Appel pour un Front Populaire Anticapitaliste du 21ième siècle

 

Après les régionales, la crise continue !

L’appel en ligne

Le site national

Urgence écologique : A Copenhague les gouvernements n’ont pas su trouver le moindre accord contraignant pour sauver le Climat
Urgence démocratique : En Europe, 100% des peuples consultés sur le Traité de Lisbonne l’ont rejeté : la construction d’une Union Européenne injuste, continue contre leur avis…
Urgence sociale : A Athènes le peuple grec manifeste contre les mesures de rigueur que les banques privées font payer au peuple en échange de leur aide (baisses des salaires dans la fonction publique, gels des retraites, hausse de la TVA…). L’Union Européenne interdit à la banque centrale de venir au secours des états…

En France, à l’occasion des élections, dans plusieurs régions, des accords politiques unitaires ont été trouvés pour l’élaboration de programmes constituant une alternative à l’ordre des marchés et du capital.
Cette démarche doit être prolongée et accélérée !
– Pour que la Gauche se reconstruise dans une logique de Résistance, de Rupture et non d’accompagnement du système néolibéral.
– Pour que les luttes sociales en cours et à venir puissent s’appuyer sur une perspective politique de victoire.

C’est pourquoi, le collectif unitaire « A Gauche, Maintenant ! » du canton de Mèze (composé de militants de la FASE, du NPA, du PG, du PCF et des Objecteurs de Croissance), lance un APPEL à tous les collectifs qui ont participé, pour les régionales 2010, à l’unité des forces antilibérales, à se constituer maintenant en un Front Populaire Anticapitaliste.

Cet appel s’adresse aussi à toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette démarche.

CONSTRUISONS ENSEMBLE LE FRONT POPULAIRE ANTICAPITALISTE !
1936, 1945, 1968, 2010… C’est la gauche radicale qui construit l’avenir.

Un commentaire

Nouvelle loi du crédit à la consommation en France

La loi Lagarde prévoyant la réforme du crédit à la consommation, est examinée à l’Assemblée Nationale. Mais, d’ores et déjà, le doute plane sur sa capacité à enrayer la progression du surendettement, notamment auprès des associations.

Effectivement, la situation est alarmante, la Cour de Comptes l’a noté dans son rapport annuel, en faisant état de la progression du nombre de dossiers quelque soit la conjoncture économique. Le cap des 100 000 dossiers avaient été atteint en 1998 et celui des 200 000 en 2009. Cependant, on ne peut espérer une embellie en 2010 étant donné que les personnes perdant leur emploi en 2010 risque d’être encore conséquent.

Cette situation de surendettement doit être ralentie, parce qu’au bout du compte, elle ne profite à personne, ni aux sociétés de rachat de crédit ni aux banques.

Pour autant, la Lagarde comme auparavant la Loi Robien surendettement , ne s’attaque pas à la question de fond, à savoir la prévention. Le Cresus (fédération des chambres régionales du surendettement social) estime que ces lois prennent trop tard le processus, une fois que le surendettement est déjà là. Les dossiers de surendettement s’élèvent en moyenne à 40 000€ en France et seulement 22 000€ en Hollande et 15 000€ en Belgique. Dans le même mouvement les surendettés victimes d’accidents de la vie sont de plus en plus nombreux, allant jusqu’à 90% des personnes concernées. Maladie, chômage, séparation sont les situations qui amènent désormais devant les commissions de surendettement.

Evaluer la solvabilité sur une base déclarative jumelée à la consultation des fichiers de paiement (FICP) n’empêche pas les souscripteurs d’accumuler les crédits. En effet, les sociétés de prêts à la consommation n’ont pas la connaissance de la situation bancaire de leur client, ni de leur solvabilité. Un fichier qui serait positif pourrait en revanche être un signe d’alarme des banques sur la situation de leurs clients. Il y a également le problème des organismes de crédits qui accordent un quatrième prêt pour rembourser les deux premiers contractés.

En attendant l’instauration de ce fichier positif, il va falloir battre les réticences des banques ou même au Sénat qui s’est contenté de suggérer l’étude de cette question dans les trois années à venir, alors que les commissions de l’Assemblée ont proposé de ramener cette période à 18 mois.

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Ni Pauvre, Ni Soumis – 27 Mars – 2 ans après…

Plus guère le temps de m’occuper de ce blog… mais impossible de passer à côté de ceci :

Deux ans après la marche vers l’Elysée, le collectif « Ni pauvre, ni soumis » (NPNS), regroupant près de 100 associations nationales, attend plus 10 000 personnes pour manifester aux quatre coins de la France le samedi 27 mars 2010. La demande est simple : la création d’un revenu d’existence égal au SMIC brut pour les personnes en situation de handicap ou atteintes de maladies invalidantes. Le collectif NPNS a envoyé aujourd’hui un courrier au Président de la République pour lui rappeler ces demandes.

Toutes les autres infos ici : COMMUNIQUE DE PRESSE – « Ni pauvre, ni soumis » : J – 5 avant la mobilisation nationale !
et sur le site Ni Pauvre, Ni Soumis

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Grève chez Emmaus…

Il me semble que cela se passe de commentaires…
Mais quand la quadrature du cercle se resserre à ce point… les digues risquent de sauter.
Un épiphénomène qui ne manque pas de questionner, de faire douter, d’inquiéter !

Je vous laisse écouter :


Emmaus en grève
France Inter – journal 7h – 10/03/2010

¤ Emmaus
¤ Fondation Abbé Pierre
¤ Les salariés d’Emmaüs en colère
¤ Malaise des salariés d’Emmaüs, en grève pour la première fois
¤ Première grève 
à Emmaüs-Paris

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Concilier endettement et vacances en famille

Avoir une famille et être endetté ne signifie pas pour autant de se priver de tous les plaisirs, surtout quand il s’agit de partager des vacances à ses enfants.

Dans le compte des dépenses courantes, les vacances font bien sur partie des loisirs et sont donc superflues. Mais pour autant, le superflu est parfois bien nécessaire. Les vacances en famille, sont, tout spécialement quand la solidité en est menacée, le moyen de rapprocher les membres et de recréer un état d’esprit familial sur fond de bonne humeur et de détente.

Les vacances c’est aussi le temps de faire le point, de se recentrer sur soi et sur ses intentions de vie. Quand on fait face à une situation financière précaire ou au faible équilibre, les vacances sont malheureusement aussi le temps de tous les dangers. C’est pourquoi une bonne organisation s’impose.

Quelles solutions pour voyager à peu de frais?

Partir l’été est une solution idéale parce qu’elle permet de recourir à des solutions d’hébergement peu onéreuses. Moins cher  qu’un hotel à Quebec, le camping est le moyen de se dépayser en coupant les rythmes du quotidien et en instaurant de nouveaux repères. Faire la vaisselle devient une expédition, dormir dans une tente prend des allures d’aventures, il suffit de choisir un camping à une heure ou deux de chez soi, d’amener vélos et jeux de sociétés pour que tout prennent le gout des vacances.

En effet, partir loin ne sert pas forcément à créer l’état d’esprit de vacances désiré, mais partir intelligemment y contribue fortement. Un camping près d’un lac par exemple est recommandé: baignades et explorations occupent petits et grands et les barbecue nourrissent les affamés sans grand frais. La clé de vacances réussies réside dans la simplicité des activités et la création de moment de convivialité, connivence et de bien-être partagé.

Pour ce qui est des frais de bouche, la meilleure solution est de tout préparer en famille avec l’aide de tout un chacun dans la mesure du possible, plutôt que de prendre quoique ce soit à l’extérieur. Cette règle peut être assouplie selon vos capacités financières, entre le repas au restaurant et la glace unique, il y a quelques précieux dollars.

Proposer de telles vacances à vos enfants c’est non seulement leur inculquer la valeur précieuse des choses simples de la vie : la nature, la famille, la baignade un jour d’été…mais c’est aussi un excellent moyen de passer du temps ensemble, de prendre soin les uns des autres, en se recentrant sur le cercle familial. Si les ados rechignent souvent à ce genre de vacances, ce sont aussi souvent eux qui en gardent le meilleur souvenir, entre saveur d’enfance passé et apprentissage de l’essentiel.

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Le surendettement vu par la Cour des Comptes

La Cour des Comptes a ainsi titré son rapport sur le surendettement des particuliers : La lutte contre le surendettement des particuliers : une politique publique incomplète et insuffisamment pilotée.

Voilà qui en dit déjà long !
Et qui ne peut qu’inquiéter, quand ce rapport précise que le nombre de dépôts de dossiers devrait dépasser les 200 000 en 2009 [pour un encours de 8 Mds €], et que 738 000 foyers étaient « en cours de désendettement » en Juin 2009.

La Cour précise sa pensée : le surendettement fait l’objet d’un traitement qui privilégie l’examen, au cas par cas, de la situation des surendettés et ne s’attache pas suffisamment à la prévention. […]
En dépit de son ampleur, le phénomène reste mal appréhendé par les commissions, en raison de l’insuffisance et de l’imprécision des statistiques produites par la Banque de France.

La Cour souligne par ailleurs que Cette faiblesse des ressources contraste avec l’importance de l’endettement moyen. Selon les chiffres de la Banque de France, celui-ci est de 40 000 € par dossier […] dont 19 900 € pour les revolvings.
La Cour indique plus loin que 70% des crédits non remboursés sont du type crédit à court terme renouvelable non assorti d’une échéance (« crédit revolving »).
Quelle surprise !

Elle précise par ailleurs que la distinction établie par la Banque de France entre « l’endettement actif » et « l’endettement passif » n’est pas opérante.
Il semble d’ailleurs que ce critère varie d’une commission à l’autre…
La Cour critique d’ailleurs la manière dont ces « étiquettes » sont utilisées, et apporte cette précision : Une majorité de dossiers comporte, en effet, une situation où des « accidents de la vie », plus ou moins prévisibles, se cumulent avec des comportements de consommation imprudents (nombreuses cartes de crédit renouvelable, par exemple, qui rendaient le surendettement inévitable au moindre « accident »).
Le « plus ou moins prévisible » est à souligner… ainsi que ce qui figure entre les parenthèses !
Dit autrement, cela signifie bien que nombre de ménages sont de fait en situation de surendettement… sans le savoir !

En dépit de son titre [loi relative à la prévention et au règlement des difficultés liées au surendettement des particuliers], la loi Neiertz contient peu de dispositions destinées à prévenir le surendettement. Il en est de même des lois suivantes, nous dit encore le rapport.
Qui parle même de « contournement » en évoquant la substitution progressive du crédit renouvelable qui se proroge par tacite reconduction, au crédit personnel.

Le rapport dénonce par ailleurs le fait que le même organisme de crédit peut accorder plusieurs crédits à des personnes manifestement hors d’état de rembourser, le quatrième crédit, par exemple, servant à rembourser les trois premiers.
Ah bon ?

Les rédacteurs usent d’un terme très poétique pour parler des cartes dites de fidélité assorties d’une carte de crédit : il les dénomment « cartes confuses« … un euphémisme !
Ils soulignent par ailleurs le caractère hypocrite de certaines « promotions », qui en viennent, grâce au crédit, à coûter beaucoup plus cher que le produit sans promotion…

La Cour des Comptes se livre ensuite à une analyse des propositions contenues dans la proposition de loi de réforme du crédit à la consommation, en dénonçant ses insuffisances.
Je n’y reviens pas…

On apprend ensuite qu’en 2008, 8% des dossiers ont été déclarés irrecevables. Si le juge est saisi concernant la recevabilité, celui-ci revient sur la décision initiale dans 31% des cas.
Le taux de contestation des mesures recommandées atteint 16%.
(Voir délais, étapes recours d’un dossier de surendettement)

Le rapport fait ensuite cette remarque : Il reste que des délais judiciaires trop longs ne sont pas appropriés à la nature du problème qui requiert des mesures d’urgence dans la plupart des cas.
Voilà qui est tout à fait certain !

Ces rapporteurs, qui, décidément, ne manquent pas d’humour, poursuivent sur les lacunes à combler…
Nous pourrions peut-être évoquer des lacs, voire des mers !

Parmi celles-ci :
¤ la suspension des poursuites dès la décision de recevabilité du dossier de surendettement
¤ l’obligation faite à la société de crédit de transmettre le contrat à la commission (et pas seulement au juge)
¤ la clarification de la situation pour les professionnels (voir tous les problèmes rencontrés par ces derniers, alors que leurs dettes sont d’ordre privé, et qui n’ont même pas accès à cette procédure, du fait de leur statut)

Le rapport insiste ensuite sur les délais, qui d’après lui sont globalement tenus (p16).
Certains surendettés auraient sans doute quelque chose à y redire !
Ils s’établissent en tout cas en moyenne entre 4 et 6 mois pour le traitement d’un dossier de surendettement.

Il remarque aussi que la même situation n’obtiendra pas la même issue en fonction de la commission concernée : L’Etat a ainsi délégué à la Banque de France le secrétariat des commissions sans définir une stratégie et sans s’assurer de la cohérence d’ensemble du dispositif.
Vaudrait donc mieux choisir la commission auprès de laquelle on dépose ! … un comble !
Ce que confirme plus loin le rapport (p18), insistant (et épinglant !) notamment sur des critères un peu flous concernant la recevabilité, la bonne foi, et le fait d’être ou non propriétaire… sans parler du calcul du reste à vivre !
Celui-ci peut en effet varier du simple au double d’une commission à l’autre !
Enfin, le rapport souligne l’inefficacité des moratoires, quand ceux-ci s’appliquent à des situations qui, de fait, devraient relever d’un PRP : ils conduisent souvent aujourd’hui à un délai inutile… dit-il.

La Cour, dont c’est le rôle, insiste par ailleurs sur le coût de ce dispositif.
Trop compliqué de résumer ses propos…
Je retiens cependant qu’elle estime que les organismes financiers en sont bénéficiaires…
Surtout quand ils prolongent inutilement les procédures ?
Je mets en exergue cette phrase : Or, si des personnes en difficulté en sont bénéficiaires, les établissements financiers prêteurs le sont aussi, la procédure leur permettant d’économiser des coûts de contentieux et organisant à peu de frais le traitement de défaillances souvent imputables à des octrois de crédit imprudents.
Je sens que ça va plaire à Michel, ça !

Le rapport se conclue par des « recommandations ».
Mon objectivité innée me pousse à retenir celle-ci, frappée au coin du bon sens :
mettre en place un dispositif de participation des établissements de crédit aux coûts de fonctionnement des commissions
… et je rajouterais : avec une pénalité à chaque recours ou autre retard engendré dans la procédure, sans motivation réellement valable !

Et je vous laisse lire les réponses de la ministre de l’Economie, et de la Banque de France !

Je conclue, parce que je ne pourrais mieux le faire, avec ces quelques lignes extraites du rapport :
Ce constat dessine les choix implicites de la politique de traitement du surendettement. N’étant ni un élément de la politique économique, eu égard à la faiblesse des enjeux globaux, ni un outil de régulation du crédit, cette politique publique est à la fois un substitut à une politique sociale et un instrument destiné à pallier les incidents, considérés comme fatals, dans la distribution du crédit.

Tout est dit !

Il est par ailleurs intéressant de constater que l’analyse effectuée par la Cour des Comptes rejoint en plusieurs point les propositions faites par la Commission des Affaires Sociales concernant le projet de loi portant réforme du crédit à la consommation…

Voir aussi :
¤ Surendettement – La Cour des comptes tire l’alarme
¤ La banque de France ne sait pas gérer le surendettement
¤ La Cour des comptes tire à boulets rouges sur la politique de lutte contre le surendettement
¤ sans oublier le forum d’aide aux surendettés (entraide surendettement)

Publié dans associations, consommation, discrimination - exclusion, services publics, surendettement, tout-économique | 7 commentaires

Le prix d’un crédit

Rassures-vous, je ne vais pas vous faire un cours d’économie ou de comptabilité !

Reste que bien souvent, on a bien un taux en tête, mais sans en avoir une représentation précise et parlante.
Combien, au final, vais-je rembourser mes 20 000 €, à 7%, au bout de 5 ans ?
Qu’en est-il si, pour la même somme, il s’agit d’un revolving ?
Vaut-il mieux prolonger sa durée, ou tenter de jouer sur le taux d’intérêts ?

Ces questions, en tous cas leurs réponses, sont loin d’être sans conséquences…

Et il est difficile d’avoir des réponses objectives à ces questions.

C’est inhabituel ici, mais pour une fois, un peu de pub…
Pour un site dénommé « Combien Coûte mon Crédit« , qui propose des simulations en ligne, et permet donc de se faire une idée beaucoup plus précise des coùuts réels d’un prêt, et peut donc aider à orienter ses choix.

Petit hic : les simulations personnalisées sont payantes.
Mais peut-être pour faire des vraies économies !

En complément : Rachat de Crédit… la méfiance s’impose !

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De l’encombrement des Tribunaux et des Commissions de Surendettement…

J’ai déjà fait part de mon étonnement, s’agissant de la manière dont certains avocats s’amusent à tout faire pour que les audiences soient reportées, encombrant ainsi inutilement les tribunaux, et prolongeant les procédures, dans la Chronique d’un Surendettement.

Je ne suis pas du tout une experte en matière de justice et de procédures.
Je sais simplement que nombre de justiciables se plaignent des lenteurs, et des délais.
Et il ne fait pas de doute que faire sciemment (et inutilement !) reporter une audience ne facilite pas la tâche des tribunaux… et ne risque pas de participer à l’accélération des délais !

Je constate avec dépit, et de plus en plus souvent, (forum entraide surendettement), que dans le contexte des procédures de surendettement, les créanciers (organismes de crédits) prennent de plus en plus un malin plaisir à rallonger les procédures, en ne participant pas à la phase de négociations amiables, en s’opposant aux plans proposés, ou aux mesures recommandées.
Des retards qui, bien entendu, ne leur coûtent rien !
Qui coûtent par contre à la société toute entière, puisqu’ils mobilisent, souvent pour rien, des gestionnaires et des juges qui auraient mieux à faire.
Qui participent, par ailleurs à l’encombrement des Commissions de Surendettement et des tribunaux.
Et qui, surtout, ralentissent, de fait, et par ricochet, l’ensemble des procédures !
Sans compter que parfois les arguments de ces recours sont absolument fantaisistes, en contestant par exemple l’effacement des dettes au bout de 10 ans, alors que celui-ci est inscrit dans la loi !

Bref, j’ignore ce qu’il en est des autres procédures…
Reste qu’il me semble inadmissible d’instrumentaliser ainsi un service public, garant de la démocratie et des droits de chacun et de tous !

D’autant plus inacceptable que nombre de tribunaux sont encore désorganisés par la réforme territoriale introduite par Mme Dati, à la demande de Mr Sarkozy…
Et que le nombre de dépôt de dossiers explose, en cette période de crise.
A quand des pénalités pour recours abusif ?

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Le bonheur est dans le prêt…

Le titre est quelque peu ironique, même si, bien sûr, le crédit peut avoir son utilité.
Mais la vie à crédit finit bien souvent par s’apparenter à une mort à crédit, et à petit feu…
Cette réflexion est particulièrement vraie en ce qui concerne les crédits revolving, qui s’auto-nourrissent eux-mêmes… mais peuvent laisser leurs utilisateurs exsangues, et les conduire au surendettement.
Un système qui s’apparente largement au système des subprimes, dont on connaît les conséquences, et dont on est loin d’avoir tiré toutes les leçons.
Un système hypocrite, contre lequel les politiques ont bien des difficultés à légiférer, tant le miroir aux alouettes du soutien de la consommation est omni-prégnant (pardon pour le néologisme !). La proposition de loi de Mme Lagarde, concernant la réforme du crédit à la consommation, en est la dernière preuve en date…

Découvert, grâce à cet article (les pérégrinations sur le Net comportent leur lot de mystères et de bonnes surprises !) : Non, le bonheur n’est pas dans le prêt !, un article bien plus complet, publié dans Alternatives Économiques, ainsi titré : Le crédit revolving en accusation. Une accusation qui n’est pas nouvelle… mais reste sans effet, ou quasiment !

Quelques extraits tout à fait subjectivement choisis :
Le crédit revolving, appelé aussi « réserve d’argent », est un produit plus complexe qui sert d’outil de gestion de trésorerie à un ménage. C’est celui qui conduit le plus au « malendettement », c’est-à-dire qui ampute le niveau de vie de manière durable. […]
Un produit juteux pour les prêteurs […]
La faiblesse des mensualités, pour allécher l’emprunteur, conduit à allonger fortement la durée de remboursement. […]
De quoi constituer une quasi-rente pour les établissements prêteurs, pour lesquels le crédit revolving est très profitable […]
De quoi entrer dans une situation d’endettement permanent qui tourne vite au surendettement. […]
Cette dérive est d’autant plus fréquente que les établissements de crédit poussent au crime […]
« de plus en plus, on constate que les ménages ont recours au crédit pour répondre à leurs besoins de base et remplir leur chariot », affirme Serge Maître, de l’Association française des usagers des banques (Afub). Mais pourquoi ne pas faire appel aux autres formes de crédit à la consommation, qui proposent le plus souvent des taux bien moindres? Si certains ménages le font pour des raisons de facilité, la plupart n’ont pas le choix: 15% des ménages n’ont accès qu’à ce type de crédit.[…]
La CLCV poursuit: « Le crédit à la consommation doit cependant être proposé dans des conditions qui permettent au consommateur de faire le choix le plus adapté à sa situation et à ses besoins. » Or, le crédit revolving ne satisfait pas à ces exigences. […]
Dans les magasins, les conseillers sont en général les vendeurs eux-mêmes, qui ont tout intérêt à faire leur vente, quitte à pousser le consommateur à souscrire un crédit non adapté à sa situation. D’autant plus qu’ils touchent parfois des commissions pour l’octroi d’un crédit supérieures à celles pour la vente d’un bien. […]

L’article poursuit, en citant une enquête de 60 millions de consommateurs, dont les résultats semblent ressembler de très près à ceux cités ici : Crédit Revolving : l’engrenage.

Les associations de consommateurs dénoncent aussi une confusion entre la carte de fidélité et le crédit […]
certains établissements, à l’instar de Laser Cofinoga ou de Sofinco, plaident désormais en faveur d’un cadre légal global et renforcé du crédit à la consommation qui ferait notamment supporter le défaut de remboursement par l’établissement qui a accordé le crédit de trop à un ménage déjà fortement endetté.
WAOOOH !!!

Enfin, un petit encadré fort intéressant et instructif :
La majorité des 44 établissements de crédit spécialisés recensés en France sont détenus par de grandes banques. BNP Paribas (Cetelem et, pour partie, Laser Cofinoga), le Crédit agricole (Sofinco et Finaref) et la Société générale (Franfinance et Sogefinancement) se partagent le marché. Ces établissements de crédit ont créé des sociétés communes avec les distributeurs qui proposent du crédit revolving. Par exemple Cetelem détient 51 % de la Fidem, qui distribue le crédit chez But; Laser Cofinoga possède 60 % de Banque Casino avec Casino.
BANCO !
Voilà qui rejoint ce petit organigramme des société de crédit et filiales…

Quelques exemples de cet engrenage qui met en péril l’équilibre financier des ménages : Surendettement ….. quand tu nous tiens !!!!!.
Et la question soulevée ici ne peut faire abstraction des frais bancaires, eux-mêmes disproportionnés : Frais bancaires : les plus pauvres trinquent.
Une occasion supplémentaire de vous rappeler la toute récente naissance du forum d’entraide autour du surendettement.

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Frais bancaires : les plus pauvres trinquent

La loi impose désormais aux banques une certaine transparence concernant les frais bancaires, en rendant obligatoire, notamment, l’envoi d’un relevé annuel.
Reste que cette transparence est donc relative, car au moments de changer de banque, si l’on souhaite comparer les tarifs, le péquin moyen a un peu de mal à s’y retrouver…

Reste surtout que ces frais sont profondément injustes d’un point de vue social, puisqu’ils touchent surtout, et de manière plus pénalisante, les plus pauvres d’entre nous : ceux qui ont du mal à boucler leurs fins de mois.
Et plus particulièrement les personnes en situation de surendettement.

Où il est dit que la fédération Crésus propose que les frais bancaires soient soumis à un plafond annuel en fonction des revenus du client.
Voilà qui serait en effet déjà mieux. Quant à la probabilité que cette proposition aboutisse…
On peut toujours rêver !

transparence des frais bancaires
source de l’image : La Babole

Il est également dit que Mme Lagarde, ministre de l’économie et des finances, va aborder la question avec les banquiers début février.
Reste à savoir en quels termes !

Voir aussi : Les banques pillent les pauvres
et :
– Frais bancaires et entrée en vigueur de la DSP
– De l’opacité des frais bancaires…
– Des frais bancaires plafonnés…
– Frais bancaires et recours

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