée (pour éviter les fugues), et sécurisante, par la présence d’un personnel attentif, respectueux… et bien formé.
Une unité où l’on prend soin de chacun des résidents, en tenant compte de ses spécificités, et où chacun est stimulé à sa mesure.

Comment dire… un lieu de VIE !

Des lieux de vie qui restent cependant trop rares, malgré le Plan Alzheimer, exacerbant les souffrances des patients, de leurs familles, et des soignants.

maladie d'Alzheimer - dessin de AcaJose
image piquée sur le site Beaux et Vieux .com
dessin de AcaJose

Lire plus :
– La bientraitance en Maison de retraite
– Alzheimer n’oublie pas les Industries Pharmaceutiques
– Plan Alzheimer : des financements bien obscurs !
– Un Plan Alzheimer sous-doté
– La Pentecôte est de retour ! Alzheimer, nous voilà…
ainsi que les fragments de vieillesse, le feuilleton de l’aide aux personnes âgées, et les liens utiles (Alzheimer).

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La crise crée des emplois !

Le titre est bien sûr un tantinet ironique et amer…

N’empêche !
C’est une réalité.
Le Pôle Emploi est complètement débordé, et peine à faire face à l’afflux des nouveaux demandeurs d’emploi.
D’autant que celui-ci intervient en pleine restructuration de ses services, qui suppose une formation de ses personnels qui est loin d’être achevée.
Toujours est-il que selon Christian Charpy, directeur général de Pôle Emploi, ce dernier va recruter 3 000 personnes au cours de l’année 2009.
Dont 1 840 immédiatement : campagne du 21 mai au 6 juin 2009.
Profil recherché : toute personne pouvant justifier d’un Bac+2 ou de deux années d’expérience.
Le site La Fusion pour les Nuls, apporte des précisions sur la rémunération de ces futurs conseillers : selon les annonces, 23 000 € annuels, ou « entre 22 000 et 24 000 euros ».
L’article précise : on note dans de nombreuses agences un certain malaise des conseillers ex-anpe chargés de traiter des offres de conseillers avec un salaire supérieur au leur.
Ils ont qu’à postuler pour les nouveaux postes !
Par ailleurs, il ne fait pas de doute que la généralisation du RSA va encore embouteiller les services de Pôle Emploi. Un gonflement anticipé par des embauches supplémentaires ?

En savoir plus :
¤ Quand Pôle emploi recrute ses propres conseillers
¤ Pôle emploi recrute…
¤ La France débauche et le Pôle emploi embauche !
¤ Pôle emploi embauche 1 800 conseillers
¤ Pôle emploi embauche des conseillers
¤ Travail – Le Pôle emploi embauche
¤ et sur le site pôle emploi : Pôle emploi recrute ses nouveaux conseillers, et vidéo explicative
¤ RSA : un faux témoignage pour la bonne cause. Cet article indique que la campagne de pub aurait coûté 2 250 000 € (2 M + 250 000). On en embauche combien, de conseillers, à ce tarif ?
Un début de réponse ici : RSA : 440 années de RMI pour une campagne de com’
¤ «Le RSA, c’est quand on travaille et qu’on ne s’en sort pas»
et cette dernière, qui est très très bonne !!!
¤ Le recrutement ubuesque des intérimaires de Pôle Emploi

logo Pôle Emploi

Un autre secteur qui devrait peut-être être amené à embaucher, celui du surendettement, et donc la Banque de France, débordée par l’afflux de nouveaux dossiers de surendettement, et alors-même que Bercy demande que les délais de traitement soient raccourcis.
C’est en effet ce que j’ai souligné dans cet article : Surendettement & crédit à la consommation : les chiffres et la lettre.
Lequel fait référence à celui de Libération (Les naufragés du crédit affluent avec la récession), qui précise : la BdF […] réfléchit à l’embauche d’intérimaires et de CDD pour éviter le dérapage des délais.
D’autant que la réforme du crédit proposée par Mme Lagarde, qui devrait rentrer en application dès l’été prochain, prévoit de raccourcir les délais de traitement : de six à trois mois – le temps de l’examen préalable du dossier entre son dépôt et la décision de recevabilité, et de dix-huit à six mois – le temps du traitement des dossiers lorsque la Commission préconise un PRP, un Plan de rétablissement personnel.
Il n’est pas certain que la BdF embauche effectivement, mais ce serait la moindre des choses !
En rappelant qu’il vaudrait mieux agir réellement en amont.

Banque de France et surendettement - des embauches en vue ?
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Voter pour les européennes ?

L’Europe est suivant les situations accusée de tous les maux ou de toutes les vertus.
Reste que sa législation nous contraint, et qu’il est indéniable que ça va être de plus en plus le cas.

Pas question ici, bien sûr, de vous dire pour qui voter…

Mais la campagne électorale a pour le moins du mal à décoller, reste peu informative sur les réelles intentions des uns et des autres, et que les sondages prédisent une abstention massive.
Laquelle, convenons-en, serait une absurdité, surtout face aux décisions qu’il va bien falloir prendre pour sortir de la crise actuelle, et surtout pour l’après-crise… et se mettre en ordre de marche pour rendre concrètes les voeux pieux du G20.

Pour ceux qui sont intéressés par les questions d’environnement, Terra Eco lance une série de billets sur les votes des parlementaires européens.
Pour le moment, deux articles sont en ligne : le premier sur les pesticides (cette honte française), l’autre sur le Bio et les OGM.
Le premier vote concernait une réduction de l’utilisation des pesticides. Où l’on apprend que cette proposition a été rejetée par 82 % des députés européens, dont tous les députés UMP, la majorité des centristes et FN, ainsi que 3 socialistes.
Le second vote concernait lui le seuil d’OGM contenu dans les produits biologiques. Un amendement avait été déposé pour baisser ce seuil de 0,9 %, tel que proposé par la Commission Européenne, à 0,1 %. L’amendement a été approuvé par 59,1 % des députés européens, mais rejeté par l’UMP, à l’exception notable d’un de ses représentants.
A suivre les prochains articles sur le site…

Par ailleurs, et c’est peut-être plus étonnant, l’on apprend que Le groupe du PPE-DE, qui rassemble les partis de centre-droit en Europe (dont l’UMP pour la France) et le groupe PSE (socialistes) ont voté dans le même sens sur 97% des textes (vote final) examinés par le Parlement européen en 2008.
C’est en tout cas ce qu’affirme Christophe Beaudouin, du MPF, dans un article intitulé Majorités « soviétiques » au Parlement européen : l’étude qui dérange, et citant une Etude réalisée par Jan Å Johansson, chercheur en Sciences politiques (Stockholm & Bruxelles).
Cherchez l’erreur !

Il ne doit guère y en avoir, car Jean-Luc Mélenchon, en pleine campagne active sur les routes de France (que vous aimiez ou pas, le blog est assez sympathique !) nous apprend dans ce billet : RETOUR EN ROUTE (chercher ELECTRIQUE) que le PPE et le PSE ont massivement voté pour le 3ème volet de la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz…

europe libérale et économie de marché

Par ailleurs, plusieurs sites inventorient les votes des eurodéputés, suivant le cas, texte par texte, pays par pays, parti par parti…
Fort intéressant pour ceux qui ont un peu le temps de chercher :
¤ Vote Watch EU (en anglais uniquement)
¤ Comparateur des votes du Parlement européen
A lire aussi :
¤ Comment ont voté les eurodéputés ?
¤ Comment votent les députés européens
¤ Comment ont voté vos députés au Parlement européen? – Les votes parlent plus que les mots !
– un blog intéressant en lui-même, puisqu’il annonce ainsi la couleur : Ils sont blogueurs. Ils parlent de politique. Ils en ont fait, en font ou en feront peut-être. Et ils ont choisi de rassembler leurs points de vue en un lieu unique pour parler des élections européennes.
¤ Qui veut voter P »S » aux européennes ?
et aussi :
L’abstention aux élections européennes : pourquoi ?

A compléter !!!

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Surendettement & crédit à la consommation : les chiffres et la lettre

La crise actuelle pourrait (et devrait) être l’occasion de remettre à plat certains principes de l’économie de marché (qui est loin de n’avoir que des vertus), et d’un fonctionnement dit libéral.

Parmi ces principes, ou les dérives de ceux-ci, figure le crédit.
Un crédit rendu absolument indispensable pour la vie des entreprises, et de l’économie en général.

Parmi ceux-ci, qui participent au dynamisme économique, figurent les crédits à la consommation. Parmi les quels les crédits renouvelables (revolving), et autres réserves d’argent.
Cette participation a pour effet de rendre les politiques pour le moins frileux pour réformer leurs principes, et protéger le consommateur de leurs abus, qui se transforment bien souvent en piège inexorable pour leurs utilisateurs.
C’est ainsi que les propositions de Mme Lagarde pour encadrer ces crédits (voir Radio Crésus et autres actus du crédit à la consommation et La réforme du crédit à la consommation vu par Mme Lagarde… un revolver désarmé ?) restent bien timides face à l’ampleur du problème posé… qui est aussi éthique et déontologique !

le poids des crédits à la consommation

Un des principaux arguments de ces frileux, outre l’effet positif de ces crédits sur la consommation (et donc la fameuse croissance), et donc la bonne santé (?) de l’économie, est que seule une infime minorité de ces crédits connaissent des incidents de paiement.
Et que la plupart du temps ils ne deviennent catastrophiques pour les emprunteurs que lors d’un accident de la vie.
Omettant de relever que, justement, s’ils se transforment en cataclysme lors d’un accident de la vie, c’est parce que bien souvent ils ne tiennent qu’à un fil ténu, aux effets boule de neige pervers. Un fil à la patte qui peut très rapidement se métamorphoser en un boulet explosif !

Le principe de ces crédits est en effet assez simple : des taux d’intérêts qui frisent l’usure (autour de 20 %), des mensualités apparemment assez faibles, et une durée qui s’allonge si l’on puise à nouveau dans les réserves…. en ne remboursant le capital qu’en dernier ressort !
Mais l’autre inconvénient majeure de ces crédits est que bien souvent ils sont accordés sans la moindre précaution : ni vérification des revenus, ni informations prises sur les autres encours (voir enquête UFC-Que Choisir citée ici : La réforme du crédit à la consommation vu par Mme Lagarde… un revolver désarmé ?).
Un crédit facile, donc, quant à son obtention, et remboursable grâce à des mensualités alléchantes… et trompeuses !

crédit revolving, crédit facile !

Un type de crédit qui est aussi très majoritairement proposé pour de petites dépenses.
Et de plus en plus souvent pour boucler les fins de mois, et non pour un achat particulier.

Mais la frilosité des politiques pour légiférer en la matière risque fort de se transformer en véritable bombe à retardement, en révélant à la fois l’hypocrisie et l’ineptie du système !
En effet, les dépôts de Dossier de Surendettement explosent en ce début d’année, à tel point que la BDF (Banque de France) risque de se trouver complètement débordée.
Ainsi, un article de Libération, intitulé Les naufragés du crédit affluent avec la récession (à lire aussi ici), nous apprend que le nombre de dossiers déposés à la Banque de France a franchi à deux reprises la barre des 20 000 ménages en févier et en mars. Soit une augmentation de 16 % sur le premier trimestre 2009, comparé à celui de 2008….

L’article en question souligne par ailleurs une sous-utilisation du Plan de Rétablissement Personnel, équivalant à un effacement des dettes avec la faillite civile… en particulier chez les jeunes !

Il semblerait pourtant que des solutions existent pour réellement mieux encadrer ces crédits, et en tout cas proposer des solutions alternatives.
Outre le développement du micro-crédit social, le think tank Terra Nova propose en effet, me semble-t-iol, des mesures de bon sens, au-delà de tout parti-pris politicien :
¤ instaurer […] un questionnaire rapide à remplir avec le client avant toute contractualisation d’un crédit à la consommation
¤ plafonner la durée des crédits renouvelables en imposant un minimum d’amortissement du capital dans chaque échéance
¤ harmoniser les taux d’usure : Le taux de l’usure est mal régulé. Il est très élevé pour le crédit revolving : 21.32%. Il est à l’inverse relativement bas pour les prêts « classiques » à la consommation : 9.92%
¤ mettre en place un fichier positif [déjà évoqué à plusieurs reprises dans ce blog]
¤ Créer un crédit social à la consommation
. Ca, je vous laisse lire, c’est un peu complexe, mais l’idée est à creuser !
L’article intégral : Réformer le crédit à la consommation

Il semble en tout cas urgent d’assainir ce secteur de l’économie.
Urgent face à la crise, bien sûr.
Mais surtout indispensable pour ne pas précariser inexorablement une marge de plus en plus importante de la population, qui s’en retrouve de fait marginalisée et précarisée, avec toutes les conséquences sociales, économiques et humaines qui, à terme, se révèlent très coûteuses pour la société dans son ensemble !
Les chiffres du problème posé sont là. Il est peut-être temps d’en repenser la lettre, et donc l’esprit !

crédit et caution

Pour mémoire :
¤ chronique d’un surendettement – liens utiles surendettement
¤ La réforme du crédit à la consommation vu par Mme Lagarde… un revolver désarmé ?
¤ Radio Crésus et autres actus du crédit à la consommation
¤ Crédit Revolving : l’engrenage
¤ Crédit et surendettement : aubaine ou catastrophe ?
¤ Banques : obligation de conseil et d’information… et de mise en garde !
et tous les liens qui y figurent…

Post Scriptum :
Je cite dans cet article des dessins trouvés ça et là… du même auteur.
Auteur dont je ne parviens pas à lire le nom, et qui n’est cité dans aucun des articles source cités.
Si quelqu’un peut m’aider ???
– Crédit à la consommation : A quelles conditions ?
– Travail dominical, prêt à la consommation… Où est l’humanisme ?

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Handicap, travail, rémunérations, AAH, revenus – réflexions et réactions

Les récentes réactions de thiefaine (que je remercie au passage pour sa patience et ses explications !) dans l’article sur la grève dans un ESAT m’ont conduite à lui demander quelques explications « hors blog », histoire de ne pas encombrer…

Ses réponses (patientes, donc !), m’ont amenée à refaire des recherches sur Internet.
Je ne sais pas très bien si je les ai mieux menées ou davantage approfondies, mais voici ce que j’ai trouvé, qui semble confirmer mon impression qu’il y a bien arnaque quelque part (voire marché de dupes), et que celle-ci est un peu passée inaperçue….
Il est vrai que la population totale des ESAT doit représenter environ 115 000 personnes. Autant dire une quantité négligeable !
Et que d’après le président d’ ANDICAT (Association Nationale des Directeurs et Cadres des ESAT) 93 % de ces personnes présentent des handicaps mentaux et/ou psychiques. Si ces personnes doivent savoir, pour certaines -et peut-être mieux et plus que d’autres !- se rebiffer dans l’instant, il doit être plus compliqué de les mobiliser sur du long ou moyen terme !

Je persifle, mais le sujet commence à sérieusement m’agacer !

J’en reviens donc au résultat de mes recherches…

J’ai d’abord trouvé ceci :
M. Yvan Lachaud – Je dois me faire le porte parole des nombreuses institutions et associations de personnes handicapées, qui sont particulièrement inquiètes des conséquences du nouveau mode de calcul de l’allocation adulte handicapé
C’est un extrait des Questions Orales du 8 Janvier 2008 à l’Assemblée Nationale.
Yvan Lachaud précise : depuis le mois de juillet 2007, 71 % des familles interrogées constatent une baisse de leur allocation qui varie de 0,24 % à 75,07 %.
Je vous laisse lire la réponse de Valérie Létard…

J’ai ensuite approfondi ma recherche sur le site d’ANDICAT, que j’avais déjà cité ici : Alerte dans les ESAT – 6 Mars devant la DDASS.
C’est déjà sur ce site que j’avais trouvé la réponse de Valérie Létard affirmant que l’application de la Circulaire du 1er août 2008 de la DGAS (Direction Générale de l’Action Sociale) se ferait sans perte de revenus pour les travailleurs accueillis en ESAT.

En fouillant donc, sur ce site, j’ai trouvé ce bref communiqué, ainsi intitulé : Recalcul de la rémunération garantie et réévaluation de l’AAH, et adressé à Monsieur Thierry BOULISSIERE, de la dite DGAS.

Lequel est complété par une lettre adressée au même Boulissière le 9 Septembre 2008, et par un courrier adressé, lui, au Directeur général de DGAS, Jean-Jacques TREGOAT, le 7 Juillet 2008.
Où l’on peut lire :
La nécessaire régularisation des situations liées au calcul de la rémunération garantie des travailleurs handicapés sur une base des 39 h (au lieu de 35). Cette régularisation doit se faire au mieux des intérêts des travailleurs handicapés et sans mettre en difficulté les ESAT. Il faudrait une position rapide de la DGAS en direction de la C.N.A.F.
Je lis mal, où il y a réellement un problème ? Lequel consisterait en ce simple dilemme : baisser les revenus des travailleurs, ou ceux des ESAT. Un choix cornélien !
La lettre du 07/07 précise la quadrature du cercle infernal :
les ESAT concernés se trouvent confrontés à un choix difficile :
– soit prendre en compte la différence entre les bases 39 et 35 heures sur le budget commercial (rémunération garantie + aide au poste), ce qui est strictement impossible,
– soit diminuer les revenus des usagers au niveau de la rémunération garantie, ce qui est inenvisageable.

Gérard ZRIBI, Président d’ANDICAT conclut sur cette question par cette formule : Le problème est insoluble au niveau local.
Vous choisissez quoi, vous entre impossible, inenvisageable, et insoluble ?

Le Compte rendu de la rencontre DGAS du 11 septembre 2008 suite au courrier du 09/09, donc) est explicite : c’est difficile car la CNAF a d’autres priorités.
Le gouvernement aussi, d’ailleurs…

Allez, un petit break :

travailler plus pour gagner moins
en rappelant que Notre Seigneur s’était engagé à ce que le travail des handicapés soit favorisé…

Parce que l’on apprend aussi, dans les divers commentaires, communiqués, et autres courriers publiés sur le site ANDICAT, que :
¤ 30 à 40 % des ESAT sont soit en déficit, soit en sous-financement Je sais pas vous, mais moi ça me fait un peu penser aux hôpitaus…
¤ il y a une contradiction entre les décrets sur les ESAT et la circulaire du 1er août 2008 concernant le démarrage de la rémunération garantie laquelle serait donc assumée pendant un mois par les euls ESAT ?
¤ les aides à l’emploi sont totalement inadaptées pour les 93 % des handicapés mentaux et psychiques des ESAT qui ne pourront ainsi pas passer, lorsqu’ils sont capables, du milieu protégé vers le milieu ordinaire. tant mieux pour les 7% qui restent… Mais ce phénomène est aussi vérifiable dans toute la politique d’insertion des handicapés, en particulier à l’école.
¤ le dispositif concernant les primes d’intéressement semble pour le moins nébuleux, voire inapplicable. Poudre aux yeux ?
¤ les activités de soutien (qui font partie des missions des ESAT) ne seraient considérées comme temps de travail que si elles sont directement à caractère professionnel. Exit tout ce qui concerne la vie sociale, qui est pourtant de toute évidence à l’insertion professionnelle de ces personnes.

J’en passe, et des meilleures, ou des pires !
L’impression globale est la même que pour la loi HPST : une vision bureaucratique et comptable, très éloignée des réalités du terrain, et donc des besoins concrets…
Mme Létard, à l’aune de Mme Bachelot, peut bien mettre en avant l’augmentation des moyens globaux (très relative, au demeurant, et sans rapport avec la croissance des besoins, qui, comme dans tous les domaines, accompagnent le vieillissement de la population). Ceux-ci restent bien en deçà (ou pour mieux dire à côté) des besoins réels. Et vont se faire sans analyse (évaluation objective) qualitative et quantitative préalables…

Comme si tout le monde s’accordait à faire en sorte que ce fameux vieillissement devienne effectivement un fléau !
Une petite pensée à Mme Pécresse, qui n’y arrive déjà pas avec le fléau des jeunes…

Reste que les personnes concernées, et leurs familles, risquent d’être de plus en plus précarisées, et en tout cas d’avoir à faire face à des difficultés et des souffrances supplémentaires.

A consulter sur ANDICAT :
¤ Réponse de Madame Valérie LETARD à Monsieur alain NERI – Député
¤ Situation financière des ESAT (surtout celui-ci : ESAT Il manque 25 millions euros)
¤ Réponse à la question écrite par Monsieur Daniel PAUL… c’est peut-être le meilleur condensé de l’hypocrisie et de la langue de bois gouvernementale…
cités dans l’article :
¤ Réactions d’ANDICAT au projet de rapport du Gouvernement
¤ Circulaire du 1er août 2008 de la DGAS
¤ Recalcul de la rémunération garantie et réévaluation de l’AAH
¤ lettre adressée au même Boulissière le 9 Septembre 2008
¤ courrier adressé, lui, au Directeur général de DGAS, Jean-Jacques TREGOAT, le 7 Juillet 2008
¤ Compte rendu de la rencontre DGAS du 11 septembre 2008
¤ Prime d’intéressement

Pour mémoire :
¤ Conférence Nationale sur le Handicap : emplâtre sur jambe de bois ?
¤ Alerte dans les ESAT
dont en particulier :
  – Emploi et Handicap : Alerte dans les ESAT ?
  – Grève dans un ESAT ???

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Surendettement : appel à témoignage

Je relaie ici l’appel d’une étudiante en ESF (Economie Sociale et Familiale), qui demande de remplir un questionnaire (vite rempli) pour finaliser son mémoire ( voir Recueil de témoignage – forum du surendettement).

J’ignore bien sûr les conclusions qu’elle pourra en tirer, mais il me semble que c’est une mobilisation de plus, et une étude qui pourra peut-être faciliter la compréhension du phénomène…
Merci pour elle !

Bonjour à toutes et à tous,

Actuellement en 3ème année pour la préparation du Diplôme d’Etat de Conseillère en Economie Sociale et Familiale, j’ai choisi de présenter à l’examen un mémoire sur le thème du surendettement.
C’est pourquoi je m’adresse à vous. En effet, il m’est très difficile de rentrer en contact avec des personnes surendettées par le biais des différentes structures avec lesquelles elles peuvent être en contact (banque de France, MDS…).
Ainsi, j’ai pensé qu’il me serait sans doute plus facile de pouvoir dialoguer avec des personnes dans cette situation par le biais d’un forum.

Si certaines ou certains d’entre vous sont prêts à répondre à mes questions, merci de me contacter.

Je vous remercie d’avance

Télécharger le questionnaire : enquête surendettement

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